15 mai 2013

Commémoration : 73ième anniversaire de la bataille de Gembloux

Commémoration

73ième anniversaire de la bataille de Gembloux

Par Khalil Zeguendi, le 15 mai 2013

Bravant une pluie battante, plusieurs centaines de pèlerins ont tenu, ce dimanche 12 mai 2013, à commémorer, au cimetière de Chastre, le souvenir de la bataille de Gembloux durant laquelle des milliers de soldats de différentes nationalités avaient fait don de leur vie pour repousser la terrible offensive des chars nazis.

Près de 300 soldats marocains sont tombés sur ce champ d'honneur, entre le 13 et le 16 mai 1940

Quelques centaines de Belgo-marocains étaient présents lors des cérémonies de cette commémoration.

Ci-après la liste des personnalités présentes à ce pèlerinage :

Benoît Dispa, Bourgmestre de Gembloux - Claude Jossart, Bourgmestre de Chastre - André Flahaut, Président (PS) de la Chambre des représentants - Bernard Valero, Ambassadeur de France en Belgique - Samir Addhare, Ambassadeur du Maroc en Belgique et au Luxembourg - Amar Bendjama, Ambassadeur d’Algérie auprès du Royaume de Belgique et du Luxembourg - Omar Kanaan, Consul général du Maroc à Bruxelles - Francis Delpérée, Président du groupe CDH du Sénat - Philip Cordery, député (PS) français pour la circonscription du Benelux – Salah Echalaoui, Président du Rassemblement des Musulmans de Belgique – Rachid Madrane, Secrétaire d’Etat (PS) à la Propreté publique – Fadila Laanan, Ministre (PS) de la Culture et de l’Audio-Visuel  – Jamal Ikazban, député-conseiller (PS) - Hamid Oukassi Akkabli, médiateur social – Ahmed El Karrouti, Président de l'association Souvenir des anciens combattants marocains de Belgique – Mohammed Jabour, député-échevin (PS) - Mohamed El Abboudi, conseiller communal (MR) - Fouad Mejloufi, attaché culturel au consulat général du Maroc – Amadou Diop, Ambassadeur du Sénégal en Belgique - El Mostafa El Ktiri, Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération – Abdelhamid Saoud, Colonel, attaché militaire naval et de l’air - Anne Monceu-Ducarme, conseillère de l’Assemblée des Français de l’étranger ...

Commentaires

Commémoration de la bataille de Gembloux
Hommage «ému» aux soldats marocains morts pour la Belgique

La MAP, le 13 mai 2013

Un hommage solennel a été rendu aux braves soldats marocains qui ont défendu au prix de leur vie la liberté de la Belgique en 1940, à l'occasion de la commémoration, dimanche, du 73e anniversaire de la bataille de Gembloux.

Les participants aux cérémonies organisées au «Mémorial Aymes» à Gembloux (40 km au sud de Bruxelles) et dans la nécropole de Chastres où reposent des centaines de soldats marocains tombés au champ d'honneur pour la libération de l'Europe du joug colonial nazi et fasciste, ont souligné, dans ces deux hauts lieux de souvenir, l'importance primordiale de cette commémoration qui perpétue une période mémorable de l'histoire commune du Maroc, de la Belgique et de la France.

Des officiels des trois pays ont saisi cette occasion pour mettre en exergue les énormes sacrifices consentis par les vaillants soldats marocains ayant combattu aux côtés des forces alliées, soulignant l'impératif de perpétuer le devoir de la mémoire historique partagée qui constitue un fonds patrimonial riche d'actes héroïques à travers lesquels se révèlent et se consacrent un certain nombre de nobles valeurs humaines et universelles qu'il appartient à tout un chacun de préserver.

Ces cérémonies, marquées par le salut des couleurs nationales des trois pays, l'exécution de leurs hymnes nationaux et le dépôt de gerbes de fleurs à la mémoire des soldats morts au champ d'honneur, se sont déroulées en présence notamment du président de la Chambre des représentants belge, du Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération, de l'ambassadeur du Maroc auprès de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg, et de l'ambassadeur de France à Bruxelles.

A cette occasion, le bourgmestre (maire) de Gembloux, Benoît Dispa, a indiqué que les soldats marocains qui ont combattu aux cô_tés de leurs frères d'armes français et belges sont aujourd'hui «intensément dans nos pensées et dans nos cœurs», ajoutant que beaucoup d'entre eux ont perdu la vie dans leur combat contre l'envahisseur nazi, laissant pour seul héritage à leurs familles endeuillées un indicible mélange de fierté du devoir accompli et de chagrin d'une vie brisée.

«Nous leur rendons aujourd'hui un hommage tout à la fois ému, officiel et sincère, car en cet instant précis, nous ressentons dans notre chair d'hommes libres la reconnaissance éternelle qu'épelle leur sacrifice», a-t-il affirmé.

Pour sa part, le bourgmestre de Chastres, Claude Jossart, a salué la bravoure des soldats marocains»venus mourir sur un sol qui n'était certes pas les leur mais qu'il l'est devenu depuis», assurant que leurs proches seront toujours les bienvenus à Chastres qui continue inlassablement d'entretenir le souvenir des sacrifices consentis par les combattants marocains pour la liberté de la Belgique.

