24 août 2009

Daysi Zapata de AIDESEP reçoit un large soutien de la Communauté Péruvienne en France‏

Daysi Zapata de AIDESEP reçoit un large soutien de la Communauté Péruvienne en France‏

Lors de sa visite à Paris le 16 et 17 août dernier Daysi Zapata, vice-présidente de l’Association Interethnique pour le Développement de l'Amazonie Péruvienne (AIDESP), a reçu un large soutien des péruviens résidents en France.

En effet, après sa participation à la 75ème Session du Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale (CERD) de l’ONU à Genèveelle a dénoncé la criminalisation des Peuples Autochtones du Pérou de la part du gouvernement péruvien, Daysi Zapata s’est rendu à Paris à l’invitation du Collective des Péruviens en France, l’Association France Amérique Latine et d’autres associations.

A ce sujet, nous vous proposons de visionner quelques vidéos en espagnol et lire deux documents forts intéressants :

La CAOI dénonce massacre d'indigènes à l'ONU [FR/ES]

Observaciones al Informe Oficial del Estado Peruano [ES]

 

Luis Barbaran

Association "El Andino"

Tél.: 0484/62.72.70

info@elandino.be

www.elandino.be

19 août 2009

Dieudo à Bruxelles

Dieudo de retour à Bruxelles

Pour notre bonheur, il y présentera, le 24 septembre, son dernier spectacle : Sandrine 

18 août 2009

Liberté d'opinion dites-vous ?

Liberté d'opinion dites-vous ?

13 août 2009

ÉGALITÉ et les gauches

ÉGALITÉ et les gauches

Compte rendu du débat organisé, au Garcia Lorca le 26 mai, durant la campagne électorale 2009, opposant ÉGALITÉ aux différentes tendances de la gauche bruxelloise (PTB -LCR - Cap d’Orazio - PH - PC - PSL).

Les questions abordées : le port du foulard à l’école et dans l’administration publique, les discriminations visant les populations issues des quartiers défavorisés, le Hamas, l’Iran, l’(anti)sionisme, les lois dites antiterroristes, …

  

Première partie

07 août 2009

Jean Ziegler : La haine de l'Occident

Jean Ziegler

La haine de l'Occident

Les états africains sont des esclaves économico-financiers des pays industrialisés

Par Nicolas Sersiron, le 06 août 2009

L’indépendance politique acquise par les pays africains dans les années 60 est un leurre. Très rapidement, les Occidentaux les ont surendettés. Ils ont corrompu ou assassiné leurs gouvernants. Depuis 1982, année de la grande crise de la dette, la majorité des pays subsahariens et beaucoup d’autres, vivent en état de quasi faillite financière permanente. La nouvelle crise de la dette qui se prépare le montrera malheureusement. La Banque Mondiale et le FMI, sous couvert de sauvetage, les asservissent par des conditionnalités liées aux nouveaux prêts qui leurs sont indispensables. Ces institutions, dominées par les Occidentaux, imposent aux PED, l’ouverture de leurs frontières et la privatisation des compagnies nationales au profit des sociétés transnationales. L’OMC, l’organisation mondiale du commerce, au nom du principe de libre échange, tente de parachever, depuis 2001 à Doha, la disparition totale des dernières barrières douanières des PED. C’est pourtant elles, qui protègent les lambeaux de leur souveraineté économique et surtout agricole. Le libre échange favorise les plus forts et tue les plus faibles.

Quand le nombre des sous-alimentés est en augmentation rapide, plus de 200 millions en Afrique, il est facile d’exporter des céréales, de la poudre de lait ou de la viande congelée, avec en prime une façade de bonne conscience nommée «aide». Une fois de plus le bon sens est trompeur. Les frontières ayant été ouvertes et la libéralisation forcée des économies du sud accomplie, ces aliments censés combattre la faim, vont en réalité l’aggraver. Ayant reçus des subventions versées par l’ensemble des contribuables des pays riches, ces denrées agricoles exportées vont introduire, par un effet de dumping, vente en dessous du prix coutant, une concurrence totalement faussée entre les agriculteurs du Nord et du Sud.

