21 février 2013

Une maman accuse une crèche d’abus sexuels

Une maman accuse une crèche d’abus sexuels

Raphaël Cayrol, le 21 février 2013

Liza, 41 ans, a porté plainte contre trois crèches de la capitale. Entre septembre 2009 et septembre 2010, ma fille née en février 2009 était dans une crèche privée, à Anderlecht. Souvent j’ai constaté qu’elle avait des hématomes sur tout le corps. Je me disais que c’était faux mais j’ai porté plainte lorsque la crèche a été fermée depuis par la police pour maltraitance.” Photos à l’appui, elle porte plainte pour coups et blessures volontaires contre un mineur. Son médecin constate des hématomes, des lésions d’ongles et des preuves de négligences hygiéniques et physiques .

Mais c’est entre septembre 2011 et février 2012 que les faits les plus horribles auraient été commis dans une autre crèche d’Anderlecht. “Ma fille pleurait et ne voulait pas que je l’emmène à la crèche. Elle faisait des cauchemars et refusait que je la lave au niveau du sexe pendant le bain.

Dans une vidéo tournée par la maman, la petite Jennifer mime des va-et-vient avec sa main au niveau de ses parties intimes et explique qu’un homme tatoué, nettoyeur de l’établissement, fait ça à tous [ses] copains, à tout le monde, et tout le monde pleure. Sans compter [qu’]il met quelque chose dans la bouche pour qu’on ne pleure pas. Sa mère vit un cauchemar. Je ne dors pas, j’en suis malade. Je veux qu’il soit en prison.

La maman, qui se sent abandonnée, attaque également une garderie de Woluwe-Saint-Pierre. La mèche de sa petite aurait été coupée par deux employés. Elle aurait également été fessée et frappée à la tête et au visage. Ils nous disent de ne pas nous brosser les dents et on nous lave les cheveux toutes les deux semaines, explique Jennifer.

C’est Liza elle-même qui a placé sa fille à l’Aide à la jeunesse, ne pouvant plus s’en sortir avec son salaire de 978 € net par mois. Je me prive de nourriture et d’habits pour elle. Son placement revient à 450 € par mois. Liza, orpheline, avait aussi été élevée dans un centre, comme Jennifer. Mais jamais je n’ai été abusée ou frappée. Punie, oui, mais uniquement privée de sortie.

Le parquet a ouvert une information judiciaire contre la crèche privée. Ainsi que pour les violences sexuelles dans la seconde garderie. Mais pour Fabrice Cumps, échevin (PS) à l’Enseignement, les dates de présence de l’enfant ne correspondent pas. Mi-2012, la police n’a pas donné suite à l’enquête. La personne accusée est un ouvrier qui travaille le matin et jamais en présence des enfants ou alors avec une puéricultrice. À aucun moment les enfants ne sont laissés seuls avec du personnel ouvrier.

Les choses s’activent depuis que le parquet a pris connaissance des photos et de la vidéo : La police est venue vendredi à mon appartement vérifier si la petite, désormais dans une école flamande, ne manquait de rien. Liza rencontrera en outre le bourgmestre dans quelques jours.

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La mère de la petite Alicia et son bourreau devant les assises

Belga, le 20 février 2013

La chambre du conseil a renvoyé mercredi Jérémy C., 23 ans, devant la cour d'assises pour actes de torture sur un mineur d'âge. En février 2011, le jeune homme aurait maltraité la petie Alicia, 3 ans, en compagnie de sa petite amie mineure. La mère de la victime, ex-compagne de l'accusé, avait confié l'enfant au couple. Elle comparaîtra également devant les assises pour négligence coupable.

La petite Alicia a été admise en février 2011 dans un état critique à l'hôpital Erasme d'Anderlecht. Les médecins y ont constaté de sérieuses blessures: coupures, traces de coups, ainsi que des brûlures de cigarettes et d'eau bouillante. La victime avait demeuré plus d'un mois dans le coma.

Les sévices auraient été infligés par les babysitters de la petite fille, Jérémy C. et sa petite amie mineure. L'accusé est en détention préventive, tandis que la jeune femme se trouve en institution fermée. Elle comparaîtra prochainement devant le tribunal de la jeunesse, où le parquet requerra probablement un dessaisissement.

La chambre du conseil a entre-temps renvoyé Jérémy C. devant les assises, où il comparaîtra en compagnie de la mère de la victime. Celle-ci aurait dû savoir que sa fille était en danger avec le jeune couple, a estimé la cour. Le propriétaire de l'appartement où se sont déroulés les faits prendra également place dans le box des accusés car il aurait été au courant des maltraitances.

Écrit par : Rachid Z | 21 février 2013

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Maltraitance : ils espionnent la nounou et découvrent le pire

Elle, le 20 février 2013

Inquiet de la façon dont leur nourrice s’occupait de leur fils, un couple a décidé d’enregistrer la jeune femme à l’aide d’une clé USB placée dans le sac à langer, rapporte la « Dépêche du Midi ». Souhaitant se rassurer avant tout, ils ont malheureusement découvert qu’elle maltraitait leur garçon. Le 21 mars, l’ex-assistante maternelle (son agrément lui a été retiré, NDLR) comparaîtra pour « violence volontaire sur mineur » devant le tribunal correctionnel d'Albi (Tarn).

Tout a commencé dans le courant de l’année 2012 lorsque les parents du petit garçon, alors âgé de deux ans, récupèrent à plusieurs reprises leur fils avec de la fièvre – parfois 40 °C – sans que la nourrice ne les ait prévenus. « On s’est juste dit qu'elle était un peu négligente. Jusqu'au jour où notre fils est rentré en disant que la nounou lui avait donné une gifle parce qu'il avait touché la pince du barbecue. C'était en avril (2012), il avait deux ans et demi », explique d’abord le père de l’enfant dans les colonnes du quotidien local. « Quand on en a parlé avec l'assistante maternelle, elle a nié et a juste reconnu qu'il avait effectivement touché à cette pince. C'est là que nous avons pris la décision d'acheter cette clé USB. On ne voulait pas accuser à tort et avoir des preuves. Ce n'était pas spécialement pour notre enfant mais aussi pour les autres qui étaient avec lui et les suivants », poursuit-il.

Pleurs, hurlements et chiens qui aboient

Grâce à cette clé USB, les parents du garçon vont découvrir que la nourrice est un véritable tyran. Sur l’enregistrement, ils entendent des cris, parfois même des hurlements, des pleurs, mais aussi des aboiements de chiens. La nounou ne joue pas avec les enfants et ne répond jamais à leurs besoins. Les parents préviennent alors les autres familles. En juin 2012, ils portent plainte.

La PMI (Protection maternelle et infantile) est également prévenue. En octobre 2012, les enfants sont entendus à Lisle-Sur-Tarn. Les gendarmes convoquent alors l'ex-assistante maternelle et la placent en garde à vue. Une expertise psychologique est par ailleurs menée. « On est mal tombé mais on a fait ce qu'il fallait pour que cela ne se reproduise pas », confient les parents à la « Dépêche du Midi » qui ajoute que ces derniers ne savent pas s’ils assisteront à l’audience.

Écrit par : Rachid Z | 21 février 2013

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