De son côté, le président de la Chambre des représentants belge, André Flahaut, a indiqué qu'il a tenu quand il était ministre des anciens combattants à ouvrir les cérémonies commémoratives de la bataille de Gembloux à tous ceux qui ont combattu et donné leur vie pour la liberté de la Belgique, ajoutant que son objectif est de faire de ces cérémonies un évènement multiculturel et international.

L'ex-ministre belge de la défense a ajouté que la présence de marocains et de plusieurs autres nationalités donne à ces cérémonies une dimension internationale, notant que cela doit se poursuivre car la paix est universelle et n'a ni couleur ni convictions politiques et philosophiques.

A l'issue de ces cérémonies, les participants ont eu un échange, autour d'un déjeuner offert par l'ambassade du Maroc à Bruxelles, sur le rôle fondamental joué par les soldats marocains à Gembloux pour la défense des valeurs de paix et de liberté en Europe.

L'ambassadeur du Maroc auprès de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg, Samir Addahre, a indiqué que la commémoration de la bataille de Gembloux est une occasion de souligner le sacrifice suprême consenti par les tirailleurs marocains entre le 13 et 16 mai 1940, relevant que cette commémoration est en train de revêtir d'année en année une dimension pédagogique et éducative orientée vers la jeunesse marocaine issue de l'immigration qui sera appelée à perpétuer le devoir de mémoire pour que les actions accomplies par leurs ancêtres ne tombent pas dans l'oubli.

Le Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération, El Mostafa El Ktiri a pour sa part a indiqué que la commémoration de la bataille de Gembloux constitue une occasion pour mettre en avant les valeurs de patriotisme, du sacrifice et du sens du devoir, ainsi que les idéaux de la liberté, de la dignité humaine et de la coexistence que le Maroc a toujours défendus.

De son côté, le président de l'Association Souvenir des anciens combattants marocains de Belgique, Ahmed El Karrouti, a émis l'espoir que le souvenir des sacrifices consentis par les soldats marocains contribuera à instaurer une société plus juste et à perpétuer les valeurs de paix et de fraternité entre Marocains et Européens.

Quelque 233 soldats marocains sont tombés lors de la bataille de Gembloux-Chastre, seule victoire terrestre de l'armée française durant la campagne de mai 1940 et première batille de chars de l'histoire militaire mondiale.

Écrit par : Rachid Z | 15 mai 2013

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Commentaire de "Bruxellois surement "

Jamais de ma vie, depuis 42 ans que je suis en Belgique, je n'ai vu Ikazbane assister à une commémoration patriotique ou nationale BELGE.

Ni lors de l'Armistice, ni à la Fête nationale, ni nulle part ailleurs.

Venir aujourd'hui nous bassiner avec sa présence à Chastre en compagnie de la Franc maçonne Fadila Laanane, c'est nous prendre pour des imbéciles.

Cette présence d'Ikazbane à Gembloux pue le communautarisme à pleins nez

Par ailleurs, à ce jour, aucun élu allochtone khoubziste ne s'est manifesté lors des Fêtes patriotiques ou nationales belges.

Même le "ministre" Madrane était présent. Lui non plus, on ne l'a jamais remarqué lors des fêtes nationales belges. Le député, par défaut, Jabbour était aussi présent à cette cérémonie, lui qu'on ne remarque jamais à des célébrations nationales belges.

En revanche lors de la Fête du trône au Maroc, ils sont tous au rendez vous.

On sent que la campagne des Régionales 2014 a déjà démarré pour les Khoubsistes

Ce sont des communautaristes.

Écrit par : Rachid Z | 15 mai 2013

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L'association " Souvenir des Anciens Combattants Marocains de Belgique" : SACOMAB, en collaboration avec l'association Hiwar, ont organisées ce dimanche 12 mai 2013, LA COMMEMORATION DU 73 ème ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE DE GEMBLOUX.

En présence de Monsieur le haut commissaire aux anciens combattants et armée de libération au royaume du Maroc, de l'Ambassadeur du Maroc en Belgique et Luxembourg Mr Samir Addahre de la Ministre Fadila Laanan et Mr André Flahaut Ministre d'état et président de la chambre des représentants Belge.

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=TrCCMDr-NRI

Écrit par : Rachid Z | 15 mai 2013

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72ième Anniversaire : Les Tirailleurs Marocains À La Bataille De Gembloux Ou Ces Oubliés De L’Histoire Française

Radio Al-Manar, le 13 mai 2012

Le 10 mai 1940 marque la commémoration de la Bataille de Gembloux où les Tirailleurs marocains incorporés dans l’armée française ont opposé une belle résistance allant jusqu’à retarder l’avance fulgurante de l’armée nazie.

Revenons sur les journées du 14 et du 15 mai 1940.

