20 avril 2013

Encore un jeune Flamand parti se battre en Syrie

Encore un jeune Flamand parti se battre en Syrie

Eric Steffens, le 20 avril 2013

Un nouveau cas d’un jeune Belge parti combattre en Syrie a été révélé. Cette fois il s’agit d’un Anversois mineur, âgé de 15 ans. Il était porté disparu mais il s’est avéré qu’il était en Syrie.

Ce garçon âgé de 15 ans était scolarisé à l’athénée d’Anvers. "Nous avons reçu cette semaine la communication officielle selon laquelle un élève de notre athénée était en Syrie" a déclaré la préfète Karin Heremans lors de l’émission de la VRT "Peeters en Partners". "Avant cela on parlait de disparition inquiétante mais finalement nous avons reçu la confirmation que le garçon était en Syrie".

"Il a reçu un véritable endoctrinement. Des organisations ont sélectionné des adolescents ici. Des leaders les ont endoctrinés. Je me demande comment on pourrait annuler un tel lavage de cerveau. Ce sont des jeunes garçons, fragiles qui sont en pleine crise d’identité. Il n’a que 15 ans" a encore déclaré la préfète.

15:17 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Des citoyens kirghizes recrutés pour combattre en Syrie

Aidai Erikova, le 20 avril 2013

Plusieurs combattants kirghizes seraient partis combattre pour le djihad syrien, selon les autorités du Kirghizstan.

A Kyzyl-Kiya, des citoyens kirghizes ont étés recrutés pour combattre en Syrie. D’après l’agence de presse K-news, cette information aurait été confirmée le 17 avril dernier par Mametbek Myrzabaev, chef du département des relations internationales, de l’analyse et des organisations religieuses de la Commission d'Etat des Affaires religieuses de la République Kirghize. Selon lui, sept citoyens du Kirghizistan se sont envolés pour la Turquie afin de prendre part aux hostilités syrienne.

« Nous avons reçu ces informations de parents et de proches de ces personnes, qui souhaitent que nous les aidions à les retrouver et à les renvoyer dans leur patrie. Nous avons contacté le Ministère des Affaires étrangères du Kirghizistan pour obtenir son soutien. J'espère que dans un futur proche ces personnes seront rapatriées au Kirghizistan » a déclaré Myrzabaev.

Le 17 avril, lors d’une séance parlementaire (Zhogorku Kengesh ), Dastan Jumabekov, député de la fraction « Ata-Jurt », a communiqué des informations similaires : « Il a été rapporté que dans la région d’Aravan et dans d'autres domaines de l’oblast de Och, des jeunes avaient été recrutés par des organisation religieuse, puis envoyés en Syrie. »

Selon Jenish Ashirbaev, inspecteur du service de presse du service de l'Intérieur de l'oblast de Och : « Certains faits ont été élucidés. Nous avons eu confirmation que sept personnes de la ville de Kyzyl-Kiya sont allées à la Syrie. Actuellement, quinze personnes sont en Turquie, mais nous ne pouvons pas affirmer sans le moindre doute qu’ils sont en partance pour la Syrie ».

Selon l'analyste militaire et militant social Miroslav Niazov, ces faits ne peuvent pas être ignorées et doivent être soigneusement étudiées. Il n'a pas exclu la possibilité d’un recrutement de citoyens kirghizes dans les rangs des rebelles syriens.

Ceci est une illustration nouvelle des problèmes du Sud du Kirghizstan, zone d'instabilité autour de la vallée du Ferghana, depuis la révolution de 2010 et surtout les événements de juin 2011 et les pogroms ethniques contre les ouzbeks dans la ville d'Och, capitale du Sud. L'Ouzbékistan, qui est imbriqué au Kirghizstan à travers la vallée du Ferghana, avertissait récemment à travers la voix de son président, Islam Karimov, la Russie sur les dangers croissants d'extrémisme religieux et fanatique dans la région centre-asiatique. Ces supposés combattants kirghizes parti pour le djihad Syrien sont des exemples alarmants, s'ils se confirment, de la situation actuelle. Le Sud du Kirghizstan, déjà plaque tournante du trafic de drogues venues d'Afghanistan et pourrait bien devenir la plaque tournante d'autres "produits" importés d'Afghanistan : c'est aujourd'hui et dans les années à venir une des principales caractéristiques de la situation régionale, et des politiques des grandes puissances - entre base militaire russe, américaine, française et "renforcement" croissant des armées locales.

Écrit par : Rachid Z | 20 avril 2013

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