(...)

Les concepts économiques, dans lesquels le mot liberté est partout, masquent les mensonges qui permettent à l’agrobusiness de faire des profits et à la faim de progresser durablement. L’agriculture des pays pauvres doit pouvoir se protéger des subventions du nord. Il est inacceptable qu’au nom d’un principe frelaté, le libre-échange, appliqué par l’OMC, mais que les pays les plus puissants ne respectent pas eux-mêmes, on fasse mourir des millions d’humains. Quand existera-t-il un «tribunal civil international» devant lequel les associations de la société civile du Sud pourront porter plainte pour mettre en accusation la commission européenne ? En laissant la concurrence internationale être faussée par les subventions, elle porte une lourde responsabilité dans le désastre de la faim.

L’intégralité du texte : ÉGALITÉ

26 mai 2009

Un jeudi d'ÉGALITÉ

Un jeudi d'ÉGALITÉ

En campagne électorale à Molenbeek ...

14 mai 2009

Dieudo, on ne peut plus clairement... répond

Dieudo

On ne peut plus clairement... répond

10 mai 2009

Paroles d'ÉGALITÉ

Paroles d'ÉGALI

02 mai 2009

Premier mai d'ÉGALITÉ

Premier mai d'ÉGALITÉ

Campagne et expressions citoyennes d'ÉGALITAIRES...

29 mars 2009

Egalité

Egalité

Pour Dieudo

Pour Saint-Josse

Pour Bruxelles

25 mars 2009

Dieudo et Jan nous ont dit…

Dieudo et Jan nous ont dit

 

Rachid Z, le 25 mars 2009

 

Hier matin, mardi 24 mars, avec d’autres, j’étais invité à rencontrer entre autres l’humoriste Dieudo et l’anarchiste Jan Bucquoy.

 

Afin de dissiper tout malentendu, stupidement entretenu notamment par le bourgmestre PS de Saint-Josse, Jean Demannez, qui ne s’est pas gêné de tenter de censurer le spectacle «Liberté d’Expression» (entre guillemets !!!) de ce talentueux artiste français, (sous prétexte qu’il générerait je ne sais quel trouble à l’ordre public !!!), je vous transmets quelque unes des vérités, quelques libertés énoncées

 

Dieudo : «Je ne suis pas révisionniste, bien évidemment, je ne conteste aucun récit, aucun fait historique mettant en évidences les génocides répertoriés. Pourquoi Faurisson ? Je m’amuse à faire réagir les médias, je connais leur régime alimentaire. J’appelle ça des attentats humoristiques, j’ai commencé avec le baptême de mon enfant, j’ai librement décidé de lancer cette rumeur, ça a fait un séisme qui a lancé le spectacle J’ai fait l’con.»

 

«Je traque les tabous et Israël est un geyser d’inspiration. Là où les armes et la négociation ont échoué, je fais place au rire. Ce sont tous ces événements, ces censures qui m’ont amené à m’engager sur le terrain politique. Je suis de l’aventure européenne. La liste que nous constituons rassemblera l’intégralité de tout ce que je peux trouver d’ordures pour voir ce que ça peut donner.»

 

«La révolution, au fond de moi, je l’attends : provoquer la révolution par le rire.»    

 

Jan Bucquoy : «Je suis solidaire de Dieudo. Moi, aussi, je m’en prends à la monarchie belge, ce n’est pas Le Pen quoi que notre monarchie a bien collaborée avec l’occupant Nazi. Le scandale, ce n’est pas Dieudo, c’est l’exploitation de l’homme par l’homme mais il est plus simple de s’en prendre à Dieudo.»

