01 juillet 2013

Cinq femmes racontent l'islamophobie ordinaire

Cinq femmes racontent l'islamophobie ordinaire

Extraits du texte de Carine Fouteau, le 30 juin 2013

«Cette infantilisation des femmes voilées est insupportable. Tout le monde se sent habilité à leur dire ce qu’ils pensent d’elles, qu’elles sont soumises à leur mari, que leur pratique est rétrograde.»

«Une personne m’avait demandé pourquoi je portais le voile. Cette question relève de l'intime, de l'indicible. Ce jour-là, je n’avais pas envie de répondre. La personne a insisté, insisté. J’étais à la tribune, toute la salle me dévisageait. Je l’ai vécu comme une violence, un viol. Je ne comprenais pas pourquoi je devais une fois de plus me justifier d’être ce que je suis

«Le pire étant que les gens vous discriminent en toute bonne conscience. Certains comportements sont racistes, xénophobes ou islamophobes, mais jamais reconnus tant les préjugés sont enracinés. Si bien qu’on me dit souvent que j’exagère, que ce n’est pas ce que je crois.»

L’islamophobie n’est ni de droite ni de gauche : «À gauche, elle prend d’autres formes. Quand on vous demande de retirer votre foulard, c’est pour votre bien, pour vous émanciper. Cette position paternaliste est tout aussi déplorable.»

15:03 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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