23 janvier 2013

Saint-Josse Conseil communal du 28 janvier prochain

Saint-Josse

Conseil communal du 28 janvier prochain

Interpellations du Conseiller (indépendant) Thierry Balsat

Le 22 janvier 2013

L'AISS :

Depuis plusieurs mois, l'Agence Immobilière Sociale de St Josse se distingue par son incompétence à assumer son statut de bailleur social. Le dossier de l'Immeuble Miramar dans le quartier Nord à la Place St Lazare fin de l'année 2012 où des locataires se trouvaient depuis plus d'an an sans chauffage et sans eau chaude avait déjà défrayé la chronique. Les administrateurs de l'époque par la voix du Directeur de l'association se retranchant derrière la responsabilité de la copropriété dont ils faisaient paradoxalement partie.

Dernièrement, c'est la situation dramatique d'une mère de famille et de ses trois enfants qui  a été mise au grand jour... Pensez, la Bicoque prise en gestion par l'AIS était pourrie de bas en haut sans que quiconque s'en aperçoive. Mieux, l'état des lieux, pour autant qu'il existe toujours, n'a décelé aucun problème conséquent. C'est bien sûr, la baraque était bonne pour le service. On y installa curieusement, cette  famille en urgence qui  posait problème dans un autre logement géré par l'AIS. Fin 2012, après maintes péripéties au préjudice des locataires, l'Inspection Régionale du Logement (DIRL) ordonna la fermeture immédiate de la maison avec interdiction de louer.

Bien sûr, c'était la faute des locataires qui n'avaient pas géré le bien en bon père de famille (Dixit le Directeur de L'association).

Le tribunal de première Instance de Bruxelles (Référé) vient de suivre la décision de la DIRL et confirme la responsabilité de L'AIS pour ne pas avoir délivré un logement conforme aux critères minimaux de sécurité et de salubrité en la condamnant à reloger la famille dans les 24h00 dans un logement décent.

Non, le ridicule ne tue pas....

Il est grand temps que cette association soit reprise en main par des professionnels afin de rendre non seulement une crédibilité à cette institution mais également au secteur des A.I.S. en général qui souffre des répercussions négatives auprès des propriétaires privés désireux de confier leurs biens en gestion.

D'autres biens géré par l'AIS sur le territoire sont hélas, eux aussi dans un état lamentable... et nécessiteront dans un avenir proche, une rénovation circonstanciée.

Comment se fait-il que des logements pris en gestion par l'AIS n'ont pas été diagnostiqué convenablement avant la mise en sous-location ?

Ne pourrait-on pas privilégié la qualité à la quantité ?

L'AIS de St Josse dispose-t-elle de suffisamment de moyens pour travailler et gérer efficacement son parc locatif ?

Qu'est-il prévu pour reloger la famille de la rue des secours compte tenu que la mère est handicapée et que les 3 enfants sont tous scolarisés ?

Que va-t- il se passer avec cette maison, compte tenu qu'un bail de 9 années a été conclu entre l 'AIS et la propriétaire des lieux ?

Les HBM :

Les Habitations à Bon Marché (H.B.M.) comme toutes les S.I.S.P. sont de manière récurrente dans des difficultés financières depuis longtemps. Ce n'est un secret pour personne. La gestion toute personnelle des H.B.M. a d'ailleurs régulièrement été mise au banc des mauvais élèves ces dernières années pour des raisons diverses.

Pour expliquer cette situation, on impute souvent la responsabilité aux locataires sociaux, accusés souvent, pour certains de ne pas payer leurs loyers ou de dégrader leur logement ou les installations communes...

Vrai ou faux, le constat est clair il faut faire des économies drastiques et gérer les deniers publics avec parcimonie...

Au H.B.M,  malheureusement, les économies, la récession, et autres superlatifs sont malheureusement réservés exclusivement aux locataires.

Alors que les charges locatives sont de plus en plus lourdes à supporter par les locataires, que les conditions de vie sont de plus en plus difficile parce que nombre de logements ne sont plus en état, le nouveau directeur des H.B.M. nommé en 2009, se voit offrir un véhicule de fonction d'une valeur de 22.000 euros pour se promener dans la commune la plus pauvre et la plus petite de la région Bruxelloise. Notez qu'au CPAS de St Josse c'est une voiture hybride de 33.000 euros qui vient d'être livrée...

De plus, l'ancien directeur gérant a quitté son poste en emportant avec lui son véhicule de fonction pour rejoindre la présidente des HBM en qualité de conseiller particulier... Est-ce bien raisonnable?

Le plus surprenant, c'est que personne ne s'est étonné ni offusqué de ces situations... personne, même pas les observateurs de l'opposition... R.A.S.

La commune qui est actionnaire à plus de 95% Estime-t-elle normal de dépenser une telle somme pour un véhicule de fonction en pleine conjoncture économique difficile et pour circuler dans une commune d'1 km² 

Pourquoi ne pas avoir utilisé le véhicule de l'ancien directeur gérant comme voiture de pool pouvant servir à la fois au nouveau directeur et au secrétaire particulier de la présidente ?

Quelle est la fonction de l'ancien directeur gérant nommé Secrétaire Particulier de la Présidente? Combien coûte ce nouveau poste aux locataires?   

Commentaires

L’AIS condamnée au relogement

Guy Bernard, le 23 janvier 2013

La famille du 20 rue des Secours a gagné en justice en première instance. Sera-t-elle pour autant mieux logée ?

L’affligeant état du 20 rue des Secours (voir DH du 6 novembre) est-il imputable à l’AIS ? “Oui !”, a tranché le tribunal en référé. Rendu en première instance lundi, l’arrêt n’est pas sans incidence. C’est le moins qui se puisse écrire…

Comment eussions-nous pu oublier le trou dans la chambre d’une petiote, l’escalier grevé d’une marche ou, plus généralement, l’humidité ravageant la mini-baraque que l’agence immobilière sociale tennoodoise abandonnait à Jocelyne Azzi et ses trois bambins moyennant une mensualité de 600 € ?

Un rapport d’expert avait confirmé la détresse de la locataire, handicapée à 75 %. Il taxait la salle de bain, interdite d’accès, de “dangereuse”. Et ce, en dépit de travaux que les pontes de l’institution publique juraient avoir consenti.
Un gros mois plus tard, le 19 décembre, l’inspection régionale décréta la fermeture immédiate du logis. “J’attends le rapport avant d’agir”, expliqua le maïeur, Emir Kir (PS), début janvier, alors que les scellés n’étaient toujours pas apposés. Parenthèse : ledit rapport avait été envoyé par recommandé. Dès le jour de sa rédaction…

La condamnation de l’AIS impose relogement. Sans délai précis – “le plus vite possible”-, si ce n’est un “accompagnement social dans les 24 heures de la signification du jugement”. A contrario, le tribunal n’a, pour l’instant, pas retenu la demande d’astreintes en cas de non-exécution. Mais se promet d’y revenir au cas où.

Cette jurisprudence répond-elle aux aspirations de la famille ? Oui et non. La condamnation, c’est une chose; son application en est une autre.

Parce que jusqu’à preuve du contraire, le dispositif même de l’AIS ne prévoit en rien un relogement. Parce qu’ensuite, le quatuor risque de ne plus trouver de toit à Saint-Josse. Or, l’on sait les enfants scolarisés en ce maigrichon territoire. Dès lundi, il en ira de la responsabilité de néoadministrateurs.

Écrit par : Rachid Z | 23 janvier 2013

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