26 février 2013

Saint-Josse Interpellations censurées par le Président Kir (PS)

Saint-Josse

Interpellations censurées par le Président Kir (PS)

Thierry Balsat, (Conseiller Communal), le 26 février 2013

Ce lundi 25 février 2013, lors du conseil communal, l'une de mes interpellations intitulées ''HBM quand rénovation rime avec expulsion'' et qui devait traitée de la problématique d'une famille habitant à la rue Musin qui se trouve sous le coup d'une expulsion le 5 mars 2013 prochain... a été refusée par Monsieur Le Président sous le prétexte qu'une interpellation traitant des HBM ne pouvait être discutée qu'au sein même des HBM et que par conséquent elle n'avait pas lieu d'être débattue au sein du conseil communal...  Monsieur Le Bourgmestre complétant ses propos par le fait que je ne faisais pas partie d'un groupe politique...dont acte.

Nombreux sont les conseillers communaux à avoir constaté mon étonnement et mon agacement sur l'argumentaire exposé par Monsieur Kir.

Je rappelle qu'au conseil communal précédent (28  janvier 2013) j’avais pu interpeller sur la voiture de fonction du directeur gérant des HBM sans subir censure aucune...

Je pensais, que certains de mes collègues, tant de la majorité que de l'opposition plus chevronnés que moi aux rouages de la démocratie locale, allaient intervenir publiquement pour demander sur quelle base légale du règlement communal pareille obstruction à mon mandat de conseiller communal pouvait se faire... hélas tout le conseil s'est tu....

Je prends donc acte ce jour de la décision de Monsieur le Président du Conseil de m'empêcher de m'exprimer.

Je sollicite dès lors par la présente une réponse officielle argumentée dans le chef de Messieurs Le président du conseil et du Secrétaire communal justifiant de l'incompatibilité de mon interpellation et de la justification du refus de la mettre à l'ordre du jour et de présenter celle-ci au conseil.

A propos de la politique d'attribution des logements durant l'ère Demannez 

Commentaires

Des Schaerbeekois, menacés d'expropriation, s'en plaignent à Emir Kir

Philippe Carlot, le 28 mars 2012

Emir Kir, le secrétaire d'état bruxellois en charge de l'Urbanisme, n'a toujours pas octroyé le permis, mais aucune initiative de relogement n'a été prise à ce jour.

Des habitants de la rue du Progrès, à Schaerbeek, sont menacés d'expropriation dans le cadre d'un projet de la Sncb. Mardi, ils ont manifesté, histoire de se rappeler au bon souvenir d'Emir Kir, le secrétaire d'état bruxellois en charge de l'Urbanisme. Il y a un an, presque jour pour jour, Emir Kir a promis de ne pas délivrer le permis d'urbanisme tant que les habitants n'étaient pas relogés.

Les habitants de la rue du Progrès, dans le quartier de la Gare du Nord, sont venus rappeler à Emir Kir ses promesses de l'année dernière, à savoir qu’il n’y aura pas de permis d'urbanisme accordé à Infrabel, filiale de la Sncb, sans solution de relogement pour les ménages expropriés. Emir Kir n'a toujours pas octroyé le permis, mais aucune initiative de relogement n'a été prise à ce jour. La confiance dans les élus est au plus bas, comme l'exprime cette habitante.

"Comme les élections approchent, les élus vont dire oui amen à tout, ils vont nous donner des promesses mais une fois que les élections seront terminées, ce sera reparti comme avant. Je suis désolée mais on ne voit les élus qu’à l’approche des votes. Autrement, on ne les voit jamais. Ils se foutent carrément de nous. Quand il y a le vote, ils sont là mais à ce moment-là, on n’en a pas besoin."

Claire Scohier, d’Inter-Environnement Bruxelles, explique pourquoi les habitants se plaignent de la situation à Emir Kir :

"Il a tout le pouvoir en main pour négocier avec Infrabel afin qu’ils s’engagent à reconstruire et à financer du logement dans le quartier pour les habitants. Ces habitants sont délogés parce qu’Infrabel démolit leur maison pour un projet de viaduc ferroviaire. Cela fait depuis 7 ans que les habitants ne savent à quelle sauce ils vont être mangés, ils se disent qu’on va démolir leur maison mais personne ne leur promet qu’on va les reloger quelque part. Ces habitants ont des revenus relativement précaires et ils auront du mal à se reloger dans Bruxelles."

Les manifestants ont rencontré un membre du cabinet du secrétaire d'état. Le dossier n'a pas beaucoup progressé en un an. Un nouveau rendez-vous a été fixé dans un mois.

Écrit par : Rachid Z | 26 février 2013

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