14 octobre 2010

Premier prêt à l'habitat "charia compatible" octroyé en France‏

France‏

Premier prêt à l'habitat "charia compatible" octroyé

France 24, le 13 octobre 2010

Le premier prêt à l'habitat monté en France en respect des principes de la loi islamique a été octroyé en mai à un "sportif de haut niveau" pour l'achat d'une maison en région parisienne, selon une association qui oeuvre à la promotion de ce type de financements.

"Nous avons fait une première opération de prêt habitat en mai", a annoncé Anass Patel, président de l'association d'innovation pour le développement économique et immobilier (AIDDIM) qui a conseillé l'acquéreur, lors d'un colloque sur la finance islamique mercredi à Strasbourg.

Le bénéficiaire est un "sportif de haut niveau", qui a fait l'acquisition d'une maison en région parisienne pour "un montant important" et a bien voulu se prêter à cette première afin de faire progresser la mise au point du produit, a précisé M. Patel sans révéler son identité.

Le prêt a été accordé par la BRED. Interrogée par l'AFP, la banque, affiliée au groupe Banque Populaire, s'est refusée à tout commentaire.

L'opération a été réalisée par le biais d'un mécanisme d'achat-revente ("Murabaha") consistant pour la banque à acheter le bien et le revendre ensuite au client. Ce dernier rembourse ensuite la banque en une ou plusieurs fois et lui verse, en outre, une commission correspondant au service rendu.

La formule permet d'éviter le versement d'intérêts, prohibé par la loi islamique.

Une instruction fiscale clarifiant le cadre juridique et fiscal de cet instrument a été publiée le 24 août. "Nous avons anticipé sur le contenu de l'instruction", a expliqué à l'AFP M. Patel, qui est lui-même spécialiste de l'immobilier en tant que dirigeant de la société-conseil DTZ Asset Management.

"On ne peut pas dire qu'il n'est pas possible en France de faire des opérations "charia compatibles" (respectant les principes des la loi islamique, ndlr). Les banques savent faire ce genre de montage", s'est enthousiasmé M. Patel, selon qui le marché des crédits résidentiels "halal" peut être estimé en France à 7,2 milliards d'euros.

La finance islamique interdit le recours aux intérêts, à la spéculation et aux investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement, pornographie, tabac...).

12:34 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14 septembre 2010

L'islam et l'Europe

L'islam et l'Europe

01:16 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 juillet 2010

"La certification Halal est un phénomène de marketing"

"La certification Halal est un phénomène de marketing"

Comprendre le halal

 

La Libre Belgique, le 05 juillet 2010

C’est l’avis de l’expert en commerce extérieur, Bruno Bernard. Il vient de sortir un livre Comprendre le Halal

Comment expliquez-vous l’engouement des entreprises européennes pour les produits Halal ?

Pour les entreprises en quête de marché à conquérir, le Halal est un moyen d’accroître le chiffre d’affaires tout en proposant des produits respectant les préceptes du Coran, chers à une grande partie de la population mondiale. La consommation Halal concerne une grande part des 20% de la population mondiale qui sont des musulmans. 18% d’entre eux seulement vivent dans des pays arabes, les autres sont concentrés sur le continent asiatique. Les minorités musulmanes des pays occidentaux sont également de plus en plus nombreuses à consommer des produits Halal, et elles ont un pouvoir d’achat élevé. Le marché Halal pourrait compter à la fin de la décennie suivante un cinquième des échanges agroalimentaires mondiaux.

Que signifie la certification dont ont besoin les entreprises avant d’exporter ?

Le Halal existe bien dans le Coran, ce n’est pas le cas de la certification qui est un phénomène de marketing. Dans les pays musulmans, la question de la certification ne se pose pas. Les pays musulmans qui veulent importer des produits des pays industrialisés veulent avoir la certitude qu’ils sont fabriqués suivant les préceptes du Coran. Dans le secteur agroalimentaire par exemple, l’animal doit être tourné vers la Mecque avant d’être égorgé et il ne doit pas subir d’étourdissement avant. Par ailleurs, il faut prononcer une phrase avant de le faire. Mais le Halal ne concerne pas que l’agroalimentaire. Il concerne aussi les produits cosmétiques et les médicaments. Ceux-ci ne doivent pas contenir de porc. Il y a aussi des assurances Halal, c’est-à-dire que les bénéfices ne sont pas prêtés à des particuliers avec des intérêts. La Belgique compte une dizaine de certificateurs dont quatre sont actifs et vont chercher les clients. C’est devenu du business et il y a des certificateurs sans scrupule qui prennent jusqu’à 20000 € par certification, alors qu’on pourrait le faire pour moins que ça. Seul un imam peut procéder à une certification.

Votre livre ne risque-t-il pas d’alimenter la polémique sur le sujet ?

La polémique autour du Halal existe déjà. Le livre que j’ai écrit avec la sociologue française, Florence Bergeaud-Blackler est un outil didactique pour éclairer les musulmans et les non-musulmans sur le phénomène.

15:29 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30 juin 2010

L'Italie défend le crucifix à l'école devant la justice européenne

L'Italie défend le crucifix à l'école devant la justice européenne

Par Gilles LAFFON,

L'Italie, appuyée par une dizaine de pays, a appelé mercredi la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) à revenir sur une décision réclamant le retrait des crucifix dans ses écoles publiques, susceptible de faire jurisprudence dans toute l'Europe.

"Le crucifix est un symbole passif sans rapport avec l'enseignement qui est laïc", a expliqué devant la Cour Nicola Lettieri, le représentant du gouvernement italien, à l'audience d'appel dans une salle bondée.

"Où est l'endoctrinement et ou est l'atteinte aux droits ? On ne soustrait pas les enfants aux convictions de leurs parents", a-t-il affirmé, concluant que "si le crucifix est l'expresssion d'une tradition chrétienne, l'Italie n'est pas prosélyte".

Dans un arrêt rendu en novembre 2009, la CEDH avait jugé la présence du crucifix dans les écoles publiques italiennes "contraire au droit des parents d'éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion et de pensée".

Rome avait immédiatement contesté ce jugement. La décision des juges, saisis à l'origine par la mère de deux élèves scolarisés dans le public, avait suscité un tollé dans la péninsule. Elle avait aussi été contestée dans d'autres pays qui n'ont pas rompu avec les symboles religieux, souvent par tradition.

Depuis 1984, le catholicisme n'est officiellement plus religion d'Etat en Italie, mais une ordonnance, adoptée sous le fascisme et imposant la présence de crucifix dans les écoles, n'a jamais été abolie.

La décision définitive des juges de Strasbourg, dans quelques mois, sera contraignante pour l'Italie si elle confirme le premier jugement. Elle pourrait alors faire jurisprudence dans les 47 pays du Conseil de l'Europe, si des parents d'élèves exigent le retrait de crucifix là où ils sont toujours installés.

Devant cette perspective, une dizaine de pays sont intervenus mercredi pour appuyer la position du gouvernement italien. Leur conseil, le professeur de droit américain Joseph Weiler, a mis en garde contre "une américanisation de l'Europe avec une règle unique qui serait contraire à la variété des constitutions" des Etats.

"Les pays ont aussi le droit de se définir par rapport à un patrimoine religieux", a-t-il lancé en rappelant la présence de croix sur des drapeaux et des monnaies.

"Le crucifix est à la fois un symbole national et religieux", a-t-il argumenté au nom de huit pays (Arménie, Bulgarie, Chypre, Grèce, Lituanie, Malte, Russie et Saint-Marin).

"En Europe, tous les enfants, athées ou croyants, apprennent que le droit de croire comme celui de ne pas croire est une réalité", a ajouté M. Weiler. "Les Britanniques qui entonnent 'God save the Queen' ne sont bien sûr pas tous des croyants", a-t-il fait valoir.

Evoquant la plainte de Mme Lautsi, il a asséné qu'elle "veut imposer à l'Italie l'abandon du crucifix" mais "il n'y a pas de devoir de laïcité qui s'imposerait en Europe".

L'avocat de Mme Lautsi, Me Nicola Paoletti, a souligné pour sa part que sa cliente agissait en tant que "laïque" et non en tant qu'"athée". "Elle ne s'est jamais exprimée contre la religion catholique. Elle veut élever ses deux enfants scolarisés dans le principe de laïcité", a-t-il déclaré.

"Or dans les écoles publiques, les enfants peuvent penser que l'Etat s'identifie à cette religion, et s'ils ne sont pas catholiques, ils peuvent se sentir en minorité et en souffrir"

, a-t-il conclu.AFP, le 30 juin 2010

20:38 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 mai 2010

Amnesty critique l’interdiction de la burqa en Belgique

Amnesty critique l’interdiction de la burqa en Belgique

 

 

 

Tribune des droits humains  , le 30 avril 2010

Amnesty International estime que l’interdiction du voile intégral votée par le Parlement belge hier bafoue les droits fondamentaux. Cette interdiction viole les droits à la liberté d’expression et de religion des femmes qui choisissent de porter une burqa ou un voile. L’Etat a par contre l’obligation de veiller à ce qu’aucune femme ne soit obligée de porter un voile, par sa famille ou d’autres personnes. Amnesty International demande instamment aux politiciennes et politiciens suisses de ne pas envisager de lois qui interdiraient le port du voile intégral et violeraient ainsi les droits fondamentaux.

«Une interdiction générale du port du voile intégral viole les droits à la liberté d’expression et de religion des femmes qui choisissent d’exprimer de cette manière leur identité ou leurs convictions»

L’organisation rappelle que le droit international relatif aux droits humains garantit le droit à la liberté d’expression et à la liberté de manifester sa religion ou ses convictions. La Cour européenne des droits de l’homme a répété à maintes reprises que le droit à la liberté d’expression s’applique aussi à des formes d’expression «qui heurtent, choquent ou inquiètent l’État ou une fraction quelconque de la population».

