10 avril 2012

France - Courriels électoraux envoyés aux électeurs français de l'étranger‏

Courriels électoraux envoyés aux électeurs français de l'étranger‏

 
Pierre-Yves Lambert, (inscrit sur les listes électorales du consulat de Bruxelles depuis 1983), le 09 avril 2012
 
Je reçois depuis quelques jours des courriels de candidats à la présidentielle (Hollande, Sarkozy, Bayrou, Le Pen) et aux législatives pour le siège du Benelux.
 
Comme les électeurs français de l'étranger peuvent voter via internet pour les législatives, c'est normal. Par contre, puisqu'on ne vote pas par internet pour la présidentielle c'est un abus: les candidats à la présidentielle ont abusivement utilisé le fichier informatique accessible aux candidats aux législatives, ou la Direction des Français à l'étranger et de l'administration consulaire le leur a communiqué abusivement.
 
Je me disais aussi qu'il y avait une possibilité de manipulation derrière ce système de vote informatique.
 
La création même de ces sièges de députés des Français de l'étranger était suspecte, sur les 11 circonscriptions 9 avaient voté Sarkozy en 2007. Il y avait déjà eu, dans la même optique, la création d'un siège de sénateur (apparenté) UMP pour l'îlot de Saint-Barthélémy en 2008, le siège de député suivra dans quelques semaines, dans le conseil territorial de cet îlot il n'y a que des élus de droite ou du centre (que ce soit en 2007 ou en 2012).
 
En plus, vu l'augmentation subite du nombre d'électeurs "établis à l'étranger" (+ 20% en un an pour la Belgique, et de 48.596 en 2007 à 77.473 en 2012), je subodore une grosse fraude en préparation avec des inscriptions massives d'électeurs UMP sur les listes des Français de l'étranger, en particulier en Belgique, pays frontalier dans le même état d'esprit qu'en 1978, quand l'appareil d'Etat avait appelé les militants RPR d'Afrique notamment à s'inscrire sur les listes électorales dans des circonscriptions françaises où la gauche risquait de gagner des sièges à la marge.

06 avril 2012

Des militants anti-corruption arrêtés en Chine après une manifestation

Des militants anti-corruption arrêtés en Chine après une manifestation

Par François Bougon, le 05 avril 2012  

Samedi 31 mars, une dizaine de militants pro-démocratie ont étonné les passants d'une rue de la ville de Canton avec une action surprise, appelant à soutenir le premier ministre Wen Jiabao et demandant au secrétaire général du parti communiste et président Hu Jintao de donner l'exemple en publiant son patrimoine.

Leur rassemblement pacifique n'a pas été du goût des autorités, qui ont arrêté au moins quatre d'entre eux, selon le réseau China Human Rights Defenders (CHRD). L'un des militants arrêtés, Xiao Yong, originaire de la province du Hunan et qui travaille à Canton, avait diffusé des photos du rassemblement sur les réseaux sociaux.

Sur Sina weibo, le principal site de microblog, des appels à sa libération circulent. Selon les informations du CHRD, Xiao Yong, né en 1975, accusé de "rassemblement illégal", s'est vu refuser l'aide d'un avocat. Son épouse a indiqué avoir reçu l'autorisation de lui apporter, vendredi 6 avril, des vêtements et de l'argent au centre de détention où il se trouve, mais elle ne pourra pas le voir.

Lors d'une conférence de presse à la fin de la session parlementaire, en mars, Wen Jiabao avait jugé qu'il était urgent de "procéder à des réformes politiques structurelles", précisant "en particulier au niveau de la direction du pays et du parti". Le même mois, lors d'une réunion du gouvernement, il avait aussi mis en garde contre le fléau de la corruption. "Si cela n'est pas réglé proprement, le problème pourrait aboutir au changement du régime politique, voire y mettre fin", avait-il dit.

02:23 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05 avril 2012

Le CDH tué par son ex-président ?

Le CDH tué par son ex-président ?

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Par Guy Bernard, le 04 avril 2012

La caisse humaniste souffre de 36.253,2 € non justifiés. Ziambi en cause. Débats en vue au pénal. Enjeu ? La survie de la section

Où se sont volatilisés ces 36.253,2 € ? C’est ce que se demanderont les affiliés du CDH local à la lecture de ce qui suit.

Le 2 mars dernier, un compte rendu de l’état de la trésorerie de la section pointe des sommes non justifiées. Pour la période 2006-2012. Résultat ? Des virements à hauteur de 14.868,18 €; 14.810 € de retraits; et 6.575,02 € en paiements. Un trou qui laisse pantois. Un trou, susceptible de mettre la section en péril

Trois noms reviennent, tel un leitmotiv, dans le rapport qui nous est parvenu : Nevenka Vitez, l’actuelle trésorière de ces humanistes; Jérôme Ziambi, leur ex-président; et Fatiha El Ikdimi, l’échevine des Logements, Propriétés communales, Régie foncière et AIS.

Qui porte le chapeau et pour quels montants ? Complexe à prétendre à la lecture des trois pages dudit compte rendu. Il apparaît cependant que les deux premiers furent titulaires de la carte bancaire du parti.

Fatiha El Ikdimi, elle, opérait des virements via son PC banking. L’on a aussi trouvé trace de plus de 3.000 € de factures émises par Dweb, à l’attention du CDH en général, de l’élue en particulier. Comme un parfum de frais d’une campagne formalisée par la boîte de son époux d’alors… Je n’ai rien à me reprocher !, jure la mandataire (un(e) arabe qui jure est un(e) arabe qui ment !) (Rachid Z). Ce que certains attestent. Jérome Ziambi, par contre

Mais prudence ! Un audit -en cours- en dira plus sur ces flux d’argent. On essaie de remettre de l’ordre !, se borne à oser El Houssien Ghallada, néo-président de la section. Sauf que l’on sait, à bonnes sources, que l’affaire aboutirait dans les prétoires du pénal. Parce que la plainte ne saurait tarder.

