11 mars 2013

Saint-Josse s’empare du trône

Saint-Josse s’empare du trône

Nicky DETRY, le 11 mars 2013

Villers n’a pas pu ou n’a peut-être pas assez osé dans le sommet. Il cède la première place à une impressionnante formation de Saint-Josse

Villers Matima 1 - Saint Josse 4

Arbitre : M. Villez

Les buts : Kukai (8', 0-1), Boeka sur penlaty (31', 0-2), Psadourakis (46', 0-3), Borremans sur penalty (64', 1-3), Erdogan (70', 1-4)

VILLERS : Kahli, Ileka, Diene, Boels, Magis (46e Borremans), Devigne, Khamouss, Ludovic Pigeon (60' Di Cesare), Piessens (55' Michaël Pigeon), Kappoy, Diallo

ST JOSSE : Kirch, Klein, Bellemans, Dehaen (79' Gallemaers), Murioz, Papadimitriu, Ekyassini, Kukai (56' Erdogan), Psadourakis, Boeka (67' Sigona), Sahan

Six buts contre Auderghem la semaine passée, quatre à Villers ce week-end, Saint-Josse en a suffisamment montré en huit jours pour prendre place sur le premier siège de la 3B. Il y a bien eu des moments dont Villers n’a pas su profiter hier après-midi dans le duel au sommet mais globalement, il y a surtout eu un Saint-Josse très impressionnant, tant techniquement que collectivement. «On est très bon aujourd’hui, confiait M’Zoudi, l’entraîneur de Saint-Josse à la mi-temps tout en relativisant : Il reste neuf matchs et ce Villers-là me déçoit. J’ai l’impression qu’ils ont calqué leur jeu sur le nôtre.»

Et la recette visiteuse en début de match, ce sont les ballons dans la profondeur. À peine deux minutes et Kahli doit déjà se montrer brillant face à Psadourakis. Plus dynamique, plus décidé et plus précis, Saint-Josse concrétise rapidement au marquoir ce qu’il a mérité sur le terrain, même si Kukai doit s’y reprendre à deux fois pour contrôler : 0-1. «On a de la chance, reconnaît vingt minutes plus tard le président Patrick Boon, lorsque Monsieur Villez oublie de sanctionner la faute de Diallo dans le rectangle. C’est plus léger cinq minutes plus tard mais sifflé cette fois sur Murioz et le penalty transformé par Lisasi Boeka : 0-2. «On a la jeunesse. parfois cela nous a aidés, parfois cela complique les choses».

À 0-2 et toujours rien de concret en face, cela devient effectivement extrêmement compliqué pour Villers même si les échanges tendent à s’équilibrer. Il y a bien eu quelques réactions sous forme de mouvements rapides mais rien d’abouti jusque Kirch.

«On l’a déjà fait. Menés 1-3 et revenir», se souvient Fabian Lambot qui introduit Borremans à la mi-temps pour tenter apporter plus de vitesse et de profondeur. Mais après quinze secondes de reprise, une perte de balle et tout fout l’camp : 0-3, cadeau transformé par Psadourakis. Ce bon moment pour Villers, c’est autour de l’heure qu’il se produit. Un foot plus direct sans plus se poser de question. Borremans obtient à son tour un penalty d’un habile crochet à la suite d’un bon long ballon de Kappoy. On y croit à nouveau et on doute un peu en face… mais pas longtemps. Erdogan fixe les chiffres à 1-4. Sans abdiquer, Villers ne réduit plus.

Il lui reste à rebondir : «On a un projet sur trois ans et ici, on s’est retrouvé en tête et on s’est pris au jeu. On est la surprise. Mais dans ce genre de match où ils ont l’expérience, la justesse et la profondeur, on ne parvient pas encore à rivaliser», estimait Fabian Lambot.

09:40 Écrit par Rachid Z dans Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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