Les États ne peuvent donc pas obliger de façon globale les femmes à s’habiller ou à ne pas s’habiller d’une certaine façon. Les autorités ont par contre l’obligation de protéger les femmes contre les contraintes imposées dans ce domaine par des tiers, et notamment par les proches et l’entourage au sens large.

«Les femmes ne doivent être forcées à porter un foulard ou un voile ni par l’État ni par des individus. Et il n’est pas non plus correct que la législation leur interdise de le porter»

Amnesty International considère que l’interdiction générale du port du voile intégral en public n’est ni nécessaire ni proportionnée, quelle que soit la légitimité de l’objectif visé. Une interdiction qui vise à protéger les femmes de toute oppression risque en fait de provoquer l’inverse. Des femmes qui portent le voile intégral et issues de minorités risquent d’être encore davantage isolées et discriminées.

Ces derniers temps, la question du port de la burqa par certaines musulmanes suscite en Europe un débat public de plus en plus animé. En Suisse également, des politiciens et politiciennes se sont emparés de cette question. Amnesty International leur demande instamment de ne pas envisager de lois qui interdiraient le port du voile intégral et violeraient ainsi les droits fondamentaux.

, a déclaré Manon Schick. «Toutefois, certaines restrictions clairement définies sur le port du voile intégral aux fins de sécurité publique sont légitimes. Par exemple, il serait tout à fait légitime que les femmes soient invitées à se dévoiler en vue d’un contrôle d’identité. De telles restrictions ne doivent cependant pas être appliquées de façon discriminatoire.»
, a déclaré Manon Schick, porte-parole de la Section suisse d’Amnesty International.

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21 avril 2010

Son poulet est certifié halal

Son poulet est certifié halal

L’abattoir Avicomax bien présent dans le marché musulman

Poulet halal

 

Par Cynthia Giguere-Martel,
L’Express, le 21 avril 2010

Avicomax est un abattoir de volailles qui se distingue de bien d’autres entreprises de sa catégorie : le poulet est abattu selon le rituel d’abattage halal

Avicomax a été créé en 2001 par Alain et Bruno Ducharme tous deux propriétaires de l’Abattoir Ducharme, situé à Saint-Alphonse de Granby. Au départ, les produits de l’entreprise étaient destinés aux marchés locaux tels que Montréal et les environs. Une petite partie seulement du poulet était abattu selon le rituel d’abattage Halal.

Ce n’est qu’en 2004, avec l’arrivée d’un nouveau partenaire en la personne de Samih Bahsoun, que l’entreprise se consacre exclusivement à ce créneau répondant du coup aux exigences des communautés musulmanes. Lors du rituel, on invoque le nom d’Allah, Dieu de l’Islam.

«Une prière est récitée durant l’abattage du poulet qui est saigné à la main afin qu’il se vide de son sang. De plus, le poulet doit avoir la tête tournée vers l’est»

En 2007, un autre partenaire vient se joindre, à savoir Cericola Farms, située à Bradford en Ontario. Dès lors, Avicomax a élargi son réseau de distribution dans la région d’Ottawa et de Toronto.

«60 % de nos produits sont distribués dans le marché musulman. Le reste est vendu sur le marché conventionnel», indique-t-il.

Selon lui, la consommation de poulet est en constante augmentation depuis quelques années.

«Bon an mal an, on note une hausse de 1,5 % de la consommation de poulet, fait savoir celui qui est dans le domaine de l’abattage de volaille depuis 15 ans. Cette augmentation est en partie attribuable aux immigrants musulmans qui sont de plus en plus nombreux au Canada. Le poulet est une viande privilégiée à leurs yeux et ils en consomment beaucoup.»

Une entreprise en croissance

En l’espace de quatre ans, la production d’Avicomax est passée de 50 000 à 200 000 poulets abattus par semaine. La demande grandissante de la communauté musulmane, un deuxième quart de travail et une fermeture d’un abattoir québécois expliquent cette augmentation considérable.

«En 2009, nous avons doublé notre production, puisqu’un deuxième quart de travail a été ajouté. À ce moment, nous avons embauché une soixantaine d’employés. De plus, nous avons récupéré le volume d’un abattoir qui a fermé récemment au Québec», communique le président, en précisant que l’entreprise emploie actuellement 120 personnes.

Par ailleurs, les dirigeants ont investi des sommes importantes, ces dernières années, dans le renouvellement de la machinerie et le réaménagement de l’usine.

Ce ne sont pas les projets qui manquent pour cette entreprise en pleine croissance. D’ailleurs, un projet d’agrandissement est actuellement sur la table.

«Nous sommes à l’étape des plans. Les travaux pourraient débuter à l’été. Il n’est pas impossible que l’on embauche à nouveau dans quelques mois»

Enfin, concernant le mérite industriel, M. Ducharme se dit agréablement surpris.

«Je ne m’attendais pas à ça, mais c’est tout de même flatteur. Pour le personnel, ce prix constitue une belle reconnaissance»

, exprime-t-il, en terminant.
, laisse-t-il entendre.
, précise Bruno Ducharme, président de l’entreprise où l'Agence canadienne d'inspection des aliments y est présente à temps plein.
. Depuis 2004, sa production a augmenté considérablement afin de satisfaire à la demande grandissante de la communauté musulmane.