08 mars 2009

Jean Ziegler

Jean Ziegler
Membre du Comité Consultatif des Droits de l'Homme des Nations Unies interpellé, ce jeudi 05 mars à l‘IHECS, par Nordine Saïdi militant pour les droits inaliénables du peuple palestinien du Mouvement Citoyen Palestine (MCP)

04 février 2009

Non à l'excision, oui à la tradition

  

Non à l'excision, oui à la tradition

mali

 

Mehmet Koksal, (

mutilation génitale féminine impliquant l'ablation de la partie externe prépondérante du clitoris et de son capuchon, parfois accompagnée de l'ablation des petites lèvres et de la suture des grandes lèvres. Bien qu'illégal dans la plupart des pays, l'excision se pratique encore, par tradition, dans 28 pays d'Afrique, dans certaines régions du Proche-Orient et de l'Asie du Sud Est. «Secrets de femmes, paroles d'hommes», un documentaire réalisé à Bamako (Mali) par deux réalisateurs belges revient sur cette pratique dont sont principalement victimes les petites filles.

IPS

) le 04 février 2009

Le 6 février est la journée internationale de lutte contre l'excision, il s'agit d'une

Militants au sein du collectif Respect Marc Dacosse et Eric D'Agostino, deux réalisateurs qui travaillent notamment pour la télévision publique belge RTBF, décident de venir en appui aux ONG d'Afrique de l'Ouest dans leur travail de sensibilisation sur le terrain et de produire des contenus médiatiques contre l'excision. Inspirés par le livre Mutilée de l'auteure sénégalaise Khady Koita, nos deux réalisateurs décident d'abord de produire un clip pour la superstar du reggae africain Tiken Jah Fakoly qui chante «Non à l'excision» sur les ondes des radios africaines. L'équipe de tournage se rend au Mali, engage des comédiens et des figurants pour mettre en image le message politique de l'artiste africain.

Petit à petit, à travers la technique de la mise en abîme, on assiste à un film dans le film où les deux réalisateurs décident d'interpeller, parallèlement au tournage du clip, les participants au clip par rapport à la problématique de l'excision. En approchant les comédiens et les techniciens. Ils veulent comprendre comment les hommes maliens vivent cette question de l'excision dans leur propre existence pour se rendre finalement compte que la plupart pratique eux-mêmes l'excision.

«C'est la tradition, on est obligé», explique un figurant. «C'est une question d'hygiène car on purifie ainsi la femme», ajoute une autre en précisant que la décision d'exciser n'appartient souvent pas à la mère de la fille mais aux parents du mari. «Un individu tout seul ne peut pas prendre une décision sur un sujet qui concerne toute la société, sinon il sera rapidement marginalisé», ajoute la voix off du documentaire…

La suite :

IPS

Excision et autres mutilations en question

Excision et autres mutilations en question

Chefchaoun

 

 

 

 

 

Rachid Z, le 04 février 2009

Lundi dernier, le 02 février, au théâtre Le Public à Saint-Josse, j’ai assisté à l’avant-première d’un documentaire traitant de l’excision, ce

«fléau». Le documentaire en question, co-réalisé par Marc Dacosse, sera diffusé auprès d'un public plus large ce vendredi 06 février à 22h30 sur TV5 Monde.

En nombre était présent le public, le bourgmestre Jean Demannez était présent également au Public, sensible à ce

«combat de longue haleine», mais visiblement, comparé à la réalité sociologique, à la diversité culturelle de Saint-Josse, il était trop blanchâtre à mon goût, pas assez coloré, … pas assez consistant pour convaincre les consciences, entre autre, africaines et islamiques, pourtant très nombreuses sur ce petit Km², des consciences, des concitoyens qui brillaient par leurs absences, par leurs silences complices !?

