20 janvier 2013

Saint-Josse “Le MR se ridiculise et nous a trahis”

Saint-Josse

Le MR se ridiculise et nous a trahis

Guy Bernard, le 19 janvier 2013

Furieux que les indépendants partent avec des mandats, l’ex-conseiller communal Christian Bruyninckx lâche les Bleus. Et se lâche

Homme de gauche du sigle quasi mort-né de Bleus de Saint-Josse (!), Hicham Di Marso a arraché, cette semaine, un siège au conseil de l’aide sociale. Sous un sigle d’indépendant… Une ascension, une hérésie plutôt, que Christian Bruyninckx ne digère pas :

J’ai envoyé un mail à Geoffroy Clerckx (le leader libéral local, NDLR) pour lui signifier que je quittais la section, narre ce vieux de la vieille. La teneur du courrier électronique se résume en un aussi cinglant qu’explicite “je n’ai vraiment plus rien à faire chez vous !”.

Ce commerçant archi-connu du sérail tennoodois nous conte par le menu les raisons de son départ. Une fois de plus, la section libérale de Saint-Josse se ridiculise. Bien sûr, il y a la personnalité de Kir. Mais à Saint-Josse, le MR a stagné alors qu’il augmente à Bruxelles.

Conseiller communal UDRT du temps de Guy Cudell (PS) et ce, de 1988 à 2000, notre homme gère sa société de textile de gros. Rue de la Limite. Depuis 35 ans.

Alors, les fibres libérales et indépendantes, il connaît. Il les a supportées et soutenues. Mais là, pour lui, la coupe déborde :Canan Kir sur la liste, ce fut une première erreur. Ils étaient tout à fait à côté de la plaque. Cette femme a fait fuir plein de gens. Puis il y eut Thierry Balsat, devenu indépendant au conseil communal, au soir du 14 octobre. Lui qui menaçait toutes les cinq minutes de quitter le parti… Et maintenant, ce gugusse qui nous crache à la figure et n’a pas les capacités d’exercer un poste de conseiller de CPAS…

À 55 ans, Christian Bruyninckx, homme de droite de la première heure, remise donc son tablier, fou furieux de cette trahison. S’éloigne de la politique parce que déçu par un menu Mouvement réformateur local ayant perdu toute crédibilité. “Dans la section, nous sommes une quinzaine. Mais d’autres s’en iront, c’est sûr.

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