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13 avril 2010

KFC non halal : appel imminent au boycott

 KFC non halal

Appel imminent au boycott

 

 

Al Kanz    , le 12 avril 2010

 

 

 

 

Évidemment, KFC se défend de vendre du faux-halal et plaide non coupable. Son alibi : l’organisme de certification HFA (Halal Food Authority), l’alter ego britannique du français AFCAI   . Cet organisme de certification, décrié par de nombreux musulmans en Grande-Bretagne, autorise l’abattage mécanique et l’étourdissement préalable, et n’impose ni la formulation de la basmallah, ni la présence de contrôleurs sur place. Du pain béni pour les entreprises à la recherche d’une caution halal : elles achètent une légitimité auprès des musulmans, sans les contraintes inhérentes au halal.

Une rencontre est prévue ce mercredi entre des responsables musulmans et KFC qui devra se justifier et prouver que ses poulets sont bien halal, ce qui va être très difficile. De son côté, l’imam Yusuf Shabbir menace déjà de lancer un boycott national contre le roi du poulet, boycott qui fera écho à la désertion des restaurants KFC dans l’Hexagone et qui pourrait faire tache d’huile, si les musulmans de France se décident enfin à ne plus être les dindons de la farce. Mais le veulent-ils vraiment ?

KFC non halal  . Alors que le CFCM reste emmuré dans un silence inacceptable  , des responsables musulmans anglais refusent d’être humiliés publiquement par KFC qui commercialisent des poulets abattus mécaniquement et non manuellement, comme prescrit par l’islam. Selon News of the World, Yusuf Shabbir, imam et représentant du Lancashire Council of Mosques, reproche ce que nous reprochons depuis des années à KFC : vendre des poulets, en l’occurrence pour la France des poulets Doux, abattus par une machine et non pas un sacrificateur musulman.

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12 avril 2010

Un mausolée construit sur mesure

Un mausolée construit sur mesure

tombeau-bourguib

Par Abdelaziz Barrouhi   , le 12 avril 2010

De Gaulle et Lincoln ont leur mémorial. Atatürk, Mohammed V, Lénine, Mao, leur mausolée. Bourguiba a aussi le sien, à Monastir, à côté du cimetière de Sidi Mezni, le saint musulman de la région

C’est en 1963 que l’ancien président, alors au faîte de sa gloire, en lance la construction, qu’il tiendra à suivre de près. Conçu dans un style arabo-musulman moderne, l’ouvrage en impose avec ses deux minarets hauts de 25 mètres, son dôme doré, qui abrite la salle principale, et ses coupoles vertes. On y accède par une esplanade aussi vaste qu’un terrain de football sur laquelle s’élèvent deux carrés, l’un pour les martyrs de la ville tombés lors de la lutte pour l’indépendance, l’autre pour la présentation des condoléances lors des enterrements.

À l’entrée principale, sur la porte en tek, Bourguiba a fait graver en lettres dorées (aujourd’hui ternies) : «Le Combattant suprême, bâtisseur de la Tunisie moderne, libérateur de la femme.» Le tombeau (photo) est en marbre blanc de Carrare. Deux membres de la Garde présidentielle en costume d’apparat veillent en permanence. L’entrée est libre et gratuite.

Quatorze membres de la famille Bourguiba reposent dans deux autres salles. Parmi eux, la mère de Habib, Fattouma, et sa première épouse, Moufida Bourguiba, une Française née Mathilde Lorain, mère de son fils unique, Habib Bourguiba Jr, dit Bibi. Sa seconde épouse, Wassila, née Ben Ammar, décédée le 22 juin 1999 et dont il avait divorcé en 1986, n’y est pas. Et Bibi, disparu le 28 décembre 2009, avait exprimé le vœu d’être inhumé auprès des membres de la famille de son épouse, à La Marsa, près de Tunis.

Le mausolée comprend un minimusée. Derrière un portrait du Bourguiba des derniers jours, où il n’est pas à son avantage, on trouve son bureau du palais de Carthage. Sur un présentoir vitré sont exposés sa carte d’identité, qui porte le numéro 0000001, ses passeports, ses stylos, ses paires de lunettes et une rosette de l’Ordre de l’indépendance…

Des panneaux muraux vitrés présentent ses tenues vestimentaires pour l’hiver (un costume sombre à l’occidentale, un manteau croisé noir, une paire de chaussures) et pour l’été (un costume en lin blanc avec cravate et pochette rouges, une paire de chaussures blanches, une jebba kamraya d’un blanc immaculé, une chéchia, un fez et une canne). Dans la vitrine-bibliothèque, on trouve des œuvres d’auteurs français, dont il aimait à déclamer des textes qu’il avait appris par cœur (Victor Hugo, La Fontaine, Racine, Molière), mais aussi de penseurs arabo-musulmans (Tahar Ben Achour, Hassan Hosni Abdelwahab, Taha Hussein), sans oublier ses discours.

