01 février 2012

Le Collectif « Agir pour nos libertés » investit le siège du PS pour protester contre la loi interdisant le port du voile aux assistantes maternelles

Le Collectif «Agir pour nos libertés» investit le siège du PS pour protester contre la loi interdisant le port du voile aux assistantes maternelles

Liberté d'expression

Liberté d'expression

«Il n'y en a ni de bon ni de mauvais usage, il n'en existe qu'un usage insuffisant»

Par Amel Belhadj Ali, le 01 février 2011

Dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et des peuples, on peut lire: «La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme». Le premier alinéa de l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne stipule pour sa part que: «Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières».

Partout dans les pays développés, la liberté d’expression est considérée comme étant le baromètre de la démocratie. Car c’est bien grâce aux médias que le peuple peut être informé de qui fait quoi. Et c’est aussi à cause de cela que les régimes dictatoriaux se sont fait un devoir de ligoter les médias et de les réduire à de simples mégaphones de la voix du Maître.

La Tunisie n’a pas échappé à la loi de l’oppression et pendant des décennies, le régime au pouvoir s’est acharné sur les médias, faisant tout pour les asservir, appauvrir leur formation, leur imposer des lignes rouges qu’ils ne pouvaient franchir sous peine d’être sanctionnés. Il a également tout fait pour fragiliser leur situation matérielle pour en faire des proies faciles aux tentatives d’intimidation et de corruption. Quoi de mieux pour qu’ils perdent leur crédibilité et fauchent le mépris du peuple ?

Ceux qui ont résisté ont été emprisonnés, violentés, menacés jusque dans leur intégrité physique et morale et dans leurs familles et enfants.

Le 14 janvier a sonné le glas des exactions à l’encontre des journalistes. Plus jamais cela! Un cri et une promesse exprimés d’une seule voix par tous les médias, du moins ceux qui se respectent et par tous les journalistes crédibles, intègres et convaincus, ceux qui ont la vocation et la passion du métier.

Les journalistes tunisiens de tous horizons ont décidé d’assurer leur rôle d’informer, de ne plus se taire ou s’autocensurer. D’être au service de leurs concitoyens et de s’employer à rechercher l’information crédible, objective, utile et sûre. Parce que démocratie et liberté d’expression sont étroitement liées et que tous et toutes ont droit à l’information. Partant de ce fait, pouvoirs publics, société civile, institutions de l’Etat et organismes privés ont également le devoir d’œuvrer à rendre plus aisée la mission d’informer.

Pour qu’un peuple arrive à prendre des décisions concernant son avenir, à court, moyen ou à long terme, il doit savoir de quoi il retourne chez lui dans son propre pays et c’est aux médias de l’informer et de l’impliquer. Pour que son choix soit réfléchi et conscient, l’information doit être objective et désintéressée. D’où le lien entre liberté d’expression et démocratie.

Liberté d’expression et celle de la presse vont de pair et doivent être protégées dans les Etats de droit comme nous voulons que notre Tunisie soit aujourd’hui. Et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, les journalistes qui découvrent le bonheur de s’exprimer librement comprennent mal qu’on la leur reproche, qu’on les accuse d’être des partisans ou qu’on les traite de vendus. Vendus de qui ? Les agressions récentes dont furent victimes certains confrères et consœurs n’ont qu’une seule explication, la nouvelle liberté de paroles et de ton retrouvés par la presse tunisienne dérange ceux qui n’étaient habitués qu’à entendre le son de leur propre voix et ceux qui veulent qu’on plébiscite tous ce qu’ils font sous peine d’être considérés comme leurs ennemis.

Les médias tunisiens refusent aujourd’hui toutes les méthodes employées pour les faire taire, ils sont au service de leur pays, rien n’est plus sacré que la liberté de s’exprimer et rien de plus noble ! Voilà qui explique qu’en cette journée du 1Er février ils crient leur colère contre tous ceux qui veulent entraver leur liberté d’INFORMER.

Raoul Vaneigem disait «Il n'y a ni bon ni mauvais usage de la liberté d'expression, il n'en existe qu'un usage insuffisant».

Nous en prenons acte.

16:58 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Comment la Ville de Charleroi finance les partis

Comment la Ville de Charleroi finance les partis

Par Mathieu Colleyn, le 01 février 2012

Des ASBL PS, MR, CDH et Ecolo subsidiées par la Ville. Le FDF carolo condamne. Le bourgmestre assume le système mais annonce une réflexion sur les montants.

On ne va pas crier trop vite au scandale. Mais tout de même. La liste des associations subventionnées par la Ville de Charleroi en 2011 révèle quelques usages qui en étonnent plus d’un dans le monde politique. Obtenu par un conseiller communal MR en mai dernier et exhumé du site Internet de la commune par le FDF, nouveau venu en Wallonie, le document en question contient, entre beaucoup d’autres ASBL, des organes très directement liés à quatre partis politiques. Les voici.

- Action libérale, basée à Mons, consacrée à "la gestion financière de la fédération provinciale du Hainaut et des fédérations des arrondissements de Charleroi, Thuin, Mons, Soignies et Hainaut occidental du MR". Lui sont accordés deux détachements de personnel pour des montants respectifs de 31 000 et 35 000 euros.

- L’ASBL Génération socialiste avec en "justification du subside" l’objet suivant : "Plate-forme de communication entre les échevins et les conseillers communaux et aussi et surtout (sic) entre les élus et les habitants de Charleroi". Ici également, deux détachements de personnel pour des montants de 31 000 et 42 000 euros.

- Le groupe politique CDH, sans justification, qui bénéficie lui aussi d’un détachement de personnel pour près de 32 000 euros.

- Le groupe politique Ecolo, sans justification, avec un détachement de personnel pour 38 000 euros.

Total : quelque 210 000 euros pour l’an dernier et quelques interrogations quant à l’opportunité de tels financements. Les FDF de Charleroi vont interpeller cette semaine le ministre wallon des Pouvoirs locaux, Paul Furlan (PS).

10 décembre 2011

Belgique : Les Marocains votent PS

Belgique

Les Marocains votent PS

Maghrebmag, le 10 décembre 2011

La communauté marocaine a réussi son intégration dans la société belge de manière globale. A tel point que possibilité est donnée depuis 2004 aux MRE, comme aux immigrés non membres de l'Union européenne, de participer aux votes des élus locaux du pays. En France et en Belgique, le Parti Socialiste est favorable au vote des étrangers. De nombreux Marocains auraient tendance à soutenir la Gauche Belge selon les résultats d’une analyse effectuée par un professeur Belge de Sociologie.

Les Marocains se sentent-ils proches de la Gauche belge ? En France, le Sénat a validé tout juste hier Jeudi une proposition de loi, émanant des socialistes, et autorisant le vote des non-ressortissants de l’Union européenne.

Martine Aubry première secrétaire du Parti socialiste français s’est exprimée sur ce «oui» symbolique de la chambre haute du parlement français, estimant que la Gauche mène «une politique de justice, d'ouverture et de progrès». Cet idéal socialiste semble définitivement au goût des Marocains de Belgique, qui ont l’habitude de voter pour les portes paroles des ouvriers et des pauvres.

C’est ce qui ressort d'un article publié par le professeur de sociologie Andrea Rea, par ailleurs président du Département de sciences sociales et des sciences du travail de l'Université libre de Bruxelles (ULB). «La loi électorale votée en 2004 favorise l’émergence de candidats issus de l'immigration d’origine étrangère… et plusieurs Belges d’origine marocaine votent PS …», souligne le Professeur Rea dans une interview accordée au site d'informations Français Atlantico.

Le PS engagé dans une chasse aux voix

L’intention du Parti Socialiste d’accorder le droit de vote aux étrangers n’est pas fortuite. Elle s’inscrit même «dans une logique d'élargissement de la démocratie auprès d'un réservoir de votes que l'on pense traditionnellement davantage orientés vers les partis de gauche». Le vote des étrangers en Belgique profite donc à certains partis politiques notamment le PS, selon le Professeur Andrea Rea. Celui-ci arrive fondamentalement à se maintenir en tête parce que «dans une municipalité comme Molenbeek, les Belges d’origine marocaine votent à plus de 80% pour ce parti-là». Pour preuve, l’actuel bourgmestre (maire) de cette commune de la Région de Bruxelles-Capitale, Philippe Moureaux est un acteur important du parti socialiste.

14 novembre 2011

L'intégration, "une trahison de la modernité"

L'intégration, "une trahison de la modernité"

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Propos recueillis par Jérôme Anciberro, le 14 novembre 2011

Face aux modèles classiques de l’intégration à la française ou de l’inclusion à l’anglo-saxonne, le sociologue Raphaël Liogier défend l’idée de «participation». Il interviendra le 19 novembre aux Assises nationales de la diversité culturelle.

Quels sont les principaux modèles proposés pour répondre à la question soulevée par la diversité culturelle ?

Raphaël Liogier : En France, on parle d’intégration et parfois même d’assimilation. On a l’impression que l’objectif est de «digérer» un élément extérieur. Dans le monde anglo-saxon, on emploie l’expression d’inclusion qui a au moins un avantage : s’opposer à l’idée d’exclusion. Mais si on inclut des gens dans un tout sans les transformer, on suppose aussi que, pour le reste, ils doivent s’en sortir tout seuls. Dans la tradition française moderne, ré­pu­blicaine, on es­time qu’il existe des iné­galités liées à notre situation so­ciale, à notre naissance, et qu’il convient de les compenser en partie pour que l’égalité entre les citoyens ne soit pas seulement formelle.

Vous proposez l’idée de «participation».

Je ne suis pas le premier. J’ai retrouvé cette définition de la citoyenneté comme participation chez Sartre, dans ses Réflexions sur la question juive. Pour Sartre, les sociétés européennes reprochent tout simplement aux juifs d’être différents et de ne pas vouloir cesser de l’être. Or, la citoyenneté, ce n’est pas l’uniformité, c’est le fait d’accepter que ceux qui sont là participent. Le seul fait de participer économiquement à la richesse nationale légitime et donne droit à la participation au sens civique et politique.

C’est quelque chose de nouveau à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Nous sommes aujourd’hui dans ce qu’on pourrait appeler le «paradigme du repas de famille». Nous pouvons être tentés de penser que certaines personnes, parce que leurs grands-parents ne sont pas nés en France, parce qu’ils sont musulmans ou pour d’autres raisons, sont des invités au repas de famille et qu’ils doivent donc être particulière­ment polis et bien se tenir à table.

Mais on oublie qu’ils sont à la cuisine comme les autres et qu’ils participent à la fabrication du repas. Il est donc légitime qu’ils participent aussi à l’élaboration des règles communes. Il n’est pas possible de dire : s’ils ne sont pas contents, qu’ils retournent chez eux. De toute façon, les règles du vi­vre-en­sem­ble ne sont pas définies de toute éternité.

On va vous accuser de relativisme ou de postmodernisme

Ce serait une er­reur. On veut nous faire croire que la modernité équivaudrait au règne de la raison contre des traditions forcément irrationnelles. C’est un peu rapide. La modernité, c’est avant tout la constitution d’un espace juridique, politique et social de coexistence des différents modes d’être. En d’autres termes, c’est précisément l’annonce d’une société multiculturelle.

C’est pour cela que la notion «d’ordre public» a été inventée, parce qu’il fallait gérer et assumer la pluralité au sein d’un espace commun. Ce qu’on nous présente aujourd’hui comme étant la modernité, par exemple à travers un certain type de républicanisme unificateur, est à mon avis une trahison de la modernité.

16:23 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 novembre 2011

Lettre ouverte à tous les députés du parlement belge

Lettre ouverte à tous les députés du parlement belge

Par Ali Khedher et Hawa Djabali, le 28 septembre 2011

Le 22 septembre 2010 une commission pluridisciplinaire et intersectorielle, anonyme, sous la responsabilité de la Ministre (PS) Fadila Laanan, conclut dans son rapport, en absence de tout élément objectif, dans un fatras de contradictions et d’assertions erronées, avec une violence inouïe, que l’association «Centre Culturel arabe» doit cesser ses activités, licencier son personnel et «Elle charge l’inspection de la culture de contacter en 2011 les autorités communales afin de définir avec elles de nouvelles affectations culturelles pour les infrastructures actuellement occupées par le Centre Culturel Arabe». Cette commission se substitue à l’Assemblée Générale de l’association pour décider de sa fermeture. De plus, ce rapport a été écrit avant que la Commission ne soit en possession du rapport quinquennal définitif, avant même d’avoir les rapports de la dernière année. Et enfin, le ton de l’injonction convient mal à une commission dite consultative. En dernier lieu, cet appel à l’expropriation est plus que choquant.

Ce rapport ne parviendra au CCA que neuf mois plus tard, en mai 2011. Ce rapport a été réfuté point par point (documents disponibles).

Ce rapport et sa conclusion ne sont pas étrangers à ce qui s’organise méthodiquement à l’égard du Centre. En fait, depuis 2008, des contrôles récurrents, plus nombreux que la norme, tendaient à intimider, à effrayer l’association. Il n’y avait rien à redire au fonctionnement du CCA mais les contrôles se succédaient. En 2009 une tentative de récupération du Centre Culturel Arabe est organisée. Il s’agit bien de récupérer l’association avec ses locaux, ses subsides, ses postes ACS, sa réputation, et d’après les rumeurs qui circulent à ce moment-là, il s’agit de le mettre, discrètement, entre les mains d’un état étranger. Au CCA, c’est le déni : personne ne peut imaginer une action construite contre ce petit centre culturel. A ce moment-là, c’est le Cabinet du Ministre (CDH) Benoît Cerexhe qui mettra de l’ordre, après neuf mois d’injustice, et ramènera le comportement de certains fonctionnaires sous sa responsabilité à la raison.

Après la réception du rapport et sa violente conclusion, Le CCA envoie deux courriers à certains députés, ou hommes politiques (documents disponibles), pour intervenir auprès de Fadila Laanan (PS). La première lettre les informait de la situation. La seconde relevait les dysfonctionnements de ladite commission (document disponible). Suite à ce rapport de la Commission, il a fallu supprimer certaines activités. Sur le site du CCA force fut d’avouer la vérité et d’informer au dernier moment les personnes qui s’étaient inscrites à un colloque, et le public qui risquait de se présenter, que le personnel du CCA n’était pour rien dans cette annulation. Révoltés par le silence, le contenu de ce «rapport», par la diffamation en cours, les rédacteurs du communiqué ne voilent pas la réalité et les mots sont durs à l’égard de deux inspecteurs.

Suite aux interventions en faveur du CCA (documents disponibles) le Cabinet de Fadila Laanan (PS) convoque les responsables du CCA pour une réunion. Le Cabinet ne reconnaît pas son erreur. Il est demandé au CCA, pour débloquer le subside, de faire des excuses publiques : en clair, les informations envoyées aux députés auraient été des mensonges. Il est demandé au CCA de prendre contact avec une association (STICS) pour établir une médiation. La médiation est imposée. Cela est confirmé par une lettre de l’administration dans laquelle il est demandé «le démenti» des déclarations faites aux députés et sur le site du CCA. A noter que subitement on ne parle plus des pseudo-arguments contenus dans le rapport, ni de la «mauvaise gestion», ni d’un rapport de l’Inspection des Finances (que l’association ne peut consulter). Il faut juste trouver prétexte à «lessiver» ce Centre (document disponible).

La médiation a commencé. Le médiateur était en pleine négociation, la ministre Laanan (PS) envoie des lettres de diffamation à l’égard du Centre Culturel Arabe à certaines personnes étant intervenues auprès d’elle pour le Centre. Elle ose asséner des mensonges grossiers comme par exemple que les membres du CCA se plaindraient d’un complot de la part du Mossad ou de la CIA ! Une invraisemblance de plus, énorme. Où a-t-elle pu aller chercher cela ? (Documents disponibles) Ni dans les écrits du CCA, ni de la bouche d’aucun des membres du CCA. La médiation est sabotée : tout est refusé de la part de l’administration. Impossible de savoir ce qu’on veut du CCA. Le médiateur désigné par le Cabinet de la Ministre (PS) et par l’Administration est bloqué dans ses démarches par ceux-là mêmes (le Cabinet de la Ministre PS) qui avaient demandé sa collaboration.

Impossible de comprendre ce qui se passe jusqu’à ce que la démission, sous pression exercée, de certains membres du Conseil d’administration (les démissionnaires nient la pression par peur), ne découvre un pan de la vérité. Il s’agit d’analyser la situation : peu à peu, des éléments de réflexion émergent, il faut comprendre que le problème est, probablement, quasi extérieur à la Belgique : un Etat tient ses émigrés à l’œil, ses opposants en particulier, et ne supporte pas ce Centre Arabe qui agit en démocratie et en liberté. Il y a donc, très probablement, une ingérence dans les affaires belges et des personnes en Belgique qui travaillent pour assurer cette action. Certains servent donc plus le pouvoir de leur pays d’origine que leur pays d’accueil. Si c’est le cas cela explique l’incohérence du «procès» fait au Centre, le manque total d’arguments logiques, l’attitude de l’administration qui sort de son rôle en bien des occasions et le dysfonctionnement d’une relation qui ne s’en tient pas aux convenances.

Faut-il fermer ce Centre parce que certaines personnes ne sont pas obéissantes au pouvoir de leur pays d’origine et qu’elles fréquentent le CCA ou que certaines sont membres dans son Conseil d’Administration ? Ou parce que le Centre est ouvert aux Arabes qui ont besoin de se concerter et donc, aussi, aux associations d’opposants aux pouvoirs arabes en place ? Ou parce que le verbe est libre pourvu qu’il excepte la violence ? Ou parce que cette association refuse les injonctions implicites ?

Si ces réfugiés, ces opposants, des pays arabes, ne peuvent trouver aucun lieu où se rencontrer et s’exprimer, que fait-on des principes démocratiques ? Leur présence est normale et ne devrait pas poser problème. Ce Centre est culturel, il n’est ni politique, ni religieux. Toute personne, respectueuse des Droits de l’Homme, est la bienvenue, religieuse, athée, avec sa philosophie et son goût, avec sa vision du monde.

Donc, les humiliations, les déclarations déplacées, la privation de subsides, l’agression jusque dans la place physique occupée par le CCA (expropriation ordonnée), la diffamation, l’atteinte à la réputation des personnes, le harcèlement, l’abaissement des responsables (accusés entre autres choses de ne pas savoir rédiger) tout cela ne serait que les symptômes de manoeuvres qui n’ont pas le droit au nom de «politique» par respect pour ce qui est vraiment politique ? La société civile doit-elle obéissance idéologique aux institutions ? Aux pouvoirs des pays diplomatiquement proches ? Les administrations ont-elles pour tâches de décider de la personne des responsables et des programmes des associations ? Evidemment, il ne faut pas nier non plus que certains voudraient bien profiter de cette situation tendue pour récupérer les locaux, les subsides, les postes ACS, les publics… Pourquoi pas ? Qui a amorcé quoi ? Cela vient-il d’en haut ou d’en bas ?

Depuis 2009, les événements s’enchaînent de façon logique. On peut dire qu’il y a une détermination, qui se moque de la légalité, pour supprimer un lieu de libre-pensée et d’expression non-censurée. Est-ce que c’est admissible dans un état de droit ? Dans une démocratie ?

Les Arabes doivent présenter des excuses et demander pardon d’avoir été agressés.

En septembre 2011 le problème n’est pas réglé. Il est impossible de comprendre ce que l’Administration exige du CCA, ce que le Cabinet exige ? L’impression générale c’est que des prétextes sont enfilés dans le but, en traînant les choses indéfiniment, d’épuiser l’équipe du CCA. Qui a rédigé ce rapport ? Aux ordres de qui ?

Le 22 septembre 2011, madame Guillaume (de l’administration de la CF) accepte de parler téléphoniquement avec un membre du CCA et déclare formellement au cours de la conversation : «qu’il n’y a pas de racisme au sein de son administration». Nouveau texte de la part du CCA pour en prendre acte, soulagé par cette déclaration, et revenir, en conséquence, sur les plaintes parues sur le site du Centre contre certains membres de l’administration. Le texte est communiqué à madame Guillaume après avoir, très aimablement, été relu par le médiateur. Le CCA attend la réaction de madame Guillaume pour le publier sur son site. En attente, aucune réaction.

S’adaptant à toutes les exigences d’accusations, envoyant, à chaque fois, documents et textes à l’administration, le CCA comprend maintenant que les prétextes vont s’ajouter indéfiniment les uns aux autres et que, ce qui, apparemment, est attendu, c’est un épuisement total des ressources qui oblige l’association à fermer.

Dans un pays totalitaire on supprime ce qu’on veut, qui on veut, quand on veut. Mais en Belgique ? Il parait que le CCA est puni d’avoir osé une communication avec les députés

Nous requérons vos capacités à défendre les valeurs de la démocratie pour soutenir le CCA et l’aider à comprendre cette éviction programmée des expressions de la société civile.

Tous les documents cités, et d’autres, sont à votre disposition. Envoyez-nous une adresse où nous puissions vous les faire parvenir si vous désirez les consulter.

14:40 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté, Cultures | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 novembre 2011

Premier G-Off à Lasne, en liaison avec le G1000 à Bruxelles

Premier G-Off à Lasne, en liaison avec le G1000 à Bruxelles

Lancement d'une nouvelle démocratie plus citoyenne à Lasne et ailleurs, ce vendredi 11 novembre. Probablement au Centre sportif de Lasne, à confirmer en fonction du nombre de participants.

Que feriez-vous si vous aviez votre mot à dire dans la gestion de votre commune, de votre pays, ou du monde ?

Pensez-vous qu'il serait intéressant comme citoyen de pouvoir analyser entre citoyens les enjeux principaux et de donner votre avis à vos mandataires publics ? Plutôt que de simplement voter pour eux tous les 4 ans et puis de vous taire et de croiser les doigts en espérant qu'ils gèreront bien vos intérêts ?

Cette démocratie délibérative a déjà fait ses preuves aux plus hauts niveaux au Canada, en Irlande, aux USA, en Islande et au Danemark. Elle a l'avantage de se baser sur une analyse plus large, plus équilibrée, et plus proche du terrain. Elle ne souffre pas de l'impératif de se faire réélire, ou de respecter la ligne du parti. Elle ne s'entend pas en opposition, mais bien en complément à toutes les structures et procédures en place. Nous la lançons chez nous.

Premier G-Off à Lasne

Vous savez déjà qu'un G1000 sera organisé par l'ASBL Sommet Citoyen à Tour & Taxis, à Bruxelles ce 11 novembre, inspiré par les G8, G20 et bientôt G24 qui regroupent les dirigeants des pays les plus développés. Il soumettra à 1000 citoyens volontaires, choisis par une agence spécialisée en sondages pour représenter toutes les couches de la société, 3 thèmes votés comme prioritaires par tous les intéressés :

1. Comment évaluons-nous la sécurité sociale dans notre pays ? Quelles pistes voyons-nous pour l’améliorer ?

2. La crise financière coûte beaucoup d’argent à l’Etat et à la société. Quelles mesures le gouvernement doit-il prendre pour continuer à garantir une distribution juste des richesses ?

3. Quels devraient être les principes essentiels de notre politique nationale d’immigration ?

Le résultat des échanges sera consolidé et transmis au prochain G24.

Ne pourront hélas participer au G1000 que ceux qui se seront déclarés intéressés et auront été sélectionnés dans ce souci de représentativité équilibrée. Par contre, conscients de l'intérêt d'établir de façon plus locale et continue ce mode de réflexion et de communication, les organisateurs ont suscité des G Off, calqués sur le modèle du G1000, mais d'accès libre. Nous pouvons en organiser autant que nous le désirons, selon les demandes.

Avec quelques amis, nous avons pensé qu'il serait bien de profiter de cette opportunité pour démarrer cette démocratie délibérative à Lasne. Si vous pouvez vous libérer vendredi prochain, le 11 novembre, de 9h30 à 19h30, vous êtes les très bienvenus parmi nous, que vous veniez d'ici ou de n'importe où ailleurs. Le résultat de nos échanges sera d'autant plus riche que nous serons nombreux et différents. Nous le transmettrons le soir au G1000, avec les résultats duquel il sera consolidé pour être transmis au G24.

Vous trouverez ci-dessous quelques informations pratiques pour le premier G-Off de Lasne ce vendredi prochain, 11/11/11

- sur les sites du Sommet Citoyen, quelques informations complémentaires :

- le G1000 : http://www.g1000.org/fr/

- le manifeste : http://www.g1000.org/fr/manifeste/

- les questions les plus fréquentes : http://www.g1000.org/fr/faq/

Eh non, ces sommets citoyens ne seront ni anarchistes, ni royalistes, ni séparatistes, ni unitaires, ni nordistes, ni sudistes, ni de gauche, ni de droite. Enfin, ils seront probablement un peu de tout ça, et ce serait bien que l'on vous entende aussi. Ces sommets seront simplement citoyens, ils apporteront la valeur ajoutée d'une démocratie délibérative, plus équilibrée, plus directe, plus participative.

En cas d'intérêt, il vous suffit de nous confirmer votre présence en répondant à ce message. Nous nous réjouissons de partager ce nouveau mode de démocratie plus directe avec vous, de faire remonter votre parole et de bénéficier de vos bonnes idées.

Merci de bien vouloir relayer cette information à un maximum de vos contacts. N'hésitez pas non plus à organiser d'autres G-Offs à d'autres endroits.

Jean-Marie Sohier,

All Together Now!

alltogethernow@sealord.be

+32 475 57 63 19

Informations pratiques

- 11/11/11 de 09h30 à 19h30, probablement au Centre Sportif de Lasne, 9a Route d'Ohain, à droite sur la route allant du centre d'Ohain au centre de Lasne. Le lieu définitif sera confirmé selon le nombre de participants.

- Les thèmes seront présentés en streaming depuis le G1000 à Bruxelles. Les résultats de vos réflexions seront également transmis le soir au G1000 pour consolidation.

- Nous aborderons les 3 thèmes évoqués ci-dessus, plus un choix en fin de journée parmi les 10 thèmes prioritaires suivants (4 à 13)

- La participation sera gratuite, les quelques frais de cette première édition étant pris en charge par All Together Now

- Restauration et boissons seront disponibles sur place, à votre charge

- La langue de travail sera essentiellement le français, mais vous pourrez aussi vous exprimer en anglais, néerlandais, espagnol, italien, allemand ou portugais.

- Toute personne est admise, quel que soit son domicile. Les mandataires politiques sont bienvenus s'ils sont disposés à participer comme de simples citoyens.

- Vous pouvez m'appeler pour toute information complémentaire

21:06 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17 octobre 2011

"Sortir la France de l'impasse"

"Sortir la France de l'impasse"

[ndPYL En quoi le droit de vote des étrangers "ouvrirait(-il) la voie à des votes ethniques ou communautaires qui renforceraient les communautarismes et leur conféreraient l'amorce d'une base légale" ? Dans les pays comme la Belgique, les Pays-Bas ou l'Allemagne où il y a "des votes ethniques ou communautaires", ils sont le fait de Belges, de Néerlandais et d'Allemands, le nombre d'étrangers qui votent tout court est d'ailleurs moindre (et nul en Allemagne où ils n'ont pas le droit de vote), et ils se limitent à soutenir tel ou tel candidat au sein d'une liste, les listes "spécifiques" n'ont jamais obtenu plus d'un ou deux sièges dans un nombre de conseils municipaux qui se compte sur les doigts d'une seule main dans l'ensemble des trois pays.

Chevènement, comme les autres fachos (comme en Belgique son grand admirateur le "socialiste" Charles Picqué jusqu'à ce que le PS change son fusil d'épaule en espérant se concilier un nouveau réservoir de voix), agite comme un épouvantail le "vote ethnique", le "vote communautaire", le "communautarisme", de la même façon que les Le Pen père et fille et la Droite populaire le "vote islamique", qui est d'ailleurs en grande partie ce à quoi pensent les lepénistes masqués (Chevènement, Picqué, Riposte laïque etc.) tout en n'utilisant pas le terme aussi ouvertement, ils préfèrent euphémiser par "ethnique" et "communautaire".]

NouvelObs, (paragraphe extrait de notes de lectures dithyrambiques du nouvel essai de Jean-Pierre Chevènement, "Sortir la France de l'impasse")

Concernant la question du droit de vote des étrangers, le président d'honneur du M.R.C. ne souhaite pas séparer la nationalité de la citoyenneté. La naturalisation sur des critères simples d'intégration (comme la connaissance de la langue française) est à ses yeux préférable à une mesure qui "ouvrirait la voie à des votes ethniques ou communautaires qui renforceraient les communautarismes et leur conféreraient l'amorce d'une base légale". Il n'est pas non plus favorable à la dévalorisation du "roman national" et à la repentance qui en découle : il préfère parler de conscience de l'histoire, avec ses pages sombres qu'il est nécessaire d'assumer, certes, mais aussi ses pages glorieuses qu'il ne faut pas oublier.

13:41 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 octobre 2011

LAMBERT DEGAGE !!!

LAMBERT DEGAGE !!!

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RASSEMBLEMENT CONTRE LA VENUE DU PREFET LAMBERT, POUR DENONCER LA POLITIQUE SECURITAIRE, RACISTE  ET REACTIONNAIRE DE SARKOZY

PREFET DU 93 = CHEF DE LA REPRESSION, CHASSEUR DE ROMS ET DE SANS-PAPIERS, EXPULSEUR DE LOGEMENTS...

VENDREDI 14 OCTOBRE A PANTIN

A 18H DEVANT LA SALLE J. BREL

Les signataires de cet appel sont :

Les Alternatifs 93, Bondy autrement, FTCR, Les expulsés de la barre Balzac à La Courneuve, Nouveau Parti Anticapitaliste 93, Réseau Universitaire Sans Frontières Paris 8.

12:40 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 juillet 2011

Le Conseil de l'Europe se lève contre l'interdiction de la burqa

Le Conseil de l'Europe se lève contre l'interdiction de la burqa

 

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Par EurActiv, le 20 juillet 2011

Aujourd'hui (20 juillet), le Conseil de l'Europe, la plus ancienne institution européenne spécialisée dans les droits de l'Homme, a vivement critiqué la récente adoption en France et en Belgique d'une loi visant l'interdiction de la burqa, un voile qui recouvre entièrement le visage des femmes.

Pénaliser les femmes qui portent la burqa ne les libèrera pas, a affirmé aujourd'hui dans une déclaration écrite Thomas Hammarberg, le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.

M. Hammarberg a précisé que la loi belge entrerait en vigueur le 23 juillet, introduisant des amendes et des peines allant jusqu'à sept jours d'emprisonnement pour les femmes qui portent ce genre de vêtement. En France, c'est depuis le mois d'avril que toute personne portant le niqab ou la burqa en public est sujette à une amende pouvant s'élever à 150 euros et/ou à un «stage de citoyenneté».