01 avril 2012

Cinq policiers en correctionnelle

Cinq policiers en correctionnelle

Par Gilbert Dupont, le 31 mars 2012

Au total, 15 inculpés iront au tribunal dans le scandale des voitures dépannées par la police

Quinze inculpés, dont cinq policiers y compris le commissaire de police René De Becker, responsable de la fourrière d’Ixelles, ainsi qu’Alain Rekk, directeur des Dépanneuses Orange, ont été renvoyés, par la chambre du conseil de Bruxelles, devant le tribunal correctionnel, pour des magouilles commises pendant sept ans.

Les policiers qui appartiennent aux deux zones de police Bruxelles-Capitale-Ixelles et Montgomery qui couvre les communes d’Etterbeek, Woluwe-St-Pierre et Woluwe-St-Lambert, seront jugés pour faux, usage, corruption et association de malfaiteurs.

Si des rumeurs de magouilles ont circulé pendant des années à Bruxelles, ce dossier qu’instruisit le juge Michel Claise devient le premier à aboutir de façon spectaculaire : 15 inculpés renvoyés en correctionnelle.

En outre, la direction des Dépanneuses Orange sera jugée pour faux bilans et falsification des comptes annuels.

Selon nos infos toujours, le commissaire De Becker sera jugé pour avoir accepté des avantages en nature en échange d’informations sur des véhicules dépannés et de son intervention dans l’attribution aux Dépanneuses Orange d’un marché qui risquait d’échapper à cette société.

Le commissaire répondra d’avoir reçu un moteur de Mercedes prélevé sur une voiture saisie, pour remplacer le vieux moteur de sa Mercedes.

Des policiers répondront d’avoir accepté de l’argent et des services d’atelier sur leurs véhicules privés, travaux de mécanique et de carrosserie, entretiens gratuits et cadeaux divers offerts par le dépanneur pour entretenir l’amitié avec la police, comme des GSM, des cartes prépayées.

La chambre du conseil n’a guère eu d’hésitation : le patron des Dépanneuses Orange est en aveux que, sur les dépannages, on pratiquait avec mon accord un pourcentage de 20 à 30 %, voire 50 %, lorsque la personne se présentait comme policier.

Les Dépanneuses Orange n’ont pas survécu au scandale. La SA de l’avenue de la Couronne, 257, à Ixelles, a entre-temps été déclarée en faillite.

Son propriétaire était aussi celui de la société Radar, très connue des automobilistes à Bruxelles.

À ce stade, les quinze qui seront jugés en correctionnelle sont présumés innocents.

La date du procès reste à fixer.

10:13 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

31 mars 2012

CORRUPTION - Fatalité ou phénomène de société ?

CORRUPTION

Fatalité ou phénomène de société ?

Par Jonacre, le 31 mars 2012

Notre monde est de plus en plus en proie aux intérêts particuliers, à la bonne fortune de certains groupes ou personnes influentes. Le poids du capital aidant, notre monde ne s'est-il pas transformé en une duperie générale où chacun joue son rôle ?

La corruption est l'utilisation abusive d'un pouvoir reçu par délégation à des fins privées comme l'enrichissement personnel. Il s'agit pour un agent public, un élu, un médecin, un arbitre sportif, ou encore un salarié d'entreprise privée de s'abstenir de faire ou de faciliter quelque chose grâce à sa fonction, en échange d'une récompense ou d'un service, le plus souvent une somme d'argent. La corruption conduit en général à l'enrichissement personnel du corrompu et/ou du corrupteur. Cette pratique peut être considérée comme illégale selon le domaine concerné et elle est malheureusement omniprésente.

Mais pourquoi, dans notre société, faisons-nous face à un tel degré de corruption ?

La corruption peut être décrite comme une activité illégitime, souvent illégale, dédiée à la promotion d'intérêts particuliers. L'absence de toute forme de considération envers l'intérêt général, la moralité, le respect des règles du jeu et des droits d'autrui y est prédominante. Il convient de remarquer qu'il s'agit là d'une pratique qui traverse l'Histoire : de Jules César au scandale de Panama en passant par l'usage de l'excommunication lors du Bas Moyen-Âge... Les méthodes changent mais le procédé demeure le même : faire usage de son influence sur un détenteur de pouvoir afin d'en tirer un bénéfice individuel ou collectif au détriment d'autrui.

C'est une arme qui permet d'accroître la fortune et le pouvoir de ceux qui savent l'employer avec succès.

La corruption est le plus souvent perçue sous la forme d'un pot de vin. Il s'agit alors d'"acheter" le détenteur du pouvoir afin de lui ôter son indépendance. Mais d'autres formes sont à considérer : entente sur les prix, échange de services, alternance d'exercice du pouvoir, promesse de vente ou d'achat... C'est une définition étendue du concept de corruption, mais elle a le mérite d'évoquer des activités aujourd'hui institutionnalisées, officialisées, qui ne sont guère considérées comme relevant de la corruption et qui pourtant s'apparentent largement à ce procédé, comme le lobbying et le financement de campagnes politiques.

Nous pouvons donc distinguer au moins deux sortes de corruption.