 

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09 avril 2010

La première femme rabbin du pays évincée

 

La première femme rabbin du pays évincée

 

 

 

RTBF Info  , le 09 avril 2010

Celle qui fut la première femme rabbin de Belgique, et l'une des rares en Europe, Floriane Chinsky, vient d'être remerciée par la Communauté israélite libérale de Belgique (CILB), écrit vendredi le quotidien Le Soir  .

Personne, dans la communauté, ne souhaite à ce stade commenter cette décision, précise le journal.

En 2005, les Juifs libéraux, communauté majoritaire à Bruxelles, avaient fait grand cas de l'entrée en fonction à la synagogue Beth Hillel de la première femme rabbin du pays, Floriane Chinsky, 31 ans, mère d'une fille de 5 ans, rappelle Le Soir.

Titulaire d'un doctorat en sociologie du droit, à Paris II, Floriane Chinsky a mené, de 1999 à 2004, des études rabbiniques à Jérusalem, où elle a été ordonnée rabbin.

Evincée et privée de la rémunération que lui versait l'Etat, elle vient d'entamer les démarches pour fonder une nouvelle communauté, dans la ligne du

courant Massorti (traditionnel).

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07 avril 2010

Le potentiel du secteur financier islamique estimé à 500 milliards de dollars

Le potentiel du secteur financier islamique estimé à 500 milliards de dollars

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Bonne Nouvelle, le 07 avril 2010

Des dirigeants de la finance islamique, des banquiers, agents financiers et responsables politiques du monde entier se sont retrouvés au Sheraton Centre de Toronto pour étudier les produits et les services financiers conformes à la charia, ou loi islamique. Ces produits islamiques sont en forte croissance dans le monde, bien qu'encore insuffisamment analysés.

La conférence de l'Usury-Free Association of North America (UFANA) a rassemblé les 30 et 31 mars plus de 150 experts originaires d'une douzaine de pays en vue d'examiner un vaste ensemble de services qui respectent l'interdiction de pratiquer l'intérêt imposée par l'islam. Selon les organisateurs de la conférence, le potentiel du marché financier islamique mondial est estimé à 500 milliards de dollars américains.

Des chercheurs, des juristes et des experts financiers islamiques des Etats-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et de plusieurs pays du Moyen-Orient se sont penchés sur les actions et les produits d'investissement, les activités bancaires, les fonds d'actions, les hypothèques et les crédits qui sont compatibles avec la loi coranique.

La première carte de crédit «halal», c'est-à-dire conforme à la charia au Canada, la iFreedom Plus MasterCard, a été lancée à l'occasion de cette conférence. Bien que de grands progrès aient été faits dans le domaine des banques et des services financiers islamiques, notamment en Grande-Bretagne, «l'offre ne suffit tout simplement pas à satisfaire la demande» en dehors du monde musulman, a déclaré le porte-parole de la conférence, John Qubti. «Un grand nombre de musulmans gardent leur argent sous leur matelas. Ils ne font aucun investissement

Des formules conformes à la charia

En vertu de la charia, demander ou percevoir des intérêts («riba») est assimilé à l'usure et considéré «haram,» ou interdit. Cela signifie que les comptes d'épargne traditionnels, les cartes de crédit et les investissements productifs d'intérêts sont prohibés par les musulmans observant la loi. Il en va ainsi des placements dans tout secteur associé au jeu, à l'alcool, au porc, au tabac, aux armes ou à la pornographie ou à tout autre supposant un niveau de risque anormalement élevé. La spéculation est aussi interdite.

Le modèle financier islamique est fondé sur le partage des risques. Par exemple, les hypothèques islamiques fonctionnent de telle manière que, soit le prêteur achète la maison, soit il participe à son achat sur un plan de partenariat. Le propriétaire de la maison paie alors chaque mois un «loyer» en même temps qu'il effectue des versements fondés sur des taux équitables mais compétitifs.

L'arrangement repose sur le commerce et le profit, tous les deux autorisés. Sur un plan mondial, le Fonds islamique Dow Jones, créé en 2000, et l'Indice Dow Jones des marchés islamiques, lancé en 1999, offrent des investissements conformes à la charia.

D'après un rapport publié récemment par l'Agence nationale du logement au Canada, les hypothèques islamiques et les autres produits financiers conformes à la charia ne poseraient aucun problème en matière de droits civil.

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06 avril 2010

Etat laïque : Un mythe bien entretenu

Etat laïque

Un mythe bien entretenu

 

Par

Le principe d’une mise à distance de la religion et de l’Etat est un mythe à Maurice. Un mythe bien entretenu sous forme de «laïcité républicaine». Un petit voyage à travers des exemples à l’étranger éclaire la question.

Coopération Eglise-Etat dans les Länder allemands, respect de la pluralité culturelle et religieuse chez les Anglais, laïcité garante de la liberté confessionnelle en Italie… pour ce qui est des modèles européens, la reconnaissance des religions est souvent au centre du principe de laïcité, ainsi que le fait ressortir Jean-Paul Willaime, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études. La laïcité est une «passion française» particulièrement sourcilleuse et méfiante dès qu’il s’agit de religion. Tout ce qui touche au statut et au rôle de la religion dans l’espace public suscite des polémiques et des joutes idéologiques.