Il a ajouté que certains, dans des pays tels que l'Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suisse demandaient expressément des mesures similaires. Par ailleurs, en Italie du Nord, une ancienne loi antiterroriste qui interdit de se couvrir entièrement le visage pour des raisons de sécurité a été utilisée par certaines autorités locales pour punir les femmes qui portent ce voile intégral.

Le commissaire aux droits de l'Homme a rejeté les affirmations selon lesquelles de telles interdictions «libéraient» les femmes, soulignant qu'il y avait peu d'éléments qui allaient dans ce sens.

Au contraire, M. Hammarberg a insisté sur le fait que la manière dont un petit nombre de femmes s'habillait avait été qualifié de problème majeur requérant un débat, et qu’une législation urgente était «une triste capitulation face aux préjugés des xénophobes».

«Des problèmes bien plus profonds de tensions et de fossés interculturels ont été mis de côté par les débats sur la burqa et le niqab. Au lieu d'encourager ce discours malheureux, les dirigeants politiques et les gouvernements devraient lutter plus résolument contre les crimes de haine et la discrimination que subissent les minorités», a déclaré M. Hammarberg.

Retour de flamme ?

Le Conseil de l'Europe estime que bannir les femmes qui portent la burqa des institutions publiques comme les hôpitaux ou les bâtiments officiels pourrait avoir pour conséquence qu'elles évitent complètement ces endroits.

L'institution cite un rapport de l'Open Society Foundation qui révèle que depuis que le débat sur le voile a commencé en France, 30 des 32 femmes portant la burqa interrogées avaient subi des insultes verbales et que certaines avaient même été agressées physiquement. Elles préfèrent donc limiter le temps qu'elles passent à l'extérieur de chez elles, a expliqué l'ONG.

L'interdiction de la burqa pourrait aller à l'encontre de la Convention européennes des droits de l'Homme, notamment en ce qui concerne le respect de la vie privée et de l'identité personnelle. Par principe, l'Etat devrait éviter de légiférer sur la manière dont les gens choisissent de s'habiller, a martelé M. Hammarberg.

Recep Tayyip Erdogan, le premier ministre turc, s'est récemment exprimé au Conseil de l'Europe, accusant la France d'enfreindre le droit à la liberté de religion suite à la mise en application de l'interdiction de la burqa en France.

19 juillet 2011

Le patrimoine des Belges augmente de 10 milliards au 1er trimestre 2011

Le patrimoine des Belges augmente de 10 milliards au 1er trimestre 2011

7sur7, le 19 juillet 2011

Au cours du premier trimestre de cette année, le patrimoine financier net des Belges a progressé de 9,9 milliards d'euros pour atteindre 731,9 milliards, rapporte mardi la Banque nationale de Belgique.

Celle-ci attribue cette évolution principalement aux placements nets effectués en cours de la période, les variations de prix n'ayant contribué qu'à raison de 1,2 milliard à l'accroissement de la richesse financière des ménages au cours de la période.

Les particuliers ont constitué des actifs financiers pour 11,7 milliards d'euros, répartis sur toutes les catégories de placements : les dépôts (+ 5,6 milliards), les titres à revenus fixe (+ 1,6 milliard) les produits d'assurance (+ 3 milliards) et les actions et parts d'organismes de placement collectif, OPC (+ 3,5 milliards).

Les engagements financiers des particuliers ont augmenté quant à eux de 2,9 milliards d'euros. Cette évolution reflète essentiellement l'augmentation de l'encours des crédits hypothécaires (+ 2,7 milliards), qui a toutefois été moins prononcée qu'au quatrième trimestre de 2010. Les sociétés ont terminé le premier trimestre de l'année avec un léger surplus financier (1,5 milliard).

"Une fois de plus, le surplus financier dégagé par les ménages et dans une moindre mesure par les sociétés a permis de couvrir les importants besoins de financement des administrations publiques, mais également de financer le reste du monde", conclut la Banque nationale.

21:50 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Kamel Jendoubi : seulement 2% des électeurs se sont inscrits !

Kamel Jendoubi : seulement 2% des électeurs se sont inscrits !

Business News, le 18 juillet 2011

La campagne publicitaire pour les inscriptions aux élections de l’Assemblée constituante, élaborée par l’instance supérieure indépendante pour les élections, semble ne pas donner de résultats.

En effet, selon les déclarations de Kamel Jendoubi, président de l’instance, sur la radio tunisienne Express FM, les statistiques sur l’état d’avancement des inscriptions sur les listes électorales ne sont pas rassurantes. Elles laissent apparaître un manque d’intérêt des Tunisiens à l’inscription. D’ailleurs, jusqu’à ce jour, seulement 2 % des électeurs se sont inscrits, soit 165 mille personnes.

Le risque est, selon le président de l’instance, que tout le monde retarde son inscription jusqu’à la dernière minute. Dans ce cas, il sera difficile de gérer la situation vers la fin de la période prévue pour l’inscription.

19:27 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Des élections à la rue : assistons-nous à un boycott de la démocratie ?

Des élections à la rue

Assistons-nous à un boycott de la démocratie ?

Par Mariela Sirakova, le 19 juillet 2011

Au sein des pays développés démocratiques, le vote blanc est censé exprimer un désintérêt politique. Mais qu’en est-il lorsqu’il est utilisé précisément à des fins politiques ?

Partout, les voix de citoyens en colère s’élèvent dans un tourbillon de protestations. Le monde arabe est celui qui a donné le ton, depuis longtemps repris en Europe. Résultat : de plus en plus de citoyens descendent dans les rues, que ce soit pour manifester contre les mesures de restriction budgétaire ou pour faire entendre des opinions telles que «Nous ne sommes pas des jouets aux mains des politiciens et des banques» et exiger «une véritable démocratie, tout de suite». Si la crise économique et le manque de confiance en la politique touchent désormais aussi de nombreux pays d’Europe, ce sont essentiellement la hausse du chômage, la diminution du niveau de vie, le manque de perspectives et les emplois mal rémunérés qui sont à l’origine de ces rassemblements non plus uniquement de jeunes, mais de toutes sortes de citoyens. Cependant, à l’heure actuelle, il n’est pas encore possible de déterminer dans quelle mesure ces manifestations peuvent aussi proposer une réelle solution pour l’Europe, ni leur capacité à engendrer de réels changements politiques et économiques.

European revolution : carrefour d’idées ou voix à sens unique ?

Tous se battent pour des changements au sein de leurs systèmes politiques respectifs. Pourtant, il existe une différence fondamentale entre les manifestations de Madrid et celles du Caire : l’origine de leur mécontentement. En Égypte, on proteste contre le système autocratique pour obtenir des droits et instaurer la démocratie alors qu’en Europe, on ne croit plus en l’efficacité du vote.

Ainsi, s’il on part du principe que la participation électorale exprime l’approbation de la population envers une démocratie représentative, alors l’abstention de vote devrait représenter leur rejet de celle-ci. Dans certaines régions d’Europe, ces votes blancs systématiques sont devenus monnaie courante : dans le village portugais de Lajeosa do Dão, les habitants viennent de boycotter le déroulement des élections parlementaires en verrouillant les portes d’une école primaire dans laquelle les votes devaient avoir lieu. Une action de plus grande envergure a quant à elle pris place en Espagne, où un appel au boycott des élections a réuni près 25 000 manifestants à Madrid et 60 000 dans l’ensemble du pays.

Malgré tout, vote blanc et manifestations peuvent-ils réellement réformer un système politique ? Ce qui est certain, c’est que si l’on compte un grand nombre d’abstentions critiques lors des élections, les résultats du scrutin seront considérés comme non-représentatifs et par conséquent illégitimes, entrainant immanquablement de nouvelles élections. Et si les électeurs agissent une nouvelle fois de la sorte, alors un référendum sur la constitution pourrait exiger un changement de système politique. Mais un changement vers quoi ? Qu’y a-t-il après la démocratie représentative ? La démocratie participative ? On a du mal à imaginer comment des pays aussi grands que l’Espagne, le Portugal et la Grèce pourraient fonctionner de la sorte. Dès lors, quel type de régime reste-t-il aux Européens, eux qui vantaient pourtant au monde arabe les mérites de la démocratie ?

19:20 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 juillet 2011

Participez au Concours européen de journalisme 2011!

Participez au Concours européen de journalisme 2011!

Le Concours européen de journalisme est le seul concours s’adressant aux journalistes de la presse papier ou numérique qui traitent des problèmes de discrimination et de diversité dans l’Union européenne. Le prix décerné par la Commission européenne distingue les journalistes qui contribuent à mieux faire comprendre l’importance et les bénéfices de la diversité et de la lutte contre les discriminations dans l’UE.

Dans chaque État membre de l’Union, un jury indépendant composé de journalistes et de spécialistes de la diversité et de la lutte contre les discriminations évalue les candidatures et élit un lauréat national. Les articles gagnants sont ensuite transférés au jury européen, qui désigne le grand gagnant et les deux seconds du concours. Les lauréats reçoivent des prix pouvant aller jusqu’à 5 000 EUR.

Sont éligibles les articles publiés au sein de l’UE entre le 18 septembre 2010 et le 10 novembre 2011. Ces articles doivent être soumis en ligne sur le site Web du Concours européen de journalisme 2011.

La date de clôture du concours est fixée au 10 novembre 2011 à 12h00 (midi HEC).

Pour plus d’informations ou pour participer au concours, visitez le site Web du Concours européen de journalisme 2011.

23:06 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10 juin 2011

Le Thalys à l’épreuve d’Euro-action

Le Thalys à l’épreuve d’Euro-action

Des activistes bloquent deux Thalys remplis d'eurodéputés

Des membres du Parlement européen se trouvaient dans ces trains.

Une centaine d'activistes du comité Euro-Action, qui réunit des citoyens, des syndicalistes, et des altermondialistes ont bloqué lundi matin deux Thalys en direction de Strasbourg, dans la gare de Bruxelles-Midi.

Le blocage a duré une vingtaine de minutes. Les eurodéputés doivent débattre à Strasbourg de six textes législatifs sur la gestion économique de l'Union européenne. Les activistes craignent que l'adoption de ces textes de lois signifie la fin de l'Europe sociale.

"Si ce 'six-pack' est voté, la rigueur sera de mise dans tous les pays de l'Union européenne. Les gouvernements des pays européens n'auront plus rien à dire", a déclaré Erik Demeester, porte-parole du comité Euro-action. (BELGA, le 06/06/2011)

05:36 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |