12 octobre 2010

Bernard Mabille et la liberté d'expression

Bernard Mabille et la liberté d'expression

La Turquie a violé la liberté d'expression d'une radio-télévision

La Turquie a violé la liberté d'expression d'une radio-télévision

 

Le Monde, le 12 octobre 2010

L'interdiction d'émettre imposée à une radio-télévision qui aurait diffusé des programmes religieux litigieux a violé sa liberté d'expresssion, a estimé la Cour européenne des droits de l'Homme qui a condamné la Turquie mardi à Strasbourg.

Le 27 février 2002, le Conseil supérieur de la radio et de l'audiovisuel (RTÜK) avait annulé l'autorisation d'émettre de la "Nur Radyo Ve Televizyon Yayinciligi".

L'organisme faisait valoir que malgré six premières interdictions temporaires de diffusion pour des émissions contraires au principe de laïcité ou appelant à la haine, la société avait à nouveau diffusé un tel programme le 19 novembre 2001.

Nur Radyo fut débouté en 2002 d'un recours en annulation de la décision.

En parallèle, une procédure pénale avait été ouverte contre les responsables de la station qui furent acquittés, faute de preuves suffisantes quant à leur responsabilité dans la diffusion de cette émission.

Selon la CEDH, l'annulation de l'autorisation d'émettre a été une "ingérence" dans le droit à la liberté d'expression qui "n'était pas nécessaire, dans une société démocratique".

La demande en révision de la décision annulant l'autorisation d'émettre est pendante depuis plus de quatre ans devant les juridictions administratives turques.

11 octobre 2010

Le Romand Freysinger au Parlement flamand

Le Romand Freysinger au Parlement flamand
 
[ndPYL Il est intéressant de noter que, dans l'interview à la radio publique suisse (La réaction des autorités de Schaerbeek et d’Oskar Freysinger – 05 octobre 2010, voir plus bas dans "archives"), Marc Weber, chef de cabinet de la bourgmestre (MR-FDF) de Schaerbeek, est confronté à deux reprises à l'assertion du journaliste helvète selon laquelle la moitié de la population schaerbeekoise est musulmane, et qu'il ne l'infirme nullement. Il serait intéressant de disposer de statistiques aussi précises et officielles quant à la composition de la population de diverses communes bruxelloises, à condition bien sûr qu'on nous expliquent le mode de calcul utilisé. Ceci dit, bravo à Madame la Bourgmestre de Schaerbeek et au Chef de la zone de police qui ont réussi à mettre des bâtons dans les roues des organisateurs de ce happening islamophobe. Dommage que le bourgmestre (PS) de la commune de Saint-Josse et le même chef de zone n'aient pas agi de même vis-à-vis de la conférence négationniste de Yusuf Halaçoglu en février 2007 (voir aussi le débat au Sénat à ce sujet), comme je l'avais suggéré à l'époque (A propos de la conférence négationniste du 15 février).]

(Je ne partage pas du tout l'avis défendu par PYL, il est clair que je dénonce la mesure liberticide adoptée par la bourgmestre MR (faisant fonction) de Schaerbeek : j’estime que cette censure ressemble parfaitement à celles qu’incitaient à la Chambre, il y a quelques années, des député(e)s étiqueté(e)s PS ou Écolo ou l’ex-recteur de l’ULB ou les membres du Conseil d'administration du média étatique Télé Bruxelles ... à l’encontre d’autres indésirables Suisses, les frères Ramadan. Cette censure n’est pas différente non plus de celle qu’a vainement tenté d’imposer le bourgmestre PS de Saint-Josse contre l’humoriste antisioniste Dieudonné et ses nombreux fans. Elle n’est pas très différente encore de celle que tentait, tout aussi maladroitement, de justifier, la même bourgmestre MR (faisant fonction), à propos de la distribution des tracts sur le territoire de la commune de Schaerbeek. Souvenons-nous également des déclarations indéniablement islamophobes qu'avait coutume de prononcer feu Daniel Ducarme, l'ex-Président de la formation politique de la bourgmestre (faisant fonction), des déclarations de mêmes natures que celles émisent par le Suisse anti-minaret, comme par exemple "islam = danger"

Dans un État de droit, censé justement garantir le respect de nos droits et libertés, c’est la justice, les magistrats, toujours indépendants, sereinement, dans les tribunaux, qui ont pour mission d'apprécier, peu importe la teneurs des idées véhiculées, ce qui contreviendrait à la bienséance, au droit public, ce qui relève du racisme ou de l’incitation à la haine. Dans un État de droit, ces détestables censures, dignes des pires régimes totalitaires, que l’on tente de justifier par voie d’arguments policiers, sécuritaires, seraient considérées, sans nul doute, comme autant d'atteintes (graves donc) à la liberté d'opinion, à la liberté d’expression. A vrai dire, je maudis ces liberticides élus (guidés par d'inavouées autant que dégoûtantes considérations idéologiques, voire électoralistes) qui s'arrogent le droit de décider, pour nous, de ce qui est convenable ou inconvenable ... d'écouter, de penser, de regarder, de lire, de boire ou de manger !) (Rachid Z)

 
 
TSR, le 10 octobre 2010
 
En pleine polémique belge entre les Wallons et les Flamands, Oskar Freysinger a fait parler de lui samedi en s'exprimant en français devant le Parlement flamand. Lui et sa conférence sur les dangers de l'islam avaient été rejetés de plusieurs salles belges durant la semaine.

04 octobre 2010

Militant refoulé du Maroc : La Ligue tunisienne des droits de l’homme accuse Tunis

Militant refoulé du Maroc
La Ligue tunisienne des droits de l’homme accuse Tunis
 
Comité de Soutien à l'Association Marocaine des Droits Humains - Belgique, le 04 octobre 2010
 
La Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) a dénoncé vendredi le refoulement du Maroc du défenseur des droits de l’homme Kamel Jendoubi et demandé à Tunis de «cesser de pourchasser» ce militant franco-tunisien.

«Son refoulement est sans doute le résultat de pressions exercées par les autorités tunisiennes», a accusé la LTDH dans un communiqué signé par son président Mokhtar Trifi.

La Ligue y demande au gouvernement de «cesser de pourchasser Kamel Jendoubi et d’attenter à sa liberté de circulation», l’exhortant à lui délivrer "le passeport tunisien dont il a été privé, sans motif, depuis 2000".

M. Jendoubi, 58 ans, opposant notoire au régime du président Zine El Abidine Ben Ali, a été «l’une des cibles des campagnes de dénigrement orchestrées par voie de presse», a ajouté la Ligue, qui appelle les autorités à «faire cesser ces campagnes qui visent à déshonorer les défenseurs des droits de l’Homme».

Kamel Jendoubi, président du Réseau euroméditerranéen des droits de l’Homme, a été refoulé jeudi du Maroc où il devait participer à une réunion avec une dizaine d’ONG maghrébines sur «l’action du mouvement des droits de l’Homme dans la région du Moyen-Orient et en Afrique du nord» (MENA).

Kamel Jendoubi, a été refoulé à son arrivée à l’aéroport de Casablanca en provenance de Paris, avait déclaré la présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH, indépendante), Amina Bouayach, affirmant avoir «des indications que ce sont les autorités tunisiennes qui sont derrière» cette procédure.

Contactées par l’AFP à Rabat, les autorités marocaines n’ont pas précisé les raisons de cette expulsion.

Kamel Jendoubi, opposant au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali est également président du Comité pour le respect des droits de l’Homme en Tunisie, ONG basée à Paris.

A Paris, six associations, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) ont exprimé leur «indignation face à une mesure injustifiée et injustifiable et qui démontre les liens policiers qui existent entre les Etats de la région, au mépris des droits les plus fondamentaux».

05 juillet 2010

Fashion Police

Fashion Police

Laurent_Chambon

 

 

Kreukreuscopie, le 26 mai 2010

J'étais [Laurent Chambon] de nouveau invité sur France 24 à débattre de l'interdiction de la burqa, en direct par satellite d'Amsterdam. On peut revoir le débat en ligne :

première partie et deuxième partie.

Les attaques contre les minorités religieuses se développent dans le monde

Les attaques contre les minorités religieuses se développent dans le monde

Par Gwenola de COUTARD,

Les persécutions contre les minorités religieuse sont en augmentation, selon un rapport publié le 1er juillet par Minority Rights Group International (MRG). Cette ONG britannique, active dans plus de 60 pays, s’inquiète de trois tendances : la montée du nationalisme religieux, la marginalisation économique des minorités religieuses, et l’abus de législation antiterroriste

Quelles sont les minorités religieuses et les régions du globe concernées ?

Toutes les religions sont concernées, aussi bien les trois grandes monothéistes (christianisme, judaïsme et islam) que des courants plus modestes, comme le mandéisme, une religion qui se réfère à Jean-Baptiste, ou encore le bahaïsme, né au XIXe siècle d’un mouvement dissident du chiisme.

Dans son rapport, le MRG révèle deux phénomènes nouveaux : la montée de l’islamophobie en Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, et les exactions contre les minorités religieuses dans les conflits armés, particulièrement dans les pays d’Asie et du Moyen-Orient subissant la “guerre contre le terrorisme développée par l’administration américaine après les attentats du 11 septembre 2001.

Comment se traduisent les persécutions ?

Dans ces pays en guerre, les minorités religieuses servent d’exutoire à l’une ou l’autre des parties. Au Pakistan, les Talibans se vengent ainsi sur les chrétiens des attaques militaires de l’armée ou des États-Unis, en brûlant des églises ou en les forçant à se convertir. En Irak aussi, les minorités religieuses subissent de nombreuses violences.

En 2009, le MRG a recensé entre 15 et 64 % de réfugiés irakiens, selon le pays d’accueil, issus de minorités religieuses ou ethniques. La majorité d’entre eux a indiqué ne pas vouloir retourner en Irak, alors que certaines communautés y étaient présentes depuis plus de deux millénaires.

En Occident, les discriminations relèvent davantage d’un climat de méfiance généralisée, surtout vis-à-vis des musulmans depuis le 11 septembre 2001. En Suisse, en novembre dernier, un référendum a approuvé l’interdiction de construire de nouveaux minarets. Aux États-Unis, à la suite de l’attentat manqué à Noël 2009 par un musulman nigérien sur un vol Amsterdam-Detroit, les autorités contrôlent tout spécialement les citoyens de 14 pays, dont 13 pays musulmans, dans les aéroports.

D’après une étude de l’ONG Open Society Justice Initiative (OSJI), citée dans le rapport, les personnes d’origine africaine et maghrébine encourent un risque dix à quinze fois plus important que la moyenne de se faire arrêter dans le métro parisien. L’OSJI évoque enfin les descentes effectuées par les pôles régionaux de lutte contre l’islam radical, dans les lieux publics où des islamistes radicaux sont suspectés de se retrouver.

En 2005, pas moins de 47 mosquées et salles de prières, 473 commerces et 85 cafés et call-centers avaient été passés au crible. Alors que ces raids n’ont donné que des résultats limités dans la résistance au terrorisme, ils ont eu un effet désastreux sur les vies quotidiennes des musulmans français note l’OSJI.

La Croix, le 04 juillet 2010

25 juin 2010

AVIS AUX MILITANT(E)S DES DROITS HUMAINS

AVIS AUX MILITANT(E)S DES DROITS HUMAINS

 

INVITATION A LA REUNION CONSTITUTIVE DU COMITE DE SOUTIEN AMDH BRUXELLES

 

Vous avez été nombreux à manifester votre soutien à l’Association Marocaine des Droits Humains, qui œuvre depuis plus de 30 ans pour la préservation de la dignité humaine, le respect de tous les droits humains dans leur universalité et leur globalité et pour la protection et la promotion de ces droits

 

Ce vaste mouvement de solidarité doit s’amplifier et nous devons affirmer avec une volonté implacable notre soutien

 

LA REUNION CONSTITUTIVE DU COMITE DE SOUTIEN DE L’AMDH BRUXELLES EST UNE STRUCTURE OUVERTE POUR TOUT MEMBRE EN AFFINITE AVEC LA PHILOSOPHIE DES DROITS HUMAINS ET AVEC LES ACTIONS QUE MENENT LES MILITANTS DE CETTE ORGANISATION AU MAROC

 

RENDEZ VOUS SAMEDI 26 JUIN 2010 A 14h30

AU GRAND CAFE (à coté de la Bourse)

Renseignements :

Gsm : 047/850.007

23 juin 2010

Les appels à la résistance : Qu’en faisons-nous ?

Les appels à la résistance

Qu’en faisons-nous ?

 

 

 

Témoignages  , le 23 juin 2010

Nous sommes aujourd’hui cinq jours après les cérémonies organisées en France, à Londres, à La Réunion et ailleurs pour célébrer le 70ème anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940 lancé par le général De Gaulle afin de libérer la République de l’occupation nazie.

Cette célébration aura-t-elle — comme la plupart des autres événements commémoratifs — un contenu plutôt formel et anecdotique ou bien allons-nous lui donner un sens authentique, évidemment adapté à la situation d’aujourd’hui ?

Vendredi dernier, à la Mairie de Saint-Denis, Camille Bourhis, ancien résistant et délégué de la Fondation de la France Libre pour La Réunion, a animé une conférence publique très émouvante sur le thème : L’épopée des forces françaises libres. Il était entouré d’une autre ancienne résistante réunionnaise, Camille Jauzelon, qui a déclaré : «Si tous les peuples du monde pouvaient se donner la main, il n’y aurait plus de guerre».

Un film a montré les horreurs et les violences de la Seconde Guerre mondiale, en exaltant le courage des opposants au fascisme et le rôle important joué par les colonisés dans la libération de la France. Un historien, Bernard Marek, a cité plusieurs exemples de Réunionnais qui se sont engagés dans ce combat, comme Jean Joly, Jean Couturier, Auguste Técher, René-Louis Bénard, Jacques et Paul Vergès.

Parmi les résistants, il a également cité une personne qui est devenue plus tard préfet de La Réunion et qui, à ce titre, a lancé le régime de la fraude électorale institutionnalisée, au mépris des droits fondamentaux des Réunionnais. Comme quoi des gens peuvent changer et participer à l’oppression d’un peuple après avoir lutté pour la liberté…

L’inverse est aussi possible. C’est pourquoi un militant comme Paul Vergès ne cesse de nous appeler à «nous remettre en question chaque jour» et à lutter sans arrêt contre toutes les injustices, dominations et atteintes aux droits humains. Se préparer à entrer dans l’ère de la responsabilité réunionnaise, combattre toutes les formes de racisme, mener la croisade contre la pauvreté, changer toutes nos habitudes pour nous adapter aux effets du réchauffement climatique

Tous ces appels à la résistance : qu’en faisons-nous ? La réponse — individuelle et collective — à cette question appartient à chacun de nous.

17 juin 2010

Polémique sur une loi sur les "intérêts vitaux" de la Tunisie

Polémique sur une loi sur les "intérêts vitaux" de la Tunisie

Le texte controversé criminalise les "atteintes aux intérêts vitaux" du pays et à "sa sécurité économique"

 

 

 

Nouvel Obs  , le 17 juin 2010

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a décidé "l'organisation de rencontres périodiques réunissant les ministres (...) dans des débats francs et ouverts qui seront diffusés par la télévision nationale".

Une polémique s'est instaurée en Tunisie autour d'une loi controversée qui criminalise les "atteintes aux intérêts vitaux" du pays et à "sa sécurité économique". Selon certaines ONG, cette mesure est destinée à faire taire les voix critiques de la politique du gouvernement, des allégations réfutées par les autorités.

Elle a été adoptée, mardi 15 juin, par la quasi-totalité des 214 membres de la chambre des députés dominée par le parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) du président Zine El Abidine Ben Ali. Seuls deux députés du mouvement Ettajdid (Le Renouveau), l'un des six partis d'opposition représentés au Parlement, ont voté contre.

Pour l'agence officielle TAP, la loi dont l'objectif est d'être "en phase avec les législations en vigueur dans plusieurs pays avancés", vient "combler un vide juridique". Le Code pénal tunisien limitait jusque-là l'incrimination des atteintes à la sûreté extérieure de l'Etat aux plans militaire et diplomatique, passibles de cinq à 20 ans d'emprisonnement, sans englober le domaine économique.

Elle vise à "réprimer quiconque s'avise intentionnellement de porter préjudice aux intérêts vitaux de la Tunisie", en établissant à cet effet "de manière directe ou indirecte, des contacts avec les agents d'une puissance étrangère ou d'une institution ou organisation étrangère".

"Un danger pour les libertés publiques"

L'allusion est manifeste aux opposants et militants des droits humains qui pressent l'Union européenne de conditionner l'octroi, en cours de négociation, d'un statut avancé à la Tunisie à des avancées démocratiques.

Le projet de loi a suscité un mouvement de protestation parmi nombre d'organisations en Tunisie et à l'étranger et les partis d'opposition radicaux.

Première à réagir, la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH) a tiré la sonnette d'alarme sur ce qu'elle considère comme "un danger pour les libertés publiques".

Dans un communiqué, la LTDH déplore "le flou" qui entoure le texte et qui "ouvre la voie à la criminalisation de faits qui peuvent n'être simplement que l'expression d'une opinion dans des médias étrangers ou lors de tribunes organisées à l'étranger".

"Au lieu d'une ouverture que tout le monde attendait, on nous gratifie de l'inverse: une loi faite pour faire peur et terroriser l'opposition"

Au centre d'une campagne de dénigrement lancée par des journaux proches du pouvoir à l'instar de plusieurs figures de la société civile, le militant Khémaïs Chammari se dit "persuadé que la nouvelle loi cible les défenseurs des droits de l'Homme et les opposants". Plusieurs de ces activistes sont qualifiés de "traîtres" et de "mercenaires à la solde de l'étranger".

"La patrie ne tolère aucun chantage"

Le ministre tunisien de la justice et des droits de l'Homme Lazhar Bououni

Il a cependant admis que "les crimes visés concernent exclusivement la sécurité économique". Le responsable a cité notamment l'incitation de parties étrangères à ne pas accorder de crédits à la Tunisie, à ne pas investir dans le pays et à boycotter le tourisme.

Il a également pointé du doigt les tentatives de "saboter les efforts de la Tunisie visant à obtenir le statut de partenaire avancé avec l'UE". "La patrie ne tolère aucun chantage", a-t-il lancé en avertissant que "le pari sur l'étranger est sans issue et ne mène qu'à la criminalisation des actes nuisibles aux intérêts de la nation".

assure, lui, qu'il n'existe "aucune relation entre ce projet de loi et les libertés publiques qui sont garanties par la Constitution". Selon lui, "la formulation d'une opinion, même si elle entraîne un préjudice, ne saurait être criminalisée".

, s'est désolé le chef du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL/opposition), le Dr Mustapha Ben Jaâfar.

27 mai 2010

La liberté d'expression ne mourra jamais

 

 

La liberté d'expression ne mourra jamais

Communiqué

 

 

 

 

Khalil Zeguendi  , le 26 mai 2010

Comme vous avez pu le remarquer, chères amies visiteuses et chers amis visiteurs de "Bruxellois, non peut être ?" votre blog vient de disparaître de la toile.

Ceux qui veulent nous la faire fermer ont gagné une manche, mais pas la guerre contre la liberté d'expression.

Au début, je croyais que ce genre de pratique est en vigueur uniquement en Tunisie, en Chine, en Iran ou dans les républiques bananières.

Mon illusion s'est estompée aujourd'hui.

La censure arbitraire peut être exercée par les sbires d'un hébergeur.

Mais que ceux qui sont à l'origine de cette délation se rassurent : Bruxellois, non peut être?" cède sa place à

Vive la liberté d'informer

 

 

 

 

Bruxellois-Sûrement   
Bruxellois-sûrement  ...

06 mai 2010

Les Indigènes de la République

Les Indigènes de la République

Houria Bouteldja et le mot souchien devant le procureur de la République

 

 

 

L’Islam En France , (Le SE du PIR, Saint-Denis), le 06 mai 2010

Houria Bouteldja, doit comparaître devant le Procureur de la République jeudi 6 mai 2010 pour avoir employé le mot «souchien», en référence à «Français de souche», lors d’une émission télévisée («Ce soir ou jamais», FR3, juin 2008). C’est une association d’extrême-droite, dénommée l’Agrif, qui a porté plainte contre elle, l’accusant en substance de racisme anti-blancs.

Cela fait plusieurs années que l’extrême droite se déchaîne en vitupérations haineuses contre notre mouvement. Rien de plus normal puisque notre objectif est justement de lutter contre le national-racisme et de défendre les populations que ces courants voudraient bien, s’ils le pouvaient, jeter à la mer !

Un nouveau palier a été franchi en 2008 à l’occasion de la Marche annuelle des indigènes. De nombreux sites, blogs, forum, d’extrême-droite ont alors appelé à mener des actions pour empêcher notre manifestation, certains n’hésitant pas à suggérer l’emploi de la violence. Leur voix a été entendue par Jean Marie Le Pen qui a exigé des autorités qu’elles prennent une mesure d’interdiction à notre encontre. Ce fut ensuite le tour de Hortefeux de prendre le relais, annonçant des poursuites judiciaires contre les Indigènes de la République et, plus particulièrement, contre Houria Bouteldja. Sans doute par peur du ridicule, l’ancien ministre de l’identité nationale n’a pas donné suite à ses menaces.

Nous avons maintes fois, déjà, montré l’inanité des accusations qui sont portées contre nous par ces mêmes courants qui cherchent à mobiliser une partie de l’opinion publique contre l’immigration et les enfants issus de l’immigration. Une fois de plus, ils témoignent là de leur cynisme et de leur capacité à faire feu de tout bois pour aiguiser le racisme contre les Noirs, les Arabes et les Musulmans.

Pour notre part, notre détermination à défendre la justice et la dignité ne fléchira pas. La caravane passe...

VENEZ EXPRIMER VOTRE SOUTIEN A HOURIA BOUTELDJA, CE 8 MAI A PARTIR DE 14H

A L’OCCASION DE L’INAUGURATION DE NOTRE NOUVEAU LOCAL A SAINT DENIS, 81 RUE GABRIEL PERI, METRO LIGNE 13, STATION BASILIQUE OU PORTE DE PARIS

Burqa : la France a raté une chance

"Burqa"

La France a raté une chance

  

Par Stéphanie

 

Le dimanche 2 mai 2010, un reportage de France 5, émission C politique, nous livre une discussion sans tabou qui dévoile les dessous d'une loi anti-burqa entre des élus UMP et des responsables de l'UAM-93.

Éric RAOULT

M'hammed HENNICHE, secrétaire général de l'UAM-93 : "la première fois que je suis venu en France, j'étais très très jeune, et lorsque je montais dans les transports en commun et je voyais des jeunes et des hommes avec des percings et des tatouages, j'ai eu peur.

Il m'a fallu beaucoup de temps pour que je saches que c'est une façon de vivre et qu'ils ne vont pas me manger ou m'agresser.