En France, la république laïque reste perçue par certains comme devant exercer une mission philosophique d’émancipation, libérant les esprits d’un religieux identifié à l’obscurantisme et à la servilité. Depuis 1905, une loi impose la séparation des Eglises et de l’Etat, interdisant à ce dernier de reconnaître ou de financer la moindre religion. Ainsi en France, le fait pour un politicien de faire référence à une croyance religieuse pour justifier une politique est considéré comme un faux pas.

En Allemagne, s’il y a une séparation Eglises-Etat, les Eglises sont reconnues comme des institutions publiques qui participent au bien commun. Loin de réduire l’action publique à la seule action de l’Etat et des collectivités territoriales, on reconnaît une mission d’intérêt public aux Eglises. Cela d’autant plus qu’elles ont été partie prenante de la fondation de la république et sont apparues comme des garantes de la démocratie dans des moments cruciaux de l’histoire allemande.

Les Eglises sont reconnues dans ce pays comme des «corporations de droit public». Les Etats-Unis, de leur côté, garantissent par leur constitution une grande liberté religieuse. Depuis la fin du XVIIIe siècle, la religion est officiellement séparée de l’Etat. Cependant, les références à Dieu sont très présentes dans la vie publique. La société américaine accorde ainsi une place importante à la religion et à la spiritualité. La grande diversité des Eglises et le dynamisme dont elles font preuve sont en grande partie expliqués par l’histoire du pays. Aujourd’hui encore, les différentes Eglises sont impliquées dans la vie sociale et politique de la nation. La laïcité américaine a pour motivation la tolérance envers toutes les confessions. Les spécialistes évoquent une «religion civile».

Enfin, l’on peut également citer l’exemple de la Turquie qui est l’un des quelques pays à majorité musulmane, comme certains Etats africains ou de l’ex-URSS, à être laïque. Cependant, la séparation entre les Eglises et les Etats n’est pas réciproque comme en France. La laïcité s’accommode d’une mise sous tutelle de la religion par l’Etat qui finance et forme des prêtres et des écoles religieuses. A Maurice d’inventer son modèle

Qu’est-ce que la laïcité

?

Considérer la politique comme une affaire humaine et seulement humaine. C’est ce vers quoi tend le concept de laïcité. La laïcité trouve ses racines dans les écrits des philosophes grecs et romains, des penseurs des Lumières ainsi que dans les écrits des libres-penseurs modernes. La laïcité désigne, au sens actuel, la séparation du civil et du religieux. Elle a pour principe la séparation des pouvoirs politique et administratif de l’Etat du pouvoir religieux. Elle est aussi le principe d’unité qui rassemble les hommes d’opinions, religions ou de convictions diverses en une même société politique, distincte par conséquent d’une communauté. Dans une perspective laïque, les croyances et convictions qui ont trait à la religion ne sont que des opinions privées, sans rapport direct avec la marche de l’Etat. Ce dernier s’interdit ainsi d’intervenir dans les affaires religieuses, et même de définir ce qui est religion et ce qui ne l’est pas. De fait, selon les tenants du concept, l’Etat devrait être entièrement séparé de la religion, et les institutions religieuses ne devraient avoir aucune interférence avec l’Etat. Ainsi un Etat laïque ne se repose sur aucune institution religieuse pour justifier son autorité. Cependant, s’il est accepté que l’Etat puisse encourager la religion, au travers d’exemptions fiscales ou de financements pour l’éducation par exemple, l’Etat ne doit pas établir une religion comme religion d’Etat, il ne doit pas imposer une observance religieuse et intervenir pour réguler la pratique religieuse. Toutefois, quelques pays ont adopté un système hybride, un compromis entre gouvernement laïque et religieux. Dans ces pays, l’Etat soutient directement une institution religieuse spécifique. L’Etat paye par exemple les salaires des chefs religieux ou finance l’éducation religieuse dans les écoles.

Nazim ESOOF, le 06 avril 2010

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02 avril 2010

Liberté religieuse

Liberté religieuse

Voile intégral : jeu de masques entre le gouvernement et le Conseil d’État

Par François de Lacoste-Lareymondie,

Au mois de janvier, pour trouver une solution juridique à un problème politique empoisonnant, le gouvernement a consulté le Conseil d’État sur l’interdiction du voile islamique intégral [1] en France. L’avis [2], rendu par l’assemblée générale plénière qui est la formation la plus solennelle du Conseil d’État, est tombé le 30 mars : «L’interdiction générale et absolue du port du voile intégral en tant que tel ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable».

Voici les questions clés passées en revue :

1.La laïcité ? Elle s’applique aux relations entre les collectivités publiques et les religions ; elle s’impose directement aux institutions publiques et aux agents publics dans l’exercice de leur mission, notamment à l’école ; en revanche elle ne saurait s’imposer aux individus et à l’ensemble de la société.