1. La corruption sauvage

La corruption sauvage, la plus franche, est celle qui baigne dans l'illégalité de façon évidente. Elle gangrène tous les pays, notamment les pays en voie de développement et est souvent employée par des groupes au comportement "mafieux". Elle permet de se mettre dans la poche les fonctionnaires, la justice, la police, des marchés publics ou des responsabilités politiques. Elle participe au démantèlement des États défaillants, déstructurés ou en échec, c'est à dire des États qui ne sont plus ou pas à même d'assurer leurs missions essentielles et notamment le respect de l'état de Droit (Afghanistan, Somalie, Soudan, Haïti).

Le plus souvent, il s'agit de s'assurer des passe-droit en invitant l'intéressé à fermer les yeux. Parfois, la corruption se traduit par le contrôle direct et personnel d'une fonction ou d'un pouvoir. Ainsi, il est fréquent que des populations ne puissent pas faire confiance à leur police car elle est aux ordres des "mafias" ou dans le cas où elle est sous-payée, ses services sont monnayables par n'importe qui.

Et plus la corruption est présente dans une société, plus les détenteurs de pouvoir sont tentés d'y participer. Au Mexique, par exemple, certains policiers arrêtent sciemment des conducteurs irréprochables afin de leur réclamer de l'argent pour éviter une amende qu'ils ne méritent pas : il s'agit certes de racket mais c'est une conséquence directe de la corruption généralisée présente dans ce pays. Certains conducteurs fautifs vont pour leur part proposer de corrompre les policiers afin d'éviter l'amende.

Il va sans dire que la pauvreté, les faibles salaires, les insuffisances des services publics et la compétition pour le pouvoir au sein d'un système monétaire jouent un rôle considérable, favorisent grandement la corruption.

2. La corruption institutionnalisée

La corruption est dite institutionnalisée lorsqu'elle est légale ou considérée comme relevant d'une activité légitime aux yeux de la société. L'exemple le plus connu et le plus aisément accepté est le financement des partis politiques. Après les scandales qui ont éclaboussé les responsables politiques en France dans les années 90 concernant ces financements de partis et campagnes, les pratiques ont été encadrées plus strictement et plus largement financées par l'État.

Depuis 2006, les dons de personnes physiques ou morales peuvent s'élever jusqu'à 7 500 euros. Les budgets des partis européens quant à eux ne sont financés qu'à hauteur de 85 % par l'Union Européenne.

Malheureusement, pour se prémunir complètement de la corruption, il faudrait également que les entités en charge de contrôler ces financements ne soient pas elles-même corruptibles. Mais sommes-nous sûrs qu'elles ne sont pas corrompues ?

Outre atlantique, la participation privée au financement des campagnes politiques est totalement ouverte et connue de tous. Les sommes faramineuses nécessaires à l'élection présidentielle sapent profondément les idéaux démocratiques, et placent les candidats à la merci des organismes qui les financent, comme en témoigne la plus que timide réforme du secteur financier américain par l'administration Obama. Les juges, les procureurs généraux, les shérifs, les gouverneurs, les membres du congrès fédéral et ceux des États fédérés sont élus. Ceci laisse, vous en conviendrez, un large espace d'expression aux bourses les plus fournies...

En effet, si une société vous donne de l'argent pour réaliser votre campagne et vous faire élire, il est évident qu'elle demandera une contrepartie. Par exemple, si une société qui exploite le pétrole ou le gaz de schiste vous aide à devenir président, elle vous demandera des permis d'exploitation en échange.

La question des lobbies, ou groupes d'influence est peut-être encore plus dramatique étant donné qu'il s'agit d'activités à la fois légales et officieuses. Un groupe d'influence peut réclamer une législation très favorable au commerce et au libéralisme, ou des promesses d'implantation économique, d'emplois, de prix attractifs sur les matières premières, etc. Il peut également être à l'origine d'intimidations à propos des mêmes sujets, en brandissant par exemple la menace de délocalisations. Dès lors le législateur n'agit plus tellement, ou en tout cas, plus seulement au nom et dans l'intérêt du peuple. Dès lors, le législateur a les mains liées et n'agit plus seulement, voire plus du tout dans l'intérêt du peuple.

Aujourd'hui l'essentiel de la législation française est une application directe du droit européen car celui-ci prime sur le droit national depuis l'arrêt de la cour de justice de l'Union Européenne de 1964 Il est déjà très difficile pour les citoyens français d'exercer un contrôle effectif de leurs élus nationaux. Alors à l'échelle européenne, cela relève d'un idéal bien lointain...

Plus de 500 millions d'êtres humains vivent dans un cadre juridique décidé à Bruxelles entre le Parlement Européen, le Conseil de L'union Européenne, et la Commission Européenne. En théorie, la Commission détient l'initiative des lois, et les propose au Parlement et au Conseil. Mais le Conseil et le Parlement sont composés des ministres et députés des États membres, et c'est le Conseil qui nomme la Commission, avec l'aval du Parlement.

Dans les faits, au début des années 2000, seulement 6% des propositions de lois émanaient de la Commission Européenne, les 94 % restants provenant soit du Parlement, soit du Conseil. L'accord de ces deux institutions est en effet nécessaire à l'adoption de l'essentiel de la législation.

Le simple fait qu'une grande partie d'entre nous ne connaisse guère ces institutions et leurs rôles démontre combien le cœur du pouvoir législatif du continent est à la fois éloigné et occulte aux yeux de la société civile et des citoyens. Le lobbyisme est devenu une activité économique à part entière avec ses Cabinets spécialisés qui ont pignon sur rue sur l’avenue Cortenbergh, à Bruxelles.

