05 mars 2013

Saint-Josse: une famille expulsée de son logement social

Saint-Josse

Une famille expulsée de son logement social

RTBF, le 05 mars 2013

Une famille de trois personnes expulsée de son logement social à Saint-Josse

A Saint-Josse, 7,7 millions d'euros ont été investis dans la démolition de logements sociaux en vue de reconstruction d'appartements toujours sociaux mais passifs. Les occupants de 32 logements sur les 33 que compte le bâtiment ont pu être relogés mais une famille a été expulsée ce matin.

C'est HBM (Habitation bon marché), en charge du projet de démolition/reconstruction, qui était dans l'obligation de reloger les 33 familles occupant ces logements sociaux situés rue Musin à Saint-Josse.

Mais si 32 familles ont bien retrouvé un logement et en sont satisfaits, une dernière famille de trois personnes a quant à elle refusé les solutions de relogement proposées par HBM en invoquant plusieurs raisons : conflit avec le nouveau voisinage, exiguïté des lieux,...

HBM tient à préciser de son côté que le logement que la famille a refusé pour cause d'exiguïté était un deux chambres de 63m², soit 21 m² de plus que leur ancien logement.

Thierry Balsat (observatoire national de l’habitat et de l’urbanisme) veut lui dénoncer un manque d'assistance sociale : "Il est prévu dans la directive AB 230, qui est une directive régionale, un accompagnement social circonstancié. Mais ici, je me désole de ne voir aucun accompagnement. Ces gens sont jetés comme des va-nu-pieds alors qu’ils n’ont aucun arriéré de loyer, ce ne sont pas des mauvais locataires".

Mais là encore, du côté d'HBM, on dément l'information, l'assistance aurait bien été proposée mais refusée par cette famille.

18:18 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

La “bêtise” des expulsés de la rue Musin

Guy Bernard, le 06 mars 2013

Parents et nourrisson d’un 5e étage social sans logis depuis mardi matin. And now ?

D’un éventuel sursis, Dalila Ourghi, Lahouari Benfettouma et leur progéniture de 20 mois n’ont pas vu la couleur. Hier matin, sur le coup de 8 h 30, s’est exécutée l’expulsion de leur 5e du 3, rue Musin, exigée en justice de paix.
Devant son homme en pleurs, Dalila concédait une “bêtise” : celle d’avoir, par deux fois, décliné un relogement suggéré par les HBM, en passe de rénover de fond en comble les tours Linné (95), Plantes (94-96) et Musin, via une manne Beliris de 19 millions.

“Nous n’avons pas refusé pour les embêter”, jurait la jeune maman alors que les ouvriers communaux remplissaient deux camions. “Rue du Vallon, l’appart était bien; on l’a refusé à cause d’un conflit de voisinage. Le second était trop petit. Une bêtise, oui. Mais on la paie très cher. On ne sait pas quoi faire…”

Touché par cet aveu et ses conséquences, Thierry Balsat n’eut de cesse que d’emmener la petite famille au 12, avenue de l’Astronomie. “La négation du danger !”, s’emportait l’indépendant du conseil. “Ils sont jetés à la rue avec la complice bénédiction du bourgmestre, Emir Kir… qui refuse délibérément de les recevoir et interdit à quiconque de parler de ce drame social…”

Ce faisant, le gestionnaire unique de l’ASBL Ohnu cassait derechef du sucre sur le dos du maïeur qui, le 25 février, avait repoussé la discussion en séance publique. “Injuste en vertu du code de démocratie locale et mise en danger d’une famille !”, ponctua-t-il, furieux.

Ni maïeur, ni échevins ! À la maison communale, dès après le terme des opérations rue Musin, ce dernier fit chou blanc. “À partir de mardi, je planterai tous les jours une tente devant l’administration. Durant trois heures. Jusqu’à relogement, une obligation qui lui incombe…”

L’émotion qui submergea légitimement les parents mis dehors n’avait laissé personne de glace. Un ouvrier tennoodois n’avait-il pas admis, sans y être contraint par qui que ce soit, qu’un délai de deux mois supplémentaires aurait pu s’envisager ? Après tout, le gros œuvre de la réhabilitation de la tour sociale ne débutera pas tout de suite.

Écrit par : Rachid Z | 06 mars 2013

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Nous sommes consternés de voir l'ampleur du drâme. Pourtant, il reste encore des logements vide aux Habitations à Bon Marché. En outre, une locataire dans le même cas (conflit de voisinage) a pu bénéficier d'un traitement de faveur. Cela prouve que le souci d'équité n'est pas respecté.
La seule 'bêtise' est de ne pas avoir envoyé de courrier recommandé aux HBM, comme l'ont fait d'autres locataires et de ne pas avoir été assisté par un avocat.

Écrit par : locataires rue musin | 06 mars 2013

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Bonjour,
Je me permets de poster ce mail au nom des locataires de la rue Musin qui ont accepté les logements dont vous parlez. Je tiens à préciser que pour la majorité d'entre nous, nous ne sommes absolument pas satisfaits de nos logements pour des raisons qui sont propre à chacun. D'ailleurs, certains en ont fait part à Monsieur Kir et à Monsieur Demmanez lors d'entrevues à la Maison Communale.
Si nous avons accepté de quitter notre logement (même si parfois le nouvel appartement ne nous convient pas), c'est avant tout par manque de choix. Les HBM nous ont bien signalé qu'il ne fallait pas faire la fine bouche et qu'on devait s'estimer heureux d'être relogés. En outre, lors de la réunion du 11 Septembre ( peu avant les élections), la direction des HBM (Gauthier Gillot) et le précédent Bourgemestre (Demmanez) se sont engagés à accorder le retour à à la rue Musinpour ceux qui le souhaitent, une fois les travaux finis . Promesse qui n'a pas été tenue, nous attendons toujours le courrier promis lors de ladite réunion. Inutile de souligner que cette promesse a solidement influencé les locataires dans leur choix. Pourquoi s'obstiner à vouloir obtenir un meilleur logement si le retour est assuré?
Nous pensons avant tout que l'expulsion de cette famille est un moyen de mettre la pression sur les autres locataires des bâtiments rue des Plantes et rue Linnée qui doivent également être rénovés.

Nous tenons également à signaler que cette famille n'etait expulsable qu'à partir du mois de mars et que HBM leur a coupé le chauffage en plein hiver faisant fi des droits sociaux et humains qu'ils sont censés mériter.

Les locataires.

Écrit par : locataires rue musin | 06 mars 2013

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j invite tous les locataires qui ne sont pas résignés à me téléphoner sur mon portable au 0483 064 116 afin que nous rentrions en contact.... non ce n est pas fini
vous ne'" devez pas accepter l inaceptable... mr Demannez vous a menti... monsieur Kir en fait autant... il ne s intéresse pas à vous car il est trop occupé à préparer sa campagne de 2014...
Je compte arrêter bientôt la politique et le milieu associatif... oui je suis dégoûte et fatigué par le comportement des gens... qui ne pensent qu'a leur personne.

Thierry Balsat

Écrit par : thierry balsat | 06 mars 2013

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Arrêter la politique et le milieu associatif ???

Bien qu'approximative vos interventions au conseil communal avaient le mérite de susciter le débat.

Je me dois cependant de revoir mon avis vous concernant car après avoir semé le chaos au sein des libéraux (une situation en partie due aussi au manque consternant le leadership du président de ce parti) et tourner le dos à vos partenaire, vous auriez également menti sur votre engagement personnel et trahi les électeurs qui ont voté pour vous.

Écrit par : Sint joost aan zee | 12 mars 2013

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