2.La sauvegarde de la dignité de la personne humaine ? Ce principe fondamental comporte deux aspects qui sont susceptibles de s’opposer et qui se limitent mutuellement : l’exigence morale de sauvegarde de la dignité qui peut permet d’interdire des comportements dégradants, et le principe d’autonomie personnelle selon lequel chacun peut mener sa vie selon ses convictions et ses choix, y compris en se mettant en danger, dès lors que cette attitude ne porte pas atteinte à autrui. Ce second aspect est à rapprocher du caractère souvent volontaire du port du voile intégral.

3.Le principe d’égalité entre les hommes et les femmes ? Tout aussi fondamental et opposable à autrui, ce principe ne peut cependant pas être opposé à la personne elle-même dans l’exercice de sa volonté propre.

4.La sécurité publique ? Elle peut d’autant moins être invoquée en tant que fondement général et permanent d’une interdiction absolue qu’aucun trouble spécifique à la sécurité publique n’est associé au port du voile intégral.

5.Sans parler de la fragilité d’une interdiction ciblée sur le voile intégral au regard du principe de non-discrimination, ni de la difficulté de son application.

 

Mauvaise conscience

On en revient toujours au même problème : notre société a mauvaise conscience pour n’avoir pas su, ou pas voulu, prendre à bras le corps la question de l’assimilation des immigrés alors que , de façon objective et pour beaucoup d’entre eux, elle est devenue aujourd'hui plus un repoussoir qu’un modèle (entre le voile intégral, le nu commercial et le quasi-nu encouragé par la mode, où est la dignité de la femme ?).

Mais c’est aussi les aigreurs d’un laïcisme sectaire d’autant plus vindicatif qu’il s’est fourvoyé dans une impasse.

Ces deux sentiments se combinent en se focalisant sur une question microscopique (quelques dizaines de cas, au pire quelques centaines, à l’échelle du pays) et qui s’est transformé en point de crispation.

A ce stade, le gouvernement n’a guère d’issue immédiate qui soit satisfaisante.

S’il passe outre l’avis du Conseil d’Etat et fait voter une loi d’interdiction générale, comme le demandent quelques parlementaires, il est quasi-certain d’encourir la censure du Conseil Constitutionnel. Après le camouflet subi sur la taxe carbone et la sanction du dernier scrutin, est-ce vraiment un risque à prendre ?

S’il habille un texte mi-chèvre-mi-chou d’un discours de pure communication politique, disant à nouveau plus qu’il ne fait et promettant ce qu’il ne tiendra pas, il n’aura plus le bénéfice du doute : la corde est trop usée et il ne dispose plus d’aucun crédit.

Il pourrait encore Sans doute finira-t-on par légiférer, mais de façon raisonnable, non plus sur la question du voile proprement dite mais sur celle qui se pose réellement, c'est-à-dire en exigeant que le visage soit découvert dans les lieux publics, notamment dans la rue, quand la sécurité et l’ordre publics l’exigent (par exemple pour accéder à certains lieux ou participer à certaines manifestations), ou lorsque l’identité ou l’âge d’un individu doivent être vérifiés (bureaux de vote, tribunaux, mairies, centres d’examen, etc.). Mais en étant conscient qu’une chose serait la loi, une autre son application, non pas aux femmes voilées mais à tous les délinquants masqués, ce qui sera autrement difficile.

Notes : [1] Le voile intégral est celui qui cache le visage, c'est-à-dire la burqa d’Afghanistan avec son «grillage» devant les yeux, et le niqab qui ne laisse qu’une fente pour la vision. En revanche, la question ne concerne pas les hijab et autres tchador qui laissent l’ovale du visage à découvert.

[2] Le texte complet est disponible sur le site du Conseil d’État sous le titre : «Étude relative aux possibilités juridiques d’interdiction du port du voile intégral».

Liberté Politique , le 01 Avril 2010

12:10 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Les musulmans de France attendus au Bourget

Les musulmans de France attendus au Bourget

 

 

 

Le Monde  , le 02 avril 2010

 

Environ cent cinquante mille personnes sont attendues ce week-end au Bourget pour la 27e Rencontre des musulmans de France, organisée par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), qui entend affirmer la visibilité des musulmans en dépit d'une "stigmatisation croissante" à leur égard. La rencontre se déroulera de vendredi à lundi, sur le thème "Etre musulman aujourd'hui, foi, témoignage, responsabilité", sans "taire l'influence de ce qui se passe autour", selon Hassan Safoui, organisateur de la manifestation et président de l'Association islamique et culturelle du Calvados.

Dans le texte de présentation de cette rencontre annuelle, les responsables de l'UOIF parlent d'un "climat malsain nourri par une stigmatisation croissante de la composante musulmane dans notre pays". "La parole et les actes islamophobes se sont libérés. Le débat sur l'identité s'est transformé, sans grande surprise, en une mise à l'index de la présence musulmane et les attaques aux symboles religieux se sont multipliées", ajoutent-ils. "L'enrichissement de l'identité de notre société ne passe pas par l'effacement de la visibilité des citoyens musulmans", disent-ils. "Le véritable défi que les musulmans ont à relever dans notre pays, est celui de l'authenticité et de la participation effective", écrivent-ils encore.