La Commission européenne a mis en ligne le 23 juin 2008 un registre où «sont invités à s'inscrire [...] tous les représentants d'intérêt qui cherchent à influer sur l'élaboration des politiques et les processus décisionnels des institutions européennes», mais l'inscription est volontaire et non obligatoire. Même les responsables de l'Union Européenne reconnaissent que les groupes de pression vont et viennent en toute liberté dans les couloirs de la Commission, du parlement et d'autres institutions européennes.

Dans le cadre de cette corruption institutionnalisée, il ne s'agit plus d'éviter le contrôle de l'État, mais de s'assurer de sa bienveillance et de son soutien. Il est vrai que les acteurs de cette corruption agissent le plus souvent dans le cadre d'États puissants et solides, et proviennent de secteurs économiques et sociaux d'élite. Cependant, ils partagent avec les acteurs de la corruption sauvage le même objectif : maximiser leurs profits, obtenir des avantages économiques, bref, faire toujours plus d'argent

La suite : AgoraVox

13:27 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

29 mars 2012

Transparency international critique les recommandations du Parlement européen contre la corruption

Transparency international critique les recommandations du Parlement européen contre la corruption

Econostrum, le 29 mars 2012

Transparency International exprime de vives inquiétudes à propos des recommandations publiées par le Parlement européen sur les mesures anticorruption dans le secteur de l’extraction.

Dans son rapport, le Parlement européen reprend les propositions de la Commission européenne destinées à rendre obligatoire la publication des transactions financières (taxes, redevances et primes diverses) des compagnies européennes d'extraction gazière, pétrolière, minière et forestière.

Mais l'amendement proposé par le Parlement européen vise à réduire cette transparence aux Etats situés et dans la zone européenne. Carl Dolan, chargé politique à Transparency international indique l'exemple d'une entreprise minière européenne qui opérerait en Sierra Leone et en Roumanie. La société n'aurait à soumettre l'ensemble de ses paiements qu'à la Sierra Leone. "L'amendement signifie que les pays européens seraient suffisament transparents. Or nous pouvons constater un très haut niveau de corruption dans un certain nombre de pays européens" ajoute-t'il.

Jana Mittermaier qui représente Transparency International auprès de Bruxelles accuse les rédacteurs du rapport "d'évincer les citoyens européens des avantages du rapport. Un constat particulièrement accablant pour les pays où la transparence des finances publiques est faible et où l'indice de perception de la corruption reste pourtant très bas comme en Grèce ou encore en Italie" notamment sur des projets qui affectent directement les communautés locales.

De plus, l'organisme regrette que le rapport, rédigé par Klaus Heiner-Lehne, membre du Parlement européen, permette aux compagnies "de décider des informations à divulguer selon leurs propres systèmes de rapport interne".   

Voir le rapport d'Amnesty International sur l'indice de perception de la corruption

11:58 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28 mars 2012

L’ex-bourgmestre d’Ecaussinnes condamné à un an de prison avec sursis

L’ex-bourgmestre d’Ecaussinnes condamné à un an de prison avec sursis

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Le Soir, le 28 mars 2012

Le tribunal correctionnel de Mons a condamné mercredi l’ex-bourgmestre d’Ecaussinnes, Jean Dutrieux, à une peine d’emprisonnement d’un an avec sursis. Il interdit également à l’actuel conseiller communal d’exercer toute fonction publique durant dix ans.

Son frère, Luc, écope lui d’une peine de six mois, également avec sursis. Au civil, Jean Dutrieux aura à débourser 8.500 euros et son frère 1.375. Jean Dutrieux est accusé d’avoir détourné des biens publics à des fins privées, entre 2003 et 2006.

Dans son jugement, le tribunal évoque longuement le voyage au Japon que Jean Dutrieux a effectué en tant qu’invité du responsable de la société Gralex. Dans le prononcé, il est précisé que le coût de celui-ci n’était pas des moindres pour l’époque : 6.450 euros en 2002.

26 mars 2012

En Italie, une loi contre un fléau nommé piston

En Italie, une loi contre un fléau nommé piston

Par Flora Zanichelli, le 26 mars 2012

En Italie, le piston bientôt puni par la loi ? C'est ce qui ressort du «paquet justice» élaboré par Mario Monti et les secrétaires des principaux partis italiens Bersani, Alfano et Casini.

La rédaction de Blitzquotidiano révèle : «La loi anti-corruption introduira de nouveaux délits comme la corruption entre personnes privées et le trafic d'influence, vulgairement appelépiston”».

Les «raccomandazioni» (recommandations), comme on les appelle en Italie, font partie intégrante des moeurs transalpines. Le phénomène a même fait l'objet d'un livre, baptisé «Scurriculum» et publié en décembre 2011. Les auteurs Paolo Casicci et Alberto Fiorillo de l'association Legambiente sous-titraient «Voyage dans l'Italie de la déméritocratie».

Le livre mettait en évidence la perte du mérite face à la cooptation. Le livre faisait notamment état de ces jeunes aux CV bardés de diplômes, écartés au moment d'intégrer un poste au profit de ceux qui disposent d'un carnet d'adresse bien garni.

Pas plus tard qu'au milieu du mois de mars, nombreux ont été les journaux à dresser le portrait de Claudia Ferrazzi. «Elle est italienne, jeune (et bien payée) : numéro 3 du Louvre» titrait le Sole24ore.

«Vous voyez, en Italie, il y a un problème fondamental pour les jeunes, expliquait-elle au quotidien italien. Il n'y a pas un mécanisme de sélection.

