12 janvier 2013

Il y a "68 % de policiers bilingues à Bruxelles"

Il y a "68 % de policiers bilingues à Bruxelles"

La Dernière Heure, le 12 janvier 2013

La question du bilinguisme des forces de police à Bruxelles est souvent épineuse. Tout comme celle de la présence dans les zones de la capitale de vrais Bruxellois.

Le 12 février 2012, s’était tenue une Journée nationale de recrutement, à Bruxelles. Le député CD&V Michel Doomst, dans une question parlementaire, constatait que, ni dans la campagne publicitaire ni sur le site de Go for Police, n’était mentionnée l’obligation de connaissance de la deuxième langue nationale.

À l’avenir, a répondu la ministre de l’Intérieur Joëlle Milquet, l’objectif sera de mentionner sur le site de la Direction du recrutement la connaissance de la deuxième langue, que ce soit pour les six zones bruxelloises ou pour certains services de la police fédérale. Mais, tient à insister la vice-Première, en dépit des difficultés à recruter du personnel bilingue, la tendance est positive et la proportion de personnel bilingue est particulièrement élevée, à savoir 68 % en janvier 2012, au sein des services de police implantés dans la Région de Bruxelles-Capitale . Le cabinet Milquet nous confirme que la tendance se maintient à ce jour.

Ci-contre, la répartition du nombre de policiers, en fonction de la région d’origine, qui disposent d’une attestation de bilinguisme. C’est la zone Nord (Schaerbeek-Saint-Josse-Evere) qui détient la palme avec 76 %, suivie de la zone Ouest, de Bruxelles-Ixelles, de la zone Montgomery, puis Midi, et enfin celle d’Uccle-Boitsfort-Auderghem.

Pour stimuler l’emploi des langues ? Des primes, surtout mais également des cours de langues au sein des zones.

Et la ministre de rappeler que “la connaissance de la langue est légalement requise pour les membres du personnel du cadre opérationnel pour être nommés au sein des six zones de police bruxelloises ou pour être désignés dans certaines directions judiciaires déconcentrées, la SPC section Bruxelles (métro, Eurostat, Centre), et la police de la route Brabant .

13:57 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

La vérité c'est qu'on se demande comment certains ont obtenu ce brevet de connaissances linguistiques. Parfois les examens sont très restrictifs, des gens échouent à plusieurs reprises, parfois d'autres réussissent mais restent totalement incapables de rédiger un procès-verbal dans l'autre langue, ou d'auditionner quelqu'un, mais ils touchent quand même une prime de bilinguisme...

Sans oublier ceux qui sont incapables de rédiger un texte dans leur langue nationale sans faire trois fautes d'orthographe ou de syntaxe par phrase, et les néerlandophones sont également concernés. Mais il n'y a aucun réel contrôle de qualité des procès-verbaux, donc toute cette merde est envoyée telle quelle aux parquets.

Écrit par : Hnouch | 12 janvier 2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.