Le 10 mai 1940, en effet, trois régiments de tirailleurs marocains en provenance des premières, deuxièmes et septièmes garnisons de Kénitra, Marrakech et Meknès débarquent dans la région du Brabant Wallon (une vingtaine de km au sud de Bruxelles) pour contrer l’avancée de l’armée hitlérienne et permettre aux forces alliées particulièrement françaises d’installer une ligne de défense.

Avec courage, abnégation et sacrifice suprême pour défendre la liberté et la démocratie, les Lions marocains ont résisté, trois jours durant, aux blindés allemands mais les pertes sont énormes. 
Une véritable hécatombe. Sur les 2.300 soldats marocains entrés en Belgique, cinquante à peine reverront Meknès. 
Grâce à des recherches minutieuses, les deux historiens nous font revivre cette histoire oubliée et méconnue par la plupart des Belges. 


La date du 10 mai 1940 restera à jamais gravée dans l’histoire. Elle marquera aussi jusqu’au dernier jour de leur vie, celles et ceux qui vécurent la seconde guerre mondiale. 
L’Allemagne nazie envahissait alors la Belgique, la Hollande et le Grand-Duché de Luxembourg. La France, garant de la neutralité de la Belgique, envoie immédiatement des troupes pour aider l’armée belge à contenir la progression de l’agresseur. 
Le corps de cavalerie du général Prioux, composé de la 2ème et de la 3ème DLM se porte à la rencontre de l’ennemi pour retarder son avancée et permettre ainsi à l’infanterie de gagner les positions qui lui sont imparties par le haut commandement militaire.

Cette installation est prévue jour J plus 6. La fulgurante percée allemande oblige cependant la 1ère armée française à rejoindre plus tôt que prévu sa position de résistance et à affronter l’envahisseur dans des délais nettement plus courts que ceux envisagés initialement par le haut commandement français. 
Pour défendre la ligne Wavre-Gembloux-Namur dépourvue de défenses naturelles et qui s’étend sur une trentaine de kilomètres, la 1ère armée française disposait de 6 divisions d’infanterie dont trois motorisées. 


Du nord au sud, de Wavre à Chastre inclus s’était déployé le IIIème corps d’armée commandé par le général de la Maurencie qui comprenait la 1ère DIM du général de Camas et la 2ème DINA du général Dami. 


Au centre, de Chastre à Beuzet se trouvait le 4ème corps d’armée. 
Au sud, de Beuzet à la position fortifiée de Namur, était engagé le Vème corps d’armée commandé par le général René Altmayer et qui était composé de la 12ème DIM du général Janssen et de la 5ème DINA du général Vieillard. 


Toutes ces divisions appartenaient à l’élite de l’armée française, car le haut commandement étant persuadé d’une répétition du plan Von Schlieffen de 1914. 
Au IVème corps dirigé par le général Aymes incombe la mission plus périlleuse: barrer à tout prix la direction de Gembloux pour interdire aux Allemands l’accès à la vallée de la Sambre et donc à la frontière française du nord. 


Une zone d’une dizaine de kilomètres constituant une grande plaine agricole est confiée aux deux divisions qui forment le IVème corps: la 15ème DIM du général Juin et la 1ère dm du général Mellier. 


Dans cette plaine agricole, la voie ferrée Bruxelles-Wavre-Gembloux-Namur constitue le seul obstacle susceptible d’arrêter la progression des unités blindées allemandes. 
Les ponts, passages, remblais et déblais de cette voie deviendront l’enjeu de combats effarants et meurtriers. 


La 15ème DIM pourra rejoindre rapidement ses positions, installer ses plans de feu et poser des mines antichars. Par contre, la 1ère DM éprouvera des difficultés à gagner la région de Gembloux. Un des trois régiments de la division, le 7 RTM, devra se déplacer à pied et se heurter aux Allemands quatre heures seulement après son arrivée. Les plans du haut commandement français prévoyaient cependant un délai d’une semaine pour l’installation d’une position de défense par la division marocaine. 


Celle-ci, véritable division d’infanterie de type ‘’grande guerre’’ doit affronter sur un terrain non préparé, lors d’un combat de rencontre, deux grandes unités blindées modernes disposant d’un appui aérien. 
Or le secteur du 2 RTM comprend l’axe de l’ancienne chaussée romaine qui occupe approximativement la ligne de crête qui sépare le bassin de la Meuse de celui de l’Escaut.

Cette voie antique relie, par ses prolongements en France et en Allemagne, la Manche au Rhin. 
Le plateau situé dans son axe ne comporte aucun obstacle de forêt ni de cours d’eau. Il convenait donc parfaitement à la manoeuvre offensive des blindés allemands du XVème panzer korps du général Hoeppner composé de la 3ème et de la 4ème panzer.

Pendant deux jours, la division marocaine supportera l’essentiel de la poussée allemande et résistera malgré de lourdes pertes. De plus, le premier jour des combats, le 14 mai, les deux ponts surplombant la voie ferrée entre Gembloux et Ernage resteront intacts pour permettre le recueil des derniers éléments du corps de cavalerie du général Prioux qui, depuis le 10 mai, menait un combat retardateur en avant de la position ‘’dyle’’ pour permettre l’installation de l’infanterie française. 


Durant la journée du 14, malgré les attaques massives des blindés et des fantassins allemands, la division marocaine reste maîtresse du terrain. Le soir, une contre-attaque appuyée par des chars permet la destruction des deux ponts demeurés intacts.

La nuit du 14 au 15 mai, en raison de la percée allemande à Dinant, le haut commandement français prévoyait déjà l’ordre de repli vers Fleurus pour éviter tout encerclement.Les combats acharnés reprirent le 15 mai dès l’aube. Les Allemands élargissaient l’assaut jusqu’à Perbais-Chastre où ils coupaient la liaison entre le 110 RI et le 7ème R.T.M., c’est-à-dire entre le IIIème et le IVème corps d’armée.

Au coeur de la position ‘’Dyle’’, la division marocaine subissait de lourdes pertes dans des combats allant jusqu’au corps à corps. Sa position était de plus en plus entamée.

Aussi, en début d’après-midi, une contre-attaque française s’imposait. Bien qu’elle ait été repérée par l’aviation ennemie, cette contre-attaque fut menée avec succès par les bataillons de la division marocaine restés en réserve. Ces bataillons et les chars qui les appuyaient, subirent eux aussi de lourdes pertes, mais rétablirent l’intégralité des positions françaises. 


Le soir du 15 mai, les Allemands se repliaient vers le carrefour des cinq étoiles à Thoremblais, au-delà de leurs bases de départ. Ce repli scellait leur défaite dans cette bataille de Gembloux. 
Parallèlement à ces combats de la bataille de Gembloux, d’autres également acharnés ont opposé, la 18ème division d’infanterie allemande du général Cranz à la 2ème DINA. 
Les trois régiments de la 2ème DINA (13 RTA, 11ème zouaves et le 22 RTA) sont aussi parvenus à endiguer la progression allemande.

La bataille de Gembloux présente plusieurs particularités: 
elle constitue, du moins dans sa première phase dans la région de Hannut, Merdorp et Jauche, la première bataille de chars de l’histoire militaire mondiale. Elle marque le premier coup d’arrêt au Blitzkrieg depuis le 1er septembre 1939, date de l’invasion de la Pologne. Cette bataille constitue également la seule victoire terrestre de l’armée française durant la campagne de mai 1940. 


En guise de bilan, il convient de mentionner du côté allemand, la perte de près de 300 engins blindés, d’une dizaine d’avions de reconnaissance et de combat, de plusieurs centaines de soldats d’élite, du côté français, la perte de 200 engins blindés et de plusieurs centaines d’hommes pour une victoire tactique. 
Le temps a passé. Les nations alors en guerre se sont réconciliées et oeuvrent maintenant à la construction d’une Europe enfin débarrassée de ses vieux antagonismes nationalistes. 


Cependant, le souvenir des événements tragiques de la seconde guerre mondiale et de la détresse dans laquelle ils plongèrent des millions d’êtres humains doit être impérativement entretenu. 
En effet, l’on assiste dans les sociétés occidentales à une résurgence du fanatisme et de l’extrémisme favorisée par l’exclusion et la précarité sociales engendrées par la mauvaise conjoncture économique. 


En ce lieu de repos et de recueillement, les tombes de ces soldats dont la plupart furent fauchés au printemps de leur existence nous rappellent les dangers de l’extrémisme et nous incitent à la vigilance et à la fermeté.

Elles exigent aussi que le sacrifice ne fût pas consenti en vain. Les leçons de l’ histoire doivent être retenues: aucune démocratie n’en a jamais agressé une autre.

Samir Ben El Caïd a réuni deux hautes personnalités de la vie politique et diplomatique en Belgique pour évoquer l’importance de la commémoration qui marquera le 72e anniversaire de la bataille de Gembloux : Son Excellence l’Ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de la Belgique et du Grand Duché du Luxembourg Mr Samir Addahre et le Président de la Chambre des représentants Mr André Flahaut. Tous deux ont répondu à notre journaliste Samir Ben El Caïd.

Videos :

Rencontre avec Mr André Flahaut Mr Samir Addhare l'ambassadeur du Royaume du Maroc : http://youtu.be/JAfY478thWo

Interview de Madame Fadila Laanan : http://youtu.be/0JoJlpiRoVk

Interview de Monsieur Francis Delpérée : http://youtu.be/t3JesHbwDd8

Écrit par : Rachid Z | 15 mai 2013

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Les pieds-blancs

Marc-Édouard Nabe, le 10 novembre 2006

Plus qu’un navet, une honte ! Grâce au film Indigènes, les Arabes de France vont pouvoir courber l’échine la tête haute. C’est l’histoire de quatre soldats algériens et marocains enrôlés dans l’armée française en 1943 et qui subissent les humiliations de leurs supérieurs, ce qui ne les empêche pas de servir la patrie pas du tout reconnaissante. Apothéose : le simple soldat qu’interprète Jamel Debbouze finit par se sacrifier pour tenter de sauver le gradé qui l’a brimé !...

Avec Indigènes, on est repassé de la France « Black Blanc Beur » à la bonne vieille Bleu Blanc Rouge. Il y avait longtemps qu’on n’avait vu une telle apologie de la soumission... Car c’est le message de ce film de guerre bourré de clichés : «Vous, fils d’immigrés qui voulez être français à part entière, glorifiez le bon vieux temps des colonies où vos pères étaient assez bêtes pour aller se faire tuer pour la mère patrie ! » Les tirailleurs sont tiraillés entre leur désir de révolte et leur attachement au colon qui les commande. Tout le monde est gentil : le caporal arabe, le sergent-chef pied-noir et son colonel métropolitain. À tous les échelons, les bons sentiments triomphent, dans la plus totale invraisemblance psychologique.

Le problème, avec ce bel élan de solidarité entre l’esclave et son maître contre la barbarie, c’est que déjà, à l’époque, il avait tourné court... Spéculant sur l’ignorance historique des jeunes Beurs d’aujourd’hui, la production d’Indigènes se garde bien de révéler à son public que les Maghrébins, après avoir servi dans l’armée française, aux côtés des Pieds-Noirs, ces derniers les en ont remerciés en les exterminant par milliers le jour même (8 mai 1945) où ils prétendaient fêter la victoire comme les autres Français.

Si le metteur en scène avait eu des couilles, il aurait tourné la partie prévue sur les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata ! Rachid Bouchareb a supprimé cette séquence parce qu’il ne voulait pas finir sur une note trop hard qui eût choqué les Français suffisamment culpabilisés comme ça, et compromis les chances de vendre son western mou... Bouchareb promet de tourner la suite plus tard, mais en attendant, l’Algérie de Boutéflika a refusé à Jamel son visa ! Même traitement que pour son copain Enrico Macias... Les vendus ne sont pas les bienvenus dans le pays qu’ils font semblant de défendre et qu’ils salissent. Il y a peut-être un masochisme occidental, mais pas oriental !

C’est vrai que des indigènes engagés (souvent volontairement, les cons ! ) ont participé aux combats contre les nazis, mais comment soutenir sans rire que ce sont eux seuls qui ont « libéré» la France, l’Italie et la Corse (pourquoi pas la Normandie?), comme les acteurs du film aiment à le clamer sur tous les plateaux-télé où on les voit bien serrés, en brochette de promo ? Ils vont bientôt affirmer que ce sont eux, les bras cassés, qui se sont coltinés l’Afrikakorps ! Contrairement à la légende que colporte le film, les troupes coloniales ne servaient pas plus de chair à canon que les autres.

Malgré leur racisme, les colons ne se planquaient pas derrière leurs «bougnouls » pour monter au front. Le système colonial était fier de ses indigènes, mais pas au point de les envoyer en premières lignes !

Ah ! Il fallait la voir, à Cannes, l’équipe du film chanter cet hymne à la résignation qu’est Le chant des tirailleurs. Tous en smoking, fous de joie d’avoir reçu le prix collectif d’interprétation pour avoir accompli cette mauvaise action : redorer le prestige de la France qui a écrasé leurs pères...

Ô pingouins de Tizi Ouzou !

— C’est nous les Africains / Qui revenons de loin / Nous venons des colonies / Pour sauver la patrie / (...) Car nous voulons porter haut et fier / Le beau drapeau de notre France entière / Et si quelqu’un venait à y toucher / Nous serions là pour mourir à ses pieds / (...) Et lorsque finira la guerre / Nous reviendrons dans nos gourbis / Le cœur joyeux et l’âme fière d’avoir libéré le pays !...

Savent-ils, ces rampouilles du show-biz, que c’est le chant préféré des fins de banquets du Front National, celui que les anciens de l’OAS s’amusent à gueuler entre deux Heili Heilo ! dans les arrière-salles des brasseries ? Oui ! En vantant les valeurs de la « Colo», les fils des Algériens torturés font le jeu du FN ! Déjà à l’époque c’était la honte de chanter ça aux côtés des colonisateurs de son pays, mais aujourd’hui, relancer ce cri d’esclaves ravis, est impardonnable ! On dirait que les trentenaires collabeurs regrettent de ne pas avoir vécu l’heureux temps de la colonisation...

Qu’ils se rassurent : ils en vivent un autre, celui de leur néo-colonisation, à eux, par l’industrie du cinéma occidentaliste. Eux aussi sont de bons soldats de la machine guerrière de démoralisation des troupes : il s’agit de montrer les Arabes comme des demeurés qui se battent pour trois tomates, ou qui servent comme de vraies petites soubrettes le café au lit du Blanc qui leur donne des coups de crosse de fusil dans le ventre...

Jamais on ne verra un film où des Musulmans dignes de ce nom seront montrés en action dans un vrai combat pour l’indépendance, la liberté, l’honneur, la justice. C’est toujours : ou bien la dénonciation du terroriste, ou bien l’apologie du supplétif !

Évidemment on peut toujours trouver pire : dans l’Histoire d’Algérie, il n’y a pas eu que des Algériens engagés dans les troupes de leurs persécuteurs, il y a 60 ans. Il y en a eu aussi d’autres qui, au moment de la guerre d’indépendance, se sont rangés du côté des Français pour combattre leurs frères dans leur propre pays ! On les appelle des harkis, et ces deux sortes de jolis messieurs sont aujourd’hui représentés par les deux comiques les plus célèbres de leurs générations, qui n’hésitent pas à interpréter au cinéma et à la télévision les personnages les plus méprisables de leur peuple : un Indigène pour Jamel, et un Harki pour Smaïn...

Il faut se rendre à l’évidence : en France, les comiques arabes finissent en tragiques larbins.

Le seul auteur que cite Jamel l’inculte, c’est Albert Camus ! Cette fascination de l’Arabe pour le Pied-Noir est tenace. Même après la décolonisation, et sur plusieurs générations, il adore le Français. Dès l’indépendance, on a même vu des Algériens venir en masse en France comme pour «raccompagner» les rappatriés ! Incorrigibles !

Dire que le FLN s’est battu pour ça ! Des Arabes honteux, et fiers de l’être. Nouveaux esclaves d’une France vautrée dans la repentance... Sauf que certains occidentaux, sous prétexte de ne pas vouloir macérer dans la culpabilité, s’absolvent de tous leurs crimes. Ils conviennent ( bien obligés ) que la colonisation a été une saloperie, mais pour aussitôt revendiquer le droit de tourner la page. Remettre à l’heure les pendules du passé, c’est la meilleure façon de ne pas en être encombré pour foncer vers l’avenir sur l’autoroute de l’ignominie ! Ainsi le criminel ne paye jamais ses exactions : toujours manque la facture. Il lui suffit de dire que se sentir coupable le ferait trop verser dans la haine de soi, et qu’il serait malsain qu’il stagnât éternellement dans le remords, pour se retrouver libre et impuni ! Le refus de l’autoflagellation, c’est bien pratique pour oublier qu’on a donné des coups de fouet à d’autres !

Voilà pourquoi l’idée de colonisation est si bien portée aujourd’hui où l’on fait semblant d’en dénoncer les méfaits. Les pourfendeurs de la tyrannie de la repentance sont, comme par hasard, ceux qui prônaient la guerre en Irak, ceux qui approuvent l’implantation de colons israéliens en Palestine et plus globalement les massacres des peuples qui résistent chez eux aux divers envahisseurs !

Au lieu de se déguiser en combattants d’hier, les Arabes français feraient mieux de prendre les armes d’aujourd’hui. Il y a mieux à faire que de pousser un gouvernement de droite à réévaluer les retraites de vieux tirailleurs maghrébins dans le seul but de promouvoir un film larmoyant post-onze septembre.

Les néo-indigènes de Bouchareb n’ont qu’une idée : sortir les anciens des foyers Sonacotra... Heureusement, il y a d’autres Arabes dans le monde qui trouvent plus essentiel de sortir les colons de leurs kibboutz de Cisjordanie ! Le seul but dans la vie de ces « Beurs», c’est qu’on les laisse enfin entrer en discothèque ! Mais qu’on ne permette pas à leurs frères de rentrer en Palestine, ne semble pas les concerner... S’ils aiment à ce point l’uniforme et les armes, les combats nobles, et la défense de l’idéal patriotique, pourquoi ne vont-ils pas s’engager dans le Hezbollah, ou les brigades des Martyrs d’Al Aqsa ? Même un Franco-Israélien comme Arno Klarsfeld n’a pas hésité à endosser l’uniforme de Tsahal, là-bas sur le terrain promis, pour servir sa « patrie ». Les Franco-Algériens, eux, sont trop lâches, ils estiment que le conflit du Proche-Orient, il ne faut pas l’importer en France. Évidemment, ça mettrait en péril leurs petites affaires...

Indigènes a été écrit, produit, tourné et médiatisé, en réaction à ce qui s’est passé l’année dernière dans les banlieues parisiennes. Les émeutes ont bel et bien été étouffées, et pas par la police. Par les « indigènes» eux-mêmes ! Ils sont morts pour rien, les deux gosses poursuivis par les policiers et électrocutés dans le transformateur. Aujourd’hui, les Musulmans sortent d’Indigènes transformés eux aussi, mais en collabos, ce qui est peut-être pire que de l’être en cadavres... Et cette fois, Sarkozy n’y est pour rien.

Debbouze, Starr, Bacri étaient venus à Clichy-sous-bois après la bagarre pour donner une leçon de civisme aux « djeuns » en leur intimant l’ordre de voter (c’est-à-dire voter à gauche bien sûr), mais ça n’a pas suffi.

Ils avaient essayé de leur expliquer que ce n’était pas une solution de brûler des voitures et un gymnase... Le gymnase de 2005, on l’a retrouvé en 2006, mais non brûlé celui-là, et plein de Sans-papiers. Cachan, c’est le parcours obligé pour les tirailleurs médiatisés... Après le studio de Canal + et avant celui de France 3, on se doit de passer par le gymnase de Cachan. Ça fait partie de la promo d’Indigènes : aller en chapeau à la Samy Davis Junior embrasser les « cousins» sur leurs paillasses en train de crever de grève de la faim, prendre dans ses bras, pour la photo, un bébé squatteur en pleine scarlatine, patauger un instant dans la diarrhée d’un petit Malien, tout en évitant d’approcher sa maman tuberculeuse, c’est bon pour le film...

