27 juin 2013

Maroc-Belgique : Des enseignants marocains en colère

Maroc-Belgique

Des enseignants marocains en colère

Rassemblement d’enseignants marocains d’ELCO (l’enseignement de la langue et culture d’origine), ce 26 juin devant l’ambassade du Maroc à Bruxelles :

«Nous sommes des enseignants marocains détachés auprès de la fondation Hassan 2 des MRE pour une durée déterminée… Notre fonction est d’enseigner la langue et la culture d’origine aux enfants belges d’origine marocaine ou enfants marocains résident en Belgique dans les établissements belges et sur le sol belge. Nous sommes sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères marocain en tant que membres de la mission culturelle et ce, dans le cadre de la charte de partenariat entre le Maroc et la région Wallonie-Bruxelles (Programme ELCO)»

11:56 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Protestations des enseignantEs de la langue arabe et de la culture marocaine ELCO en Europe mercredi 26 Juin 2013 du 12h à 14 devant les ambassades et consulats marocains concernés

Le Bureau de la section en France de la Fédération Nationale De l’Enseignement (FNE) appelle à participer à la grève et aux marches, manifestation et sit-in du mercredi 26 Juin 2013 du 12h à 14 devant les ambassades du Maroc à Paris, Madrid, Bruxelles, et devant certains consulats marocains concernés par le dossier des enseignantes et enseignants de la langue arabe et de la culture marocaine en Europe.

Il est à noter que ces protestations sont dans le cadre de la série de protestation avait été appelé par un certain nombre d’instances représentatives des enseignantEs de la langue arabe et la culture marocaine en Europe afin d’exiger une bonne réponse aux revendications et notamment ouvrir un dialogue sérieux et responsable sur le dossier et mettre un terme aux fins de mission arbitraires abusives prise unilatéralement par l’administration sans aucune consultation ni des intéressés ni leurs représentants.

Le Bureau de la section en France de la Fédération Nationale De l’Enseignement (FNE) appelle tous les enseignantEs de la langue arabe et la culture marocaine en Europe de s’unir et de créer un climat de protestation et de solidarité militante pour atteindre nos revendications, et demande également à tous les organes de droits humains, les syndicats et les organes politiques de nous soutenir dans ce dossier juste qui vise à la stabilité des familles d’un groupe d’enseigantEs MarocainEs.

Pour Le Bureau de la section en France de la Fédération Nationale De l’Enseignement

Écrit par : Rachid Z | 27 juin 2013

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Pour une approche plus rationnelle du dossier ELCO

Rampon, le 17 juin 2013

Déstabilisés par la décision de fin de mission, brusque et impitoyable, dont ils sont victimes, certains enseignants marocains de la langue et culture d’origine en Europe (ELCO) semblent adopter une approche, partielle et de plus en plus émotionnelle, de ce contentieux devant normalement non seulement les opposer au Maroc mais également aux pays d’accueil. Ils ont cette tendance à porter leur concentration sur la partie visible du litige, au détriment de ce qui peut être une solution à tous leurs maux.

Si cette réaction est tout à fait compréhensible sur le plan humain, elle n’est cependant pas justifiée ni juridiquement ni administrativement, aux yeux de la réglementation sur le travail, en vigueur au Maroc ou en Europe. En effet, cette décision des autorités de tutelle du Maroc de mettre un arrêt à leur relation professionnelle avec les enseignants reste pour les pouvoirs administratifs, juridiques et politiques européens, pour ne prendre que le cas des pays de résidence, un acte souverain. Le Maroc, pays employeur, ayant recruté, formé, affecté et toujours payés ces enseignants, peut donc, à tout moment et en toute logique, interrompre cette relation de travail, selon les termes prévus par la loi. Cependant, la position de ce pays-employeur reste plus vulnérable sur beaucoup d’autres points.

En effet, même s’il est absolument avéré que le Maroc est, en principe, libre de mettre légalement fin à une relation de travail le liant à ses employés, le contexte de cette décision, le statut de ces travailleurs et la non-conformité de leurs conditions socioprofessionnelles et sanitaires à la loi européenne sur le travail demeurent cependant des pistes très sérieuses à prospecter, par rapport à de la loi européenne sur le travail et tout particulièrement la discrimination au travail sur la base de l’ethnie ou de la nationalité d’origine.

Les autorités diplomatiques et consulaires marocaines n’ont effectivement officiellement déclaré, aux ministères des affaires étrangères des pays d’affectation, que les enseignants sont membres de la mission culturelle marocaine que pour certainement mieux les différentier des autres fonctionnaires, en poste au sein de ces représentations. Dès le départ donc, il y a une catégorisation chez l’État-employeur qui de facto met mécaniquement ces enseignants hors-circuit diplomatique classique et les place entre les agents bénéficiant de l’immunité diplomatique, non soumis à la loi européenne sur le travail, et les agents locaux qui, comme leur nom l’indique, restent tributaires de la loi locale sur le travail.

Mais ce qui toutefois fortifie et juridiquement et professionnellement la position de ces enseignants, c’est qu’ils soient affectés par la suite à des établissements publics des ministères de l’éducation des pays d’accueil. De par cette spécificité, ils se retrouvent tout naturellement travaillant en territoire public européen, sous juridiction nationale et continentale; loin, très loin, des chancelleries diplomatiques et consulaires jouissant du sacrosaint principe de l’extraterritorialité. Leur travail se fait donc en dehors des sphères diplomatiques du pays émetteur puisqu’il s’exerce exclusivement au sein d’institutions dépendant officiellement des pays d’accueil et leurs services bénéficient principalement à des enfants européens, issus de la diversité ethnique ou culturelle, officiellement répertoriés et scolarisés en tant qu’élèves des écoles publiques nationales.

En d’autres termes, même si c’est le Maroc qui continue à les payer, ces enseignants travaillent concrètement pour les institutions et les citoyens des pays d’accueil. Et toute personne de pays tiers, travaillant pour ces États, doit, selon les lois nationales et continentales européennes, bénéficier des conditions de travail prévues par la réglementation de ces pays, sans distinction d’ethnie ou de nationalité d’origine.

Une fois que la spécificité statutaire de ces enseignants et la qualité de leur travail ont été mises en exergue, il convient maintenant de se pencher sur leurs conditions socioprofessionnelles. En acceptant leur affectation hors des normes nationales ou continentales européennes sur le travail, Les écoles publiques françaises, belges ou Espagnoles, lieux où professent ces enseignants, ont cautionné, sans aucune réserve, la politique discriminatoire, sur la base de l’appartenance ethnique et nationale, pratiquée sur ces enseignants. Elles sont devenues le théâtre quotidien d’une intolérable injustice.

En effet, de par la volonté du pays d’émission, l’inertie des pays d’accueil et la complicité des autorités éducatives européennes, ces enseignants, résidant sur le territoire européen et travaillant côte à côte avec leurs collègues citoyens de l’Union Européenne, depuis plus de 2 décennies pour certains, au sein des établissements publics européens, se retrouvent jetés en dehors des sphères d’application de la loi européenne sur le travail. Plus grave, certains enseignants, au détriment des nationalités des pays d’accueil qu’ils possèdent, sont toujours considérés citoyens de pays tiers, et par le Maroc et par les pays d’accueil, sans possibilité de bénéficier des droits socioprofessionnels liés à leur état de citoyens de l’Union Européenne. C’est dire l’étendue des transgressions et l’ampleur des dommages sur la vie de ces enseignants.

La situation de ces enseignants est si précaire qu’ils ne bénéficient ni de la couverture sociale et médicale et que ni l’État émetteur ni l’État récepteur ne paient leurs parts de cotisations patronales au fisc des pays d’accueil. Les derniers développements de leur situation socioprofessionnelle doivent donc être revus à la lumière de ces faits et la décision unilatérale de fin de mission replacée dans ce contexte. Elle est spécialement conçue pour solder un contentieux risquant de mettre dans l’embarras à la fois le Maroc et ses partenaires européens. Néanmoins, ces derniers sont, au bénéfice du doute, peut-être involontairement impliqués dans la magouille.

En effet, pour effacer tous les méfaits inhérents à ce dossier certainement très compromettant pour son image de pays de Droits de l’Homme, de la démocratie et de la bonne gouvernance , le Maroc s’est donné la date boutoir de 2015, 3 ans l’occurrence, pour rapatrier définitivement tout le corps enseignant avec familles et enfants et ce, dans le mépris total des lois nationales et continentales européennes sur le sujet. Face à ce comportement d’État-voyou, il ne reste aux personnes concernées que le recours à la justice, nationale ou continentale, pour faire valoir leurs droits légitimes à des conditions de travail conformes à celles stipulées dans la réglementation en vigueur pour les pays d’accueil.

Les organes de représentation et syndicats de défense des enseignants insistent toutefois sur l’importance de ne pas commencer les procédures juridiques sur des bases partielles, en isolant la décision de fin de mission se son environnement naturel. Ils les conseillent de traiter le dossier dans sa globalité en se référant tout particulièrement aux prédispositions légales ayant trait aux conditions de travail des citoyens tiers en Europe et en s’appuyant tout particulièrement sur les axes suivants :

• Le lieu du travail (l’école publique nationale) et son statut juridique (qualité de la juridiction compétente);

• Le statut des enseignants (binationaux, résidents réguliers ou détenteurs cartes spéciales de membre de la mission culturelle mais pas d’immunité diplomatique);
• Le paiement des taxes audiovisuelles et d’habitation par les enseignants détenteurs de la carte spéciale de membre de la mission culturelle en tant que preuve de leur soumission à la réglementation fiscale locale);

• Le paiement des arriérés des cotisations sociales, sanitaires et patronales dues par le Maroc et les pays d’accueil au titre des années de travail passées en Europe.

• Le retrait de la punition collective de fin de mission en tant que manœuvre peu honnête pour dispenser le Maroc et les pays d’accueil de leurs obligations socioprofessionnelles et fiscales vis-à-vis des enseignants et ce en flagrant délit de transgression des lois nationales et continentales européennes sur le travail.

Ainsi, adopteraient ces enseignants une approche plus rationnelle de leur dossier et leurs doléances auraient-elles plus de chance d’aboutir.

Écrit par : Rachid Z | 27 juin 2013

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Bonjour,
Toutes les parties ont une part de responsabilité dans ce dossier ,surtout l'enseignant .
Ce qui me choque dans cette affaire , c'est que ces enseignants n'ont jamais manifesté pour leur condition de travail indignes . Une honte et une humiliation !
Ces enseignants se sont résignés d'une manière scandaleuse . Ils " travaillent "entre 12 h et 18 heures par semaine .
Ils sont marginalisés dans les écoles , travaillent souvent hors temps scolaire ( en fin de journée après la classe , les mercredi et les samedi )
Autrement dit , ils n'ont pratiquement aucun contact avec les équipes éducatives .
Ces cours différés marginalisent les élèves d'origine marocaine , accentuent le sentiment de l'exclusion et renforce l'esprit guetho . C'est très dangereux .
Bref, ils vont à l'encontre de l'essence de la convention marroco-française qui mentionne explicitement " en valorisant les origines de sa famille , cet enseignement peut contribuer à sa [ l'enfant ] réussite scolaire ."
En effet, organisés sur le temps scolaire , ces cours prouvent que l'école reconnaît et respecte leur origine . C'est preuve supplémentaire .
Les elco ont oublié de défendre l'essentiel : Leur mission . Dommage !

Écrit par : Amiral | 28 juin 2013

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mais enfin..des elco's qui crevent de faim et qui connaissent PAR COEUR tous les "petits riens" du royaume de Belchique..de toute façon les MRE de Bruxelles ne croient que leurs imams placés dans les "M"Bosquets gerées par les narcotraficants d'Alhoceima, Imzouren? BENI BOU3ILLACHE ou beni taib..etc
les elco's comme vous dites sont en majorités des arabes de Dakhil "casa-fez-Rabat.." et qui sont ici après avoir graissés les pattes des hauts placés du gouvernement PJD..rien à redire de leur "M"Sinistre toxicomane de l'enseignement "Alwafa".

que des enroules puantes du tiers monde tout ça..RAS LE BOL..PFFFFFFF

SCEPTIQUE CHRONIQUE..oui c'est le cas de le dire mais à juste titre NON???

Écrit par : Aboukhrour | 10 juillet 2013

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