05 juillet 2012

Belgique : augmentation de convertis chez les femmes

Belgique

Augmentation de convertis chez les femmes

Oumma.com, le 5 juillet 2012

Aucune organisation musulmane n'a osé jusqu'ici se lancer dans une comptabilisation des conversions à l'Islam en Belgique. Le seul recensement existant a été réalisé, il y a quelques années de cela, par l’Université Libre de Bruxelles (ULB) pour la Fondation Roi Baudouin, évaluant alors le nombre de convertis à l’islam entre 30.000 et 50.000 individus sur les 600.000 musulmans belges. Mais qu’en est-il aujourd’hui, alors que l’on assiste à un nouveau phénomène qui ne se dément pas : la recrudescence de conversions chez les jeunes, et notamment chez les jeunes femmes de 18 à 25 ans ?

En 2011, Michaël Privot, islamologue administrateur du Centre islamique de Verviers a déclaré dans un journal en ligne belge La dernière heure: "d’après ce que je constate dans les mosquées, de plus en plus de jeunes femmes viennent se convertir. À tel point qu’on ne peut plus dire que les hommes se convertissent plus à l’islam que les femmes. Chez elles, la démarche est généralement plus le fruit d’une quête spirituelle sincère que chez les hommes».

Interviewée le 3 juillet dernier, Nadia Geerts, fondatrice de «R.A.P.P.E.L» (le Réseau d’Action pour la Promotion d’un État Laïque) a confié sa perception du phénomène au quotidien belge Le Vif : "Je pense que la montée du religieux est liée à des questions de sens", renchérissant : "Le développement du féminisme, en particulier, ramène la question «Qu’est-ce qu’être femme aujourd’hui ?".

Cela étant, cette aspiration irrésistible à Dieu, notamment à Allah, reste incompréhensible aux yeux de Nadia Geerts, pour ne pas dire régressif : "Personnellement, j’ai du mal à comprendre ces conversions à l’Islam de la part de femmes occidentales parce que je les perçois comme un recul par rapport à l’émancipation rendue possible par le mouvement féministe". En bonne militante féministe et laïque, elle ajouta : "Je pense qu’aucune religion - en tout cas parmi les trois monothéistes - n’est un terrain favorable à l’émergence du féminisme".

13:42 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02 juillet 2012

"Aidons les pauvres" : Sharia4Belgium

"Aidons les pauvres"

Sharia4Belgium

Une conception et un engagement dans l'humanitaire islamique

01:53 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 juin 2012

Message à Ilias Azouaj, ce «shakem» servile

Message à Ilias Azouaj, ce «shakem» servile 

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Islam&Info, le 09 juin 2012

Comme chacun sait, la loi anti niqab sévit aussi bien en France qu’en Belgique et cela depuis plus d’un an.

Cette loi contredit certes la loi divine mais également le texte fondateur des constitutions européennes à savoir «La Déclaration Des Droits De L’Homme».

Ainsi toute personne musulmane ou non musulmane contrevenant à ce texte liberticide ne fait qu’entrer en résistance face au tyran étatique (taghout).

Son action est donc légitime devant son Seigneur mais également face à toutes les cours internationales de justice.

C’est pourquoi des juristes, des intellectuels, des féministes, des chrétiens, des juifs se sont élevés pour dénoncer ce texte scélérat.

Pendant ce temps vous avez pu constater, comme nous, le silence assourdissant des prêcheurs quelque soit leur voie ou leur méthode.

Ces gens à l’éloquence si facile en matière de conseils ont su se faire discrets quand il aurait fallu dénoncer sans vergogne la lâcheté et l’iniquité des pouvoirs belges et français.

Leur courage s’arrêtant à leur barbe, vous avez pu constater comme nous à quel point cette question les a laissé sans voix

Dans le cas en présence, une femme portant le niqab a été gravement violentée par les policiers belges, à tel point que ces derniers craignant sa mort, l’ont transportée en urgence à l’hôpital dans un état dramatique.

Nous ne relaterons pas ici les humiliations subies par celle-ci…

Voilà alors qu’ont explosé des violences dans la ville de Molenbeek suite à une véritable tentative de meurtre à l’encontre d’une femme, nous le rappelons, sans défense.

Révolte, nous le disons, il y a eu, et cela en réponse au lynchage commis sur une femme, menottée, dans un commissariat. 

Sans aucun doute cette affaire eut dû être exploitée avec plus de finesse afin de faire abroger cette loi islamophobe.

Mais en aucun cas, les agissements des policiers ne peuvent être excusés ou justifiés et ce quelque soit le comportement de la soeur, fut elle la femme du minable leader de sharia4belgium.

Car en sortant du pré pour dénoncer cette soeur et son mari, le «gentil» Ilias Azouaz ne fait qu’une chose : Justifier l’injustifiable.

Son «enquête» de shakem ne fait qu’entrevoir de lui sa bassesse et sa lâcheté.

En effet, comme nombre de frères qui interviennent à chaque fois pour se désolidariser des actes odieux que l’on attribue trop vite aux musulmans (voir l’affaire de l’indic Merah), le Ilias ne fait que protéger sa petite place, son salaire, ou sa renommée qu’il croit menacés par la préfecture de police.

Ces petits airs de Oui Oui ne trompent personne.

Il agit bel et bien comme un ex-agent du "makhzen" trop content d’obéir à ses nouveaux maîtres.

En effet jamais cet homme n’a proposé de payer ni les amendes ni les frais de justice de ces femmes victimes de cette loi liberticide.

Aujourd’hui, nous lui demandons de se taire et d’arrêter ses simagrées d’hypocrite apeuré.

En attendant, nous finissons notre coca et recommandons à cette soeur de faire suivre son affaire à la Cour Européenne, n’en déplaise aux courageux «draris» bruxellois.

Nous lui recommandons également de prendre contact avec l’association AD2L qui pourra l’aider efficacement et sans jérémiades de bonnes femmes…  

PS : Je te rassure Ilias tu représentes bien quelque chose : la lâcheté prétentieuse et servile. Et au passage apprends à parler français.

18:15 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

06 juin 2012

Une Bruxelloise poursuivie pour port du niqab à Charleroi

 Une Bruxelloise poursuivie pour port du niqab à Charleroi

Le Soir, le 06 juin 2012

Le tribunal de police de Charleroi a reporté mercredi matin au 27 juin prochain son premier dossier relatif au port du niqab. Fin 2011, une Bruxelloise avait été contrôlée par les forces de l’ordre à l’aéroport de Gosselies alors qu’elle portait ce voile intégral. L’homme qui l’accompagnait s’était rendu coupable d’une rébellion lors de l’intervention des autorités. Un dossier avait été ouvert au parquet de police de Charleroi, l’intéressée étant en contravention avec l’article 563 bis du code pénal qui punit d’une amende de 15 à 25 euros et/ou d’un à sept jours de prison, toute personne qui, sauf disposition légale contraire, se présente dans un lieu public le visage masqué ou dissimulé, en tout ou en partie, de manière telle à ce qu’il ne soit pas identifiable.

(Petite précision : la personne "contrevenante", "délinquante" ou "criminelle" et donc poursuivie par la justice est une femme âgée qui réside à Saint-Josse. Elle était à peine sortie de la voiture que les chasseurs de niqab l'ont contrôlée, sur le parking, pas dans l'aéroport !) (Rachid Z)‏

Molenbeek : La jeune femme en niqab porte plainte

Molenbeek

La jeune femme en niqab porte plainte 

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Le Soir, le 05 juin 2012

La jeune femme qui s’est rebellée jeudi dernier contre la police lors d’un contrôle pour port de niqab, Stéphanie Djato, a décidé de porter plainte contre les policiers de la zone Bruxelles-Ouest.

Mardi prochain, Stéphanie Djato se constituera partie civile contre la zone de police Bruxelles-Ouest pour atteinte à la pudeur, coups et blessures.

«Je suis mandaté pour confirmer le dépôt de cette plainte», a précisé l’avocat, Me Didier De Quévy. «Ma cliente présente un certificat médical attestant d’hématomes et d’une commotion cérébrale. Elle précise également dans sa déposition avoir été déshabillée de force au commissariat devant des policiers

Selon Me De Quévy, la jeune femme est actuellement hospitalisée pour subir des examens préparatoires à une intervention chirurgicale en cardiologie, qui aura lieu fin juin.

Pour rappel, la police a procédé jeudi au contrôle d’identité de la jeune femme vêtue d’un niqab, alors qu’elle se trouvait à un arrêt de tram à Jette. Refusant de présenter ses papiers d’identité, elle a été emmenée au commissariat central de la zone pour être prise en charge par des policières.

Après rébellion, Stéphanie Djato a été transportée à l’hôpital avec une commotion cérébrale.

Une policière a eu le nez cassé.

La porteuse de niqab est une Belge convertie à l’islam

Stéphanie Djato a 24 ans. Elle est Belge, née à Ixelles, de père belge et de mère camerounaise (dont elle porte le nom). Elle a effectué sa scolarité de base en néerlandais, à l’école primaire de la rue Vervaeck, à Ganshoren, et vit toujours dans cette commune du nord-ouest de Bruxelles, près de la basilique de Koekelberg.

Elle se serait convertie, voici quatre ans, par conviction personnelle, après avoir lu des ouvrages sur l’islam. Ce n’est pas une relation amoureuse avec un musulman qui l’aurait incitée à se convertir, puis à faire le choix de porter le voile intégral, le niqab. Ses proches mettent cependant en cause ses fréquentations dans les milieux extrémistes. Vendredi soir, elle s’est exprimée sous le contrôle du groupuscule radical Sharia4Belgium, qui a rappelé qu’elle s’était déjà vue infliger à cinq reprises des amendes pour port du niqab.

Stéphanie Djato correspond au profil des porteuses de niqab dressé par une étude récente de l’Open Society Foundations : des femmes jeunes, non-immigrées, qui ont fait un choix personnel, et dont près d’un tiers (31 %) a été incité à porter le voile intégral suite à son interdiction… Comme si la répression, en somme, valorisait leur engagement religieux extrême.

00:40 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04 juin 2012

La police arrête 13 membres de Sharia4Belgium

La police arrête 13 membres de Sharia4Belgium

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Par Annabel Claix, le 04 juin 2012

Alors que le CDH et le PS ont clamé haut, fort et unanimement ce lundi qu'il fallait pouvoir interdire les groupuscules radicaux dans notre pays, on apprend que la police a effectué une descente fructueuse au sein de Sharia4Belgium.

Ce ne sont pas moins de 13 activistes du mouvement radical Sharia4Belgium qui ont été arrêtés par les forces de l'ordre dimanche dans la soirée alors qu'ils étaient réunis dans un lieu public de Molenbeek. Douze d'entre eux ont néanmoins été libérés dès ce lundi matin.

Peu d'informations ont flitré au sujet de cette intervention et quant aux motifs justifiant la présence de la police dans le café où les arrestations ont eu lieu. Mais la police affirme que les membres de Sharia4Belgium ont refusé de présenter leurs papiers d'identité. Ce serait en tout cas l'attitude spontanément violente et agressive des membres du groupuscule envers les agents de police qui a valu le nombre d'arrestations qui s'ensuivit. Un agent aurait d'ailleurs été blessé dans la foulée.

Les forces de l'ordre auraient d'emblée été agressées par les radicalistes qui auraient jeté des meubles en leur direction. Les arrestations menées par les policiers de la zone Ouest sont exclusivement administratives, à l'exception d'un protagoniste, arrêté judiciairement et déféré au parquet dans la matinée pour "incitation à l'émeute et coups et blessures envers des policiers". Fouad Belkacem, porte-parole bien connu des activistes, n'était a priori pas de la partie dimanche soir.

15:55 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

02 juin 2012

Moureaux n'est plus maître de la rue !

Moureaux n'est plus maître de la rue !

Yanass, le 02 juin 2012

Moureaux : "ils ne sont pas maîtres de la rue". Certes c'est la police qui est maître de la rue et non les musulmans qui manifestent. La preuve que la jeune dame, 25 ans belge d'origine, de confession musulmane, qui circulait dans les rues de la commune, s'est fait embarquée et agressée par les maîtres de la rue. Elle n'est coupable d'aucun délit si ce n'est son habit.

Ce vendredi les échauffourées ont repris et les manifestants ont occupé les rues proches du commissariat où la jeune dame s'est fait agressée par des policiers, en réplique à son agressivité à l'égard de leurs collègues, selon les sources policières. Toujours est-il que plusieurs témoins parlent d'une arrestation violente et d'un traitement indigne des forces de l'ordre, ce qui a enflammé la commune.

En effet la maison communale était en siège, on aperçoit Philippe Moureaux au balcon du 1er étage avec ses proches échevins socialistes, barricadés, n'osant plus affronter leurs administrés en colère. Parmi ces élus un échevin marocain qui s'est fait lui-même agressé lors des échauffourées du jeudi, non pas par les manifestants, mais par la police ignorant que c'est un échevin. L'habit ne fait pas le moine.

Embarquez tout le monde !!! M. Kesban est son nom, est mal placé pour défendre les siens, qui ont besoin d'hommes et de femmes à la hauteur des enjeux. Lui qui se vantait être un des proches du chef, n'est même pas reconnu par ces policiers qui croisent tous les jours, depuis plus de dix ans. En tout cas ce vendredi soir les maîtres de la rue étaient  bel et bien les manifestants. Ce n'est ni la répression, ni les Taser brandis par les policiers, ni même pas les hélicoptères qui survolent le ciel molenbeekois, effrayant nos enfants dans leur profond sommeil, qui vont apaiser la colère et à rendre confiance.

Moureaux, qui fête, avec ses camarades, ses 20 ans de règne, sans partage, sur la commune, ne semble plus être l'homme de la situation. Au lieu de dépenser l'argent du contribuable à faire la fête et à distribuer des milliers de folders, il ferait mieux d'investir dans l'emploi de ces jeunes désoeuvrés. Le socialisme ne répond plus aux besoins des gens. Les populations attendent des faits et non des grands discours "progressistes" sans le lendemain.

La police a procédé à l'arrestation de deux femmes voilées et d'un responsable associatif qui s'apprêtait à organiser une conférence de presse pour donner leur version des faits. La liberté d'expression est de plus en plus bafouée ainsi que celle du culte pour des considérations politiciennes. Nos élus sont incapables de faire face aux préoccupations des citoyens et leurs misères. Les socialistes et les libéraux continuent à faire du spectacle sur leur dos, se rendant, enfin, compte que l'intégration est un échec.

Charles Michel, qui se trouve au Maroc, pour chercher le soutien du pouvoir se trompe d'électeurs, assimile les belges que nous sommes depuis parfois deux voire trois générations, à des immigrés clandestins qu'il faut expulser dit-il. Il faudrait mener une enquête sérieuse et indépendante sur ces faits comme le réclame MM. Joëlle Milquet, ministre de l'intérieur, qui doit aboutir, aussi, à des sanctions dans les rangs des forces de l'ordre, si leur responsabilité est mise en cause. Ce qui semble inimaginable, puisque la corporation de police, comme en France, est intouchable !!

La loi anti-burqa est-elle appliquée dans les rues de Bruxelles ?

La loi anti-burqa est-elle appliquée dans les rues de Bruxelles ?

La Libre Belgique, le 02 juin 2012

Refus d’obtempérer, recours devant la Cour constitutionnelle, menaces sur Internet, etc.

Les incidents qui se sont produits jeudi soir à Molenbeek, à la suite de l’interpellation, à Jette, quelques heures plus tôt, d’une femme circulant en niqab sur la voie publique, ne sont pas les premiers depuis l’entrée en vigueur, le 23 juillet 2011, de la loi interdisant le port du niqab (voile couvrant le visage à l’exception des yeux) ou de la burqa en rue.

Celles qui ignorent cette législation sont passibles d’une condamnation à sept jours de prison et/ou d’une amende de 137,50 euros. Toutefois, selon le parquet de Bruxelles, la loi n’a, jusqu’ici, jamais donné lieu à une peine de prison. En tant qu’infraction mixte, la loi donne autorité aux communes pour distribuer des sanctions administratives.

Moins de 200 femmes porteraient le niqab ou la burqa en Belgique

Selon la Surêté de l’Etat, moins de 200 femmes porteraient le niqab ou la burqa en Belgique. D’après le porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ouest, 16 PV ont été dressés en 2011 et 8 en 2012.

Fin décembre 2011, une femme portant un niqab avait été interpellée, rue de Brabant, à Schaerbeek. Elle avait refusé d’enlever son foulard et son mari était intervenu de façon agressive. Le couple et un passant, qui s’était mêlé du différend, avaient été emmenés au commissariat puis relâchés après audition.

Fin septembre, un homme s’était opposé au contrôle d’identité de son épouse, revêtue d’une burqa, à Saint-Josse. Il avait, au passage, blessé un inspecteur aux côtes. Il avait donné l’ordre à son épouse de prendre la fuite. Celle-ci s’était enfermée chez elle et avait refusé d’ouvrir aux policiers.

Certains affirment que les polices des zones bruxelloises confrontées au problème ferment parfois les yeux. Les chefs de corps démentent, mais certains admettent des "aménagements". C’est ainsi que la police de la zone Nord (Schaerbeek, Evere, Saint-Josse) applique une procédure particulière, permettant aux femmes portant la burqa ou le niqab, et refusant de se soumettre à un contrôle sur la voie publique, de venir au commissariat dans un local particulier où, dans la mesure du possible, elles retirent leur voile devant une femme policière plutôt qu’un homme.

La loi, votée à l’unanimité le 28 avril 2011, vise toute personne se présentant dans un lieu accessible au public le visage masqué ou dissimulé en tout ou en partie, de manière qu’elle ne soit pas identifiable. Toute forme de camouflage tombe donc sous le coup de la loi qui n’est pas appliquée en cas d’ordonnance de police autorisant des manifestations festives, comme le carnaval.

Aux côtés de la Belgique, les Pays-Bas et la France ont également voté des lois interdisant le port du voile intégral. La loi française punit, par ailleurs, et sévèrement, celui qui obligerait une femme à le porter. Ailleurs en Europe, ce sont des règlements locaux ou sectoriels qui sont parfois imposés.

La loi belge avait été contestée dès le lendemain de son entrée en vigueur. Sanctionnées par le passé, en vertu de règlements communaux, deux femmes avaient saisi la Cour constitutionnelle. La première était une Belge de souche convertie à l’islam, la seconde, une Liégeoise d’origine marocaine. Elles considéraient la loi comme une ingérence disproportionnée à l’exercice de leurs libertés fondamentales. La Cour constitutionnelle a rejeté leur demande en suspension, jugeant que le préjudice grave n’était pas démontré. Elle avait fait de même avec une troisième demande, déposée par une Belge se déclarant "athée" qui dénonçait le fait qu’à son estime, la loi visait une minorité religieuse, promouvant ainsi une "uniformisation" culturelle incompatible avec les droits fondamentaux.

Autre forme de contestation : dans les jours qui avaient suivi l’entrée en vigueur de la loi, des sites islamistes avaient publié des textes haineux pour la Belgique et ses autorités. Mais l’Organe belge pour la coordination et l’analyse de la menace (Ocam) n’avait pas considéré qu’il s’agissait là de menaces précises et nouvelles.

Pour l’anecdote, on rappellera aussi que l’homme d’affaires français Rachid Nekkaz avait tenté d’occuper la scène médiatique en se rendant à la maison communale de Saint-Josse pour payer les premières amendes infligées à deux adolescentes verbalisées.

01 juin 2012

Musulmans et non-musulmans doivent dialoguer

Musulmans et non-musulmans doivent dialoguer

Felice DASSETTO, le 01 juin 2012

Depuis quarante ans, les musulmans belges et européens cherchent la voie de leur implantation en Europe. Et les Européens de souche, ainsi que les diverses institutions, cherchent la voie d’une relation avec la nouvelle présence musulmane. Ce cheminement long, souvent hésitant, a été perturbé par plusieurs faits majeurs. D’une part, l’émergence d’une idéologie politique, en vue de la création d’un Etat islamique. Cette idéologie a marqué les 40 dernières années et marquera encore l’avenir du monde musulman. Elle rebondit également dans le contexte européen. A l’islam politique s’est juxtaposé l’islam conservateur, littéraliste, à la fois politique et moral, prôné par le salafisme saoudien.

Ces courants de l’islam ont aussi produit des fractions radicales. Les musulmans européens ont été confrontés au dilemme : suivre ces voies d’ailleurs ou suivre un chemin propre ? Et si c’est un chemin propre, sous quelle forme ? Quelles visions de l’islam ? Les issues restent diverses, souvent hésitantes. Face à ces vécus musulmans européens, au nom de dynamiques nationalistes et identitaires, surgissent des réactions hostiles à cette nouvelle présence. Dans presque tous les pays sont nés des partis hostiles à l’immigration et à l’islam : cela va du Vlaams Belang au Front national, du Partij voor de Vrijheid de Geert Wilders au Pays Bas à la Ligue Nord en Italie en passant par bien d’autres. Au-delà de ces partis, au sein des populations émergent des inquiétudes, mal formulées et fondées souvent sur l’absence de réponses claires. Des idéologues les alimentent, au nom d’une nostalgie trompeuse d’une Europe du passé, blanche, chrétienne : immuables. Ils confondent référence historique et identitaire indispensables et rigidité mentale.

Et enfin, en amont, il y a le bouleversement mondial du système productif, le déplacement des grands pôles de l’économie mondiale. Le chômage structurel est persistant et règne une profonde incertitude d’avenir. Les populations moins outillées des classes populaires, dont celles immigrées, sont les plus frappées. Le devenir est perçu à la lumière d’une sorte de fatum malveillant : pour y échapper, les uns auront alors recours au religieux, les autres aux idéologies nationalistes.

Des expressions exacerbées s’expriment. Malgré ces contextes perturbés, malgré la nouveauté historique constituée par la présence de l’islam en Europe, la relation entre européens de souche, les institutions et les nouvelles populations musulmanes ne s’est pas trop mal passée. Certes, nombreux conflits et maladresses ont eu lieu. Parfois l’un ou l’autre épisode dramatique. On peut regarder la moitié vide de la bouteille ou la moitié pleine. Compte tenu du contentieux et des affrontements réciproques de 14 siècles entre monde européen et monde musulman, on peut regarder la moitié pleine de la bouteille. Cela aurait pu très mal se passer. Ce constat positif ne doit pas être assorti d’une sorte de complaisance béate. Car des questions nouvelles et les difficultés réelles du vivre ensemble commencent. Car jusqu’à présent la cohabitation entre musulmans et non-musulmans n’a touché que des aspects de surface. Prenons quelques exemples parmi bien d’autres. Les mosquées s’étaient faufilées dans le tissu urbain, dans des espaces résiduels. Maintenant les musulmans tendent à leur donner pignon sur rue. Ce qui va changer la symbolique patrimoniale et l’identité bâtie des villes, marquées jusqu’ici pas les églises, hôtels de ville, maisons du peuple, institutions économiques. Il y aura en plus les mosquées. Cette visibilité devra être nouvellement négociée. Les revendications musulmanes, comme celles du port du foulard, avaient été animées jusqu’à présent par des personnes qui vivaient un peu au seuil de la société. Ces revendications, animées par un considérable engouement religieux, ne tenaient souvent pas trop compte du contexte, de la recevabilité. Depuis des années, et de plus en plus, ce sont des citoyennes et citoyens musulmans jeunes, au plein cœur de la cité, qui en sont les porteurs.

Un double défi. D’une part, ces jeunes, immergés dans la société, devront tenir davantage compte du contexte. Ils seront plus en débat avec la société qu’ils connaissent mieux. D’autre part, les demandes de ces citoyens devront être entendues, non pas comme des demandes d’un corps étranger, mais comme pour toute demande publique, elles feront objet de débat. Les revendications musulmanes ont été portées par des idées en grande partie "venant d’ailleurs": des Frères musulmans, des Salafistes ou d’autres encore. Ce sont des doctrines importées. Même l’engouement des bâtisseurs de mosquées ou la codification de l’obligation du foulard en sont. Une phase nouvelle de la construction d’une pensée enracinée dans le vécu des musulmans européens devra s’ouvrir, indissociable, bien entendu, du monde musulman. Elle devra se confronter à ce que signifie, dans le fond et comme vécu "possible", être musulman européen. Autrement dit : la phase d’approfondissement de la présence des musulmans en Europe ne fait que commencer.

Les musulmans devront repenser leurs modalités de présence (dans la cité ? à part ? dans une distance prudente et purement instrumentale ?) et le mode de déploiement de leur enthousiasme religieux. Les non-musulmans, les médias, les autorités publiques devront revoir leurs attitudes, devront approfondir leur connaissance concernant leurs nouveaux concitoyens. Les défis restent grands, en Belgique comme dans les autres pays européens. Pour Bruxelles, en particulier, l’enjeu est crucial et présente des aspects et des difficultés spécifiques, tant du côté musulman que non-musulman. Force est de constater qu’à Bruxelles, plus qu’ailleurs, le chantier d’un débat constructif n’est pas entièrement ouvert. Et se sont forgées des narrations différentes de ce qu’est être bruxellois. L’une vient de la société non-musulmane, bourgeoise, souvent agnostique ou catholique conservatrice, âgée ou plus jeune. L’autre vient de la société musulmane, de sa jeunesse qui, ou bien se voit regardée dans "sa" ville comme si elle était une excroissance étrangère, ou bien se vit dans un ailleurs.

Des ponts sont jetés, certains tentent d’écrire une histoire commune : des hommes et femmes politiques, des acteurs du monde culturel, des entreprises, l’une ou l’autre association. Mais pour les enjeux à venir cela ne suffira pas, car les tendances et les forces qui poussent à la séparation, à la production de deux histoires différentes et opposées sont plus fortes que les dynamiques de construction d’une histoire commune, si on ne fait rien en sens contraire. Les pistes d’action sont nombreuses. Elles attendent des artisans, surtout parmi les jeunes musulmans et non-musulmans. De là pourra naître une nouvelle narration de l’histoire commune bruxelloise.

31 mai 2012

Verviers : le PS envoie une "charte des valeurs" à tous ses militants

Verviers

Le PS envoie une "charte des valeurs" à tous ses militants

C'est une conséquence de l'affaire du voile : à Verviers, le Parti Socialiste a envoyé à tous ses militants une "charte des valeurs". Elle précise les conditions philosophiques à remplir pour pouvoir être candidat. L'une de ces conditions, c'est de ne pas porter de signes religieux ostentatoires, et donc pas de voile musulman.

30 mai 2012

Une mosquée dans La Lune

Une mosquée dans La Lune

Guy Bernard, le 30 mai 2012

Près 700 âmes prêchaient, hier, pour que la rue Potaerdegat se passe de mosquée. Raté ! Ce sera la 18e de l’entité. Recours en vue

Potaerdegat, c’est une petite rue tranquille. Si c’était une synagogue ou un Aldi, ce serait pareil.

Habitant à deux pas du 10-14 de cet axe, notre discret témoin ne transigeait pas, hier, quelques heures avant une concertation pour sûr agitée : une mosquée dans son tranquille coin, il ne lui en faut pas. Bien qu’il réfute toute accusation de racisme. Au cœur d’une contestation ayant rassemblé, hier, dès 17 h 30, 692 (!) signatures, la mobilité qu’amoindriraient des attroupements. Comment se garerait-on le vendredi soir, lors de la prière ?, s’inquiète Rudy, patron de La Lune, le bistrot d’en face.

Bien qu’aux abonnés absents, l’ASBL Anwars-Chababs et son président, Mohamed Laghouaji, rêvent de muer la friche industrielle du 10-14 Potaerdegat en 937 m2 dévolus à un “centre culturel et cultuel”. Soit un lieu de culte et une école de devoirs, jure notre interlocuteur numéro 1. On parle de minimum 150 personnes, extensibles à 300 !

La levée de boucliers ne date pas de mardi. Entre les 3 et 17 mai 2011, une enquête publique avait déjà réussi à reporter ce qui aura(it) constitué la… 18e mosquée du cru. “S’il le faut, nous recourrons au Conseil d’État”, complétera-t-on près de l’avenue des Myrtes d’où La Lune redoute d’être embêtée, en été, à l’heure des barbecues…

Curieusement (quoique…), des familles arabes auraient adhéré aux thèses ci-dessus. Par crainte de radicalismes islamiques. N’empêche : ces objections-là sont contrebalancées par une approbation de 497 individus - dont 150 ont signé une contre-pétition. Détail : la plupart des gens qu’école islamique, prêches ou soucis de parking ne dérangent pas ne vivraient pas aux alentours.

Au terme de plus de deux heures et tandis que notre photographe se faisait agresser, nos contacts s’avouaient frustrés : Tout était ficelé. En bout de soirée, la commission remettait en tout cas un avis favorable. Sous conditions (pas de réception, etc.).

11:20 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22 mai 2012

Assises de Bruxelles: "Aznagui a trouvé comment tuer ma fille"

Assises de Bruxelles

"Aznagui a trouvé comment tuer ma fille" 

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La Capitale, le 22 mai 2012

Lundi en fin de journée, les parents de la victime, parties civiles au procès, ont pointé l’accusé Abdelkrim Aznagui comme le principal responsable de la mort de leur fille. Aznagui a trouvé l’idée pour tuer Latifa lentement, s’est emporté le père de la victime.

Il a voulu faire passer ça pour accident, a affirmé Ramdane Hachmi, le père de Latifa, cette jeune Schaerbeekoise qui, le 5 août 2004, a succombé à deux mois de rites d’exorcisme qui devaient chasser de son corps les mauvais djinns qui l’empêchaient d’être enceinte.

Six personnes, dont son mari Mourad Mazouj (34) sont accusées, devant la cour d’assises de Bruxelles, d’avoir infligé à Latifa Hachmi (23) des tortures qui ont causé sa mort, sous le couvert de séances d’exorcisme musulman particulièrement violentes, la Roqya, dans son appartement de la rue Waelhem, à Schaerbeek. Deux exorcistes, Abdelkrim Aznagui (60) et Xavier Meert étaient intervenus, ainsi que trois guérisseuses, Jamila Zian (44), Fatima Zekhnini (41) et Hayate Saif Nasr (30).

Questionnés sur les raisons qui auraient poussé les accusés à commettre volontairement un homicide, les parents de Latifa Hachmi ont raconté que, selon eux, il y avait quelque chose qui n’allait pas au centre l’ASBL de culte musulman, “La Plume”, que fréquentaient les accusés et la victime.

Ces séances d’exorcisme, on ne pratique plus ça maintenant. Ce n’est pas ça l’islam”, s’est exprimé le témoin. Au Maroc, ça consiste juste à boire de l’eau bénite et réciter des prières”, a ajouté le père de la victime.

Latifa Hachmi avait, selon l’enquête, bu des quantités énormes d’eau de Roqya (mélange d’eau, d’huile et de safran).Tout cela doit cesser ! Il n’y a pas que ma fille qui est victime de ces charlatans. Ces gens-là ramassent l’argent partout où ils peuvent. Abdelkrim Aznagui n’a même pas de qualifications pour enseigner le culte, a encore indiqué le père de Latifa.

L’un des frères de la victime a également décrit sa sœur comme une personne qui était très croyante. Par ailleurs, selon ce dernier, Mourad Mazouj laissait peu de liberté à son épouse. “Nous avons été des imbéciles parce que nous l’avons dans un premier temps soutenu. C’est nous qui lui avons trouvé l’avocate qui le défend aujourd’hui”, a raconté le témoin.

Le procès se poursuivra mardi avec l’audition des médecins légistes et du toxicologue. Un islamologue de l’ULB sera également entendu vendredi.

11:54 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

04 mai 2012

Communiqué de presse d’Azaouaj Iliass

Communiqué de presse d’Azaouaj Iliass

Bruxelles, le 3 mai 2012

Madame, Monsieur,

Suite à plusieurs articles publiés dans plusieurs hebdomadaires et quotidiens ce jeudi 3 mai 2012, dont celui du journal «La Capitale», je tenais à apporter les éclaircissements suivants afin de lever toute ambiguïté :

En tant que directeur du Service Islamique de la Jeunesse de Belgique, mon rôle est double : celui d’accompagner la communauté musulmane sur le plan cultuel et spirituel, mais également de soutenir toutes les initiatives citoyennes allant dans le sens du mieux vivre ensemble, de la cohésion sociale et des protections des minorités.

Dès lors, et face à un climat islamophobe qui, rappelons-le, a conduit notre pays à subir plusieurs crimes racistes et islamophobes en 2002 et 2006, avec l’assassinat d’une famille à Schaerbeek, d’un imam et de citoyens belges de confessions musulmanes à Anvers, face à une islamophobie médiatique qui interpelle, il est urgent que notre société prenne conscience que le climat islamophobe actuel pénalise grandement la communauté musulmane de ce pays, mais entache également nos valeurs, de liberté, de justice et d’égalité. Dès lors, et en tant que citoyen de confession musulmane, je ferai le maximum pour favoriser et soutenir les associations laïques, culturelles, cultuelles, et les initiatives politiques favorisant le rapprochement et la cohésion sociale.

Ma déclaration de soutien au monde politique est un message à l’adresse de ceux, nombreux dans le monde politique qui par une stigmatisation, des simplismes et parfois une islamophobie galopante conduisant parfois à des attitudes agressives ou violentes, alimentent le clash des civilisations. En définitive, je m’adresse à tous les partis politiques, à tous nos concitoyens non-musulmans pour nous soutenir et favoriser une société juste, démocratique et respectueuse de toutes et de tous.

Je reste bien évidemment à votre entière disposition pour de plus amples informations.

Contact : Azaouaj Iliass

Email : azaouaj@hotmail.com

Gsm : 0484/703.403

09:32 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

01 mai 2012

"Le mirage du terrorisme"

"Le mirage du terrorisme"

Sept musulmans sur le banc des accusés

Le 16 avril 2012 débutait le procès de sept musulmans soupçonnés de terrorisme: Mediane.tv a tenté de leur donner la parole, mais en vain.

"On ne veut pas que les médias déforment à nouveau nos propos comme ils l'ont déjà fait auparavant", nous ont-ils déclaré, bouleversés, à la sortie du tribunal.

Seuls Maître Stéphanie Dumont et Maître Sébastien Courtoy, avocat d'Olivier Dassy et d’Abdelrahman Ayachi, ont bien voulu nous faire un résumé de l'affaire.

A voir sur :

Médiane TV

13:05 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27 avril 2012

L’Exécutif des Musulmans

L’Exécutif des Musulmans

Hamid Benichou, le 27 avril 2012

L’Exécutif des Musulmans est appelé à intégrer en son sein toutes les composantes de la communauté arabo-musulmane qui ne partagent pas la même approche que lui sur l'Islam ou à disparaître du champ institutionnel à cause de sa non-représentativité.

Que le politique arrête de faire appel uniquement à ses élus ethnicisés qui depuis des années tiennent un discours plat et sans propositions ou à certains religieux qui eux tiennent un discours d'exclusion afin d'accentuer la peur envers les politiques dès qu'un voyou recyclé en un fou de Dieu commet l'irréparable.

Nous voulons faire entendre une autre voix avec la participation de tous sans exclusive et sans ingérence pour booster cette nouvelle approche de l'Islam.

Il faudrait  nous aider à porter ce projet afin de diminuer toute cette pression qui pèse sur notre communauté faible, désorientée et surtout dépassée par cette problématique.

Aux politiques de ne pas bloquer cette dynamique pour des raisons électoralistes et sécuritaires.

Avançons tous ensemble pour aider les Belges de culture arabo-musulmane (Faut savoir, même si ce n'est toujours pas enseigné dans nos écoles, que la composante musulmane en Belgique, essentiellement issue de l'immigration maghrébine, est surtout composée de citoyen(ne)s d'origine ou de culture amazigho-musulmane.) (Rachid Z) à intégrer définitivement cet ensemble qu'est la Belgique dans le respect de ses valeurs fondamentales. Ouvrons ce débat !

Je suis prêt à vous rencontrer avec d'autres personnes pour voir comment nous pourrions accélérer cette dynamique au-delà de toute autre considération.

12:21 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |