01 mars 2013

Fayçal Laraichi et Tejjini fraternisent pour le pire de la télévision

Fayçal Laraichi et Tejjini fraternisent pour le pire de la télévision

Par Aziz Abounasm, le 28 février 2013

Vexation cathodique ce dimanche 24 février 2013 lorsque notre élite médiatique découvre un nouveau programme «l’Invité du Dimanche» sur AL OULA, accordé sans passer par un appel à projet au moment même où la direction de la SNRT vantait un nouveau dispositif transparent.

Si les observateurs avertis sont unanimes sur la médiocrité de l’émission et de son «grandissime» présentateur, la question qui se pose aux professionnels de l’audiovisuel marocain : comment faire pour obtenir une émission dite «politique» sur Al Oula ?

La recette vous est révélée en exclusivité ici.

D’abord oubliez la déontologie, préférez un voisinage avec un parti de droite, de préférence belge, présentez-vous, même au nom de ce parti, aux élections locales. Libérez-vous des contraintes pesantes d’objectivité ou de moralité, en privilégiant le sensationnel, le plausible et la séduction. Préparez-vous à endosser l’habit du marqueteur partisan mais ne craignez jamais la désinformation, la manipulation ni la diffamation. Et surtout, donnez l’impression d’être heureux dans votre posture «d’idiot utile».

Maintenant que vous assumez votre position de journaliste moderne au service de la vérité de vos maitres, reste à vous débarrasser de certains clichés répandus chez les journaleux débutants. Ne vous souciez jamais du niveau de langue : soyez proches de vos futurs invités en adoptant un langage populiste et «proximiteux» pour ne pas dire «bouzabaliste», Ne vous souciez pas de l’intonation de la voix, de la perspicacité des questions, ni de la cohérence de vos propos, laissez cela aux amateurs. Mais gardez le sourire en vous disant «je suis le meilleur !».

Attention, votre posture exige aussi de n’inviter que des politiques qui vous ressemblent pour être dans votre élément. Ne vous aventurez pas en sollicitant ces politicards ou militants, trop consciencieux, épris de vérité, de démocratie. C’est nocif pour le spectacle surtout que votre émission doit être conçue et réalisée comme un long spot publicitaire sur vos amis et protecteurs.

Certes, la recette ne peut être productive sans une dose de chantage. Vous êtes maintenant sans scrupules ni principes, vous devez publier des vidéos pour dénoncer les abus du PDG de la chaine visée, et attaquer les responsables des institutions potentiellement partenaires… Le chantage pourrait avoir des vertus certaines et immédiates sur les corrompus surtout si vos amis et le PDG ont les même ennemis politiques.

Passant à l’efficacité de la recette par l’exemple : Mohamed TIJJINI présente bien «L’invité du Dimanche». On ignore s’il a suivi une formation de journaliste mais on sait qu’il est conseiller et candidat malheureux du Mouvement Réformateur belge. En 2005, Mohammed Er-Roukhou était membre du PS quand il se présenta sans succès aux élections de l'Assemblée générale des Musulmans de Belgique. En 2010, nous le découvrons, tout à coup, directeur-animateur-journaliste de AMTV.

C’est un ancien journaliste belge Jean-Claude Defossé qui va critiquer en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la faiblesse du traitement de l'information et pointer la méthode TIJJINI : "L'éditeur de service Maghreb TV est clairement polémiste et incontrôlable", selon M. Defossé. Cette insuffisance est criante dans chacun de ces talk-spectcles et la méconnaissance de la politique intérieur, de la diplomatie, de l’affaire du Sahara, du dossier des MRE, les diffamations et approximations déshonorent le journalisme.

TIJJINI utilise ouvertement sa tribune pour tenter de faire vivre son projet de chaine tv. Il va interviewer Driss El Yazami président du CCME, potentiel bailleur de fond puis Jamal Rayane son antidote. Il invite Benkirane puis Hakim Benchemass … Les approximations et attaques se multiplient et ne se ressemblent pas.

Fayçal Laraichi n’échappe pas au stratagème. La messe était dite lors d’un talk dédié au PDG de la SNRT considéré clairement, par Mohamed Tijjini, comme le chef de file d’un système de corruption qui rongerait les chaines publiques. Ne cherchez pas cette vidéo, Monsieur Tijjini l’a supprimé : à quoi bon laissé le talk qui mettait en cause Faycal Laraichi et la magouille télévisuelle s’il a obtenu «l’Invité du dimanche» sur Al Oula. La recette marche.

Mais, si l’existence de ce nouveau programme nous indique comment certaines émissions ou fictions aussi médiocres peuvent trouver leur place dans la grille de la SNRT, le choix du premier invité du Dimanche trahit peut être un agenda. Commencer cette émission avec le tumultueux Hamid Chabat, dans une chaine dite publique, n’est-il pas un message, on ne peut plus clair, à Benkirane et à son ministre de la Communication Mustapha ElKhalfi que Tijjini avait reçu dans sa phase prospective ?

Soyons perspicace, ce mode d’emploi ne vous permettra d’obtenir une émission que si vous êtes profondément sans scrupules et foncièrement sans compétence. Faut-il encore espérer que le PDG de la chaine visée veuille bien céder à votre chantage et vous utiliser contre ses adversaires politiques avant de vous remercier comme un mouchoir jetable

15:20 Écrit par Rachid Z dans Médias, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Tijjini a trouvé son bonheur

Par Khalil Zeguendi, le 23 février 2013

Nous savions que beaucoup d'excités végétant dans les eaux troubles de l'ancien Makhzen ne pensent qu'à une chose: avoir la reconnaissance des milieux archaïques et des reliquats Basristes. Tijjini est de ceux là. Comme le sont les Saret, Ait Baala, et autres Chelbat.

Leur agitation au sein de la communauté marocaine n'est destinée qu'à lancer des clins d'oeil aux milieux les plus rétrogrades de l'appareil de l'état marocain.

Ils ne font plus illusion lorsqu'ils prétendent agir pour l"'intérêt" de la communauté marocaine de Belgique.

Tijjini qui a commencé par arnaquer Paul Dahan, il y a de cela plus de dix ans, lors de la fameuse exposition de l'art judéo marocain, n'a pas arrêté de tourner tel une girouette, tentant par tous les moyens, licites ou ceux qui le sont à peine, de s'attirer les bonnes grâces de tous ceux décident en Belgique et au Maroc.

En Belgique d'abord: il crée citoyenneté Plus, qui avait, zaama pour vocation de favoriser l'implication des citoyens marocains issus de l'immigration, dans les rouages de fonctionnement de la société belge.

Quelques temps plus tard il se découvre des penchants religieux et se présente aux élections pour la constituante islamique, espérant obtenir une fonction au sein de l'Exécutif des Musulmans de Belgique.

Il se plante car il ignorait que pour se faire élire à ce niveau il faut faire partie d'une organisation islamiste téléguidée par l'étranger.

Quelques temps plus tard, l'on retrouve Tijjini comme conseiller du président MR Didier Reynders, pour les affaires indigènes ( favoriser l'intégration des immigrés musulmans ).

Par ce grand écart, Tijjini passe de l'islam au libéralisme affairiste en espérant figurer sur la liste du MR lors des régionales de 2009.

Là aussi il se plante.

Il tourne en rond et décide de virer sa cuti vers les officiels marocains qu'il accueille et caresse dans le sens du poil lors de chacune de leurs visites en Belgique.

Pour cela, il crée une nullité médiatique, MTV, où il entreprend une quête incessante de lècheculogie à l'attention de tout ce qui bouge au niveau des "responsables" marocains, descendant sur le plat pays.

Dernière en date: Tijjini, prenant le contrepied des médias belges (les vrais), décide de remettre en selle un Conseil européen des oulamas marocain, discrédité et moribond.

Faisant semblant d'ignorer que 5 employés de ce conseil ont été abusivement licenciés par cet organisme et que qu'une gabegie sans nom, y règne.

Mais Tijjini sait ce qu'il fait: Le voilà aujourd'hui promu "journaliste" dominical de la première chaîne marocaine.

Celle de Monsieur Mustapha Alaoui et de Fayçal Laraïchi.Les gens d'ici n'ont pas oublié les sales mots et autres expressions débitées il y a quelques mois, par Tijjini sur sa MTV sur fond noir, à l'encontre de la direction de cette chaîne, coupable selon lui, d'avoir licencié abusivement une journaliste.

Une seule chose comptait pour Tijjini depuis qu'il a commencé à s'agiter après l'abandon de ses études: trouver un point de chute pour se caser et cela quels qu'en soient le prix et les méthodes.

BON DEBARRAS ET AU SUIVANT.

Écrit par : Rachid Z | 01 mars 2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.