19 avril 2013

Jeunes Belges en Syrie: audience reportée au 24 avril

Jeunes Belges en Syrie

Audience reportée au 24 avril

Belgale 19 avril 2013

La défense veut plus de temps...

La comparution devant la chambre du conseil des quatre suspects interpellés lors de la vaste action anti-terrorisme a été reportée au 24 avril à la demande de la défense, qui a besoin de davantage de temps pour étudier le dossier. A l'exception de Fouad Belkacem, les suspects ont nié être membres de l'organisation extrémiste Sharia4Belgium. L'action de mardi s'inscrivait dans le cadre de l'enquête judiciaire sur Sharia4Belgium. Celle-ci aurait livré suffisamment d'éléments pour considérer l'organisation comme un mouvement terroriste.

Fouad Belkacem, l'ancien porte-parole du groupuscule, a quant à lui contesté toute implication dans des activités terroristes ou dans l'enrôlement de jeunes pour aller combattre en Syrie. Dimitri Bontinck, le père du jeune Jejoen qui se trouve en Syrie pour tenter de retrouver son fils, s'est constitué partie civile dans le dossier.

Le gouvernement juge la législation anti-terroriste suffisante et accentue la prévention

Le comité ministériel restreint a jugé vendredi suffisant l'arsenal législatif anti-terroriste - renforcé il y a un mois et demi -, dans le cadre de la problématique des jeunes Belges allant combattre en Syrie. Ce renforcement étend déjà la répression pénale du terrorisme à l'incitation à un acte terroriste, au recrutement ou à l'entraînement de terroristes. Le parquet fédéral a donc rendu un avis négatif au gouvernement, qui l'interrogeait - ainsi que divers autres services - sur l'opportunité de renforcer l'arsenal. Le comité restreint a suivi cet avis, ont expliqué la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet et le Premier ministre Elio Di Rupo.

Le "kern" s'était saisi de diverses propositions formulées ces derniers temps, comme celle d'un arrêté royal empêchant les départs pour combattre en Syrie, ou la question relative aux retraits de cartes d'identité de certains jeunes, défendue par le bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte (sp.a). A cet égard, le renforcement et l'accélération du recours au "signalement Schengen", le système informatique de coopération policière au sein de l'espace Schengen, sont eux aussi suffisants, ont tranché les principaux ministres du gouvernement fédéral.

D'autres mesures telles que le renforcement des échanges de données avec la Turquie, le contrôle des mineurs d'âge en partance dans les aéroports, etc, sont soumises à un groupe de travail et reviendront sur la table du gouvernement vendredi prochain. La ministre de l'Intérieur a en outre présenté son "programme de prévention de la radicalisation violente", qui compte associer tous les niveaux de pouvoir autour de six grandes thématiques.

15:13 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

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La comparution des quatre membres de Sharia4Belgium reportée

7sur7, le 19 avril 2013

La comparution devant la chambre du conseil des quatre suspects interpellés lors de la vaste action anti-terrorisme a été reportée au 24 avril à la demande de la défense, qui a besoin de davantage de temps pour étudier le dossier. A l'exception de Fouad Belkacem, les suspects ont nié être membres de l'organisation extrémiste Sharia4Belgium.
L'action de mardi s'inscrivait dans le cadre de l'enquête judiciaire sur Sharia4Belgium. Celle-ci aurait livré suffisamment d'éléments pour considérer l'organisation comme un mouvement terroriste.

Trois des quatre suspects nient être liés au groupuscule. Selon ses avocats, Abdel E. n'est "certainement pas un salafiste. C'est un occidental, il fait partie d'un club de moto et n'a aucun lien avec Sharia4Belgium. Il est juste allé en Turquie chercher Hakim, son frère, qui était blessé."

Hakim est en détention dans la partie médicalisée de la prison de Bruges, mais il tenait à assister à l'audience. Il est en partie paralysé après avoir été touché par une grenade et a des éclats à la tête. Comme il ne pouvait pas accéder à la salle, l'audience a été déplacée au sein du complexe carcéral. "Sa situation médicale est très sérieuse et il ne se souvient de rien. Mais même s'il a combattu en Syrie, ce n'est pas forcément punissable. Il n'était pas membre de Sharia4Belgium ni d'aucune organisation", a assuré son avocat.

Fouad Belkacem, qui était le seul à ne pas vouloir comparaître, a contesté toute implication dans des activités terroristes ou dans l'enrôlement de jeunes pour aller combattre en Syrie. Son avocat estime que le secret de l'enquête et la présomption d'innocence ont été bafoués par les fuites dans la presse, et compte déposer plainte en ce sens. "Une arrestation sous le regard des caméras, des écoutes téléphoniques retranscrites dans la presse, je pense que cela va trop loin. La liberté de la presse a également ses frontières et elles ont été dépassées dans ce cas", estime Me Damen.

Le quatrième suspect, Walid L., a assisté à quelques lectures de Sharia4Belgium, mais sans en avoir été membre. "Il traversait une crise d'identité, se cherchait et s'est laissé entraîner. Il est entré en contact avec des extrémistes et le regrette. Il est en fait dans la même situation que Jejoen Bontinck, à la différence qu'il est décrit comme victime alors que mon client est un suspect", selon son avocat. Walid L. était parti en Syrie, mais pas pour combattre. "Ses motivations étaient purement humanitaires: il est allé aider dans des hôpitaux et n'a pas porté d'arme."

Dimitri Bontinck, le père de Jejoen qui se trouve en Syrie pour tenter de retrouver son fils, s'est constitué partie civile dans le dossier.

Écrit par : Rachid Z | 19 avril 2013

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