11:34 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

31 mars 2010

Vers une interdiction totale de la burqua

 

Vers une interdiction totale de la burqua

 

 

 

Les Infos.com  , le 31 mars 2010

Alors qu’en France, mardi 30 mars, le

Les députés Flamands et Wallons se sont entendus pour voter en commission de l’Intérieur une proposition de loi prévoyant l’interdiction totale du voile intégral. Le texte a été adopté à l’unanimité des groupes politiques (PS - CDH - Ecolo - MR - SP.A - CD&V - Open VLD - Groen - Vlaams Belang). Selon le texte, les personnes qui se présenteront dans l’espace public le visage masqué ou dissimulé, par un vêtement de manière telle qu’ils ne soient plus identifiables encourent le risque d’une amende et/ou d’une peine de prison allant de un à sept jours. La proposition de loi stipule que par espace public les députés belges entendent la voie publique, mais aussi les chemins, les jardins publics, les terrains de sport et les bâtiments destinés à l’usage du public où des services peuvent être rendus.

Les arguments avancés par les belges sont les même que ceux employés par le gouvernement français : sécurité, dignité de la femme et respect des principes démocratiques fondamentaux.

Pour que la loi soit définitivement validée, elle doit maintenant être adoptée en séance plénière. Un vote historique en Europe qui pourrait avoir lieu dès le 22 avril.

Conseil d’Etat   annonçait qu’une loi interdisant totalement le port du voile intégral ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable, il n’en est pas de même en Belgique. En effet, ce mercredi 31 mars, les députés belges ont adopté une loi visant à interdire le port du voile islamique intégral, même sur la voie publique. Le vote final devrait avoir lieu le 22 avril prochain.

18:51 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook |

28 mars 2010

Les communautarismes religieux frappent aux portes de l'hôpital

Les communautarismes religieux frappent aux portes de l'hôpital

 

 

 

Nouvel Obs  , le 28 mars 2010

Convictions religieuses et pratique de la médecine sont parfois difficiles à concilier - même si la liberté de choix du patient est un principe fondamental.

Les communautarismes à l'hôpital ont été traités lors d'un colloque de l'Observatoire de la laïcité.

Le respect de la laïcité à l'hôpital est confronté à "la montée des communautarismes dans la société", selon les intervenants d'un colloque organisé samedi 26 mars à l'Assemblée nationale par l'Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires. L'Observatoire de la laïcité a été créé en 2008 par Jean-Michel Quillardet, ancien grand maître du Grand Orient de France, et le journaliste Antoine Sfeir. Le problème le plus fréquent est celui d'une demande de soin ciblée en fonction du genre ou de l'identité culturelle, selon le docteur André Deseur, président de la section exercice professionnel de l'Ordre des médecins. Une femme peut préférer se faire soigner par une femme, "encore faut-il que cette personne soit disponible", explique-t-il, rappelant les deux principes fondamentaux de la "neutralité du soignant" et de la "liberté de choix du patient".

Les religions autorisent la transgression

Pour Isabelle Lévy, auteure d'ouvrages sur la laïcité, les religions et le milieu hospitalier, les pratiques religieuses d'un patient ne doivent pas entrer en conflit avec les prescriptions médicales, l'organisation du service, ou les règles d'hygiène et de sécurité. Elle rappelle que les religions autorisent la transgression des interdits face à une situation vitale, ce que, selon elle, les fidèles ignorent souvent.

(En matière de santé, en effet, ce sont les fatwas du toubib qui priment sur celles de l'imam mais, par ignorance, il s'avère que de trop nombreux musulmans touchés par des maladies nécessitant l'observance d'un traitement refusent de s'abstenir de jeûner durant le mois du Ramadan, adoptant ainsi une attitude contrevenant non seulement aux prescriptions du médecin mais également à celles de l'islam !) (Rachid Z)

 

La laïcité est "un principe sur lequel on ne doit pas transiger", affirme le président de l'Observatoire de la laïcité, Jean-Michel Quillardet. "La laïcité se heurte à l'humain", nuance le docteur Gérard Trouillet, chef du service des urgences et président de la commission médicale au centre hospitalier de Pontoise.

Signes religieux ostensibles

"Les choses se passent relativement bien", témoigne-t-il, mais relève l'existence d'un fait nouveau : le port, par le personnel soignant lui-même, de signes religieux ostensibles.

Gérard Trouillet raconte que des femmes se sont déjà présentées pour accoucher recouvertes d'une burqa. Devant ce type de cas, certains services laissent aux patients le choix du médecin, "mais ils doivent accepter ce qui se passe en cas d'urgence".

Il préconise également la mise en place de coordinateurs entre les pôles de santé et les différentes obédiences, afin de "chercher la fluidité entre les convictions des uns et les règlements des autres".

 

16:58 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |