09 novembre 2012

La Belgique sera-t-elle un pays musulman dans 20 ans ?

La Belgique sera-t-elle un pays musulman dans 20 ans ?

(Torchon "journalistique" !) (Rachid Z)

La Dernière Heure, le 09 novembre 2012

Les études statistiques tablent sur une forte progression de la population belge de confession musulmane d’ici à 2030. Jusqu’à 10 %

En 2008, le sociologue et anthropologue des religions à l’UCL Olivier Servais craignait que des partis communautaristes ne se présentent aux élections belges en capitalisant notamment sur le taux de chômage très élevé qui frappe la population musulmane. Quatre ans plus tard, l’élection de deux élus du parti Islam à Bruxelles lui donnait raison.

L’un des deux élus de ce parti affiche en effet sa volonté d’imposer la charia en Belgique, entre autres joyeusetés. À long terme, au moment où les gens vont prendre conscience que les lois islamiques sont bénéfiques pour le peuple belge, on s’acheminera vers un État islamique , déclarait le néoconseiller communal anderlechtois Redouane Ahrouch sur Télé-Bruxelles.

Olivier Servais craignait que la capitale européenne ne devienne majoritairement musulmane d’ici à 15 ou 20 ans. D’après les extrapolations statistiques effectuées par un autre sociologue, Jan Hetogen, Bruxelles compte 22 % de musulmans. En 2030, la communauté musulmane devrait atteindre un petit 30 % de la population bruxelloise, avec de fortes disparités selon les communes.

Au plan national, l’augmentation de la population musulmane grimpera elle aussi fortement, pour atteindre 10 % de la population totale dans une vingtaine d’années. Un peu plus de 627.000 musulmans en 2010 (5,8 % de la population) contre 1,17 million en 2030, soit 9,3 % de la population.

L’extrapolation effectuée par Jan Hetogen (publiée sur le site www.npdata.be et en partie dans le livre Une majorité musulmane en 2030 : comment nous préparer à mieux vivre ensemble ?) (Parcours d'intégration : en incitant vivement la population à apprendre et à s'approprier les valeurs et enseignements de l'islam, la religion de la "majorité musulmane" donc, tout simplement !) (Rachid Z) rejoint l’étude mondiale menée mi-2012 sur l’évolution du peuple musulman dans le monde du Pew Forum of religion and public life. D’après leur enquête, la Belgique comptera 1,149 million de musulmans en 2030 (10,2 % de la population), soit une hausse de 80,1 % par rapport à 2010 (638.000 musulmans en Belgique).

Bruxelles et a fortiori la Belgique ne deviendront donc jamais majoritairement musulmanes, constate Jan Hertogen. Avec la meilleure volonté du monde, nous ne réussirons pas à calculer une majorité musulmane à long terme, ni en 2040 ni en 2050 ni plus tard, commentait le sociologue lors du colloque Une majorité musulmane en 2030 : comment nous préparer à mieux vivre ensemble ?, organisé en 2010 par l’ASBL La pensée et les hommes. On arrive tout au plus à 35 %.

Sur Bruxelles, le calcul est vite fait : À l’heure actuelle, 71,6 % de la population est d’origine étrangère dont 22 % de musulmans. Obtenir, au sein des 28,4 % restants de la population qui n’est pas d’origine étrangère une dynamique démographique entièrement remplie par des musulmans est exclu. Ce n’est que dans certains esprits que ce fantôme des 50 % continue d’exister.

08 novembre 2012

L´organisation shariah4belgium annonce sa dissolution

L´organisation shariah4belgium annonce sa dissolution

Acre, le 07 novembre 2012

Ce jour 7 novembre, au lendemain du reportage de Safia Kessas «la sharia avant les bœufs» dans la collection «Tout ça»  de RTBF, qui diffusait les images et le message irresponsable des dirigeants de Shariah4Belgium avant leur condamnation et incarcération, le journal RTBF donne la nouvelle du démantèlement de cette organisation, nouvelle qu´a été annoncée dans le site Internet de cette organisation. Ils expliquent cette décision par le fait qu´ils ont des difficultés à garder des liens avec la base. Désormais, ils pensent concentrer leurs efforts à l´essentiel : "l´invitation à rejoindre l’islam, l’appel du bien et l’interdiction du mal, devoirs fondamentaux de tout musulman". Aussi, l´organisation veut se défaire du nom Sharia4Belgium pour ne former qu´une seule entité avec la communauté islamique contre «les croisés et les occupants des pays islamiques».  Ils disent aussi que «nous sommes en crise et nous sommes tenus à unir nos forces en tant que communauté islamique, et à utiliser toutes nos forces pour soutenir les musulmans dans le monde».

00:24 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 novembre 2012

Molenbeek : les salles de sport pour femmes voilées se multiplient

Molenbeek

Les salles de sport pour femmes voilées se multiplient

La Capitale, le 04 novembre 2012

La salle de fitness Ladies Harmony Coaching, rue de Bonne à Molenbeek, est accessible uniquement aux femmes. Les hommes sont interdits d’accès. Même si une femme est accompagnée de son mari, il doit rester dehors”, explique Mekkia qui a lancé sa salle de sport.

Je ne peux pas le laisser entrer même deux minutes, précise Mekkia Jedidi qui a lancé sa salle de sport pour femmes à Molenbeek, il y a deux ans.

Les femmes étaient demanderesses de ce genre de concept. Depuis que j’ai ouvert, la salle fonctionne très bien. Dans une salle mixte, les femmes ne se sentent pas à l’aise. Il y a les hommes qui les regardent avec des désirs. De plus, ce n’est pas simple quand le moniteur est un homme. Il doit toucher les fesses ou les seins des femmes pour rectifier un mouvement. Cela ne va pas, explique Mekkia Jedidi qui pratique le coaching personnel.

Il est vrai que nous avons une grande partie de notre clientèle qui est musulmane et qui porte le voile à commencer par moi. Si je devais chiffrer, je dirais que 85 % de nos clientes portent le voile. C’est un avantage supplémentaire pour elle de venir dans une salle pour femmes. Dans ce cas-là, elles peuvent retirer leur voile et pratiquer le sport en t-shirt. Si elles étaient dans une salle mixte, elles sont obligées de porter des manches longues et de garder le voile. Ce qui n’est pas pratique quand on transpire, ajoute Mekkia Jedidi qui précise que sa salle est ouverte à toutes les femmes.

11:52 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 novembre 2012

Loi "anti-burqa" : cette loi vise tout le monde et non uniquement les femmes de confession musulmane portant le voile intégral

Loi "anti-burqa"

Cette loi vise tout le monde et non uniquement les femmes de confession musulmane portant le voile intégral

Inès Wouters, le 30 octobre 2012

Diverses notions semblent de type "sécuritaire" s'introduisent à grande vitesse dans notre arsenal juridique. Par exemple la notion de "transparence", qui a notamment abouti à la loi abolissant le secret bancaire. L''"abus de faiblesse" qui se trouve à la base d'une nouvelle loi qui vise ouvertement certaines minorités religieuses et philosophiques sous le prétexte de protéger les "faibles", et de limiter leurs droits, notamment celui de se convertir et de faire usage de leur patrimoine. C’est maintenant l'"identifiabilité" dans la loi dite "anti-burqa" qui, pour des motifs allégués de "sécurité" prévoit désormais qu'il est interdit de se présenter "dans les lieux accessibles au public le visage masqué ou dissimulé en tout ou en partie, de manière telle qu'ils ne soient pas identifiables.  Toutes ces nouvelles lois dans des domaines très divers ont en commun de limiter considérablement le champ des libertés dont nous disposons au motif de nous protéger.

En dépit des termes généraux de cette dernière loi, certains pourraient penser qu'elle vise exclusivement les femmes de confession musulmane qui portent le voile intégral. On peut en effet imaginer une application à deux vitesses, et dès lors hautement discriminatoire. Ou bien va-t-on voir la police belge verbaliser Catherine Deneuve ou Angelina Jolie, protégées de la curiosité publique par de larges lunettes fumées et un chapeau tombant ? C'est là tout l'absurde d'une loi qui dénie le droit à la discrétion et à un certain retrait visant à protéger ce que les anglo-saxons nomment la  "privacy", y compris au sein de l'espace public.

A ce jour la sécurité n'implique nullement d'être identifiable à tout moment au premier regard dans l'espace public, contrairement aux affirmations véhiculées. La loi de police prévoit uniquement que les forces de l'ordre peuvent demander à toute personne de décliner son identité dans certaines circonstances précises (avoir commis une infraction, être sur le point d’en commettre une, etc.).

Que veut-on dire par être "identifiable" ? Etre "identifiable" est différent d'être "reconnaissable". Il faut donc comprendre qu’on doit pouvoir reconnaître l’"identité" d’une personne. Mais la loi ne dit pas par qui, ni dans quelles circonstances ni sur base de quels critères. Le critère d’"identifiabilité" réfère plutôt aux forces de l’ordre qui seules peuvent «identifier» quelqu’un. Or à l’heure actuelle c’est la carte d’identité qui sert de pièce principale d’identification. Veut on dire que désormais d’autres dispositifs vont être mis en place afin d’assurer l’"identifiabilité" de tous et toutes dans l’espace public à tout moment ? Va-t-on désormais y utiliser largement par exemple des systèmes biométriques de reconnaissance faciale pour assurer cette "identifiabilité? Cette loi en serait elle une première étape, alors que cette loi entend viser les femmes qui portent le voile intégral ?

Va-t-on pour ce faire règlementer la taille des lunettes fumées ? Pourrons-nous par exemple encore combiner le port des lunettes avec un chapeau, une écharpe et/ou une perruque. Jusqu'où pourra-t-on remonter son écharpe ou descendre son chapeau ? Quid des masques antimicrobiens, des parapluies, etc. Il existe par ailleurs bien d’autres méthodes pour se rendre difficilement «identifiable», tel que le maquillage, la chirurgie esthétique, les perruques, les lentilles colorées, qui dissimulent aussi d’une certain façon le visage de façon à ne pas être «identifiable». Est-ce aussi visé par la loi ?

En plus d’être discriminatoire vis à vis de certaines femmes, celles qui portent le voile intégral pour des motifs religieux ou culturels, la loi pêche aussi par son excès. En effet, toute loi pénale doit être suffisamment précise pour être applicable sous peine de violer la Constitution (principe de la "légalité de la peine") et la CEDH (droit à avoir un procès équitable) qui imposent un degré suffisant de précision. Le juge pénal est là pour appliquer la loi et non pour l'interpréter. Et puis chacun doit être en mesure de savoir quand il enfreint la loi et d'ajuster son comportement en conséquence. La loi ne remplit pas ces conditions car personne ne sait désormais quels sont les critères à respecter en matière d'"identifiabilité" et jusqu’où on peut ou ne peut pas "dissimuler" son visage . Et qu'entend on par "dissimuler" au regard du critètre d'"identifiabilité".

Sur base base aussi la loi est annulable, ou encore être inapplicable au regard de la Convention Européenne à l'occasion d'une procédure judiciaire.

De plus cette loi crée les conditions d'une ingérence excessive dans la liberté individuelle de chacun, de sa vie privée, qui trouve aussi son terrain d'expression dans la sphère publique, ainsi que de la liberté d'expression qui sont d'autres bases de remise en cause sur base de la Constitution et de la Convention européenne.

C'est en réalité un changement radical de la notion de sécurité, au regard notamment des nouvelles technologies, qui se joue, et non seulement, comme certains le pensent, le droit de quelques centaines de femmes de confession musulmane.

14:27 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31 octobre 2012

Les musulmans de Belgique : Redouane Ahrouch

Les musulmans de Belgique

Il y a 11 ans, Redouane Ahrouch, alors secrétaire général du parti Noor, interviewé par Sahar TV (à voir à partir de la 10ième minute), en parlait déjà ...

«Le véritable visage de l’islam» se dévoile

«Le véritable visage de l’islam» se dévoile

Large compte-rendu de la (première) conférence de presse organisée le 25 octobre par les élus et représentants de la liste ISLAM.

Qui sont-ils ?

Ils se considèrent comme «les premiers conseillers communaux musulmans de Belgique» et, à ce titre, ils invitent les élus musulmans œuvrant pour le compte de formations politiques d’obédience laïque à les rejoindre...

Que proposent-ils ?

«Nous sommes là pour montrer l’islam tel qu’il se doit d’être montré, le véritable visage de l’islam. Et donc élus, on pourra parler et représenter réellement, dans la mesure de notre possible, l’islam et la communauté des musulmans. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes des communautaristes. Nous sommes loyalistes et à ce titre nous respectons intégralement les lois du peuple belge»…

26 octobre 2012

La liste Islam au conseil communal le Coran sous le bras

La liste Islam au conseil communal le Coran sous le bras

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Belga, le 25 octobre 2012

Les deux élus de la liste Islam aux conseils communaux d'Anderlecht et de Molenbeek-St-Jean ont dit jeudi considérer leur élection comme une nouvelle étape de l'émancipation de la communauté musulmane en Belgique.

"L'islam est compatible avec les lois du peuple belge", ont assuré les deux conseillers communaux, Redouane Ahrough (Anderlecht) et Lhoucine Aït Jeddig (Molenbeek), au cours d'une conférence de presse dans un salon de thé bruxellois.

Les deux islamistes comptent entrer en politique en faisant du Coran le fondement de leur programme.

"En tant qu'élus musulmans, nous embrassons le Coran. Nous considérons l'islam comme une religion universelle. Notre présence au conseil communal nous donne l'occasion de nous exprimer", a commenté Redouane Ahrough.

L'élu souligne vouloir mener une politique de "respect mutuel". A ses yeux, les musulmans sont trop souvent vus comme des citoyens de second rang. Il qualifie Anderlecht de commune "raciste" vis-à-vis des musulmans, se référant à la politique d'accueil et aux agissements de la police et du CPAS.

Lhoucine Aït Jeddig, de son côté, a notamment affirmé, concernant les familles, qu'un enfant devait être élevé dans une famille comportant un père et une mère.

La liste Islam envisage de se présenter aux élections régionales, législatives et européennes en 2014.

(Un témoignage vidéo de ladite conférence, bien plus éloquent que cette dépêche Belga, sera très prochainement disponible sur ce blog!) (Rachid Z)

22 octobre 2012

Saint-Josse Interpellation et contrôle d'identité d'une femme portant le niqab

Saint-Josse

Interpellation et contrôle d'identité d'une femme portant le niqab

17 octobre 2012

Un vote musulman aux élections communales ?

Un vote musulman aux élections communales ?

Le Soir, le 16 octobre 2012

Corinne Torrekens, docteure en sciences politique et sociale, FNRS, GERME, Université libre de Bruxelles.

Bruxelles-Ville, Molenbeek, Schaerbeek, Saint-Josse : à Bruxelles, les électeurs d’origine étrangère représentent une manne de voix importante dans une série de communes. Un vote forcément offert aux candidats de leur communauté d’origine ? Corinne Torrekens, docteure en sciences politique et sociale et chercheuse au FNRS et à l’ULB, analyse le vote de dimanche.

Le communautarisme s’est largement invité aux élections communales de ce dimanche. Preuve en est la victoire de la N-VA à Anvers, premier vote communautaire en Belgique, il faut le rappeler. Mais revenons-en à nos moutons. Le vote musulman a-t-il existé lors des élections communales de ce dimanche ? Non au sens où – tout comme pour d’autres communautés – le nombre de candidats d’origine musulmane a explosé.

Les personnes souhaitant exprimer un vote "communautaire" ont donc eu l’embarras du choix. Ainsi donc, le vote musulman s’est dispersé. Il n’empêche que des candidats ont pu bénéficier de leur campagne faite dans ou à proximité des mosquées et/ou de leurs réseaux «musulmans». Mais ces candidats ne sont pas forcément eux-mêmes musulmans. Les voix de préférence de Philippe Moureaux (PS) et de Bernard Clerfayt (FDF), dans des communes bruxelloises très comparables de ce point de vue, respectivement Molenbeek et Schaerbeek, s’expliquent aussi par leur capital sympathie auprès de la population musulmane. Considérer que les musulmans votent nécessairement à gauche s’avère, par conséquent, simpliste, surtout aux communales, ne serait-ce que par cette affirmation appuyée sur une catégorisation religieuse ne prend pas en question leur positionnement sociologique de classe (et donc la question des discriminations socio-économiques). Mais, la surprise a été créée par les résultats du parti Islam (troisième refondation du parti Nour) qui – sur les trois listes et candidats présentés à la Ville de Bruxelles, à Anderlecht et à Molenbeek – obtient deux sièges dans ces deux dernières communes.

Les candidats Ahrouch Redouane et Ait Jeddig Lhoucine, qui ont sans doute bénéficié du soutien d’une partie de la communauté chiite, arrivent même 6e en termes de voix de préférence, Ait Jeddig Lhoucine ayant sans doute grignoté des voix au bourgmestre Philippe Moureaux dans son combat très serré avec la chef de file du MR, Françoise Schepmans. Malgré son programme aberrant (présentant par exemple des objectifs relevant d’autres niveaux de pouvoir) et son manque de moyens expliquant une campagne limitée à des distributions de tracts dans des lieux publics ciblés, Islam a très certainement bénéficié d’un coup marketing. Sa percée – à Bruxelles et à Anderlecht, il réussit mieux que d’autres listes alternatives même additionnées – témoigne aussi de la croissance de trois revendications au sein d’une partie de la communauté musulmane : les repas halal, les jours de congés et le port du foulard. A ce titre, on a pu observer une véritable attitude schizophrénique de l’ensemble des familles politiques traditionnelles sur cette question : refus de candidates voilées sur certaines listes et pas dans d’autres, exclusion de certains candidats des sections locales pour avoir abordé le sujet, candidates faisant campagne avec leur voile mais se déclarant prêtes à l’enlever une fois élues, présentation de candidates mais impossibilité à arrêter une position commune claire sur la question, toutes les combinaisons ont été possibles cette année.

On le sait, le nombre de votes blancs et nuls est en augmentation par rapport à 2006, significativement dans les communes populaires où la population musulmane est importante. Si divers facteurs économiques et politiques viennent expliquer ce phénomène, le positionnement du Think thank Vigilance musulmane en faveur d’un vote blanc à Bruxelles et en Wallonie en raison des atteintes aux libertés fondamentales et qui a abondamment circulé sur les réseaux sociaux semble aussi avoir pesé lorsque l’on analyse à chaud les résultats.

Il reste un dernier enseignement à tirer du scrutin de ce dimanche : à Saint-Josse, Emir Kir, qui en 2006 avait vu lui échapper le mayorat alors qu’il arrivait en tête des voix de préférence, devient le premier bourgmestre issu de l’immigration turque d’une commune bruxelloise. La participation politique des personnes d’origine étrangère – et là, bien évidemment pas seulement musulmanes, entendons-nous bien – aux élections communales vient donc de franchir un cap et ne se limite plus à la présentation d’une liste de candidats. Alors, à quand une bourgmestre belge voilée ?

12 octobre 2012

Deux dirigeants de la mosquée de Saint-Gilles en chambre du conseil pour détournement

Deux dirigeants de la mosquée de Saint-Gilles en chambre du conseil pour détournement

 Ils auraient abusé de la confiance des fidèles

Belga, le 12 octobre 2012

Deux dirigeants de la mosquée de Saint-Gilles comparaîtront le 16 octobre prochain en chambre du conseil pour détournement d’argent donné par les fidèles lors de collectes, a indiqué ce vendredi le parquet de Bruxelles.

Les deux hommes auraient abusé de la confiance des fidèles pendant huit ans.

Selon une information parue vendredi dans la Dernière Heure, l’ancien numéro deux de l’Exécutif des musulmans de Belgique et président du centre islamique El Mouhsinin, ainsi que le secrétaire général de ce centre islamique dont dépend la mosquée de la rue de Suède, sont soupçonnés d’avoir détourné de l’argent des collectes et des dons des fidèles pendant huit ans.

Le montant de ces malversations n’a pas été précisé par le parquet.

14:50 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

05 octobre 2012

Converti à l’islam, Hervé Meillon conteste la Une de “Charlie Hebdo”

Converti à l’islam, Hervé Meillon conteste la Une de “Charlie Hebdo”

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Par Emmanuelle Praet, le 28 septembre 2012

L’ancien animateur de RTL dit comprendre la colère du monde musulman. Les caricatures de “Charlie Hebdo”, c’est de la pure provocation !

L’innocence des musulmans, le film islamophobe diffusé sur internet, a mis le feu aux poudres. “Charlie Hebdo”, le journal satyrique français, en a rajouté une couche en publiant des caricatures salées du prophète Mahomet. Les condamnations fusent du monde musulman, mais elles sont plus curieuses quand elles émanent de Hervé Meillon, un ancien animateur polémique de RTL, connu pour sa gouaillerie et son franc-parler. À 56 ans, l’homme, qui a travaillé de nombreuses années pour RTL-TVI, n’a pas sa langue dans sa poche. Face au monde musulman qui se soulève, Hervé Meillon ne cache pas son inquiétude et sa colère. En tant qu’homme, mais également en tant que… musulman. «Oui, je me suis converti à l’islam il y a quelques années. Ce n’est pas une conversion de conviction, mais d’amour», nous confie l’animateur. «J’ai rencontré Lamia, qui était plus jeune que moi (elle avait 31 ans), à un concours de chant à Paris. Je faisais partie du jury.» Ce fut le coup de foudre. «Nous avons rapidement parlé mariage. Il fut célébré en Belgique, mais nous avons dû le faire légaliser au Maroc puisque nous souhaitions vivre au Maroc et en Belgique.» Hervé a rencontré la famille de Lamia, qui bien que musulmane ne portait pas le voile. «J’ai aimé le Maroc. J’y ai rencontré des hommes et des femmes formidables. Même si je suis séparé de Lamia maintenant, j’aime y retourner.»

Hervé est devenu… Sahin

Lors de sa conversion, Hervé a dû faire des ablutions et changer de prénom. Hervé est devenu Sahin. «C’est Lamia qui a choisi ce prénom.» Voilà donc l’animateur vedette musulman. «À vrai dire, je suis areligieux. J’ai fait le petit séminaire, j’aurais pu être curé ! Puis je me suis converti à l’islam. Ensuite, j’ai travaillé bénévolement à Radio Judaïca. J’aime comprendre, j’aime savoir. La meilleure façon de se faire une idée, c’est de s’y plonger !», poursuit-il. «En réalité, j’aime la spiritualité, pas la religion.» En tant que converti, Hervé explique ne rien avoir changé à sa vie. « Je n’ai pas été prier dans les mosquées. Et non, il n’y a pas de club de convertis au Maroc ou en Belgique ! Par contre, il est vrai que, par respect, lorsque j’étais au Maroc, je faisais attention. Lors du Ramadan, par exemple, je ne buvais pas d’alcool sur une terrasse.» Se rendant régulièrement dans le pays de son ex-épouse, Hervé Meillon a appris l’arabe. «Ça fait partie de l’intégration. Ici aussi, c’est du respect. Et puis comme ça, je vois quand on m’insulte !» Même si aujourd’hui, il a refait sa vie avec une non-musulmane, Hervé Meillon est toujours considéré comme musulman. «On est converti à vie. Mais je ne fais aucun acte religieux. En fait, je suis un peu hypocrite

Le monde va mal, ce n’était pas du tout le moment !

Ce qui ne l’empêche pas d’avoir son avis sur le film polémique qui a déclenché un déferlement de haine dans le monde arabe contre l’Occident. «Un film stupide. Tout comme la réaction de “Charlie Hebdo”. Oh, je sais, on va me dire que c’est la liberté d’expression. Moi, je dis que c’est un appel à la vente, c’est tout ! Ce n’était pas du tout le bon moment de faire ces caricatures. Le monde va mal. Pour moi, c’est de la pure provocation.» Habitué à se rendre au Maroc, Hervé Meillon observe le monde évoluer. «Je vois des couples se donner la main en rue. Ce qui n’était pas le cas avant. Par contre, il est vrai qu’on ne se bécote pas en rue et que les femmes sont voilées. Mais de manière générale, le Belge est apprécié car il est respectueux, ce qui n’est pas le cas du Français. Je sais, vous allez me dire que les Marocains devraient être respectueux en Belgique aussi !»

Je suis sensible à la mort

«Pour être honnête, en ce moment, je suis très sensible à la mort. J’ai de nombreux amis qui sont décédés à la suite de cancers ultrarapides. J’ai moi-même fais un examen banal qui m’a permis d’éviter une mort dans l’année ! Alors, non, je ne suis pas religieux, je ne suis pas dupe, je ne crois pas en Dieu. Mais je crois en une force. En une énergie.»

12:18 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25 septembre 2012

Verviers: certificat d'islamité exigé, les associations musulmanes réagissent

Verviers

Certificat d'islamité exigé, les associations musulmanes réagissent

[ndPYL Franchement, ils n'ont rien d'autre à foutre à Verviers (majorité PS-MR, avec un CDH dans l'opposition aussi obsédé par ce foulard), "On a fait toute une analyse avec mes chefs de service" ! Les critères pour les photos figurant sur les cartes d'identité constituent une matière réglée au niveau fédéral, les communes n'ont nullement le droit d'inventer des exigences supplémentaires, mais les abus de l'"autonomie communale" sont légion dès lors qu'il s'agit de persécuter les habitants d'origine non -européenne. Dans le passé, il y avait eu déjà des actes de malveillance commis dans plusieurs communes bruxelloises par des employés des services état-civil et population, couverts par leur hiérarchie et leurs échevins (à Schaerbeek à l'époque de Nols, bien sûr, mais pas seulement, tant géographiquement que chronologiquement). Ainsi, des noms ont été estropiés volontairement, avec pour résultat que les membres d'une même famille se retrouvaient avec des patronymes orthographiés différemment, et bien sûr il y a les transcriptions de prénoms non conformes mais imposées par ces fonctionnaires, du style Radoine ou Ridoine (pour Radouan(e) ou Radwan(e)), Saloi (pour Saloua ou Salwa), j'ai aussi vu une Latifa turque, alors que le prénom turc est Latife. mais à l'époque la plupart de ces personnes étaient des primo-arrivants, des analphabètes ou quasi-analphabètes, des étrangers sans droits. Qu'en penseront les électeurs alphabétisés, voire diplômés, d'aujourd'hui et de demain ? Pendant des décennies, on parlait en Afrique du Sud, outre des discriminations les plus graves, de "petty apartheid", l'"apartheid mesquin", à Verviers il s'agit d'islamophobie mesquine.]

RTBF, le 25 septembre 2012

La photo que doivent fournir les citoyens lors d'une demande de nouvelle carte d'identité doit répondre à des règles précises. Enfin, précises, pas tant que cela en ce qui concerne le port d'un couvre-chef. La loi exige en effet un visage entièrement dégagé, sauf pour motif religieux ou médical. Et c'est la justification de ce motif qui pose problème. A Verviers par exemple, un certificat d'islamité a été demandé aux musulmanes portant le voile. Et cela a choqué les associations musulmanes.

La loi précise qu'il faut "apporter une justification sérieuse" pour pouvoir porter sur sa carte d'identité un couvre-chef pour motif religieux ou de santé. Pour cette dernière catégorie, un certificat médical peut suffire.

Mais pour les motifs religieux, c'est d'autant plus compliqué que le recensement sur base religieuse est interdit: "C'est ça qui pose problème, c'est qu'il y a la classification" explique Pierre Moson, échevin verviétois de l'état civil. "Il y a la protection de la vie privée, l'interdiction de faire des fichiers. On a fait toute une analyse avec mes chefs de service pour se rendre compte que les instructions qui nous étaient données étaient peu claires, voire contradictoires avec d'autres législations".

Des associations musulmanes se sont plaintes de cette pratique, qui a depuis été abandonnée. Désormais à Verviers, la signature d'un document déclarant que la port d'un couvre chef se fait pour motif religieux suffit. Pour le moment en tout cas: "Elle va rester telle quelle en attendant d'avoir plus de précisions" poursuit l'échevin, "puisque nous avons toujours l'obligation de fournir un document, une annexe, pour préciser que la photo avec couvre chef a été acceptée bien qu'étant irrégulière. Je pense que la meilleure chose à faire est de clarifier ça avec le ministre, par exemple en déposant une question parlementaire".

Verviers est un exemple des difficultés d'interprétation de la loi en la matière. D'autres communes ont également exigé un certificat d'islamité.

05 septembre 2012

Foire Musulmane

Foire Musulmane

L'ABPM, une des associations organisatrices de l'évènement, est au service du régime M6

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11:10 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23 août 2012

Les foulardées labélisées s’affichent et se moquent des libertés... comme des musulmanes !

Les foulardées labélisées s’affichent et se moquent des libertés... comme des musulmanes !

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Rachid Z, le 23 août 2012

Je m'explique : il s’agit d’un projet de "règlement générique applicable à l’ensemble des institutions scolaires de la Ville de Bruxelles" qui a été présenté il y a quelques mois, par l’échevine (PS) Faouzia Hariche, soutenue par 2 membres du cabinet (PS) Uyttendaele, au nom du Collège des Bourgmestre et Echevins, aux chefs d’établissements des écoles publiques de la Ville. Il n’a jamais été porté à la connaissance des élèves, étudiants, parents (principaux concernés), public. Il n'a pas non plus été présenté aux médias.

Selon ce projet, ces candidates foulardées, par exemple, ne pourraient même plus accéder dans les écoles publiques de la Ville, elles ne pourraient même plus s’adresser aux élèves ou aux étudiants fréquentant les établissements scolaires de la commune.

9. Derya Aliç.JPG

En voici un aperçu :

… Considérant qu’en tant que pouvoir organisateur autonome, la Ville de Bruxelles étend son action éducative aux enseignants maternel, primaire, secondaire, supérieur, de promotion sociale et secondaire artistique à horaire réduit ;

Considérant que, fondé sur des principes de démocratie, de neutralité et de pluralisme, son enseignement appartient au réseau officiel subventionné et accessible à tous, sans distinction de race, de sexe, de convictions politiques, philosophique, religieuse ou autre ;

Considérant que la Ville de Bruxelles, en tant que pouvoir public, se doit d’être neutre parce qu’elle est l’autorité de tous les citoyens par tous les citoyens et qu’elle doit les traiter de manière égale sans discrimination aucune, que celle-ci soit fondée sur l’appartenance sexuelle, les convictions philosophique, politiques, religieuse ou autre ;

Considérant que c’est sur le fondement de cette neutralité que la Ville organise son enseignement, tous niveaux et tous établissements confondus ;

Considérant que, le 21 juin 2004, en sa qualité de PO, la Ville de Bruxelles a adhéré au décret du 31 mars 1994 définissant la neutralité de l’enseignement de la Communauté tel que le permet le décret du 17 décembre 2003 organisant la neutralité inhérente à l’enseignement subventionné ;

Qu’il en résulte que le projet éducatif de la Ville repose tout d’abord sur les garanties et principes énoncés aux articles 1 à 5 du décret du 31 mars 1994 précité. 

Considérant que, complémentairement à ces garanties et principes, tenant compte de l’arrêt du Conseil d’État n° 210.000 du 21 décembre 2010 prononcé en assemblée générale et de l’arrêt de la Cour constitutionnelle n° 40/2011 du 15 mars 2011, en cohérence avec les projets éducatifs du CECP et du CPEONS, dont elle est membre, la Ville de Bruxelles entend faire reposer son enseignement sur les garanties et principes suivant :

1. l’école de la Ville est garante des valeurs de démocratie, de pluralisme et de solidarité ;

2. l’école de la Ville est ouverte à tous et dispense un enseignement garant du principe de neutralité : son caractère neutre rend possible le respect des convictions personnelles de chacun ;

3. les libertés d’opinion, de religion et d’expression ne sont donc assurées, tant dans le chef du personnel que dans le chef des élèves, que pour autant qu’elles n’aboutissent pas à compromettre le principe de neutralité précité.

Considérant par ailleurs que si l’école de la Ville désire s’enrichir de l’échange et de la confrontation d’idées et de convictions différentes, elle est convaincue que cet objectif ne doit pas pour autant impliquer la liberté, en dehors des cours de religion, de porter des insignes ou vêtements, en ce compris des couvre-chef, qui expriment une opinion ou une appartenance politique, philosophique ou religieuse, dans la mesure où de tels signes convictionnels ostensibles, par leur nature, par les conditions dans lesquelles ils seraient portés individuellement ou collectivement, ou par leur caractère ostentatoire ou revendicatif, peuvent constituer ou être ressentis comme un acte de pression, de provocation, de prosélytisme ou de propagande, peuvent porter ainsi atteinte à la dignité ou à la liberté des élèves ou d’autres membres de la communauté éducative, peuvent compromettre leur santé ou leur sécurité, et peuvent perturber le déroulement des activités d’enseignement ainsi que le rôle éducatif des enseignants.

Considérant qu’en conséquence de l’obligation faite aux enseignants, en ce compris le personnel directeur et auxiliaire d’éducation, de s’abstenir de témoigner devant les élèves en faveur d’un système religieux, politique, et philosophique, obligation qui résulte du principe de neutralité précité et du décret de la Communauté française du 31 mars 1994, notamment ses article 4 et 9, la Ville considère que le port de tout signe ostensible religieux, politique ou philosophique doit être interdit à l’ensemble des membres du personnel de l’établissement scolaire (équipe pédagogique, personnel administratif, personnel d’entretien …) lorsqu’ils se trouvent dans l’enceinte de l’établissement où ils sont affectés et en dehors de celui-ci, dans l’exercice de leurs fonctions, à l’exception des enseignants de cours philosophiques dans l’exercice de cette fonction.

Considérant, pour autant que ce besoin, que la Ville considère que le contexte de neutralité qui gouverne toute son action et sur lequel repose son projet éducatif lui permet de déduire que l’interdiction visée à l’alinéa précédent est une exigence professionnelle essentielle et déterminante au sens du décret du 12 décembre 2008 relatif à la lutte contre certaines formes de discrimination et/ou de la loi fédérale du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes de discrimination.

Considérant, en conséquence, que l’interdiction du port de tout signe d’appartenance philosophique, politique ou religieuse doit concerner également tout intervenant externe amené à s’adresser aux étudiants et élèves dans le cadre des cours et des activités extrascolaires, sauf lorsqu’il interviennent spécifiquement dans le cadre de cours philosophique ; …

28. Farida Tahar.jpg

Sur proposition du Collège des Bourgmestre et Echevins ; Freddy Thielemans (PS), Faouzia Hariche (PS), Philippe Close (PS), Mohamed Ouriaghli (PS), Christian Ceux (CDH), Karine Lalieux (PS), Chantal Noël (CDH), Hajj Ahmed El Ktibi (PS), Bertin Mampaka (CDH), Jean De Hertog (CDH), Hamza Fassi-Fihri (CDH), (et les échevins empêchés : Joëlle Milquet (CDH), Pascal Smet (SP.A), Steven Vanackere (CD&V))

ARRETE

Article 1er – Dans l’ensemble des établissements d’enseignement organisés par la Ville, le port de tout signe ostensible religieux, politique ou philosophique est interdit à l’ensemble des membres du personnel (équipe pédagogique, personnel administratif, personnel d’entretien …) lorsqu’ils se trouvent dans l’enceinte de l’établissement où ils sont affectés et en dehors de celui-ci, dans l’exercice de leurs fonctions, à l’exception des enseignants de cours de philosophiques dans l’exercice de cette fonction.

Article 2 - Dans l’ensemble des établissements d’enseignement organisés par la Ville, l’interdiction visée à l’article 1er est applicable aux élèves et aux étudiants lorsqu’ils se trouvent dans l’enceinte de l’établissement où ils sont inscrits et en dehors de celui-ci, dans le cadre des stages et activités scolaires, extra muros et parascolaires.

Article 3 – Dans l’ensemble des établissements d’enseignement organisés par la Ville, l’interdiction visée à l’article 1er est applicable à tout intervenant externe amené à s’adresser aux élèves et aux étudiants dans le cadre des cours et des activités extrascolaires, sauf si son intervention a lieu dans le cadre spécifique d’un cours philosophique

Article 4 – Le présent règlement est applicable sans préjudice des règles complémentaires ou spécifiques adoptées par niveau d’enseignement dans le respect de la législation applicable à chacun des niveaux.

Article 5 – Tout manquement aux articles 1er et 2 du présent règlement est constaté et sanctionné conformément aux procédures disciplinaires applicables.

Article 6 – En cas de manquement à l’article 3, le chef d’établissement raccompagne l’intervenant externe à la sortie de l’établissement et la relation professionnelle nouée avec ce dernier est suspendue, sauf engagement exprimé par écrit de respecter le présent règlement.

En cas de récidive, l’autorité compétente peut rompre définitivement la relation professionnelle nouée avec l’intervenant externe.

Article 7 – Sans préjudice des règles relatives à sa publication, le présent règlement est affiché en permanence à l’entrée de l’ensemble des établissements d’enseignement organisés par la Ville.

24 juillet 2012

Molenbeek : Menaces d’attentat à la grenade en début de ramadan

Molenbeek

Menaces d’attentat à la grenade en début de ramadan

L’Hôtel de Ville de Molenbeek menacé ?

Belga, le 24 juillet 2012

La police de Molenbeek a pris des mesures de sécurité à la suite de menaces d’un éventuel attentat à la grenade en ce début de ramadan.

La police locale de Molenbeek a pris des mesures de sécurité à la suite de menaces concernant un éventuel attentat à la grenade en ce début de ramadan, a indiqué mardi la zone de police Ouest, confirmant une information de Brusselsnieuws. La semaine dernière, une source judiciaire avait en effet fait état de ces menaces à la police locale, sans toutefois préciser la provenance de cette information.

«L’information nous est parvenue via une source judiciaire la semaine dernière. Elle faisait état de menaces assez vagues d’attentat à la grenade contre des bâtiments publics de Molenbeek durant les premiers jours du ramadan», a indiqué Johan Berckmans, porte-parole de la zone de police Ouest.

Durant ces derniers jours, une surveillance policière a été mise en place autour de bâtiments publics tels que la maison communale et le CPAS. Une vigilance accrue a également été demandée aux gardiens de la paix et stewards communaux.

Aucun incident ou agissement suspect n’a pour le moment été constaté.

13:18 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |