22 septembre 2009

Oui, il existe des zones de non droit à Bruxelles !

Oui, il existe des zones de non droit à Bruxelles !

Flinker

 

Par Daniel Flinker, le 21 septembre 2009

Déjà, chaque agence Fortis : le bankster trafique des milliards d’euros via les paradis fiscaux. Et puis, une entreprise implantée dans la capitale de l’Europe sur trois enfreint la loi : toutes ces sociétés qui discriminent les travailleurs dont le nom a une consonance trop étrangère. Et aussi, les camps dans lesquels sont concentrés ceux qui ont commis le «crime» impardonnable de ne pas posséder de papier.

En fait

, la Région bruxelloise pullule de zones de non droit. Depuis les cellules surpeuplées de Saint Gilles jusqu’aux trottoirs sexuellement exploités du Quartier Nord.

Mais non

, foi d’inspecteur, c’est Molenbeek, la zone de non droit ! Pour s’en convaincre, les journalistes et leur public ont même droit au témoignage assermenté de la police scientifique : «Apprenti terroriste + islamiste à longue barbe : par femme voilée x racaille maghrébine = … Cette année encore, la commune de Philippe Mourreaux se voit décerner le prix d’excellence en matière d’illégalité, la plus grande distinction dans le domaine de la petite criminalité».

A Molem’, y en a qui vendent du shit ?

Et à Uccle, les fils de bourges sniffent la coke. Et en Afghanistan, des flamands en uniforme déversent des bombes.

C’est pas vrai, à Molem’, y en a vraiment qui dealent du shit ?!

Et il y a même blindé de types, du côté d’Etangs noirs, qui ont le cœur aussi dur que le pays qui les a vus naître par erreur. Oui, il y en a décidément plein, à Comte de Flandre, qui espèrent baiser la Belgique… jusqu’à ce qu’elle les aime enfin.

Oui, à Molenbeek, y en a qui vendent du shit ! Et c’est exagéré combien y a de gars, au Maritime, qui se soignent à la médecine douce et tirent des tafs à la santé du quartier.

Pourquoi celui qui annonce résider à Molenbeek est systématiquement accueilli par un «Sincères condoléances» ? Faillite du système : au passif de l’Etat, un gouffre tellement gigantesque qu’aucune télé n’est parvenue à le filmer. Elles préfèrent diffuser des reportages «Made in Brigade anti-émeute», bien plus brutaux que n’importe quel bris de vitrine. Caricature : intervention d’un garçon masqué ; amalgame : ralenti sur quatre jeunes zoomés en rue; mépris envers une population calomniée : vue panoramique du ghetto ; propagande officielle : voix modifiée d’un bon policier. Copiées collées, des images, coups de couteau contre la vérité, se répètent pour ne pas poser les vraies questions, à propos des inégalités dont souffrent les habitants de ces quartiers et qui sont amplifiées par la stigmatisation d’une population immigrée.

Que Justice soit faite.

Quand les autorités entameront-elles une procédure accélérée en réhabilitation, rendront-elles des comptes, payeront-elles une note salée à tous les Molenbeekois, qui résistent dans ce monde pourri, qui avancent pour leurs proches, pour ne pas crever ?

Champ de vision bétonné + éducation musclée, matraquée par MP3 au son de 50 Cent + scolarité D+ sorties frustrées à la boîte de nuit «Défense d’entrer» + avenir voilé puis chômé + réunion des premiers de la classe à l’école de la rue + ramadan en été = Pneus qui crissent Rue Brun- «faut pas être une chochotte».

Molenbeek et ses générations sacrifiées à tenir les murs d’une société qui se fissure, à suffoquer dans une atmosphère saturée de sirènes hurlantes et souillée par les propos racistes de la police. Molenbeek, ses Missions locales, ses cicatrices en plein coeur d’une cité prolétaire; Molenbeek, son canal et son homicide social volontaire.

Daniel Flinker, un ex-Molenbeekois saluant sa patrie d’origine depuis les hauteurs du 10-30

16 août 2009

Anderlecht : Liberté d’expression en danger

Anderlecht

Liberté d’expression en danger

 

Ce dimanche, en fin de matinée, devant le marché de l’Abattoir, alors qu’il informait les clients et les commerçants sur la provenance criminelle de certains produits sur les étales, Nordine, membre d’ÉGALITÉ, s’est fait arrêter et conduire dans une cellule du commissariat de la commune d’Anderlecht où il a enduré les insultes racistes et les incitations à la haine proférés par certains agents de police.

A sa sortie, six heures plus tard, Nordine raconte l’épreuve endurée …

 

07 mai 2009

Un caricaturiste marocain indésirable

Un caricaturiste marocain indésirable chez lui

Et vive la liberté d'expression

24 avril 2009

La question du voile en Belgique

La question du voile en Belgique

Le public interpelle Nadia Geerts

 A l'occasion de la conférence-débat organisée par la Maison de la Laïcité, le 21 avril dernier

07 avril 2009

Voilées ou pas nous exigeons l’égalité… sans guillemets !

Voilées ou pas nous exigeons l’égalité… sans guillemets !

Nordine Saïd (Tête de liste ÉGALITÉ), le 07 avril 2009

Le Conseil d'État a rendu ce 02 avril 2009 deux arrêts importants et identiques dans leurs conclusions, relatifs au port du voile dans les établissements scolaires relevant de la Communauté française de Belgique.

Les règlements l'interdisant sont maintenus. La motivation du Conseil d'État n'est pas anodine

Le Conseil d'État décide que des règlements scolaires qui interdisent le port du voile contribuent à promouvoir la paix et la fraternité.

Les jeunes filles et les femmes qui portent le foulard ne sont pas des Belges entre guillemets, elles sont d’ici, partie intégrante de notre société. Même si nombre d’entre elles sont doublement exclues : d’abord parce qu’elles sont femmes et ensuite parce qu’elles appartiennent à un groupe social stigmatisé

On ne compte plus les "vrais-faux" lapsus qui transforment dans la bouche des politiques et des journalistes, des citoyen(ne)s belges en immigré(e)s pour l’éternité.

Si

l’on ne peut les convertir a notre universalisme, au moins leur interdira-t-on ainsi l’entrée des écoles, des administrations, des hôpitaux

Tant que la Belgique refusera de donner aux descendants des peuples qu’elle a colonisés l’égalité promise par sa Constitution, par ses lois internes autant que par ses obligations internationales, la Belgique aura des problèmes. Des foulards, dont l’interdiction exacerbera la visibilité au lieu de la réduire, mais peut-être aussi d’autres réactions d’amertume un peu plus méchantes de la part des groupes discriminés. "Qui sème l’injustice récolte la colère", non ? On ne peut pas constamment mépriser, écraser, exclure, sans provoquer un jour une révolte.

La Belgique ne pourra tenir sa promesse d’égalité tant qu’elle refusera de regarder en face l’inégalité illégale tous les jours perpétrée : la discrimination permanente à tous les niveaux - emplois, école, administration, logement... Il n’y a pas un acte de la vie quotidienne qui soit indemne d’un racisme latent à l’égard de ceux que notre histoire coloniale continue à nous faire considérer comme des sous-êtres.

Pour l’instant, ce pays vit très bien avec ces discriminations - du moins le croit-il - et applique de fait, sinon de droit, le système de la préférence nationale et de la préférence masculine de façon éhontée. Et l’on veut encore ajouter une loi inique et raciste

au contentieux ?

Comment des juges peuvent-ils soutenir une loi qui aboutit à exclure des jeunes filles de l’école, souvent leur seul lieu d’émancipation

?

Chacun sait que cette loi qu’on nous présente comme une loi pour la laïcité vise en premier lieu le foulard en tant que signe visible d’une religion crainte et fantasmée, celle des "nouvelles classes dangereuses".

Nous manifestons très fermement notre opposition à toute loi stigmatisant l’islam, et les femmes musulmanes en particulier. Nous en appelons à un débat de fond sur toutes ces questions à travers des discussions, contributions, rencontres, débats publics..., et aussi à lutter ensemble, en tant que démocrates et féministes, athées ou pas, voilées ou pas, contre toutes les discriminations et pour l’Egalité…sans guillemets

Le Blog de la liste

ÉGALITÉ

 

.Le 07 juin votez pour l’Egalité entre tous les citoyens !
, etc… Ne pouvant les renvoyer "chez eux/elles" puisque ils/elles sont ici chez eux, on peut - on sait y faire ! - les traiter en citoyen(ne)s de seconde zone, en indésirables, en caste inférieure.
.
.

23 janvier 2009

«Droit au but»...

«Droit au but »

Manifestation des convictions religieuses…

Selon Dan Van Raemdonck

(ex-président de la Ligue des Droits de l’Homme et ex vice-président du Centre d’Action Laïque), Francis Delperé (constitutionaliste et sénateur CDH) et Yacoub Mahi (professeur de religion islamique)...

Première partie  

Ces élus

(toutes origines, couleurs et convictions confondues) publics qui siègent à Bruxelles-Ville, ces délinquants issus de familles politiques prétendument antiracistes portent «démocratiquement», (comme le clament Georges Verzin (MR), Véronique Jamoulle (PS)), atteinte à nos droits et libertés fondamentaux, en avalisant, à travers des actes laïcistes, islamophobes concrets, à savoir l’interdiction arbitraire du port du foulard, du turban, du keffieh… dans nos écoles publiques, financées par nos impôts !!! Incorrigibles, manifestement, ces islamophobes !!! Faut que ça cesse !!! Faut les sanctionner comme il se doit !!!

Freddy Thielemans (

PS), Ahmed El Ktibi (F.F.) (PS), Mohamed Ouriaghli (PS), Faouzia Hariche (PS), Philippe Close (PS), Karine Lalieux (PS), Hamza Fassi-Firi (F.F.) (CDH), Christian Ceux (CDH), Chantal Noël (CDH), Bertin Mampaka (CDH), Jean De Hertog (CD&V)
Fatima Abid (PS), Mustafa Amrani (PS), Samira Attalbi (PS), Mohammed Boukantar (PS), Mounia Mejbar (PS), Souad Razzouk (PS), Mahfoudh Romdhani (PS), Sevket Temiz (PS), Christian Van Der Linden (PS), Yvan Mayeur (PS), Marie-Paule Mathias (PS), Julie Fiszman (PS), Saïd El Hammoudi (CDH), Joëlle Milquet (CDH), Lydia Mutyebele (CDH), Nestorine Kimbondja Kalengi (CDH), Zoubida Jellab (Ecolo), Geneviève Oldenhove de Guertechin (CDH), Catherine Lemaître (Ecolo), Michel Barnstijn (Ecolo), Marie Nagy Patino (Ecolo), Geoffroy Coomans de Brachène (MR/PRL), Francis Heirbaut (MR/FDF), Fabian Maingain (MR/FDF) Jacques Oberwoits (MR/PRL), Jean-Louis Peters (MR/FDF), Frédérique Ries (MR/PRL), Alain Nimegeers (MR/FDF), Marion Lemesre (MR/PRL), Jean Baptiste De Crée (Mouvement socialiste), Els Ampe (VLD), Steven Vanackere (CD&V), Pascal Smet (SP.A), Eric Arckens (VlaamsBelang), Monique Moens (Vlaams Belang)

Puisqu’ils persistent à maintenir vos enfants à la marge de la société, sanctionnez-les

!!! Comme il se doit !!!

Bruxelles-Ville

Qu’ils aillent se faire afficher... voir ailleurs !!!

15 janvier 2009

Prolongations

Prolongations

 

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Saïdi Nordine, le 11 janvier 2009

 

Voici mon témoignage que j'ai tapé d'une traite, le soir de mon arrestation

 

Ce dimanche 11 janvier 2009, comme beaucoup d'entre vous, je suis allé manifester mon indignation face au massacre qui se passe à Gaza depuis  le 16ème jour consécutif et qui a déjà fait 901  morts et 3.695 blessés !

 

J'ai participé à la manifestation pour exprimer mon dégout face à la complicité de l'Europe qui, le 8 décembre a encouragé le gouvernement israélien à poursuivre les crimes qu'il commet depuis 61 ans !

 

Je cite «Ce crime a été rendu possible par l'impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l'Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l'UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.» Communiqué du Bureau National De l'Union Juive Française pour la Paix 29/12/09.

 

La manifestation s'est très bien déroulée. Il y avait à mon avis 100.000 personnes. Pour ma part, je trouve exagéré de dire qu'il y avait beaucoup de slogans ou de représentations choquantes.

 

Pourquoi ne serait-il «pas bien» de crier «Allah Akbar» ? Finalement, la plupart des gens sait que cela signifie «Dieu est Grand». Quel est le mal dans la signification de ces mots ?

 

Certains ont dénoncé l'utilisation de poupées ensanglantées en disant que c'était contre-productif.

 

Mais ne sont-elles pas comme les images que l'on voit dans la presse ?  Ne devrait-on pas écrire au Soir et autres médias pour leur demander d'arrêter de nous montrer ces images ou devons-nous imposer à nos gouvernements d'agir pour que l'on ne voie plus jamais ça !

 

Avec 100.000 personnes dans la rue, il est normal que chacun s'exprime selon sa manière et sa culture. Notons la présence solidaire des drapeaux vénézuélien et chilien.

 

Certains des manifestants portaient des calicots comparant Israël au nazisme, «Stop au Génocide», «Gaza =Auschwitz»,  «Gaza n'est pas Varsovie»,…

 

Je peux comprendre pour différentes raisons que ces slogans heurtent la sensibilité des gens, mais ce n'est pas anti-sémite, ni négationniste que de déclarer que ce qui se passe à Gaza est un génocide, conformément à la définition donnée par les Nations-Unies.

 

Vers 18h00, du côté de Rogier, des échauffourées ont commencé avec quelques petits «C.» faciles à maîtriser avec de la bonne volonté (surtout que ceux-ci sont bien connus de la police en général).

 

Avec des mamans, papas, et grands frères, nous faisions tout pour les calmer et les chasser de là. Les mamans allant même jusqu'à les insulter en arabe ou en français.

 

Ensuite, nous sommes redescendus vers le boulevard Adolphe Max-direction gare du midi et là nous avons été pris en tenaille par la police (chevaux, combis, auto-pompe). Lorsque je dis «nous», ce sont «les manifestants qui appelaient au calme», encerclés comme si nous étions de «méchants fous furieux barbus prêts  à bruler Bruxelles» !

 

Je ne dis pas qu'il n'y avait pas de perturbateur, je ne les excuse pas. Mais ne serait-il pas temps de se demander sérieusement pourquoi cette identification au conflit israélo-palestinien ?

 

Ainsi, il restait un peu moins de cent personnes, encerclées par la police. Un des policiers a appelé au calme avec son parlophone  et a demandé de ne pas s'énerver,…

 

Nous nous sommes faits embarqués, un par un, dans le bus de la police et emmenés dans le sous-sol du palais de justice. Nous avons tous eu des colsons fortement serrés, les mains derrière le dos.

 

Arrivé au palais, je me suis fait débarquer brusquement par une femme. Je lui ai demandé de ne pas m'empoigner. Sur ce, un de ses collègues m'a donné un coup violent dans la côte droite en ajoutant : «Ca, c'est pour que tu fermes ta gueule, si tu continues, ca devient sérieux».

 

Nous avons tous été mis au sol, jambes écartées, en enfilade, l'un dans l'autre (Certains comprendront ce que je veux dire).

 

A côté de moi, un gars a fait un malaise, j'ai appelé le chef (Vandersmissen) qui lui a répondu : «Si tu veux une ambulance, j'appelle, mais c'est toi qui paie, pas l'Etat». Une autre personne néerlandophone, d'origine turque, s'est faite tabasser par cinq policiers parce qu'elle ne se levait pas ! (mais elle ne comprenait pas le français)

 

Un jeune s'est fait «traiter» de juif, parce que «tu portes le même chapeau qu'eux» ! Je ne pense pas que ce soit nécessaire de citer la suite des commentaires de la police.

 

Tout ce que je viens de raconter, je l'ai vu et entendu de mes propres yeux et oreilles. Pour être honnête, je n'en veux pas à la police. Les grands moyens étaient prévus et la presse a annoncé cette manifestation comme une manifestation où il risquerait d'y avoir des débordements, ce qui a pu refroidir les indécis.

 

Il aurait été sot de ne pas mettre le plan en marche. De plus, quel meilleur entrainement-simulation sur le terrain avec des personnes non-violentes en plus !

 

Les colsons étaient en suffisance, les sacs pour effets personnels de même, les agents, les camionnettes,…pourquoi ne pas les utiliser ?

