03 février 2013

Le jugement concernant le vote pour la constitution mécréante

Le jugement concernant le vote pour la constitution mécréante

Dar Al-Islam, le 30 Janvier 2013

Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.

Le blog «daralislam» vous présente la traduction de certains passages et le résumé d’autres du décret du cheikh Abdoulaziz Ar-Radjihi – membre du comité pour le programme d’études et le programme à l’université islamique – sur le référendum qui a eu lieu les 15 et 22 décembre 2012 en Égypte.

Après avoir fait l’introduction, manifesté l’envie de conseiller la communauté, et mis en garde contre le fait de cacher la science, le cheikh Abdoulaziz Ar-Radjihi dit :

«La nouvelle constitution égyptienne tire ses lois du peuple, de sorte que son programme est composé de :

Premièrement : Le peuple est la source du pouvoir.

Deuxièmement : Le système du gouvernement est démocratique.

Troisièmement : La liberté totale de pensée, de l'innovation, de l’avis, du logement, de la propriété, de la résidence et des déplacements.

Je dis : Le système démocratique supprime la Législation d'Allah de Sa terre et retire le droit d’Allah de juger Ses créatures, et la source du pouvoir dans ce système est la nation, y compris le pouvoir législatif et le fait de légiférer des lois ; ce qui signifie que le système auquel est soumise la démocratie est la législation inventée, et non le Livre d’Allah et la Sounna ; et la démocratie survit sur le principe de la liberté individuelle, de sorte que chaque personne a le droit dans l'ombre de la démocratie de faire ce qu'elle veut et mettre en pratique ce qu'elle veut et elle a le droit à la parole, quelque soit son discours, aussi longtemps que ce discours ne s'oppose pas à la législation inventée de l’État.

Il est donc clair que cette législation est une législation inventée dont Allah n'a révélé aucune preuve, il s'agit donc de la législation mécréante et de Tâghût ; il n’est donc pas permis de l’accepter et d’être d’accord avec, ni de juger avec, ni lui demander le jugement, parce qu'Allah le Très-Haut dit : «N’est-il pas étonnant de voir ces gens qui prétendent croire à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi recourir à l’arbitrage du Tâghût, qu’ils avaient pourtant reçu ordre de renier ? Ainsi, Satan veut les enfoncer encore davantage dans la voie de l’égarement» (Coran, 4/60)

«Il ne convient pas à un croyant ni à une croyante de suivre leur propre choix dans une affaire, une fois qu’Allah et Son Prophète en ont décidé autrement. Quiconque désobéit à Allah et à Son Prophète s’égare de toute évidence» (Coran, 33/36)

«Juge donc entre eux d’après ce qu’Allah t’a révélé. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est parvenue» (Coran, 5/48)

«Juge donc entre eux d’après ce qu’Allah t’a révélé, sans rien céder à leurs passions. Prends garde que leur influence ne t’écarte de certains commandements qui t’ont été révélés ! S’ils refusent ton jugement, c’est le signe, sache le, qu’Allah veut leur infliger la sanction de quelques-uns de leurs crimes, car beaucoup d’hommes sont pervers. Regretteraient-ils les sentences rendues au temps de la période païenne ? Mais qui donc est meilleur juge qu’Allah pour un peuple qui a foi en Lui ?» (Coran, 5/ 49, 50) 

Le cheikh Abdoulaziz Ar-Radjihi nous informe qu'après ce décret seront publié les preuves et les paroles des imams et des savants quant à l’obligation de juger d’après le Livre d’Allah et la Sounna et le jugement de celui qui se détourne de juger avec.

Puis, le cheikh dit : «Il est donc interdit de voter pour la constitution, parce qu’il n’est pas permis de voter pour ou contre l’application de la Législation d’Allah et il n’est pas permis de voter pour confirmer la mécréance et le polythéisme ; au contraire il est obligatoire de le renier et de le désavouer lui et ses partisans en général ; et il est obligatoire à celui qui a voté de se repentir à Allah le Très-Haut et de manifester son désaveu d’elle (de la constitution, ndt) et de demander l’établissement de la Législation d’Allah, parce que le système précédent a réellement été renversé pour établir sur ses ruines le Jugement d’Allah, et non pour renverser une législation mécréante pour la remplacer par une autre législation mécréante»

À suivre, inshaAllah. 

02:52 Écrit par Rachid Z dans Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

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Wahhabisme : Les élections sont contraires à l’Islam selon une fatwa de cheikh Al Barrak

Mourad Arbani, le 21 Janvier 2013

Les religieux wahabites illuminés saoudiens, qui ont exclu tout usage de la raison dans leurs semblant de réflexion, n’arrêtent pas de nous étonner en pondant continuellement et en abondance des fatwas en-veux-tu-en-voilà. La dernière en date qualifie les élections de contraire aux principes de l’Islam.

En effet, un mufti saoudien, cheikh Abderrahmane Ibn Nasir Al Barrak, ex-professeur de religion à l’Université islamique de Riyad, s’insurge contre l’organisation d’élections car pour lui cela revient à imiter les infidèles et prendre pour modèle ces derniers. “Organiser des élections est contraire aux principes de l’Islam car on imite les infidèles et donc c’est illégitime”

Argumentant son propos, le cheikh saoudien précise que “lors des élections se mélangent les oulémas, les ignorants et les femmes. Or, cela est contraire à la raison et à la Chariaa”.

Cheikh Abderrahmane Ibn Nasir Al Barrak, a encore indiqué que “ l’adoption d’un système électoral pour élire un futur président ou nommer un membre d’un conseil d’une haute administration est interdit, car cela est un précepte importé par les infidèles”.

Le cheikh saoudien a ajouté que ” le principe du système électoral est corrompu car il n’a pas été élaboré sur les bases de la chariaa et de la raison. Il n’a pas été adopté par les musulmans sur la base de la chariaa, il a été importé par les ennemis de l’Islam grâce à l’occupation des terres et à cause aussi de l’admiration qu’ont certains pour leur façon de vivre».

Selon Al Barrak , “la preuve de l’illégitimité du principe de l’élection c’est qu’elle comprend l’imitation des mécréants et cela les réjouit. De plus, tout système d’élection est basé sur la propagande et l’achat de voix”.

Et de poursuivre « toute élection est basée sur le rassemblement de nombreuses voix venant de différentes catégories de personnes et de groupes. Ce qui conduit forcément à un dépouillement malhonnête avec le paiement de pots de vin et les promesses vides».

Détruire la grande mosquée de la Mecque

Il avait aussi émis une fatwa en 2010 pour détruire Masjid Al-Haram (la grande mosquée Al Haram) de la Mecque et la reconstruire afin d’”éviter le mélange des hommes et des femmes pendant le pèlerinage”. Il avait proposé de reconstruire une nouvelle mosquée avec plus de 20 ou de 30 étages, afin d’éviter selon lui “le mélange prohibé”.

La mort pour les conductrices

C’est encore lui qui a appelé à la mort de chaque femme conduisant une voiture tout en qualifiant les femmes saoudiennes qui ont réclamé le droit de conduire des voitures “d’être des instigatrices du mal, des femmes occidentalisées cherchant à occidentaliser le pays”.

Le religieux saoudien Al Barrak est celui là même qui a émis une fatwa l’année dernière dénonçant la participation des femmes aux élections, car cela incite à “imiter les infidèles”.

Les journalistes sont des “soldats du diable”

Le cheikh Al Barrak, très prolixe en fatwas en avait pondu une énième dans laquelle il indique : “Je conseille les bonnes sœurs à résister à ces habitudes et de porter le voile sur la tête, même dans les mariages et les écoles, indiquant que la femme n’a pas le droit de montrer ses cheveux et son cou, même devant d’autres femmes.”.

“Je sais que cette fatwa ne va pas plaire aux journalistes car ils sont des soldats du diable” a t-il encore ajouté.

Condamnation à mort des partisans de la mixité

Ce même mufti,, décidément très en verve, a émis en juin 2012 une fatwa condamnant à mort toute personne ayant concouru à la mixité homme-femme dans les lieux de travail ou encore à l’université.

Dans cette fatwa d’excommunication, à l’encontre des partisans de la mixité, il a ajouté que ”tout individu qui permet à sa sœur ou à sa femme de travailler ou de faire ses études, dans un lieu où les hommes travaillent, n’a ni dignité ni honneur!”

Écrit par : Rachid Z | 03 février 2013

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Le vote et la candidature aux élections

Question : Est-il permis de voter et de poser sa candidature dans les élections ? sachant que notre pays n'applique pas la loi d'Allah .

Rèponse : Il n'est pas permis au Musulman de poser sa candidature pour s'affilier à un gouvernement qui ne juge pas conformément à la loi d'Allah, et n'applique pas la charia islamique. Il n'est pas permis de voter pour lui ou pour un autre de ceux qui travaillent au sein de ce gouvernement sauf si ce candidat musulman et ceux qui votent pour lui visent en agissant de la sorte à appliquer la charia islamique et qu'ils ont recours à ce moyen pour surmonter le régime établi et ce à condition que celui qui pose sa candidature n'assume, après son élection, que des postes en concorde avec la religion de l'Islam.

Qu'Allah vous accorde la réussite et que les prières et le salut soient sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons. .

Le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ')

Écrit par : Rachid Z | 03 février 2013

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Un saoudien viole et tue sa fille : clémence du tribunal

TF1News, le 03 février 2013

Un prédicateur saoudien a été récemment condamné à une courte peine de prison et à verser une compensation financière pour le viol et le meurtre de sa fille de cinq ans, ont rapporté samedi dans un communiqué trois militantes saoudiennes des droits de l'Homme.

Quand le scandale s'ajoute à l'horreur. En Arabie Saoudite, un prédicateur a commis l'irréparable : le 25 décembre 2011, il viole sa fille, la petite Lama, hospitalisée le 25 décembre 2011 avec le crâne fracassé, des côtes cassées, des traces de brûlures et un ongle arraché. Elle succombera à ses blessures le 22 octobre 2012.

La mère, qui était divorcée et n'avait pas pu voir sa fille dans les mois précédant l'hospitalisation, et une assistante sociale ont aussi évoqué des séquelles de viols particulièrement cruels, selon les trois militantes saoudiennes des droits de l'homme.

Condamné à verser le "prix du sang"

Mais il y a pire que cet inceste doublé de l'infanticide... Le père, qui participait régulièrement à des émissions de télévision sur les préceptes islamiques, a reconnu être l'auteur de ces atrocités. Le 26 janvier, il a été condamné à verser une compensation financière à la mère, appelée "prix du sang" dans la jurisprudence saoudienne basée sur la charia (loi islamique), et à une peine de prison correspondant à la durée de sa détention préventive, selon les militantes.

En Arabie saoudite, qui procède chaque année à des dizaines d'exécutions, le viol et le meurtre sont passibles de la peine capitale, mais un homme ne peut pas être condamné à mort pour le meurtre de son enfant ou de son épouse, qui valent en général entre 5 et 12 ans de prison à leurs auteurs.

Le droit des femmes constamment bafoué

Dans leur communiqué, les trois militantes saoudiennes ont dénoncé la mansuétude du jugement à l'égard du père, l'estimant révélatrice du statut des femmes en Arabie saoudite, où une interprétation rigoriste de l'islam les place sous le tutorat des hommes.

Les Saoudiennes sont interdites de volant, doivent sortir couvertes et ne peuvent voyager à l'étranger qu'accompagnées d'un proche parent. La mixité reste interdite sur les lieux de travail et à l'école.

Écrit par : Rachid Z | 03 février 2013

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