16 janvier 2013

Yasmina Baddou va devoir expliquer comment elle a payé ses deux appartements parisiens

Yasmina Baddou va devoir expliquer comment elle a payé ses deux appartements parisiens

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Demainonline, le 16 janvier 2013

L’Instance nationale de protection des biens publics (INPBPM), une association marocains créée en 2006 et dont la raison d’être, comme l’indique son nom, est la «protection des biens publics», va déposer  lundi prochain, 21 janvier, une plainte contre l’ancienne ministre istiqlalienne de la santé Yasmina Baddou pour l’achat de deux appartements dans un quartier huppé de Paris, le 8e arrondissement.

Ces deux appartements ont coûté à l’ancienne ministre et à son mari, Ali Fassi-Fihri, l’actuel directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), et président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), la bagatelle de deux milliards de centimes (20 millions de DH, 1 700 000 euros).

Or, Yasmina Baddou, qui est avocate de profession, et son époux Ali Fassi Fihri, qui est fonctionnaire de l’Etat, ne peuvent pas prétendre avoir «économisé» cet argent. C’est impossible avec cette somme et leurs salaires sont connus. Ils ne peuvent pas non plus prétendre avoir touché un héritage. Aucun de leurs quatre parents n’était millionnaire à ce point.

Et même si c’était le cas, comment ont-ils fait pour faire sortir autant d’argent du Maroc pour payer ces deux appartements ? L’Office des changes, le seul organisme marocain qui autorise ce genre de transactions, a-t-il donné son accord ?

C’est tout cet imbroglio que doit démêler, s’il reçoit bien entendu le feu vert d’en haut, le procureur général auprès de la cour d’appel de Rabat qui devrait recevoir la plainte lundi.

A titre de rappel, on se souvient que quand Chakib El Khayari, le jeune président de l’Association Rif des droits de l’homme (ARDH), a dénoncé l’implication de certaines hautes autorités dans l’endémique trafic de drogue dans le nord du Maroc, la justice et l’administration des Douanes marocaines l’avaient poursuivi pour «infraction au code des changes et dépôt de fonds dans une banque étrangère sans l’autorisation de l’Office des changes». En fait il s’agissait de la misérable somme de 200 euros (un peu plus de 2 000 DH…) touchés par El Khayari pour son travail de «fixer» (accompagnateur) pour un quotidien espagnol. Aucune comparaison avec les deux milliards de Yasmina.

La justice et l’administration des douanes marocaines vont-elles se montrer avec Yasmina Baddou et Ali Fassi-Fihri aussi zélées qu’elles l’ont été avec Chakib El Khayari ?

13:08 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Yasmina qui a pillé le budget du ministère de la santé lorsqu'elle en était ministre responsable, n'a rien à expliquer.
Les Fassi Fihri considèrent le Maroc comme leur jardin arrière et les Marocains comme leurs vaches à lait.

De ce fait, elle va essayer de s'en sortir par une entourloupette en s'appuyant sur les nombreux réseaux du Makhzen Fassi.

Ce qu'il faudrait faire avec les "commis de l'état marocain de ce style, c'est leur faire payer, outre l'argent détourné, des saisies totales sur les fortunes indument volés au peuple marocain.

Écrit par : zeguendi khalil | 17 janvier 2013

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J espère que ça va aboutir

Écrit par : azimani nouhad | 18 avril 2013

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Justice doit prendre son cours il faut donner des explications

Écrit par : adil | 23 avril 2013

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