27 février 2013

Kraainem Un échevin CDH file au MR

Kraainem

Un échevin CDH file au MR

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Dorian de Meeûs, le 27 février 2013

Luttes intestines, manque de respect, absence de démocratie locale, décret inscriptions,...

Sale coup pour les démocrates humanistes de Kraainem, une des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Le premier échevin a en effet annoncé qu’il claquait la porte du CDH pour se réfugier au Mouvement réformateur. Le MR s’en explique assez laconiquement par communiqué : "Après mûre réflexion, Olivier Joris a décidé d’adhérer au MR, qui l’a accueilli et estime qu’il pourra trouver au sein de ce parti un environnement plus favorable à la poursuite de son action au service de la population et plus propice à l’épanouissement de sa personnalité".

Olivier Joris "ne se reconnaît plus aujourd’hui au sein du parti auquel il a adhéré au début de sa carrière politique en vertu des valeurs qu’il défendait tant sur le plan national qu’au niveau local". Se délectant, le MR précise que ce transfuge "n’affecte pas la liste Union qui détient au sein du Conseil communal une majorité confortable de 16 sièges sur 23".

Manque de respect et de démocratie de la section locale

Contacté par LaLibre.be, Olivier Joris précise que son départ n'est pas lié à un élément en particulier: "Je ne pars pas sur un coup de tête, ma décision est mûrement réfléchie. C'est essentiellement le mode de fonctionnement général de la section locale du CDH qui ne me convient pas. Il y a clairement un manque de respect et de démocratie dans cette section. Au MR, la section est plus ouverte d'esprit. Certaines choses sont devenues inacceptables, mais je ne souhaite pas critiquer une personne en particulier."

Le nouveau réformateur espère que son départ créera un petit séisme au sein de la section. Il n’exclut pas que d'autres membres du CDH local suivent son exemple. "Cela aurait certainement des effets collatéraux très importants pour la majorité communale. Cela bouleverserait même la répartition majorité-opposition", précise-t-il.

Dans ce coin de la périphérie bruxelloise, d'autres élus CDH avaient claqué la porte du CDH à cause du décret inscriptions de la ministre CDH Dominique Simonet. Pour Olivier Joris, le décret fait partie des éléments qui posent problèmes. "Je suis opposé à ce décret, mais ce n'est qu'un élément parmi d'autres. Je ne peux pas dire que je pars à cause de ce décret... mais c'est une raison parmi d'autres", ajoute Olivier Joris. 

12:28 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Inscriptions : Simonet dénonce le “combat d’arrière garde” des élus CDH de la périphérie

Par Pierre Bouillon, le le 18 mai 2012

Des élus CDH de la périphérie bruxelloise ont adressé un courrier à la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet (CDH) pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des effets pervers du décret “inscriptions”, trop défavorable selon eux aux élèves issus de la périphérie. Marie-Dominique Simonet parle d’un “combat d’arrière garde” et ne leur laisse aucun espoir.

Le décret inscriptions en 1e secondaire classe les élèves selon une série de critères, essentiellement géographiques (distance école-domicile, etc.) – ces critères créditent chaque élève d’un indice déterminant ses chances d’être inscrit dans l’établissement qu’il sollicite. Les élèves issus des écoles francophones de Flandre sont, eux, crédités, d’un indice moyen.

La bourgmestre de Rhode Saint-Genèse Myriam Delacroix-Rolin, l’échevine de Wezembeek-Oppem Eléonore de Bergeyck-de Moerloose, l’échevin de Crainhem Olivier Joris et celui de Wemmel Roger Mertens considèrent que cet indice moyen relègue de facto les enfants de la périphérie sur les listes d’attente.

Les arguments développés par les élus CDH ont été rejetés par la Cour constitutionnelle. Dans un arrêt rendu le 19 avril, elle a validé le système. La Cour avait été saisie par 450 parents d’élèves de l’école communale francophone de Wemmel.

Combat d’arrière-garde

Les élus CDH demandent l’abandon pur et simple du décret. Au minimum, disent-ils, il faut assimiler les écoles primaires francophones des communes à facilités aux écoles bruxelloises. Ceci est un scénario que la ministre Simonet juge incertain. En gros : elle fait valoir que la Communauté française n’est pas compétente pour les écoles francophones de la périphérie et que, partant, elle ne dispose pas des renseignements qui lui seraient nécessaires pour traiter les élèves de la périphérie comme les autres (localisation exacte des écoles, indice socio-économique des établissements, etc.).

Mais les élus CDH de la périphérie refusent le statu quo : “Les voix des enfants sans écoles se font entendre de plus en plus, spécialement en périphérie, et ils accusent le CDH d’être responsable de ce chaos. Si on ne modifie pas drastiquement ce décret, notre deuxième députée CDH (de la périphérie, NDLR) disparaîtra.”

Il serait étonnant que la ministre abandonne ou réécrive son décret. Elle recevra cependant les élus de la périphérie, lundi. Au cabinet, on parle d’un “combat d’arrière-garde.”

On y ajoute: “Si nous avions assimilé les enfants de la périphérie aux enfants de la Communauté française, la Communauté flamande aurait déposé un recours. Et elle l’aurait gagné.”

Enfin, la ministre dément que les élèves de la périphérie ont moins de chances que les élèves bruxellois d’obtenir une place dans l’établissement de leur choix. Les dernières statistiques montrent des taux presque équivalents entre ces deux catégories d’élèves.

“Lâcheté et ambiguïté”

Vendredi après-midi, les échevins FDF de l’Enseignement de cinq communes à facilités de la périphérie bruxelloise ( Drogenbos, Crainhem, Linkebeek, Rhode-St-Genèse et Wezembeek-Oppem) ont dénoncé “l’ambiguïté et la lâcheté du CDH”.

“Il faut croire que ceux qui soutenaient jusqu’ici leur ministre se posent aujourd’hui la question de savoir que répondre aux parents de ces jeunes francophones lorsque ceux-ci les abordent à quelques mois des élections communales”, écrivent ces échevins.

Ils rappellent que les députés bruxellois FDF Caroline Persoons et Didier Gosuin avaient déposé des amendements au parlement de la Communauté française pour modifier le décret en faveur des élèves de la périphérie – en vain puisque ces amendements ont été repoussées par la majorité PS-Ecolo-CDH.

“Nous dénonçons la lâcheté des responsables francophones qui font toujours le choix de ne pas froisser la Flandre au détriment des droits des francophones”.

Écrit par : Rachid Z | 27 février 2013

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