 

J'ai passé plus de quatre heures en cellules avec quatorze gars, et aucun n'était antisémite, ni terroriste, ni rien du tout, mais beaucoup étaient barbus (moi aussi ces jours-ci).

 

Il y avait un Espagnol «juif», un néerlandophone qui n'était pas à la manif, mais qui rentrait chez lui, et un Sans papier marocain (de Nador).

 

Plusieurs étaient mineurs, mais séparés dans d'autres cellules.

 

Nous avons eu le temps de discuter longuement du conflit et pour aucun d'entre eux, il n'y avait de confusion (juif/Israël), il faut dire que les Rabbins antisionistes sauvent la mise.

 

Avant de sortir, nous sommes passés devant le photographe avec la pancarte sur laquelle notre numéro était noté. (le mien,103)

 

Dernier incident avant de partir, «l'Espagnol» s'est fait confisquer sa carte sd (numérique photo) et ne voulait pas quitter le poste avant de l'avoir récupérée. Deux policiers se sont précipités sur lui et l'ont sorti. Je suis allé vers eux et leur ai dit que je l'accompagnais jusqu'à la sortie.

 

A la sortie, plusieurs parents étaient présents pour reprendre leur enfant. Je leur ai dit qu'ils ne devaient pas s'inquiéter et qu'ils n'avaient rien à leur reprocher en général.

 

Certains d'entre vous me diront de porter plainte, de dénoncer, que c'est injuste,…Pour moi, l'important n'est pas là.

 

Restons concentrés sur ce qui nous réunit tous : les droits inaliénables des Palestiniens à leur terre, les cessations des massacres, des démolitions, de la colonisation, la libération des prisonniers, …des droits simples qui doivent leur être accordés comme à tant d'autres.

 

Au fait, nous nous sommes tous promis d'être présents lors des futures manifestations pour la Palestine.

 

Solidairement,

24 décembre 2008

Le programme d'Aljazeera sur les menaces contre Özgüden

Le programme d'Aljazeera sur les menaces contre Özgüden

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Le 24 décembre 2008


 

La chaîne Aljazeera a, mardi 23 décembre 2008, consacré une partie importante de son journal télévisé à un reportage .

sur les menaces qui pèsent sur Dogan Özgüden, rédacteur en chef d'Info-Türk

Dans le reportage réalisé par son correspondant à Bruxelles, M. Labib Fahmy, et diffusé plusieurs fois en boucle, Özgüden par l'Ambassade de Turquie ainsi que par certaines associations et sites en raison de l'engagement d'Info-Turk à la défense des droits de l'homme et des peuples kurde, arménien, assyrien, grec et kurde.

a expliqué la pression et les menaces exercées

 

"Les menaces contre nous existent depuis le début de notre exil en Belgique, pendant plus de 30 ans, mais elles sont cette fois-ci plus inquiétantes qu'avant," a-t-il dit.

Dans son interview, le sénateur belge Josy Dubié qui a interrogé le ministre de l'Intérieur au Senat et obtenu la protection d'Özgüden, a dit: "

Il faut que l'Etat belge soit vigilant à l'égard des ultranationalistes turcs et fasse arrêter le menaces contre toute personne opposant du régime d'Ankara quelle que soit son origine, kurde, arménienne, turque ou même belge."

Le directeur de la Fédération arménienne d'Europe, M. Laurent Leylekian, lors de son interview, a dit: "

Ce qui est plus inquiétant et pire est que les autorités européennes restent devant ces menaces comme spectateurs et n'interviennent jamais."

A la fin du programme Aljazeera a annoncé qu'elle a demandé des explications de la part des accusés sur ces menaces .
"L'actualité est toujours ouverte et peut-être elle ira vers le pire!" a conclu Aljazeera.

mais ces derniers ont carrément refusé de répondre

http://www.info-turk.be


INFO-TURK
Tel: (32-2) 215 35 76

Fax: (32-2) 215 58 60

14 décembre 2008

Port du voile à l'école

 

 

 

 

 

 

  

 

  

  

Port du voile à l'école

La Cour européenne des droits de l'homme déboute deux Françaises

 

 

 

LE MONDE

 

 

, le 04 décembre 2008

 

Deux jeunes Françaises de confession musulmane

 

qui contestaient leur exclusion définitive de leur établissement scolaire pour avoir refusé de retirer leur foulard, ont été déboutées, jeudi 4 décembre à Strasbourg, par la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). Agées de 21 et 22 ans, les deux jeunes femmes avaient été exclues en février 1999 de leur collège de Flers (Orne) où elles étaient scolarisées en classe de 6e, après avoir refusé à de multiples reprises d'ôter leur foulard durant les séances d'éducation physique. Elles ont, depuis, continué leur scolarité par correspondance

.

Après que leurs recours

devant les juridictions administratives françaises ont tous été rejetés, elles ont saisi la Cour européenne

 

Dans son arrêt rendu

à l'unanimité des juges, la cour de Strasbourg relève que l'interdiction du port du voile était prévue par la loi et avait pour finalité "de préserver les impératifs de laïcité dans l'espace scolaire". "En France, comme en Turquie ou en Suisse, la laïcité est un principe constitutionnel, fondateur de la République, auquel l'ensemble de la population adhère et dont la défense paraît primordiale, notamment à l'école", ajoute la Cour. La juridiction du Conseil de l'Europe rappelle sa jurisprudence notamment établie dans deux arrêts, l'un de 2004, l'autre de 2005. Cette année là, saisie par une jeune musulmane turque exclue de la faculté de médecine d'Istanbul, la Cour avait reconnu le droit de la Turquie  d'interdire le port du voile à l'université.
, l'interdiction de porter le foulard islamique à l'école étant, selon elles, contraire à la liberté religieuse et au droit à l'instruction, soit aux articles 9 (droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion) et 2 du Protocole 1 (droit à l'instruction) de la Convention européenne des droits de l'homme.

2004 ET 2005

JURISPRUDENCE EN

La Cour estime par ailleurs que

(

Contrairement aux Constitutions des États laïques que sont la Turquie et la France, celle du Royaume de Belgique adopte, elle, le principe de NEUTRALITE, c’est-à-dire qu’il ne se revendique d’aucune religion, philosophie ou idéologie et, jusqu'à présent, aucune loi restreignant, d'une man!ère ou d'une autre, la liberté de manifester nos convictions n’a été promulguée par le législateur!!!
  

Quoi qu’en statuent les juridictions compétentes belges, l’interdiction votée aux sein des

Conseils communaux par des partis se prétendant démocratiques (censés, avant tout, veiller à garantir les droits et libertés des citoyen(ne)s, que ça plaise ou non, prévus dans les textes fondateurs du Royaume !!!), les choix comportementaux, les attitudes vestimentaires imposés par la majorité des chefs d’établissements scolaires, soutenus par la Communauté française,

revêt, au regard des dispositions constitutionnelles et selon l’observateur citoyen que je suis, un caractère arbitraire et discriminatoire manifeste !!!

 

Les musulmanes, les sikhs,… de

Belgique sont encore en droit de vivre leur LIBERTE et de ne pas préférer celle qu’on s’acharne à leur imposer !!! Ils ont raison, après avoir épuisé l’ensemble des recours proposés par notre politisée justice, de faire valoir cette LIBERTE usurpée auprès de la Cour européenne des droits de l'homme : le contexte juridique belge n’est pas calqué sur celui de nos voisins français et encore moins sur celui hérité d’Atatürk !!!) (Rachid Z)

la sanction qui a frappé les deux jeunes filles, agées à l'époque de 12 et 13 ans, n'était pas "disproportionnée", dans la mesure où elles ont eu la faculté de poursuivre leur scolarité par correspondance. Selon les juges, les convictions religieuses des requérantes ont été "pleinement prises en compte face aux impératifs de la protection des droits et libertés d'autrui et de l'ordre public"  

01 décembre 2008

A Anvers, Saint-Nicolas (presque) victime collatérale de l'interdiction de porter des symboles religieux?

 

 

 

A Anvers, Saint-Nicolas (presque) victime collatérale de l'interdiction de porter des symboles religieux

?

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PYL Anvers est un véritable laboratoire de la construction d'une société flamande multiculturelle et multiconfessionnelle où le bourgmestre socialiste Patrick Janssens et ses échevins socialistes, démocrates-chrétiens et libéraux expérimentent toutes les mauvaises pratiques possibles et imaginables, avec une stratégie de communication alliant hypocrisie et mensonges. Il y avait déjà eu l'interdiction du port des "signes distinctifs" pour les employés communaux en contact avec le public, qui avait fait des victimes collatérales parmi les femmes, notamment musulmanes, engagées spécifiquement comme assistantes maternelles ou primaires dans des écoles à forte concentration d'allochtones. Il y a eu aussi l'affaire des repas halal pour tous dans les voyages scolaires et dans les cantines scolaires, où des documents internes avaient été publiés et où l'échevin socialiste de l'instruction publique Robert Voorhamme avait changé plusieurs fois de version dans les interviews, ce qui lui avait fait perdre toute crédibilité. C'est aussi à Anvers qu'un juge avait expulsé de "son" tribunal une femme musulmane portant le foulard au nom d'un règlement datant du XIXème siècle interdisant les couvre-chefs. A noter que Luc Van der Kelen, influent éditorialiste du quotidien libéral laïc Het Laatste Nieuws, s'en était également pris dans un édito à ce magistrat qui n'a malheureusement jamais été sanctionné ni même rappelé à l'ordre.]
 

 

 

 

7sur7  , le 30 novembre 2008

Saint-Nicolas

pourra quand même arborer

la croix sur sa mitre lors de sa visite dans les écoles de la ville d'Anvers, a déclaré le directeur général de l'enseignement communal d'Anvers, Frank Noten, lors d'un débat sur la chaîne de télévision régionale ATV.

Cette semaine, une

onde d'émotion avait parcouru les écoles communales, la ville ayant publié une directive interdisant au Grand Saint de porter des symboles religieux. Le principe de la directive reste acquis mais dans le cadre de l'autonomie dont disposent les établissements, il sera permis d'accorder une dérogation à Saint-Nicolas.

Lors du débat, M. Noten a nuancé le fait qu'il s'agirait d'une directive générale interdisant les symboles religieux, tout en précisant que l'enseignement officiel de la ville continuerait à défendre le

principe de neutralité et veillerait à ce que tout le monde puisse recevoir son enseignement, quelle que soit sa religion.

Des intervenants au débat se sont demandé

si la crèche avec l'Enfant Jésus seraient encore autorisées sous les sapins dans les classes.

Le commentateur Luc Van der Kelen a parlé de

sottise idéologique au sujet de toute cette affaire et a déploré le fait que l'échevin de l'Enseignement d'Anvers n'ait pas pris part au débat.

A relire : Saint-Nicolas serait-il, aussi, une ordure ?

07 novembre 2008

DROITS-TURQUIE : Le pouvoir veut aussi museler la liberté d'expression sur internet

DROITS-TURQUIE

Le pouvoir veut aussi museler la liberté d'expression sur internet

 

Par Mehmet Koksal, (IPS), le 30 octobre 2008

 

Istambul - Les procès, les pressions et les intimidations du pouvoir à l'égard des intellectuels, des journalistes, des éditeurs, des syndicalistes et des défenseurs des droits humains s'exercent tellement que l'habitude de vivre avec la censure s'installe dans la vie quotidienne des personnes. De plus, une nouvelle forme de répression s'inscrit maintenant dans le livre noir des atteintes à la liberté en Turquie : la répression croissante de la liberté d'expression sur internet, explique un rapport trimestriel de l'agence de presse Bianet à paraître ce vendredi 31 octobre.

 

«Les pressions et les répressions du pouvoir sont tellement fortes que les gens commencent finalement à avoir l'habitude de vivre dans une société qui pratique systématiquement la censure. La conséquence directe de cette politique est une limitation excessive du champ d'investigation journalistique et scientifique», explique Erol Önderoglu, auteur du baromètre trimestriel sur la liberté d'expression édité par l'agence de presse turc Bianet basé à Istanbul. Ce rapport trimestriel d'une trentaine de pages relatif aux mois de juillet, août et septembre 2008 dresse la liste des atteintes à la liberté d'expression dans les médias locaux et nationaux turcs.

 

«Pour justifier la limitation de la liberté d'expression, le pouvoir invoque toujours l'argument de précaution visant à ne pas saboter le travail de l'armée qui lutte officiellement contre le terrorisme. Cette logique a encore été appliquée dans deux cas récents (Aktütün et Daglica) contre le traitement médiatique relatif à des opérations militaires contre le PKK où l'attitude de la presse dérangeait le pouvoir», ajoute le journaliste qui pointe du doigt l'augmentation du nombre de procès contre les idées considérées comme dérangeantes par «l'armée, le gouvernement ou les institutions essentielles de l'Etat».

 

L'arsenal juridique utilisé par le pouvoir pour réprimer la liberté d'expression repose essentiellement sur 4 textes juridiques : le code pénal turc, les lois antiterroristes, la loi sur la presse et une loi spéciale de 1951 qui protège la mémoire d'Atatürk [le fondateur de la République]. «Non seulement les paramètres de pression augmentent mais l'impunité aussi car de plus en plus de délits et de crimes commis par les représentants de l'ordre restent impunis. Pour les victimes, il ne reste alors plus qu'une seule adresse pour espérer obtenir une réparation des dommages causés : la Cour européenne des Droits de l'Homme», déclare Erol Önderoglu.

  

La suite : http://ipsnouvelles.be/news.php?idnews=10016

28 août 2008

Suisse : Interdiction des minarets

 

 

 

 

 

Suisse

Interdiction des minarets

 

 

«Discriminatoire et dangereuse»

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Par FRANÇOIS NUSSBAUM, Le Nouvelliste  , le 28 août 2008

Six semaines après le dépôt de

l'initiative anti-minarets, le Conseil fédéral recommande son rejet au Parlement. Elle rate sa cible et viole plusieurs droits fondamentaux.

Le Conseil fédéral avait annoncé qu'il irait vite en besogne. C'est chose faite: il a adressé hier au Parlement son message sur l'initiative

populaire «contre la construction de minarets» déposée le 8 juillet. Comme son nom l'indique, elle veut interdire, sans exception, la construction de ces tours qui flanquent les mosquées et d'où - dans les pays musulmans - le muezzin appelle à la prière.

Pour le comité d'initiative (formé de proches de l'UDC et de l'Union démocratique fédéraliste),

 

    

 

  

 

 

 

Finalement,

non

. Une initiative est déclarée nulle (et n'est pas soumise au peuple) si elle enfreint des règles «impératives» de droit international, comme l'interdiction des exécutions arbitraires, de la torture, de l'esclavage, du génocide. Ce n'est pas le cas de l'initiative anti-minarets. Mais elle viole des droits fondamentaux garantis par la Constitution et des conventions internationales.

liberté religieuse

Il s'agit de la

(qui serait refusée aux musulmans), mais

aussi de l'interdiction de la discrimination (on ne s'attaque qu'à l'islam) et de l'égalité devant la loi (pour ces mêmes motifs). Il y a aussi le principe de la proportionnalité (l'initiative ne prévoit aucune exception) et le respect du droit international (les droits de l'homme sont garantis au niveau européen et de l'ONU).

Voilà pour les arguments juridico-moraux. Mais que veulent les auteurs de l'initiative?

Empêcher que l'extension de l'islam étouffe la société suisse et prévenir les actes violents d'extrémistes se réclamant de l'islam. Par l'interdiction des minarets? «Le fondamentalisme ne tient pas à des constructions, mais à des hommes», répond la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.

L'initiative

rate sa propre cible, ajoute-t-elle. Car la législation suisse permet de refuser l'entrée en Suisse à des suspects et de retirer l'autorisation de séjour à d'autres:

une mesure déjà appliquée à certains prédicateurs. Aucun musulman en Suisse ne peut invoquer sa religion pour se soustraire à l'ordre juridique helvétique. A l'inverse, il doit bénéficier des mêmes droits que tout un chacun.

Enfin, le Conseil fédéral juge l'initiative

dangereuse, car son acceptation mettrait en péril la paix religieuse: les musulmans seraient perçus comme des ennemis potentiels, alors que tous les efforts doivent tendre vers leur intégration. En outre, l'incompréhension à l'étranger nuirait à l'image du pays et pourrait menacer la sécurité de personnes et d'intérêts suisses.

les minarets ne sont pas des édifices à caractère religieux mais «le symbole d'une revendication de pouvoir politico-religieuse, contraire à la Constitution et au régime légal suisse».

Pour le Conseil fédéral,

c'est tellement l'inverse qu'il s'est demandé s'il ne fallait pas annuler cette initiative.