28 janvier 2013

Dar al-Fatwa et les instances religieuses musulmanes condamnent le mariage civil

Dar al-Fatwa et les instances religieuses musulmanes condamnent le mariage civil

L’Orient le Jour, le 26 janvier 2013

Il semblerait que Khouloud Succariyeh et Nidal Darwiche, premiers Libanais à s’être mariés civilement au Liban, ne sont pas au bout de leurs problèmes. Non seulement les ministères de la Justice et de l’Intérieur ont refusé d’enregistrer leur mariage dans les registres de l’État, «faute d’une loi civile qui puisse le régir», la voix de la religion s’est fait entendre hier du côté de Dar al-Fatwa, mais aussi du côté de la famille Succariyeh.

Cette dernière, originaire de la localité d’al-Fakiha, a en effet publié hier un communiqué à ce sujet. «Nous avons été très étonnés par ce bazar médiatique autour du mariage de Khouloud Succariyeh et Nidal Darwiche, pour promouvoir ce que l’on appelle mariage civil, comme si le pays vivait ses plus beaux jours», a affirmé le communiqué. «En réponse aux atteintes qui ont touché la famille, ses croyances, ses valeurs et ses coutumes, il nous importe de clarifier que notre famille est fervemment croyante en l’islam hanafite, et que nous refusons catégoriquement ledit mariage civil. Le comportement de Khouloud est personnel et n’exprime pas nos valeurs. Contrairement à tout ce qui a été dit, le contrat entre Khouloud et Nidal a été conclu chez un homme de Dieu, et il n’y a aucune raison pour cette campagne qui marque des points en faveur du mariage non religieux», a ajouté la famille Succariyeh.

Par ailleurs, Dar al-Fatwa a distribué des prêches du vendredi ayant été prononcés dans des mosquées hier, à propos du mariage civil. C’est ainsi que le directeur général des wakfs islamiques, cheikh Hicham Khalifa, a estimé que «le projet du mariage civil sert uniquement à attiser les tensions et la discorde, et qu’il est contraire à la loi de Dieu». De son côté, cheikh Ahmad el-Baba, membre du comité exécutif des wakfs islamiques, a déclaré que «les musulmans n’accepteront pas le mariage civil, qu’il soit obligatoire ou facultatif». Il a appelé enfin à «fermer ce dossier définitivement». En outre, cheikh Mohammad Anis Arwadi, membre du Haut-Conseil supérieur chérié, a défendu le contrat de mariage islamique, le jugeant «civil en lui-même, mais limité par des conditions religieuses».

20:09 Écrit par Rachid Z dans Cultes, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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