23 février 2013

Philippe Servaty, le pornographe d'Agadir s'en sort avec 18 mois seulement

Philippe Servaty, le pornographe d'Agadir s'en sort avec 18 mois seulement

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Agadirnet, le 22 février 2013

Huit ans après des faits qui avaient choqué en Belgique et au Maroc, Philippe Servaty, 48 ans, a été reconnu coupable, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, de "débauche ou prostitution de mineur", "traitement dégradant" et "exposition et distribution d'images pornographiques".

Selon l'AFP "l'ancien journaliste belge, Philippe Servaty, a été condamné mardi à 18 mois prison avec sursis à l'issue du premier procès de ce type en Belgique.

Huit ans après des faits qui avaient choqué en Belgique et au Maroc, Philippe Servaty, 48 ans, a été reconnu coupable, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, de "débauche ou prostitution de mineur", "traitement dégradant" et "exposition et distribution d'images pornographiques".

Il était également été accusé du viol d'une jeune fille, Samira. Mais le tribunal a estimé que le dossier ne permettait pas d'établir que celle-ci était âgée de moins de 14 ans au moment où elle avait entretenu des relations sexuelles consenties avec lui, ce qui écarte la prévention de viol.

L'ancien journaliste du quotidien Le Soir a donc été reconnu coupable d'"attentat à la pudeur sur mineur de moins de 16 ans" pour les faits concernant cette jeune fille.

Alors que le procureur avait réclamé une peine de 2 ans avec sursis, le tribunal s'est montré moins sévère en le condamnant à 18 mois avec sursis.

L'ex-journaliste, qui avait été licencié par son journal lorsque l'affaire a éclaté en 2005, a également été condamné à indemniser cinq jeunes Marocaines. A titre provisoire, le tribunal a fixé à 50.000 euros le dédommagement dû à Samira. Deux autres victimes devraient recevoir 5.000 euros et les deux dernières 1.500 euros d'indemnités.

"C'est très peu cher payé. C'est une sentence extrêmement clémente", a déploré Redwan Mettioui, l'un de leurs avocats à l'issue de l'audience.

"Mon client a reconnu des faits odieux sur des femmes. C'est donc un jugement juste qui le condamne et il l'attendait", a en revanche estimé l'avocat de Philippe Servaty, Me Georges-Henri Beauthier, satisfait que l'accusation de viol n'ait pas été retenue.

L'ancien journaliste s'était rendu au Maroc, principalement à Agadir (sud), à plusieurs reprises de 2001 à 2005. Il séduisait des jeunes filles pauvres "moyennant des manouvres allant de la flatterie à la promesse de mariage", selon le jugement. Il parvenait aussi à les convaincre de se laisser photographier dévêtues, dans des positions "obscènes".

Le Bruxellois avait placé sur internet une partie de ces photographies, dont certaines se sont retrouvées sur des DVD vendus à Agadir. Plusieurs des jeunes femmes avaient été répudiées ou emprisonnées pour "débauche" au Maroc.

Commentaires

Le Parlement bruxellois engage le pornographe d'Agadir

Mehmet Koksal, le 21 mars 2007

C'est Baudouin Peeters (TBX) qui vient de révéler sur son blog une information exclusive et explosive à propos du Parlement bruxellois : "Par décision de ce mercredi 21 mars, [le Bureau] a proposé à l'admission au stage au poste d'attaché du parlement bruxellois, Philippe Servaty, alias Belguel, ancien journaliste du Soir, suspecté dans des affaires gravissimes de moeurs au Maroc. Philippe Servaty, ancien du cabinet de Jean-Claude Van Cauwenberghe et ancien journaliste au "Soir", pour la rubrique économique, a postulé à la suite de l'appel à candidature pour un poste d'attaché au Parlement Bruxellois. (...) Ce midi, par décision des membres présents (tous des hommes), le bureau du Parlement bruxellois a proposé son admission au stage (l'équivallent de la période d'essai avant d'être engagé définitivement) à partir du ...1er avril 2007. Une très mauvaise... blague quand on connaît le passé plutôt discutable du journaliste, qui fait toujours l'objet de poursuites en Belgique et au Maroc", s'inquiète le blogueur-journaliste.

J'ai immédiatement appelé les deux membres d'origine marocaine du bureau (15 membres). "Je ne peux rien vous dire sur les décisions adoptées par le bureau pour des raisons déontologiques", m'a répondu Mohamed Daïf (PS) qui n'avait pas vraiment l'air au courant de la décision qu'il venait d'adopter. "Je suis tenu par le secret mais je vous conseille d'appeler le Président Eric Tomas car il représente le Parlement et à ce titre il a le droit de vous répondre", m'explique le député-secrétaire du Parlement bruxellois. De son côté, Mohamed Azzouzi (PS) confirme avoir "lu le nom d'un Servaty dans l'ordre du jour mais sans aucune mention biographique de cette nature. Si l'information que vous dites s'avère exacte, j'interpellerai personnellement le Président du Parlement pour qu'on puisse avoir un débat sur le sujet. C'est le bureau qui décide et le bureau peut revenir sur une telle décision Je n'ai ni le souvenir d'avoir lu une telle information de nature à remettre en cause la décision du bureau ni d'avoir vu la mention d'ex-journaliste dans le profil proposé. Très honnêtement, j'ai cru qu'il s'agissait d'un ex-conseiller de Magda De Galan qui s'appellait également Servaty. Je poserai très clairement la question de confiance lors du prochain bureau."

Un autre membre du bureau, Emin Özkara (PS), contacté par téléphone a rapidement raccroché le cornet après avoir écouté la question.

Écrit par : Rachid Z | 23 février 2013

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Eric Tomas : "Je suis furieux !"

Mehmet Koksal, le 21 mars 2013

14 minutes après la publication du précédent article, l'information est bien confirmée et j'arrive à joindre Eric Tomas (PS), Président du Parlement bruxellois, pour recueillir sa réaction sur l'engagement de Philippe Servaty comme attaché au parlement. "Je suis furieux car visiblement certaines personnes avaient identifié le personnage en question et avaient sciemment caché l'information aux membres du Bureau. Nous n'avons fait que suivre la procédure en puisant dans la réserve de recrutement. Ce personnage était visiblement parmi les lauréats d'un précédent concours. Je précise que la réserve de recrutement a été mise en place avant que je ne sois Président de l'assemblée. A aucun moment, nous n'avons été informé des détails biographiques de ce sulfureux personnage. Pour pouvoir travailler au Parlement, il faut fournir un certificat de bonne vie et moeurs mais également avoir une conduite irréprochable sur le plan éthique. Il est clair qu'entretemps, Monsieur Servaty a accompli des actes qui n'entrent plus dans les conditions requises pour travailler au sein de notre institution. Ce qui me révolte le plus, c'est que personne n'a rien dit. Lors du bureau, il n'y a même pas eu de discussion sur le sujet. Ce n'est que 1h30 après la fin du bureau que j'ai été informé. Je suis non seulement surpris mais également furieux contre les personnes qui n'ont pas jugé utile d'informer à temps soit le président soit les membres du bureau. Au lieu de nous avertir, on a laissé faire. C'est évidemment inimaginable comme décision. Je refuse absolument qu'on engage un tel personnage. La décision sera révoquée. Je convoque une nouvelle réunion dès la semaine prochaine pour revoir cette décision," explique Eric Tomas.

Revenant à la charge, Mohamed Daïf (PS) s'est déclaré "un peu étonné par la faiblesse du service de presse du Parlement qui devrait attirer notre attention sur ce genre d'information importante. Après votre appel, j'ai directement pris contact avec la députée Fatiha Saïdi (PS, ex-Ecolo) car c'est elle qui avait suivi ce dossier pour nous. Sur ce coup, nous avons vraiment été piégé. Je ne sais pas si l'information a fuitée via certains membres du bureau ou via le service de presse du Parlement mais je suis doublement faché contre les personnes qui savaient et qui nous ont caché l'information. De toute façon, vous pouvez être sûrs que nous allons nous opposer fermement à cette décision car nous ne pouvons pas accepter ce gars-là au Parlement."

Écrit par : Rachid Z | 23 février 2013

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