J’espère que les «métèques», scandalisés très légitimement par le meurtre accidentel de leurs copains foudroyés et plus récemment par le parquage de familles africaines sans logements, ne seront pas convaincus de se «calmer » en voyant des peoples milliardaires incarner de pauvres Arabes qui ont accepté de donner leur vie pour un pays qui les exploitaient comme des animaux ! Un nouvel automne de révolte serait le bienvenu...

C’est bien sûr Jamel, coproducteur du film, qui s’est réservé le beau rôle. «Beau», façon de parler, car c’est le personnage le plus répugnant de l’histoire. Au moins, Roschdy Zem est amoureux d’une Française, Samy Naceri protège son petit frère, et Sami Bouajila est un patriote zélé en conflit avec la hiérarchie. Jamel, lui, incarne l’âne du bled, illettré et content de l’être, un goumier quasi mongolien qui, plus il est dominé, plus il lèche les bottes de son dominateur. Bref, celui qui s’humilie avec une ambiguïté quasi homosexuelle aux pieds du chef, et qui ne supporte pas, monsieur, que ses frères le traitent de femmelette !...

Rien de plus logique que l’acteur le mieux payé de France se soit réservé le rôle qui lui va comme un gant : celui d’un collabo indécrottable dans l’âme.

Sauf que dans la vraie vie, l’exploité sait se faire exploiteur. Désormais, Jamel a le bras long: il joue à l’éleveur de poulains. Il coache, drive, brieffe de jeunes disciples pas drôles, des « renois » et des «beurs » encore et toujours, chargés de perpétuer l’esprit du «lutin à la main dans la poche ». Le persifleur antisarkoziste forme à son image les « princes du stand-up», c’est-à-dire une nouvelle génération d’esclaves bien couchés devant les derniers amateurs ringards de l’humour Canal+.

Jamel s’offusque que l’État, par rétorsion au moment des premières velléités d’indépendance en 1959, ait gelé injustement les pensions des tirailleurs survivants, mais lui aussi sous-paye les petits soldats de son Jamel Comedy Club ! Facile après pour ce faux bon samaritain d’exhiber sous les projecteurs de malheureux vieillards rescapés et de leur tirer les larmes. Oui ! Les anciens vont être augmentés grâce au succès du film, mais tout le bénéf sera pour Jamel et ses potes !... Chirac leur a proposé des clopinettes supplémentaires, mais les anciens combattants auraient dû l’envoyer se faire foutre ! Pas d’aumône tardive ! Trop tard ! Dignité avant tout !... Et si Jamel trouvait la solde des vieux trop maigre, il n’avait qu’à la gonfler de son flouze à lui, il a les moyens !

Quand Le Nouvel Observateur fait sa Une sur la gueule de fiotte épanouie de Jamel Debbouze sur fond de drapeau tricolore, et qu’il lui fait se poser la question : «Pourquoi j’aime la France », il faut savoir entendre sa vraie réponse, la cachée, la non-dite : « J’aime la France parce qu’elle se sent tellement coupable qu’elle a fait de moi une vedette, et c’est comme ça que je peux la baiser et lui soutirer le plus de fric possible. » L’hypocrisie est la seule politique des nouveaux indigènes : un sournois comme Jamel en a fait sa seconde nature. Il joue sur tous les tableaux : «beur» et français, racaille et gendre idéal, pitre et sérieux, citoyen et «rebelle »...L’essentiel, c’est qu’on ne le considère plus comme un Arabe ! Quelle horreur ! Être «arabe», c’est trop dangereux, on vous associe trop aux terroristes d’AlQaida...Regardez Zidane qui a explosé en vol tellement il se sentait mal de se nier ainsi en permanence !

On m’oppose souvent que Zidane est kabyle, d’accord, mais s’il ne tenait pas à ce qu’on l’associe au destin des Arabes, pourquoi n’a-t-il jamais protesté quand on l’appelait «beur», et d’où vient qu’il n’est pas choqué qu’on le considère comme un Algérien ? Si Yazid était aussi « français » que l’affirment les sourcilleux, pourquoi alors ne chantait-til jamais La Marseillaise en ouverture de ses matches ? Aujourd’hui, les Kabyles sont berbères ; les Beurs sont français ; les Libanais sont phéniciens... Personne n’est arabe, sauf les terroristes !

Quand les nouveaux Indigènes disent que « le Beur n’existe pas », c’est pour signifier que c’est le Français seul qui doit exister. Depuis leur succès, ils trouvent que « beur » c’est raciste, mais ils continuent à dire « black » sans problème. Au fait, pas beaucoup de Noirs dans Indigènes...

C’est comme si les tirailleurs sénégalais n’avaient jamais existé. À entendre les «nouveaux Indigènes», ils sont comme leurs ancêtres : des Français d’Afrique du Nord comme les autres serviteurs de la patrie. Ce relent d’Algérie Française années 50, au sein même de la «communauté»beure d’aujourd’hui, pue. On pensait que les plus ardents défenseurs du «rôle positif de la colonisation » se recrutaient parmi les anciens gauchistes reconvertis dans l’américanisme par peur de l’Arabe... Ce sont désormais les Francais d’origine arabe qui font en permanence l’apologie de la France coloniale parce qu’au moins, à l’époque, elle les considérait comme français tout en les méprisant comme arabes !

«L’amour de la France », il ne pisse pas très loin chez les néo-indigènes.

La France qu’ils aiment, c’est celle de Nike et d’Adidas, celle des 4X4 et des I- Pod, de la PlayStation et des écrans Plasma... Ce que les Indigènes défendent dans la France, c’est ce qu’il y a de pire : le «patrouillotisme » comme disait Rimbaud, le drapeau, les clairons, les casques, les vareuses... Déroulède 2006... Aucun des quatre acteurs n’a fait son service militaire bien sûr. Il y en a même un qui a été objecteur de conscience !

Et ils donnent tous des leçons de défense extasiée de la nation, ils ne tarissent pas d’éloges lyriques pour l’armée française qui repoussa si vaillamment les barbares... Ils veulent faire partie de l’Histoire de France, rien que ça ! Ah ! Les prétentiards ! Tout ça parce qu’ils sont nés à Grenoble ou à Gennevilliers !

Tous ces «Beurs» médiatiques ne sont qu’une bande de clowns cocaïnés qui ne font que ralentir la juste révolte des vrais Musulmans qui souffrent aujourd’hui dans ce pays. La plupart des Arabes nés en France sont des paumés dans leur identité, tordus dans tous les sens par vingt ans d’intégration à la SOS Racisme, et élevés dans le mépris occidental et l’ignorance de l’Orient véritable. Beaucoup d’Arabes français profitent du racisme réel dont ils sont souvent victimes pour cacher leur incompétence, leur lâcheté, leur manque de goût, leur inculture crasse, et leur fainéantise intellectuelle.

À cause de leurs complexes mal soignés par la décolonisation, je serais prêt à trouver quelques excuses aux jeunes Maghrébins, et même à la rigueur aux enfants de harkis que la France a laissés pourrir dans de véritables camps de concentration... Seulement, ils ramènent sans arrêt leurs gueules en rivalisant de démagogie avec les pires beaufs antiracistes ! Ils ne veulent plus du mot «intégration » mais du mot «banalisation » ! Tous ex- « ratons » banals en effet, et banalement aux ordres du pouvoir des néo-colons «sympas» qui leur donnent les moyens médiatiques d’exprimer leur fair-play en échange d’une belle paire de baskets immaculées.

Les voilà, les nouveaux maîtres de la rebelle attitude conformiste et institutionnalisée. On les voit arriver de loin, chaussés de Nike à virgules et d’Adidas à trois bandes ! C’est les Pieds-Blancs qui ont remplacé les Pieds Noirs... Regardez leurs chaussures de sport éblouissantes: avec ça, ils se sentent forts et riches ! Pieds-Blancs qui colonisent en chœur les Français coupables et les Arabes résistants. Ces traîtres revalorisent la servitude du colonisé en échange d’un peu de reconnaissance sociale dans leur pays d’adoption, car ils ont beau faire, il ne sera jamais le leur, c’est mal connaître les Français «de souche », de droite comme de gauche !

Le néocolonialisme des ex-colonisés est pratiqué à longueur de films, de disques, d’émissions de télé, de one man shows... Ils sont tellement stupides et avides qu’ils ne s’aperçoivent pas qu’ils se font mépriser autant, sinon plus que leurs parents !

Ah ! Il faut la voir, la nébuleuse des Pieds-Blancs, très bien foutue commercialement parlant, avec son rap à la con, son slam débile, son hip-hop faiblard, ses spectacles ineptes, tout un turbin démago et pernicieux, toute une entreprise de désarabisation organisée ! Racailles respectées, les Beurs banalisés, « nikisés » jusqu’au trognon, ont pris la place des soixante- huitards dans la fonction de diriger les consciences. Ce sont eux, les ennemis aujourd’hui. Comme le rock opprima les foules pendant cinquante ans, le rap prend le relais ! Avec ses prétentions politiques et poétiques, le rap, cette plaie ouverte — une de plus faite au monde noir — occupe désormais tout l’espace... Filiation évidente ! Issu comme le rock du saint jazz, le rap n’a rien apporté en vingt ans, quoi que vous en disent les télérameux et autres inrockuptables, ni en musique ni en textes : toujours la même lancinante revendication sociale, la rage calibrée du souspoète à la mords-moi le 9-3 : de l’indigence pour indigènes ! De Doc Gynéco suçant Sarko à Abdel Malik suçant Bruel, tous sont des « indignés » pathétiques, réciteurs bas de plafond et fumeurs d’herbe au ras des pâquerettes...

Triste constat pour les âmes fières : après le 11 septembre, la guerre en Irak, et au sortir de celle du Liban, une seule sorte d’Arabes a pris le pouvoir culturel en France : les Pieds-Blancs !

Écrit par : Rachid Z | 15 mai 2013

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