Alors, ces femmes là, c'est peut-être le bon Dieu qui les a envoyées à la république et à la démocratie française pour tester sa tolérance.

On a raté une chance de montrer que notre démocratie peut également accepter et tolérer ces femmes là, et on a préféré les exclure"

, député UMP :

"le voile fait peur. C'est une expression de la foi mais pour l'autre personne ça fait peur"

, le 04 Mai 2010

04 mai 2010

Nabe et le voile intégrale

Nabe et le voile intégrale

La victoire du censeur médiatique

La victoire du censeur médiatique

Par Olivier Mukuna, le 04 mai 2010

Faut-il encore s’étonner de voir La Libre Belgique accueillir les diatribes et pressions de Claude Demelenne visant à censurer la projection de mon film «Est-il permis de débattre avec Dieudonné ?» ? Faut-il s’étonner que cet activiste et son réseau pro-israélien obtiennent des autorités de l’ULB le «report» sine die de cette projection, initialement prévue ce 27 avril ? Malheureusement, non. Ces phénomènes rétrogrades participent de notre époque qui érige l’amalgame pour seul raisonnement, l’anathème pour seule réflexion politique et porte au pinacle un pseudo-journalisme, incapable de la moindre vérification comme du minimum d’honnêteté intellectuelle.

Dans son article non signé du 26 avril, La Libre a estimé que l’annonce de la projection de mon film faisait «polémique». Soit. Mais pour quelle raison ce quotidien n’a-t-il pas jugé déontologique d’interroger tous les acteurs de ladite polémique ? Pourquoi l’auteur de l’article reprend-t-il uniquement le communiqué de presse de Demelenne sans interroger les organisateurs du Cercle du Libre Examen (Librex) ou moi-même ? Pourquoi, le lendemain, ce journal relaye-t-il la prose diffamatoire à mon encontre de la députée régionale Viviane Teitelbaum (MR) sans juger utile de recueillir ma version ? Enfin, qui, à La Libre, est en mesure de décrire le contenu du film et d’en produire une critique sérieuse ?

Autant de questions dérisoires aux yeux de celles et ceux qui s’accommodent ou encouragent les inégalités de traitement, le «deux poids deux mesures» et le terrorisme intellectuel. Dans mon film, parmi d’autres thèmes, l’humoriste Dieudonné débat de ces questions avec les écrivains Jean Bofane et Antoine Tshitungu, le chercheur en Economie de la discrimination, Souhail Chichah (ULB), le cinéaste Jan Bucquoy, l’ex-journaliste de la RTBF, José Dessart et le linguiste Dan Van Raemdonck (ULB). Soucieux de la liberté d’expression et du débat contradictoire, ces véritables démocrates ont eu le courage et la cohérence d’accepter mon invitation à débattre avec Dieudonné. Hors diabolisation et pressions politicomédiatiques, ceux-ci ont échangé accords, désaccords, critiques et analyses. Une diversité de points de vue qui fait la richesse et l’intérêt du film. Cela fait-il de ces six personnalités des «racistes» comme le sous-entend Claude Demelenne ?

Légitimé par les médias dans son rôle de nouvel inquisiteur, le pseudo journaliste ose qualifier mon film de «propagande» en faveur de Dieudonné. C’est décidément l’hôpital qui se fout de la charité ! Appelant à réagir politiquement comme un «Sarkozy de gauche», hier hagiographe d’Elio Di Rupo et du PS, aujourd’hui griot du MR et co-auteur d’un livre avec le sénateur Alain Destexhe (MR), invité sur les plateaux télés pour marteler ses stigmatisations islamophobes et anti-arabes, Claude Demelenne en connaît un rayon niveau propagande.

22 avril 2010

Interdiction de la burqa

Interdiction de la burqa

François Fillon répond sur le projet du gouvernement d'interdire le voile intégral lors d'un échange avec la presse le mercredi 21 avril 2010

FrancoisFillon