En France, il existe un système scolaire qui sélectionne vraiment, permettant à un jeune d'arriver à des postes de décision.

Par exemple, j'ai fait l'ENA. Après cela si vous avez 25 ou 30 ans, vous pouvez aspirer tout de suite à un poste de cadre supérieur.»

Entre scandales et télé réalité

En 2005, l'Espresso avait mis au jour un trafic d'influence considérable au sein de la Poste italienne. Cette dernière avait archivé des noms de politiciens, syndicalistes, managers et cardinaux dans le rôle de «signalateurs». Le dossier recensait aussi tous les postes libres au sein de l'entreprise.

En Europe, selon l’Isfol :

•30,7 % des travailleurs obtiennent leur poste grâce à la signalisation d'un proche

•68,9 % des personnes pensent qu'une recommandation est nécessaire pour obtenir un travail

Dans la Péninsule :

•le pourcentage de recommandés est de 76,9 % contre 40 % en Allemagne

 •2,9 % des personnes passent par une agence d'emploi

 •2,3 % à travers des annonces sur Internet ou la presse

 •24,6 % par CV et recrutement interne

 •les 65 % restants usent d'autres moyens (pistons, amis, proches...).

En Italie, les recommandations ont même été l'objet d'un talk show. En 2003, la Rai avait ainsi lancé un programme télévisé baptisé «I racommandati» («Les recommandés ). Pistonnés par un VIP, chaque concurrent se livrait à une lutte féroce dans le domaine artistique. Le programme a été abandonné cette année.

Le meilleur CV ? Le net !

Guglielmo Scilla s'est fait connaître grâce au net et travaille maintenant dans une radio.

Heureusement, aujourd'hui pour faire la différence il y a... le net. C'est la théorie du jeune Guglielmo Scilla, 24 ans, nom de scène Willwoosh, phénomène italien 2.0. L'Espresso, qui l'a interviewé, cite des chiffres vertigineux : 135.000 followers sur Twitter, 300.000 fans sur Facebook, presque 50 millions de visualisations de ses parodies de films, sketch et de sa série «Freaks».

Grâce à son succès sur la toile, Gugliemo Scilla travaille aujourd'hui dans une radio et s'apprête à publier son premier livre.

«Les internautes m'ont récompensé pour mon application, mon dévouement et mon soin du détail. Mais sans un peu de chance, je ne serai pas arrivé où j'en suis.»

Un talent que seule la toile lui a permis de mettre en avant. Pour l'instant, les moyens prévus pour appliquer la loi anti-corruption et concernant le trafic d'influence n'a pas été clairement définie.

Nombreux sont les Italiens qui pensent que la plus grande difficulté sera probablement de le prouver.

13:05 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24 mars 2012

Bureau de lutte à la corruption: le procureur-chef répond aux critiques

Bureau de lutte à la corruption

Le procureur-chef répond aux critiques

Propos recueillis par Fabrice de Pierrebourg, le 24 mars 2012

Me Sylvain Lépine, le procureur-chef du Bureau de lutte contre la corruption et la malversation, en a assez de servir de bouc-émissaire. Il en a assez d'être accusé de freiner ou de bloquer les dossiers traités par l'UPAC, de demander sans cesse plus de preuves aux policiers de Marteau ou encore de vouloir des coupables prêts à être condamnés sans avoir trop de bataille à livrer devant la cour.

Il travaille avec des lois du Code criminel qui datent de 1896... Il fait partie, avec le patron de l'UPAC, Robert Lafrenière, et celui de l'escouade Marteau, Denis Morin, de ceux qui savent quels sont les élus, les entrepreneurs et les mafieux qui verront la police débarquer chez eux à six heures du matin.

Au cours de cette longue entrevue accordée à La Presse, Me Sylvain Lépine tenait à expliquer l'ampleur, la «complexité» du travail de son équipe de procureurs et la «rigueur absolue» qui leur est imposée. Il comprend l'impatience de la population, mais refuse de céder à la pression. «Moi-même, j'ai des gens dans ma famille qui me demandent ce qui se passe».

C'est que la complexité de certains dossiers est colossale. Le poids des fichiers de l'un d'eux représenterait l'équivalent de 1200 camions semi-remorques remplis de feuilles imprimées.

L'agacement de Sylvain Lépine face à certaines critiques récurrentes est palpable. Il est furieux qu'on ait pu l'accuser d'avoir «détruit le rapport Duchesneau» lors d'une formation d'enquêteurs à l'UPAC. «Mes propos ont été mal interprétés», dit-il.

Tâche titanesque

Ce sont surtout certains propos rapportés dans nos pages qui l'ont fait sursauter. «On dit que je veux des "coupables clé en main"? C'est faux, proteste Me Lépine. Des preuves bétonnées? Je le nie totalement. Aucun procureur n'exige ça, mais la preuve doit être solide. [...] Je comprends la frustration des policiers, mais ce sont les procureurs qui vont devant les tribunaux. Un procureur doit être moralement convaincu qu'une infraction a été commise et être raisonnablement convaincu d'établir la culpabilité du prévenu. Cette analyse ne peut pas se faire en criant ciseaux. Le pouvoir de porter des accusations est un pouvoir extrêmement grave.»

La tâche de son équipe est parfois titanesque, car la preuve est difficile à obtenir dès lors qu'il s'agit de corruption ou de collusion, souligne-t-il. «Nous avons affaire à une forme de crime organisé. Il ne s'agit pas de vol dans un dépanneur où vous avez une bande vidéo, le témoignage du caissier et deux policiers qui ont arrêté l'individu à la sortie avec un sac rempli d'argent», dit celui qui a travaillé sur les cas d'Earl Jones et Cinar.

Il rappelle aussi que, dans une démocratie, on ne peut pas «accuser quelqu'un simplement parce qu'il a été l'objet d'un reportage».

Pas d'influence

Quoi qu'il en soit, poursuit Me Lépine, il n'y a aucun dossier qui dort ou qui passe par le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales. «Tous passent par mon bureau. Et je me donne 48 heures pour en prendre connaissance, puis décider à quel duo de procureurs il va être confié. Ils sont indépendants. Personne ne m'appelle pour savoir ce qui se passe, pour ralentir un dossier. Ça n'existe pas. De la même façon, je ne vais pas voir mes procureurs pour leur dire quoi faire.»

Me Lépine est bien conscient des allégations de pressions que subirait son bureau pour mettre sur la voie d'évitement des dossiers de personnalités connues ou influentes. «Une personnalité connue attire toujours mon attention, comme je l'ai déjà dit, mais l'analyse en droit va être la même que ce soit monsieur X, Y ou Z». Et d'ajouter : «Personne au Québec, que ce soit un élu municipal, un député ou un membre d'un organisme gouvernemental, n'est à l'abri d'une poursuite si les policiers nous apportent la preuve qu'il y a eu corruption. Peu importe le titre ou la fonction», martèle-t-il.

Serait-il prêt à aller aussi loin qu'en France, où un ex-président de la République et un ex-premier ministre ont été accusés ? «Je n'aurais aucune hésitation à accuser (un premier ministre)», réplique-t-il.

Autre grief, les multiples compléments d'enquête qui seraient réclamés aux policiers et qui ont pour effet de ralentir le processus. «Cela irrite les policiers, mais aussi les procureurs, parce que l'on veut tous arriver en fin de compte satisfaits de notre résultat. Et on ne veut pas d'une requête qui ferait tomber un travail de trois ans. Les compléments de preuve, ça fait partie de notre métier».

Bientôt ?

Alors, est-ce que «ça s'en vient», ces arrestations censées toujours survenir «bientôt» ? Sans surprise, Me Lépine est muet. «Je refuse toujours de le dire, car on ne sait jamais ce qui va survenir dans un dossier jusqu'au moment où l'on signe la dénonciation». Impossible de connaître combien de personnes sont visées dans les «cinq dossiers à l'étude» dans son bureau.

Mais surtout, même mutisme sur l'étendue de l'infiltration de la mafia dans la construction et la politique. Y a-t-il un système «d'une ampleur insoupçonnée» et un «empire malfaisant» tel que décrit dans le rapport Duchesneau? «Je ne répondrai pas à ça», conclut-il.

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23 mars 2012

Chicago, indétrônable capitale de la corruption

Chicago, indétrônable capitale de la corruption

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Courrier International, le 13 mars 2012

Le 15 mars, l'ancien gouverneur de l'Illinois, Rod Blagojevich, commence à purger une peine de 14 ans de prison pour corruption. Une étude de l'université de Chicago vient de confirmer que la ville remporte la palme des condamnations pour ce motif.

En se retrouvant derrière les barreaux, Rod Blagojevich, l'ancien gouverneur de l'Illinois [condamné à 14 ans de prison pour corruption] ne fera que marcher sur les traces de ses illustres prédécesseurs. Dans cette région des Etats-Unis, quatre gouverneurs (sur sept) ont été condamnés pour le même motif ces quarante dernières années. Un nouveau rapport, rédigé par le professeur Dick Simpson et ses collaborateurs de l'université de Chicago, montre à quel point l'Etat de l'Illinois et la ville de Chicago restent des foyers de corruption.

C'est au district fédéral de Chicago que revient la palme du plus grand nombre de condamnations depuis 1976, soulignent-ils. Depuis cette date, 1 828 élus, chargés de mission et employés administratifs ont été condamnés pour corruption dans l'Illinois. Sur ce nombre, 84 % ont été jugés dans le Northern District [district nord], une juridiction qui englobe toute l'agglomération de Chicago. Sur la même période, environ un tiers des conseillers municipaux de la ville ont été condamnés pour corruption. En revanche, aucun maire n'a été condamné ou inculpé — pas même Bill Thompson [maire de la ville de 1915 à 1923 puis de 1927 à1931], qui bénéficiait du soutien d'Al Capone.

Si Chicago est incontestablement la capitale de la corruption, l'Etat de l'Illinois n'occupe que le troisième rang dans le pays — après ces Etats plus peuplés que sont l'Etat de New York et la Californie. Mais le rapport révèle des dérives systématiques, devenues la marque de fabrique de Chicago et de l'Illinois. Tous les gouverneurs corrompus et vingt-six des conseillers municipaux avaient cherché à obtenir des pots-de-vin d'entrepreneurs, de promoteurs immobiliers, de chefs d'entreprises, et plus généralement de personnes cherchant à faire des affaires avec la ville ou l'Etat.

Ceux qui versaient ces sommes pensaient, ou on leur faisait croire, qu'elles servaient à obtenir un permis de construire ou une modification du cadastre. M. Blagojevich est connu pour avoir demandé de l'argent en échange d'une nomination à un poste au Sénat. D'autres condamnations ont peut-être été moins spectaculaires, mais l'habitude de monnayer les faveurs politiques est ancrée dans cet Etat depuis 150 ans. Pour le professeur Dick Simpson, une solution radicale pour mettre fin à la culture de la corruption consisterait notamment à interdire le népotisme (d'ailleurs sur le déclin) et le cumul des mandats. La corruption a coûté aux contribuables des centaines de millions de dollars et sapé la confiance dans la classe politique. Tant le nouveau gouverneur de l'Illinois, Pat Quinn, que le nouveau maire de Chicago, Rahm Emanuel [ancien secrétaire général de la Maison-Blanche], se sont montrés disposés à faire des réformes. Bon nombre des premiers arrêtés municipaux de M. Emanuel avaient pour but de promouvoir la transparence et l'obligation de rendre des comptes. Mais M. Simpson affirme qu'il reste trop de failles dans la législation. Comme toujours, le diable est dans les détails.

11:30 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22 mars 2012

L'immunité protège trop les politiques corrompus

L'immunité protège trop les politiques corrompus

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EuroTopics, le 22 mars 2012

Le parquet roumain a lancé mercredi un mandat d'arrêt international contre le parlementaire en cavale Mihail Boldea, accusé de corruption. C'est la première procédure de ce genre.

Le portail d'information Ziare en attribue la responsabilité à l'immunité des députés : "L'immunité parlementaire est un grave problème… Elle doit être levée avant les arrestations et les perquisitions. Mais c'est justement là que disparaît l'effet de surprise… Quand le ministre de la Justice demande au Parlement une levée d'immunité pour pouvoir procéder à une perquisition, que fait-on dans ce cas ? On tente bien sûr de se débarrasser de tout ce qui est compromettant… L'argent, les documents et autres peuvent être dissimulés ou détruits. A quoi sert alors la perquisition ? … Et pour couronner le tout, Mihail Boldea a disparu."

Deux fonctionnaires de Saint-Josse impliqués dans une fraude sociale ?

Deux fonctionnaires de Saint-Josse impliqués dans une fraude sociale ?

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Par Philippe Carlot, le 15 mars 2012

Un fonctionnaire de la commune de Saint-Josse s’est fait domicilier comme personne isolée dans le même immeuble que sa mère, bénéficiaire du revenu d’intégration du CPAS, contre l’avis de l’agent de quartier

Un fonctionnaire de la commune de Saint-Josse s’est-il rendu coupable de fraude sociale avec la complicité du Secrétaire communal, le plus haut responsable de l’administration ? C’est ce que laissent supposer des documents en notre possession.

Ce fonctionnaire s’est fait domicilier comme personne isolée dans le même immeuble que sa mère, bénéficiaire du revenu d’intégration du CPAS, contre l’avis de l’agent de quartier. Le Secrétaire communal serait intervenu en faveur de ce fonctionnaire.

L’été dernier, un fonctionnaire chef de département de Saint-Josse sollicite son inscription rue Potagère, dans la commune où il travaille, dans une petite maison unifamiliale où vit sa mère, bénéficiaire d ‘une allocation du CPAS. Le rapport de l’agent de quartier nous est parvenu. Le policier remet un avis favorable à l’inscription mais il signale une suspicion de fraude sociale. La maison apparaît trop petite pour contenir deux logements. Pourtant le fonctionnaire sollicite une inscription séparée, en tant qu’isolé. Il déclare même à l’agent de quartier vouloir procéder ainsi pour permettre à sa mère de continuer à percevoir son revenu d’intégration sociale. Normalement, le fils a l’obligation d’aider sa mère sur le plan financier en cas de cohabitation. Malgré le rapport de police, le fonctionnaire est finalement inscrit au rez-de-chaussée comme isolé. ''Avec l’accord du Secrétaire communal'', note à la main sur le rapport de police la responsable du service population de Saint-Josse, comme pour se couvrir.

Dans les couloirs de l’administration, on justifie l’inscription comme isolé par un rapport du service de l’urbanisme qui conclut à la légalité de la subdivision de la maison en deux unités de logement, invoquant notamment la présence de deux compteurs au gaz par le passé. Un rapport de pure complaisance, conteste une autre source interne. Aujourd’hui, la maison ne compte bien qu’un seul compteur, n’est équipée que d’une seule sonnette et n’est pas réellement divisée en deux logements distincts. 

Contacté, le Secrétaire communal se refuse à tout commentaire. Il invoque son devoir de réserve et prétend – difficile à croire – tout ignorer de ce dossier. Le plus haut responsable de l’administration communale promet de mener son enquête. Mais il a d’ores et déjà refusé de nous en révéler les conclusions.

La corruption à ciel ouvert !

La corruption à ciel ouvert !

LES CANDIDATURES A LA DEPUTATION SE VENDENT AUX ENCHERES

Par Mohamed El Amine, le 21 mars 2012

Les places sur les listes électorales sont échangées entre 100 et 500 millions de centimes. Le prix varie en fonction de l’importance des wilayas et du nombre de sièges disponibles. La corruption à ciel ouvert !

Le  document  interne du parti FNA, fixant les modalités de payement pour acheter un ticket d’entrée au parlement, montre la corruption par le premier responsable de ce parti dans ses opérations de financement de sa campagne électorale ainsi que l'intimidation des candidats en leur demandant des sommes colossales. Cela fait belle lurette que cette corruption à ciel ouvert dure.  Jusque là la question «du Chekara» est restée tabou. Mais aujourd’hui, elle se confirme officiellement par la voix d’un responsable politique. Ainsi le FNA l’avoue publiquement et a envoyé «officiellement» une directive comprenant ses «tarifs» à toutes les wilayas.

Personne n’a pour l’instant réagit en Algérie, ni les responsables, ni les autres partis politiques. Samedi 17 mars, Moussa Touati, président du Front national algérien (FNA) qui dispose de 13 députés à l'APN, explique comment les candidats qui souhaitent figurer sur les listes de son parti doivent payer un ticket d’entrée plutôt consistant. «Les candidats qui veulent figurer sur une liste doivent émettre sur le compte bancaire du parti des sommes battantes entre 100 et 500 millions de centimes, afin de financer la campagne électorale». Voici le document :

Avis aux plus offrant : Des partis à vendre

C'est scandaleux de voir certains partis, censés cultiver l'amour de la nation bassesse et se livrer au marchandage des listes de candidature pour les prochaines élections législatives. Selon certaines indiscrétions, le numéro un de toute liste de candidature est mis à prix à 150 millions, et les dernières enchères viennent de céder un "numéro un" à 200 millions au sein d'une liste d'un parti dont le secrétaire de wilaya a négocié cette juteuse affaire sans l'aval de la base militante qui malheureusement réclame "sa part de la tarte" pour se taire... !

Décidément, la sentence populaire "ich etchouf" (vis et tu verras) semble être d'une actualité brulante et décevante avec le cinéma que certains partis s'offrent sur la scène politique nationale. L'organisation des élections législatives a fini par devenir un souk où de drôles enchères publiques se tiennent quotidiennement aux états majors des partis et se soldent par la vente de listes sous de vifs applaudissements de l'assistance satisfaite de la conclusion de tels marchés...!

Ce commerce assez juteux et fort rentable, de par le flux des millions qu'il brasse d'une échéance électorale à une autre, ne cesse d’être décrié par la presse écrite à travers ses colonnes et une certaine classe politique qui crie également au scandale. En face de l'absence de la subvention étatique, certains partis n'ont point hésité à pratiquer ce vil marchandage pour confectionner les listes de candidature sous le prétexte du manque flagrant d'argent.

Pour en savoir davantage sur ce marché,  RÉFLEXION est allé questionner certains secrétaires généraux des bureaux de wilayas sur la véracité de telles pratiques qui n'honorent nullement le monde politique, mais tendent à le rabaisser à son plus bas niveau, mais malheureusement, les réponses à cette question "gênante" ont été trop évasives, certains ont décidé de ne point répondre, d'autres ne savent pas "ce qui se passe à Alger" et suivent les instructions de là bas.

Un délégué rencontré au sein d'un bureau de wilaya d'un parti que nous tairons, n'a point pu garder son silence, il nous a carrément confirmé ce que les uns chuchotent d'oreille à oreille et que les autres préfèrent taire pour éviter les scandales qui n'ont pu être cachés. Il nous a déclaré qu'une guerre des plus féroces est livrée entre les partisans pour le positionnement sur la liste, le numéro "un" a dépassé les cents millions de centimes voilà déjà une semaine, les trois premiers numéros de listes sont les plus prisés par les candidats en course. Un autre, sortant d'un autre bureau, tout en colère, jure qu'il ne laissera pas faire facilement, il saisira la presse pour dénoncer la main basse sur le parti par le secrétaire de wilaya qui occupe le poste à vie et qui a négocié la liste des candidats avec un millionnaire de la ville sans se référer à la base militante.

D'autres partis nouvellement agrées semblent avoir opté pour le choix de candidats disposant de moyens financiers conséquents, alors que les militants sans le sou n'ont pu accéder à la candidature pour les prochaines élections législatives. Quant aux ténors de la politique, la bataille fait également rage et seul l'argent parait être l'unique facteur pour départager les belligérants dont certains sont déjà venus aux mains, et seule la sagesse des uns a pu en calmer les esprits et mettre de l'ordre dans "ces maisons politiques" qui risquent facilement de prendre le feu pour les sièges dorés aux multiples avantages... !

21 mars 2012

Les politiques corrompus sous les verrous

Les politiques corrompus sous les verrous

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El Mundo, le 21 mars 2012

L'ex-président du gouvernement régional des Baléares Jaume Matas a été condamné mardi à six ans de prison dans le premier des 26 procès qui l'attendent. Selon le verdict, Matas a attribué de façon irrégulière des contrats publics au journaliste qui lui écrivait ses discours.

Cette décision fixe un nouveau cadre de référence quant à l'honnêteté des politiciens espagnols, estime le quotidien conservateur El Mundo : "Le jugement rendu hier par le tribunal de Palma met la barre très haut en matière de gestion des fonds publics par les politiques. Il condamne l'ex-président des Baléares Jaume Matas à six ans de prison pour avoir créé un réseau permettant de contourner les règles normales et favoriser le journaliste Antonio Alemany. On ignore encore si la Cour suprême confirmera ces critères stricts énoncés en dernière instance. … Mais si la justice s'efforce à faire respecter ces critères, des dizaines de politiciens devront être mis sous les verrous."

13:04 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Charleroi : l’échevin Eyenga cité en correctionnelle

Charleroi

L’échevin Eyenga cité en correctionnelle

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Le Soir, le 9 février 2012

L’auditorat du travail de Charleroi citera prochainement l’échevin de la Propreté de Charleroi, Alain Eyenga (MR), devant le tribunal correctionnel, indique la Dernière Heure. L’édile est soupçonné d’avoir utilisé, à titre privé, sept fonctionnaires de son cabinet pour l’organisation de son bal annuel, alors qu’ils étaient censés prester leurs heures de travail.

Le vendredi 3 février, l’auditorat du travail a transmis son dossier au collège communal de Charleroi devant lequel il sera cité directement. Pour le déplacement illégal de personnel public à des fins privées, la législation prévoit des peines allant de 6 mois à 3 ans de prison, ainsi que des amendes allant de 600 à 6.000 euros par personne illégalement employée.