10 avril 2013

"Au moins douze Belges tués en Syrie", selon un imam

"Au moins douze Belges tués en Syrie", selon un imam

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RTBF, le 10 avril 2013

Au moins douze Belges ont déjà été tués en Syrie, selon un imam. Hicham El Mzairh, élu sp.a à Wilrijk, dit ne pas être étonné par le nombre élevé de jeunes Belges partis combattre en Syrie. "Ce qui m'étonne par contre, c'est qu'il s'agit de très jeunes garçons et c'est inquiétant", dit-il à la VRT.

Cet imam qui souhaite garder l'anonymat a fait ces déclarations à l'hebdomadaire Knack. L'homme, qui travaille à un doctorat sur les mouvements islamistes en Belgique, a déjà rendu visite à trois familles marocaines concernées, à Malines, Vilvorde et Bruxelles.

A Vilvorde, il s'agit d'un garçon de 17 ou 18 ans, qui est parti avec des amis sans avoir suivi de formation. Après deux semaines à peine, il s'est fait abattre par un sniper.

Selon l'imam, la plupart des combattants belges en Syrie proviennent de Flandre: "Je sais qu'il y en a au moins cent qui sont partis de Belgique, et probablement quelques centaines. Surtout du Limbourg, d'Anvers, de Malines et de Vilvorde. Les plus jeunes que je connaisse sont âgés de 15 et 16 ans. Des enfants-soldats, donc. Je crains que le mouvement prenne encore de l'ampleur, car il y en a qui partent chaque jour. Ce que je trouve très grave, c'est que plusieurs Belges se sont mis volontairement sur la liste des candidats au suicide", a-t-il déclaré.

La plupart du temps, ils tombent dans des groupes de combattants djihadistes, surtout dans la brigade d'Abdel Rahman Ayachi, le fils du prédicateur de haine molenbeekois Bassam Ayachi.

Enfants soldats

Hicham El Mzairh n'est pas étonné de l'information donnée par Knack : "L'an dernier, on a parlé d'un imam d'Arabie Saoudite qui a lancé un appel à aller combattre en Syrie à Borgerhout et dans d'autres villes comme Bruxelles. Il y a aussi eu des appels lancés sur des télévisions par satellite. Ce qui m'étonne, c'est qu'il s'agit de très jeunes garçons", dit-il à la VRT.

Il identifie des raisons religieuses à ces départs au front: "En Syrie, on ne peut plus parler de Printemps arabe. C'est l'escalade, cela a dégénéré en une guerre entre chiites et sunnites, ce qui rend la justification du jihad plus facile pour les sunnites, les salafistes. Et du Maroc, partent aussi beaucoup d'hommes. Il y a eu des articles avec des chiffres hallucinants dans les journaux".

"Depuis les attentats du 11 septembre, il aurait fallu mener une politique anti-radicalisation avec la communauté musulmane", dit Hicham El Mzairh.

Radicalisation par le net

"Des mineurs d'âge sont en effet impliqués. Le gouvernement a pris des dispositions pour empêcher cela. C'est assurément le dossier le plus difficile qu'on ait jamais eu à traiter", confie André Vandoren, de l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (Ocam).

André Van Doren souligne aussi à la VRT qu'il faut être très prudent avec les chiffres. "Les jeunes partent en Turquie, pas de passeport ou de visa nécessaire. Et ensuite, les parents apprennent par GSM que leurs enfants se trouvent en Syrie".

Il est difficile d'évaluer le nombre de personnes blessés ou tuées en Syrie, note le patron de l'Ocam. On n'a pas de preuves des décès, dit-il. "C'est dramatique pour les familles".

Des initiatives ont été lancées pour intervenir, les services travaillent sur le terrain, dit André Van Doren: "Le problème est qu'on a le droit d'avoir des idées et même des idées très extrêmes tant qu'elles n'ont pas d'impact sur la société démocratique. (...) Mais on peut difficilement faire quelque chose contre la radicalisation par internet, par YouTube ou par les télévisions par satellite"

11:29 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Cheikh Bassam: «Je suis contre l'envoi de Belges en Syrie» : «La révolution n’a pas besoin d’amateurs...»

David Baudoux, le 10 avril 2013

L’homme est controversé, il a déjà eu maille à partir avec les justices belge et italienne qui le suspectaient d’être impliqué dans divers réseaux de recrutement djihadiste en Belgique, mais cheikh Bassam l’affirme cette fois sans détour, il ne veut pas de Belges en Syrie. Ce sont les révélations, fin mars, de Sudpresse sur la mort en Syrie de Sean Pidgeon, ce djihadiste bruxellois de 23 ans qui l’ont fait réagir.

Pourtant cheikh Bassam Ayachi est Syrien, il soutient la rébellion dans son pays, mais il considère que ces « combattants amateurs » ou « ces aventuriers d’un jour », comme il les appelle, sont un poids pour le combat de son peuple. « La rébellion a besoin de beaucoup de choses, mais sûrement pas de combattants inexpérimentés qui, la plupart du temps, se révèlent être plus une charge qu’une véritable aide sur le terrain. Ils ne sont pas entraînés à survivre plusieurs jours sans manger dans des conditions extrêmes. Il vaut mieux pour tout le monde que ces gens restent en Belgique. Ils ne servent absolument pas notre cause. Les Belges qui veulent vraiment soutenir la Syrie devraient plutôt envoyer 50 euros à la Croix-Rouge ou au Croissant Rouge », assure froidement ce prédicateur toujours très populaire dans son pays. « Depuis que j’ai été acquitté en Italie, je n’ai plus aucune activité politique et religieuse. Je ne voulais pas être impliqué sinon je serais déjà en Syrie », indique-t-il. Cela dit, son fils Abdlerahman Ayachi et son disciple Raphaël Gendron, eux, se trouvent bien au Proche-Orient et combattent aux côtés des Faucons du Sham. « Mon fils est là-bas, il dirige une armée de près de 6.000 hommes. Il est bien entraîné et me représente sur place. En ce qui concerne Raphaël, il est informaticien. D’après ce que j’ai compris, il s’occupe surtout de faire la promotion du mouvement sur internet », précise le cheikh.

Écrit par : Rachid Z | 11 avril 2013

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Texte Abourayan « Le Jihad armé face à la réalité des faits »

Abourayan Shabbazz, le 11 avril 2013


Avant de « cracher » sur le Cheikh Bassam, il faut bien comprendre son discours.

http://www.rtl.be/info/belgique/societe/994325/belges-en-syrie-ils-veulent-devenir-rambo-et-vont-la-bas

Il rejoins (avec ses mots) ce que je pense….

Ce sont les locaux qui doivent combattre en priorité, ils connaissent le terrain, la langue, les habitudes, les groupes,etc…

En général (Afghanistan, Irak, Syrie) on ne manque pas d’homme pour combattre, c’est plutôt un problème d’argent et d’armes.

Comme le Cheikh, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de rejoindre le Châm pour des jeunes Belges prit par les émotions et manquant d’expérience du combat.

Par contre, il faut soutenir au maximum nos frères de Jahbat al Nusra qui connaissent bien la région et les épreuves de la guerre.

Soyons honnête une minute,svp !

Nos jeunes sont éduqués par quoi ?

PS3, Real Madrid, École Mixte, etc…..

Un des jeunes Belges partit en Syrie, à très vite appelé son père pour rentrer au pays, dès qu’il à été confronté à la guerre et ses réalités.

Par contre, il est important pour nos jeunes de faire Hijra (Partir vivre ailleurs qu’ici) pour justement habituer leurs âmes à d’autres réalités (Avant d’envisager ce genre de grand saut).

Les jeunes Belge veulent un Jihad à leur mesure ?

Se marier à 18 ans, faire une formation et partir vivre dans le monde arabe avec son épouse.

Après ça, on verra pour la suite, incha’Allah.

Tout ceci n’empêcha pas qu’on demande à Allah d’accepter le sacrifice de ceux qui sont mort là bas avec une bonne Niyya.

A propos du Jihad armé, c’est compliqué d’en parler dans un monde binaire.

En général, les musulmans sont soit à 100% contre, soit à 100% pour.

Personne n’a raison, car c’est au cas par cas !

Comment croire que quelqu’un est prêt à ce genre de sacrifice, quand à la base cette même personne n’est même pas capable de se dresser face à ses parents ou ses habitudes de vie ?

Les gens sincèrent, Allah les connais !

Mais combien de nerveux, d’émotifs, d’excités, de revanchards veulent en découdre, juste pour se défouler…

Et puis, une fois dans les montagnes en Tchétchénie ou en Algérie, ils commencent à trouver le temps long, car parfois ils se passent 5 ou 6 mois sans combats (Ribaat).

Pour faire une guerre efficace, il faut une âme bien préparé, habitué aux épreuves et aux sacrifices.

Combien de musulmans ont hurlés d’effroi quand Abou Moussab Al-Zarkaoui à égorgé (De ses mains) une dizaine d’espions, violeurs Chiites,etc……

Pourquoi ?

Pour eux, le combat est idéalisé, c’est cheval et sabre contre bouclier et lance…

Sur le terrain, c’est une autre affaire……

Personnellement, si je devais être un responsable d’un escadron.

Je dirais la chose suivante

« Nous avons besoin de frères patient et endurant, qui savent marcher et qui savent combattre avec sagesse et dureté.

Avis à tous les frères qui ont de l’expérience du terrain, nous vous invitons à nous rejoindre pour cette grande guerre du Châm, Incha’Allah.

Nous avons aussi besoin d’infirmières et de cuisinier pour prendre soin de nos combattants.

Nous demandons que les plus jeunes et/ou les plus éloignés fassent des invocations et défendent notre honneur dans les médias et sur le net.

Nous avons besoin d’armes, d’argent et de médicaments.

La meilleur aide que les plus jeunes peuvent nous offrir, c’est de récolter de l’argent et défendre notre image sur le net.

Si nous devrions baisser en nombre, vous seriez alors les bienvenus pour nous rejoindre et nous renforcer, incha’Allah. »



A la lecture des commentaires, je commence à mieux comprendre d’où vient le problème…..

C’est le terme « Oummah » qui est mal compris.

Dans une ummah, il y’a des vieux, des faibles, des nerveux, des jeunes, des femmes, etc…..

Une « Ummah » c’est bien plus que seulement la faction qui combat !

Et dans une « Ummah » ont à besoin que chacun apporte sa force, son don, ses qualités pour fortifier le groupe.

Si demain tout le monde combat, qui va éduquer nos jeunes ? Qui va soigner les vieux et les blessés ? Qui va assurer le financement et les livraisons d’armes ? Qui va s’occuper des Orphelins ? Qui va prendre soin des veuves ?

Nous sommes trop binaire, trop simpliste.

Au final, c’est soit l’islam de France de Oubrou et Ramadan, soit partons tous mourir en Syrie.

Le juste milieu ça existe pas ?

Réfléchir avant d’agir, c’est trop demander ?

Développer une stratégie avant de « foncer dans le tas », c’est trop compliqué ?

Le Jihad est multiple et seul Allah juge la valeur celui ci.

Un savant qui sait parler avec conviction et arguments, peut motiver des milliers de personne à partir !

Il est plus utile sur un front ou sur le Minbar ?

Un Riche musulman peut financer des milliers de frères, il est plus utile dans son commerce ou sur un front ?

Il faut pas juger à la place d’Allah, chacun doit faire son devoir de son mieux et Allah jugera si il à fait de son mieux ou pas.

Lors l’une de ses batailles menées contre l’ennemi, l’Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) se leva, lors du déclin du soleil, au milieu des musulmans et leur dit :

« Ô gens, ne souhaitez pas la rencontre de l’ennemi et demandez plutôt à Dieu la paix; mais, si vous le rencontrez, montrez de l’endurance et sachez que le Paradis est à l’ombre des sabres« .

Puis il ajouta :

« Ô mon Seigneur! Toi qui as révélé le Livre Saint, qui as fait courir les nuages au ciel, qui as mis les Coalisés en déroute, mets l’ennemi en déroute et apporte-nous la victoire sur eux ! »

Écrit par : Rachid Z | 11 avril 2013

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‘Jonge fanatici maken de revolutie kapot'
INTERVIEW beleidsmakers zijn verantwoordelijk, niet imams, zegt DYAB ABOU JAHJAH

Marjan Justaert, le 11 avril 2013
AANRADEN

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EXTRA VOOR ABONNEES

Vanuit zijn woonplaats in Libanon volgt Dyab Abou Jahjah, oprichter van de Arabisch-Europese Liga (AEL), de strijd in Syrië tegen het regime van president Assad. Ook al is hij naar eigen zeggen een revolutionair pur sang, wat hij hoort en ziet verontrust hem.

‘Die jonge, West-Europese Syriëstrijders drijven net méér mensen terug in de armen van president Bashar al-Assad', weet AEL-stichter Dyab Abou Jahjah. ‘Niet omdat ze onervaren zijn, maar omdat ze zo fanatiek zijn.'

Abou Jahjah, bekend van de Borgerhoutse rellen in 2002, trok vier jaar later zelf naar het Midden-Oosten om het Israëlische leger te gaan bekampen in zijn geboorteland Libanon. Sinds kort woont hij opnieuw in Libanon. Van daaruit volgt hij al vanaf de eerste uitbraak van de Arabische Lente de revoluties op de voet.

Hoeveel Belgen er intussen in Syrië zijn om daar mee te vechten tegen het regime van Assad, weet Abou Jahjah niet, al wordt hij op regelmatige basis op de hoogte gehouden.

Wat hoort u precies van uw ‘contacten' bij het Vrije Syrische Leger?

Abou Jahjah: ‘Veel van mijn kameraden zijn niet echt gelukkig met de komst van de Belgen en andere Europeanen. Het is dubbel. Enerzijds willen die gasten hun solidariteit betuigen door te komen meevechten. Anderzijds zijn het ook vooral jongeren van salafistische strekking, die het regime in de hand spelen door hun extreme gedragingen en uitlatingen. Ze begrijpen niet dat een vrijheidsstrijd een progressieve strijd is. Tegen onderdrukking, voor democratie. Zij willen gewoon vechten, en dat schrikt de bevolking af. Zulke fanatici maken de vrijheidsstrijd kapot.'

Hoe kunnen we voorkomen dat Belgen naar Syrië trekken?

‘Je moet ingrijpen voor die jongens in de greep geraken van dat soort ideologieën. Het is precies als met neonazi's of andere rechtse extremisten: het is niet abnormaal dat zulke uitspattingen ontstaan in een moderne, democratische maatschappij. Laat ons het probleem dan ook niet opblazen. Toch mag je ook niet blind zijn voor het feit dat het fenomeen “radicalisering” bestaat én gevaarlijk kan zijn.'

Volgens de Vilvoordse imam heeft Sharia4Belgium-woordvoerder Fouad Belkacem actief gerekruteerd.

(snuift) ‘Ik heb die hele Belkacem nooit au sérieux genomen. Hij is een bliksemafleider, een kleine crimineel die maar wat uitkraamt. Als je het probleem wilt aanpakken, moet je niet naar Belkacem kijken: de échte oorzaken liggen veel dieper. Mag ik eens heel cynisch zijn? Op de keper beschouwd is het Belgische integratiebeleid grandioos mislukt. Punt aan de lijn. Op dit moment exporteert België zijn problemen naar de Arabische wereld.'

Opvallend genoeg is het in België de moslimgemeenschap die de hand in eigen boezem steekt: ‘wij hebben niet genoeg gedaan om hen op te vangen'.

‘Ach, de imams in België zijn alleen uit op subsidies en erkenning van hun moskeeën. Zij hebben eigenlijk niets te zeggen.'

‘Waarom zouden zij verantwoordelijk gesteld moeten worden? Zij zijn toch niet diegenen die het beleid – preventie, repressie, enzovoort – bepalen? Dat zijn de beleidsmakers. Zíj zijn verantwoordelijk! België is toch een seculiere staat, verdorie. Of willen we terug naar de middeleeuwen en de almacht van de pastoors?'

Kunt u een concreet voorbeeld geven van wat de beleidsmakers dan moeten doen?

‘Je moet de mensen de kans geven om een goed leven te leiden. Dat is het enige juiste antwoord. Marginalisering van bepaalde bevolkingsgroepen, wijken of strekkingen zal altijd leiden tot opstand.'

‘We moeten de Syrische oppositie bewapenen', zegt Guy Verhofstadt - liberaal fractieleider in het Europees Parlement. Wat vindt u daarvan?

‘Neen, dat is geen goed idee. Als er op een gegeven moment wapens nodig zijn in Syrië, zal de Arabische wereld daar wel voor zorgen. Er zijn wapens genoeg in de streek. En bovendien geloof ik wel in de revolutie, maar ook in het compromis. Liever een goed compromis dan dat er nog een miljoen doden vallen.'

‘België kan en moet een voorbeeld stellen op humanitair vlak. Er zijn zoveel vluchtelingen aan de grenzen van Syrië, maar er wordt nauwelijks iets voor hen gedaan.'

Écrit par : Rachid Z | 12 avril 2013

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