21 avril 2013

"Le départ des jeunes belges musulmans en Syrie"

"Le départ des jeunes belges musulmans en Syrie"

Podcast de l'émission Hadith Roh du 19 avril 2013

Mohamed Fatha-Allah reçoit Abdelwahab Iddoub qui témoigne du départ de ses deux enfants en Syrie. Ils seraient partis le 4 avril dernier, durant les vacances scolaires, en empruntant, apparemment sans difficulté, un vol au départ de l'aéroport de Zaventem. Cette émission comporte les interventions téléphoniques du professeur Yacoub Mahi, de Mohamed Ramoussi membre de Muslims Rights Belgium et du Cheikh Bassam…

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Al-Manar

14:58 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Selon l’islam, les Belges partis en Syrieauraient dû prévenir leurs parents

Christophe Lamfalussy, le 21 avril 2013

"Retournes auprès de tes parents et fais-les rire autant que tu les as fait pleurer."

Se battre en Syrie, peut-être, mais le faire sans prévenir ses parents, certainement pas. Telle est la position étonnante développée par deux théologiens belges musulmans, Mohamed Ramousi et Yacob Mahi, à l’encontre des jeunes Belges partis se battre en Syrie.

"Il n’est permis au musulman d’aller combattre que s’il bénéficie de l’accord de ses parents , affirme Ramousi, un jeune théologien de Verviers, considéré par ses pairs comme une étoile montante. Cet avis tire ses sources des paroles authentifiées mentionnant que le meilleur des actes est la prière, ensuite la bienfaisance envers les parents et seulement ensuite la lutte légitime (Bukhari et Muslim)." Mahi abonde dans le même sens. L’islam considère la relation avec les parents "comme étant la plus sacrée après celle entre l’humain et le divin", nous dit-il, et impose que "tout projet de vie se discute en amont" .

La lettre des parents

Les deux théologiens ont été touchés par la lettre adressée par des parents à leurs fils partis en Syrie (voir "LLB" du 11/4). "Je partage leur inquiétude , dit Yacob Mahi, fils d’émigrés marocains, né en Belgique, et je comprends leur désespoir émotionnel extrême. Ils n’ont rien dit, et ainsi, la famille n’a rien vu venir." L’islamologue bruxellois estime que le départ de ces jeunes peut résulter de l’absence de dialogue " au sein de nos familles monoparentales, ou encore déchirées par le syndrome d’un parent absent" . Ramousi lui cite le Coran. A un homme qui propose de se battre à ses côtés, après avoir laissé ses parents en pleurs, le prophète lui répond assez sèchement : "Retournes auprès de tes parents et fais-les rire autant que tu les as fait pleurer."

Les deux théologiens sont moins d’accord sur l’idée de partir se battre en Syrie, dans les rangs des insurgés. Mohamed Ramousi rappelle que la Ligue des savants syriens a appelé les Syriens à se battre "pour défendre leurs terres" et non pour livrer un quelconque combat religieux puisqu’en face, il s’agit aussi de musulmans. L’opposition syrienne, gênée par l’afflux de jihadistes étrangers, promet de les renvoyer chez eux dès que les combats seront terminés. Elle demande surtout de l’aide financière et humanitaire. "Les juristes musulmans ont statué sur le fait qu’en dehors du cas de l’agression directe et physique vécue par le musulman sur le territoire où il vit, il n’est permis au musulman d’aller combattre que s’il bénéficie de l’accord de ses parents", insiste Ramousi.

Yacob Mahi estime que le Coran ne dicte pas toute action mais bien "l’esprit de la foi de l’individu en la justice". En vertu de cela, le texte sacré des musulmans appelle au sacrifice dans un esprit de résistance, à la manière de la Brabançonne, ajoute-t-il. "Le terme jihad, effort, a une portée spirituelle inscrite dans l’action de résistance et de sauvegarde de soi, pour contrecarrer le mal, l’injustice, la répression et la violence, afin de préserver la liberté, la dignité et le droit d’un peuple à déterminer de lui-même."

Le théologien bruxellois souligne que le terme de guerre (harb) est cité 6 fois dans le Coran tandis que celui de paix (salam) et de ses dérivés apparaît 133 fois.

Écrit par : Rachid Z | 21 avril 2013

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Belges en Syrie : deux mères vont plaider leur cause à Ankara

Christophe Lamfalussy, le 21 avril 2013

Des centaines d’Européens sont partis rejoindre les rangs de l’opposition syrienne et ont été enrôlés dans des groupes de moudjahidines étrangers.

Deux mères belges, dont les fils sont partis se battre en Syrie, doivent se rendre ce lundi à Ankara pour supplier les autorités turques de mieux contrôler le flux des djihadistes étrangers qui passent vers la Syrie voisine, a appris La Libre Belgique.

Les deux mères bruxelloises sont d’origine marocaine.

L’une d’elles a ses deux fils en Syrie. Le plus âgé (22 ans) est parti à la Noël 2012. Le plus jeune (16 ans) a quitté la Belgique le 5 avril dernier et n’est plus réapparu à l’Athénée Fernand Blum de Jette où il étudiait. La seconde mère ignore totalement où est son fils, le dernier signe de vie étant un coup de téléphone en provenance de la ville d’Adana en Turquie.

Elles seront reçues mardi par le député turc Refik Eryilmaz, membre du parti CHP, un parti laïc et kémaliste dans l’opposition au gouvernement promusulman d’Erdogan.

Cet avocat de profession est originaire de la province d'Antioche (Hatay) par où transitent de nombreux volontaires étrangers se rendant en Syrie. Le député veut dénoncer l’attitude qu’il juge trop conciliante du gouvernement turc à l’égard des passeurs qui viennent, au su et au vu de tous, chercher les volontaires dans plusieurs aéroports proches de la frontière turco-syrienne. Refik Eryilmaz a récemment servi de médiateur dans la libération de Cüneyt Ünal, un journaliste turc détenu dans une prison syrienne.

Le voyage a été mis sur pied en Belgique par Bahar Kimyongur, un ancien militant belge du groupe d’extrême gauche turc DHKPC, indésirable en Turquie. Tout comme le député, Bahar Kimyongur est originaire d’Antioche.

« Mes motivations sont multiples », nous explique Bahar Kimyongur. « Je veux que la guerre cesse, qu’il y ait un mouvement pour la paix et que les gens en Syrie se mettent autour de la table pour discuter de façon sereine ».

Les deux mères belges ont été contactées par Bahar Kimyongur. Elles lui ont dit toute leur détresse. « Elles ont peur que leurs fils soient tués par l’armée de Bachar Al Assad. Elles ont peur des représailles des groupes qui les ont enrôlés. Et elles ont peur que leurs fils soient condamnés à leur retour », dit-il.

Des centaines d’Européens sont partis rejoindre les rangs de l’opposition syrienne et ont été enrôlés dans des groupes de moudjahidines étrangers. La présence de certains groupes islamistes radicaux et le peu d’empressement de l’Armée syrienne libre de couper les liens avec ces groupes est la principale raison qu’avancent des pays comme l’Allemagne et les Etats-Unis pour refuser de livrer des armes aux rebelles syriens.

Écrit par : Rachid Z | 21 avril 2013

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Jeunes belges en Syrie - Milquet en visite à Washington

La Dernière Heure, le 21 avril 2013

Le but est d'analyser toutes les politiques et techniques de lutte contre le terrorisme et le radicalisme violent des USA

La ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet (cdH), a pris dimanche la direction de Washington, pour une mission officielle de trois jours, prévue depuis janvier, aux côtés de la Commissaire générale de la police fédérale, Catherine De Bolle, et d'André Vandoren, le directeur de l'OCAM - Organe de coordination pour l'analyse de la menace - et coordinateur du plan de lutte contre le radicalisme.

Durant cette mission, la délégation nouera de nombreux contacts avec les autorités et services de sécurité américains (CIA, FBI, etc.) dans le but d'analyser toutes leurs politiques et techniques de lutte contre le terrorisme et le radicalisme violent, a annoncé le cabinet de la Vice première ministre cdH.

La délégation belge aura des contacts avec le National Counter Terrorism Center et la CIA (Central Intelligence Agency), dont la ministre rencontrera le directeur, John Brennan; avec le département de la Justice, le FBI (Federal Bureau of Investigation) et le Terrorist Screening Center, et avec le département de la Sécurité intérieure.

Des rencontres avec la secrétaire à la Sécurité intérieure des Etats-Unis, Janet Napolitano, ainsi que les ambassadeurs Fernandes et Lanier, membres du Center for Strategic Counterterrorism Communications sont également prévues.
Des visites à la Metropolitan police of Washington au Congrès américain, et à la Chambre des représentants, sont encore au programme, tout comme une réunion avec le député Michael Mc Caul.

Écrit par : Rachid Z | 21 avril 2013

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