A part le caractère sensibilisateur, très franchement, je n’ai pas très apprécié le documentaire, il n’analyse pas assez en profondeur ce

«fléau» les différentes facettes de cette réalité, il dénonce les souffrances qu’il pose mais exclusivement en terre d’islam, comme si l’excision n’était pas pratiquée dans le monde chrétien ou animiste, il dénonce la violence faite aux femmes, il dénonce des traditions et des cultures ancestrales… sans faire l’effort de comprendre l’autre, dans son obsession mutilatrice, de comprendre ces sociétés mutilées et encore moins de comprendre de manière librement examiné, débarrassée de toute considération idéologique les raisons pour lesquelles seules ces souffrances faites aux femmes sont mises en accusation

On nous montre, en effet, une fiction, un reflet de la réalité, où une enfant est menée par ses parents, puis par sa mère vers une «vieille dame», l’exciseuse pour subir dans des conditions d’hygiène nulles l’ablation de son clitoris.

Comme il est mentionné dans le documentaire, le Coran, principale référence du musulman, ne recommande aucunement l’excision, cette mutilation, ce traitement infligé aux femmes en devenir, il ne recommande pas davantage la circoncision, cette mutilation, cette souffrance, ce traitement, encore plus largement répandu, réservé aux futurs hommes, ce que maladroitement on omet de préciser dans ce même documentaire !!!

Autrement dit, si le Coran, comme on nous le fait remarquer, n’est pas un obstacle au progrès de la cause de la femme, il ne l’est pas plus aux progrès de la cause des hommes !!!

Je m’explique

A l’âge de 6 ans, un peu comme la petite dans le documentaire, dans une magnifique petite ville située dans le nord sauvage du Maroc, perchée sur la montagne, je ne savais pas que j’allais y vivre une expérience des plus traumatisantes : j’ai été livré par mes parents aux mains, pas très chirurgicales, d’un circonciseur, je m’en souviens comme si s’était hier tellement j’en ai souffert le martyr, comme la plupart, des enfants musulmans de mon âge, et, j’imagine, comme toutes ces jeunes filles d‘Afrique ou d‘ailleurs. J’ai été trompé, on ne m’a à aucun moment prévenu, c'était une surprise (de bon goût), j’ai enduré un mal d’enfer pendant plusieurs jours !!! Maintenant, que c’est fait, je ne le regrette absolument pas même si cette souffrance ne m’a procuré aucun plaisir !!!

Alors, dites-moi donc, mesdames et messieurs les sensibilisés et sensibilisateurs : p

ourquoi la mutilation (génitale) masculine n’est-elle pas dénoncée, condamnée, combattue au même titre que celle infligée, par une société outrageusement patriarcale dit-on, aux femmes ??? Expliquez moi ça ??? J’aimerais comprendre pourquoi le sexe masculin ne bénéficie-t-il pas de la même attention que le sexe féminin ??? Ca m'intéresse !!!

 

18 janvier 2009

"UTILISEZ-NOUS"

"UTILISEZ-NOUS"

Par JEAN-FRANÇOIS BASTIN ABDULLAH ABU ABDULAZIZ et RACHID ZEGZAOUI, www.mvjm.be, 21 avril 2005

Le PJM a répondu à l'invitation de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique et du Centre régional du Libre-Examen de Bruxelles à rencontrer, le 18 avril 2005 à l’ULB, trois représentants d’UNE AUTRE VOIX ISRAÉLIENNE.

Le premier intervenant, Elik Elhanan, refuznik, petit-fils du général Matti Peled, dont la sœur a été tuée dans un attentat-suicide et s'exprimant en français, assène les vérités suivantes dont l'évidence n'est plus à nier: "L'armée israélienne n'assure plus la sécurité d'Israël, mais son insécurité". "L'occupation engendre la mort et la haine". "L'occupation, c'est l'oppression au quotidien". "Nous avons perdu la confiance, nous ne voulons plus mourir pour satisfaire les intérêts exclusivement stratégico-idéologiques de nos dirigeants". "En tant que partisan de la paix je me trouve obligé de refuser ce discours où l'on me désigne et m'impose qui je dois haïr". "Ma soeur a été tuée parce qu'il y a l'occupation. Ma mission désormais est de me battre pour la réconciliation et la coexistence. Il s'agit en réalité d'une guerre entre les partisans de la paix et ceux de la guerre. Moi, je crois que nous assistons à un crime contre l'humanité".       

Le deuxième intervenant, Yonatan Shapira, pilote de chasse de l'armée de Tsahal, et s'exprimant, lui, en anglais, avoue: "Durant toutes mes missions, je n'ai pu que constater les souffrances qui sont occasionnées à mon peuple et aux autres. Il m'était pénible d'accepter que ces souffrances étaient dues à mes propres actions". "Nous perpétuons des crimes de guerre. Nous sommes d'accord pour défendre notre pays, mais pas de devenir des terroristes". "Aujourd'hui ma mission la plus importante est d'arrêter cette occupation".     

Le troisième intervenant, Oren Medicks, présenté comme un vétéran de la lutte contre l’occupation et contre le mur de séparation, déclare en français après une brève introduction notificative en hébreu: "Le retrait de 8.000 colons de Gaza imposé par Sharon n'est qu'un leurre puisqu'au même moment il construit en Cisjordanie, sur des terres usurpées, des habitations qui accueilleront 26.000 colons. Gaza et la Cisjordanie, selon le processus Sharon, deviendront les plus grandes prisons à ciel ouvert du monde puisqu'on sait qu'Israël contrôlera toutes les frontières terrestres, maritimes et aériennes".

 "Sharon est extrêmement dangereux. Sa politique, depuis toujours, consiste essentiellement à gagner du terrain". "Tous les partis de gauche ou de droite soutiennent la politique de Sharon. Notre devoir est de soutenir toute pression internationale visant à faire cesser l'occupation, de la rendre improductive".

"C'est une lutte du droit contre ceux qui ne savent s'exprimer que par le biais de la force, de la violence pour tenter de parvenir à leurs fins".
Et c'est alors, après avoir interrogé sur un ton mi-railleur mi-amer Andréas Ratke, un membre du cabinet de Marc Otte, représentant permanent de l’UE pour le Processus de Paix au Moyen-Orient, sur les limites à ne pas franchir ("Mais où sont vos lignes rouges?"), qu'il lance cette stupéfiante supplication :

"UTILISEZ-NOUS!"

Le diplomate, visiblement incapable de prendre la mesure des propos qui viennent d'être tenus, se contente alors de rappeler que "le rôle de l'Union européenne est d'assurer un cadre légal conformément aux dispositions internationales", ne craignant nullement de contredire les intervenants en affirmant que "le sentiment d'insécurité contribue à justifier le maintien du régime qui a toujours prévalu en Israël".

Le temps d'expulser de la salle archicomble une personne qui n'avait cessé de contester "les mensonges" proférés, la parole est donnée au public:      

Thierry Delforge de radio Air Libre interroge M. Ratke, puis conclut: "Pourquoi l'UE n'a-t-elle pas réagi lorsqu'au début de la seconde intifada, le gouvernement Sharon a donné l'ordre de détruire les infrastructures, ports et aéroports financés par les Européens?". "Je suis ravi de voir la France s'apprêter à voter contre le traité de constitution européenne!".    

Chris Den Hond, auteur du reportage "GÉNÉRATION INTIFADA", questionne à son tour: "Ne faut-il pas suspendre toute relation politique, économique, académique, sportive, et cela jusqu'à ce que l'État d'Israël se conforme au droit international?".     

Un représentant du PJM prend alors la parole: "Comprenez-vous que de plus en plus de citoyens belges conditionnent la reconnaissance de l'État d'Israël à sa conformation aux résolutions émanant du Conseil de Sécurité des Nations-Unies et des conventions de Genève, et donc, à défaut, qu'ils soutiennent sous toutes ses formes la légitimité de la résistance palestinienne?". "Que pensez-vous de certains intellectuels juifs qui préconisent, malgré la réalité de ce qui vient d'être dit, que la Région de Bruxelles rétablisse les accords de coopération suspendus il y a un peu plus de 2 ans?".

RÉPONSES : "Les Européens doivent choisir de quel côté ils se positionnent" (Elik Elhanan). "Si le gouvernement israélien refuse de se conformer au droit, il faut changer les relations à tous les niveaux" (Oren Medicks). "Sharon doit être jugé par un tribunal international pour crimes de guerre. Va-t-il l'être? Je ne le crois pas. Lorsqu'on voit que Bush commet des crimes tout aussi horribles en Irak..." (Yonatan Shapira).      

Les trois intervenants confirment au représentant du PJM, cosignataire de cet article, la légitimité de la résistance populaire palestinienne, et Oren Medicks d'ajouter: "Soit Israël s'allie au droit international, et dans ce cas il faut le considérer comme tout autre État, soit il ne s'y conforme pas, et la légalité de sa reconnaissance peut être contestée. En ce qui concerne l'accord d'association dont vous nous entretenez, si je suis bien informé, la condition cadre est justement le respect des dispositions internationales et des droits humains".

Il est incontestable pour le PJM que la résistance palestinienne qui se perpétue depuis plus de 50 ans avec dignité et héroïsme fait progressivement fléchir une partie de plus en plus importante de la population israélienne qui en vient à douter des fondements mêmes de l'idéal sioniste qui l'a de manière criminelle manipulée jusqu'ici. Il souhaiterait que l'attitude courageuse, empreinte de lucidité et d'humanité, de ces refuzniks, qui est encore minoritaire dans les médias de l'entité sioniste (mais beaucoup moins dans la conscience populaire), soit pareillement soutenue dans un pareil élan de générosité et de clairvoyance par le peuple belge, et singulièrement, à tous les degrés, par ses gouvernements dont il exige qu'ils rompent toute relation diplomatique, militaire, économique, scientifique et académique avec elle.

N'est-il pas, par ailleurs, piquant de constater que si ces vérités avaient été martelées (ou même susurrées) par les imams des mosquées, ceux-ci auraient immédiatement été taxés d'extrémistes et d'antisémites par nos mollasses dirigeants qui, pour préserver (mais pourquoi? à quel titre?) de "bonnes relations" avec l'État colonialiste, n'hésitent pas à combattre (car c'est bien la combattre que de ne pas la reconnaître, que de ne pas l'appuyer) l'héroïque résistance de tout un peuple? Des vérités totalement absentes de la bouche de nos représentants, et plus encore de celles qui se vantent (avant les élections) d'être "communautaires"... Seuls deux d'entre eux, qui auraient pu, pourtant, y libérer leurs frustrations, étaient présents à ce débat où ils restèrent muets (mais n'est-ce pas de règle?) comme des carpes.   

Les courageux refuzniks nous ont suppliés de les "utiliser". Le PJM répond à leur appel. Soutenir un pays "qui donne des ordres et des directives qui n'ont rien à voir avec sa sécurité", qui ne vise qu'à poursuivre son contrôle absolu sur un peuple persécuté, spolié, déporté, c'est "détruire toutes les valeurs" avec lesquelles il prétend "avoir grandi".

C'est, finalement, plus sûrement encore, détruire ce pays dont "la légalité de sa reconnaissance", par là-même, "peut être [doit être] contestée".

A lire également la réaction de l’UPJB et la réplique du PJM :

«Mise au point à propos d'un article de Jean-François Bastin Abdullah Abu Abdulaziz circulant sur le net»

«RÉPONSE DU PJM À UNE TENTATIVE DE BROUILLAGE ÉMANANT DE L'UPJB»