05 janvier 2013

L’Organisation de Coopération Islamique accuse Charlie Hebdo de violation des Droits de l’Homme

L’Organisation de Coopération Islamique accuse Charlie Hebdo de violation des Droits de l’Homme

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Islam et Info, le 04 janvier 2013

Alors que l’hebdomadaire français Charlie Hebdo a publié son torchon appelé  "Vie de Mahomet", le secrétaire général de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI), parmi d’autres responsables musulmans, s’inquiète de la publication.

Ekmeleddin Ihsanoglu a dénoncé, à l’occasion d’un communiqué en date du 3 janvier, ce qu’il considère comme «un autre cas de mauvais usage de la liberté d’expression».

Le secrétaire général de l’OCI, la bande dessinée «enfreint les normes régissant la presse responsable et constitue l’exemple du mauvais usage de la liberté d’expression». Le responsable ajoutant : «L‘incitation à la haine et à l’intolérance sous couvert de religion, et leur apologie à travers cette publication constitue une violation des lois et chartes internationales des droits de l’Homme.»

Soulignant la nécessité d’appliquer les dispositions et lois relatives à l’incitation à la haine et à la violence, en vigueur au sein de l’Union Européenne, Ekmeleddin Ihsanoglu sollicite une action du gouvernement français.

Néanmoins l’OCI appelle le monde musulman à la retenue, encourageant la communauté à la recherche d’un «consensus international pour faire face aux actes d’incitation prémédités, qui ne cessent de s’amplifier, et ce dans le cadre de la résolution No 16/18 du Conseil des droits de l’Homme».

14:10 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

Charlie Hebdo : Zineb, une musulmane athée pour caution à la BD « halal »

Saphirnews, le 31 décembre 2012

Depuis l’annonce, par Charlie Hebdo, de la sortie prochaine de sa BD sur le Prophète Muhammad dimanche 30 décembre, nombreux se demandent qui est « Zineb », cette « sociologue des religions franco-marocaine » que l’hebdomadaire satirique met en avant dans son avant-propos pour apporter une crédibilité à son ouvrage.

« Zineb » n’est autre que Zineb el-Rhazoui, une jeune femme qui travaille pour Charlie Hebdo, qu’elle a défendu haut et fort lors de la publication des dernières caricatures du Prophète en septembre 2012.

« C’est un journal dont je partage les idées, pas toutes, mais l’essentiel. (…) Et quand je prends la parole pour défendre le fait que Charlie publie ces caricatures, je défends des principes qui sont les miens », avait-elle alors déclaré à Slate Afrique.

« Je refuse d’être qualifiée d’islamophobe parce que je critique cette religion », a-t-elle ajouté, considérant l’islamophobie comme « un non-sens » et la représentation du Prophète autorisée en islam. « Pour avoir lu le Coran et pour avoir appris par cœur une bonne partie du livre, il n’y a aucun texte ni dans le Coran ni dans la Sunna (enseignements du Prophète), qui interdisent de représenter le Prophète ou qui que cela soit », explique Zineb.

De son côté, Charlie Hebdo a déclaré que sa BD est « une biographie autorisée par l'islam puisqu'elle a été rédigée par des musulmans ». Or, Zineb El Rhazoui, bien que son entourage est musulman, se présente sans détour comme une athée « parce que l’islam ne me convenait pas ».

« Petite fille, j’ai très vite compris que la religion posait problème, ce qui m’a poussée, plus tard, à entreprendre une quête de recherche, de lecture et de compréhension des textes, à l’issue de laquelle je suis devenue athée », poursuit-elle. A chacun ses choix mais avec de telles déclarations mises à jour, la crédibilité que s'octroie Charlie Hebdo autour de son initiative en prend un sacré coup.

Écrit par : Rachid Z | 05 janvier 2013

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Pourquoi Charlie Hebdo publie un hors-série intitulé La Vie de Mahomet ?

Ruben, le 04 janvier 2013

Charlie Hebdo continue à provoquer les musulmans et cela n’a pas l’air de déranger l’Etat. En effet, la classe politique autorise à nouveau le torchon satirique qui offense une partie des français.

Charlo Hebdo va publier ce mercredi 2 janvier un hors-série intitulé « La Vie de Mahomet », une bande dessinée biographique « parfaitement halal », concoctée à partir de textes de chroniqueurs musulmans, a annoncé à l’AFP le directeur de l’hebdomadaire satirique Charb, qui l’a mise en images.

« Il ne s’agit là ni d’une caricature, ni d’une satire, mais d’un récit minutieux basé sur une bibliographie rigoureuse », assure dans un avant-propos « Zineb », sociologue franco-marocaine des religions et coauteure de l’ouvrage et faire-valoir des extrémistes laïcards fans du choc des civilisations.

Maintenant, expliquons pourquoi Charlie Hebdo s’en prend à nouveau à notre Noble Prophète (à lui Bénédiction et Salut).

Charlie Hebdo, qui avait fait appel de sa première condamnation en 2010, a de nouveau été condamné à verser des dommages et intérêts au dessinateur Siné pour »rupture abusive du contrat » suite à son dessin sur la famille Sarkozy.

Et cette fois-ci, la note est salée : l’hebdomadaire devra verser à Siné 90 000 euros de dommages et intérêts (contre 40 000 en première instance) et 15 000 euros pour les frais de justice. Autant dire que Charlie Hebdo vit ses derniers jours.

Alors comment renflouer les caisses ? C’est simple et c’est devenu habituel chez les caricaturistes de bas-étage : caricaturer le Prophète de l’Islam (paix et bénédiction sur Lui) en espérant faire le buzz, tripler les ventes sur fond de haine islamophobe.

Malheureusement pour le torchon satirique, il semblerait que les musulmans ne soient pas assez stupides pour tomber trois fois dans le même piège.

Nous allons donc laisser s’écrouler seul Charb et son Charlo Hebdo à bout de souffle.

Nous donnerons dans un élan magnanime son signalement aux associations musulmanes qui viennent en aide aux plus démunis dans les rues de Paris.

Écrit par : Rachid Z | 05 janvier 2013

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«Charlie hebdo» et le bon filon anti-Islam

Demainonline, le 05 janvier 2013

Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique français, reprend le bon filon anti-Islam en publiant un hors-série sur la vie du Prophète Mohammed. Il assure que ce hors-série qui sort en bande dessinée en France le 2 janvier est «parfaitement halal», et basé sur des chroniques musulmanes.

La co-auteure de l’ouvrage, «Zineb», une «sociologue franco-marocaine des religions et coauteure de l’ouvrage», selon l’AFP assure dans l’avant-propos que cette bande dessinée n’est ni une caricature, ni une satire, mais un récit minutieux basé sur une bibliographie rigoureuse.

«C’est une biographie autorisée par l’islam puisqu’elle a été rédigée par des musulmans. C’est une compilation de ce qui a été écrit sur la vie de Mahomet par des chroniqueurs musulmans et on l’a simplement mis en images», renchérit Charb le directeur de l’hebdomadaire.

Si tout est « parfaitement halal », pourquoi Charlie hebdo le publie, alors que la marque de fabrication de l’hebdo est plutôt la provocation religieuse anti-musulmane et anti-chrétienne ? Et si tout est effectivement «conforme» pourquoi «Zineb» ne dévoile pas sa véritable identité ?

Car enfin, si la bande dessinée est conforme aux textes saints de l’Islam, tous ces barbus et ces braillards qui s’excitent à la moindre allusion au Prophète devraient plutôt offrir aux deux auteurs un séjour en Arabie saoudite pour le pèlerinage à la Mecque.

Mais voilà, venant de quelqu’un, Charb, qui a déjà publié dans son hebdo des caricatures où on voit le derrière nu du Prophète, on n’est pas obligé de croire à la « conformité » de son ouvrage. L’Islam, et non l’islamisme, est devenu ces dernières années un bon filon pour Charlie hebdo qui veut récupérer les lecteurs du temps béni où il était un vrai et rafraîchissant torchon anarchiste et anti-clérical où toutes les religions étaient traitées avec une impertinente délicatesse.

«Ni Dieu ni maître», telle était, et continue d’être, la devise des vrais anarchistes. Le «Dieu» de cette devise symbolisait toutes les religions et pas seulement quelques unes.

Allez allez, Charb, à quand une bande dessinée de Charlie hebdo « parfaitement casher » sur l’Holocauste ?

Écrit par : Rachid Z | 05 janvier 2013

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Charlie Hebdo : Une BD sur Mohamed co-écrite par une Franco-marocaine

Par Julie Chaudier (Yabiladi), le 31 décembre 2012

La jeune Franco-marocaine, Zineb El Rhazoui, a co-écrit, avec Charb, le hors série de Charlie Hebdo, à paraître «La Vie de Mahomet». Racontée sous forme de bande dessinée, l'histoire du prophète se veut assez consensuelle pour ne pas soulever la polémique. La jeune franco-marocaine a-t-elle infléchi la ligne éditoriale de Charlie ?

Après l’Eglise catholique le mois dernier, Charlie Hebdo remet le couvert, mercredi 2 janvier, avec un hors-série en bande dessinée « La Vie de Mahomet » qui ne se veut pas, cette fois, provocateur, rapporte l'AFP. Les auteurs : Charb et la Franco-marocaine « Zineb » El Rhazoui, jeune recrue de l’hebdomadaire satirique. Zineb El Rhazoui a été, au Maroc, la co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI). Elle a beaucoup fait parler d’elle, en participant, en 2009, à l’action des dé-jeûneurs, pendant le ramadan. Le mouvement militait pour la reconnaissance du droit à ne pas jeûner pendant le mois sacré. Son engagement lui a valu des ennuis au point d’être, pendant un temps, interdite de sortie du territoire marocain.

Zineb El Rhazoui

Présentée comme sociologue des religions, dans le hors série de Charlie Hebdo, elle collabore depuis plusieurs mois avec le journal satyrique. Lors de la dernière polémique autour de la publication de caricatures de Mohamed, le 19 septembre, par Charlie Hebdo, la jeune femme était montée au créneau pour le défendre. « Je travaille à Charlie, parce que j’estime que c’est une rédaction anticléricale, laïque et athée et antiraciste, ce qui correspond parfaitement à mes principes », expliquait-elle dans une interview à Slate Afrique, le 27 septembre dernier.

Pour elle, le prochain hors série de Charlie Hebdo n’est ni une caricature, ni une satire, mais un récit basé sur une bibliographie, rapporte le Figaro. Même si elle adhère à l’essentiel des idées du journal, Zineb El Rhazoui a-t-elle infléchi la position de Charlie Hebdo face à l’Islam et aux musulmans ?

L'image de Charlie

Accusé d’être islamophobe suite à ses différentes caricatures du prophète musulman, Charlie Hebdo semble vouloir rénover son image. « L'idée de ce livre, j'y pense depuis 2006, au moment des caricatures de Mahomet au Danemark. Je crois qu'au départ on avait pris le sujet un peu à l'envers, on a mis en scène un personnage dont on ne connaissait pas la vie, moi le premier », reconnaît Charb lui-même, interrogé par le Figaro. « Avant de pouvoir rigoler d'un personnage, il vaut mieux le connaître. Autant on connaît la vie de Jésus, autant on connaît rien de Mahomet », explique-t-il.

Charb ne regrette toutefois pas la publication des précédentes caricatures puisqu’il affirme à l’AFP que cet hors série prouve que l’ «on peut parler sereinement de l’islam en France, ce qu’on fait, nous, depuis longtemps. A les considérer à chaque fois comme des handicapés du rire on ne fait pas du tout le jeu de l’islam, on fait pas le jeu de l’islam apaisé, on fait le jeu des extrémistes.»

Un nouveau catéchisme ?

En dépit du fonds de la bande dessinée qui se veut consensuel, reste que la bande dessinée représente Mohamed. Interdire sa représentation, en islam, « c'est juste une tradition, c'est absolument pas inscrit dans le Coran. A partir du moment où ce n'est pas pour ridiculiser Mahomet, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas lire ce livre comme on lit au catéchisme des histoires de la vie de Jésus », se défend Charb.

Gros nez et physique peut avantageux, Mohamed ne s’en tire toutefois pas mieux que les autres personnages de Charb. « Autant le fond est parfaitement halal, autant l'image, c'est mon dessin. J'ai dessiné Mahomet comme je dessine habituellement mes personnages, Mahomet était un homme, j'ai dessiné un homme », fait valoir Char, dans le Figaro. La patte « Charlie » reste donc en dépit du ton consensuel de l’ouvrage.

Fonds de commerce

Surtout, l’hebdomadaire satyrique reste sur son fonds de commerce préféré : les religions. Suite à l’opposition publique du chef de l’Eglise catholique française, monseigneur vingt trois, au mariage homosexuel, Charlie Hebdo avait publié en Une un dessin de sodomie emboitée entre Dieu, Jésus et le Saint Esprit, le 6 novembre. Si la provocation potache est inscrite, en particulier à l’adresse des religions, dans l’ADN de Charlie Hebdo, l’islam assure, plus que d’autres sujets, le succès de ses ventes. Charb ne l’a jamais nié.

Au moment de la Une de Charlie, le 19 septembre, intitulée "Intouchables" et représentant Mahomet et un juif, Charb a expliqué : « L'effet est toujours le même quand on fait des unes sur l'islam radical. En novembre dernier, le numéro rebaptisé Charia Hebdo avait atteint 200 000 ventes, contre 45 000 en moyenne, dont 11 000 abonnés. Quand on fait des couvertures très violentes sur le pape, nous observons le même niveau de ventes. Les catholiques intégristes ne font pas réagir les médias, alors que quand on a des ennuis avec les musulmans, tout le monde s'agite! » Lors des toutes premières publications des caricatures de Mohamed, en février 2006, Charlie Hebdo s’était vendu à 480 000 exemplaires. Un record, rapporte le Figaro, qui n’a pas été égalé, depuis.

Le succès de la corrélation islam (radical)-ventes est une loi qui risque de se vérifier de moins en moins, et ce d’autant plus si Charlie adoucit le ton. L’hebdomadaire a trouvé la parade : parler de l’islam, mais dans un hors série à 6 euros.

Écrit par : Rachid Z | 05 janvier 2013

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Religion: faut-il ou non légiférer sur le blasphème ?

Jean-Claude Verset, le 23 septembre 2012

Au sommaire de Mise au Point : Les religions sont-elles intouchables ?

Une vague de protestation a déferlé dans la plupart des pays musulmans. En cause, un film islamophobe et des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. Provocation ou liberté d'expression? C’était le thème de Mise au Point

C’est Zineb el Rhazoui, journaliste à "Charlie hebdo " qui a amorcé le débat en défendant la position de son magazine : "Nous avions le devoir de commenter l’actualité. Et l’actualité c’était précisément la réaction violente des musulmans face au film. Nous étions donc dans notre rôle et comme nous sommes satiriques, nous assumons notre côté provocateur. Maintenant, on présente les actes criminels qui ont suivi comme la circonstance logique de nos dessins et là, nous ne sommes pas d’accord. Ce sont les islamistes qui tuent qui portent la responsabilité. Nous ne faisons pas de la caricature gratuite et Charlie Hebdo était dans le mille ".

Position très différente pour Semsettin Ugurlu, président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique, qui affirme que de nombreux gouvernements et autorités religieuses ont qualifié ce film de provocateur. " Il ne faut pas mélanger insulte et liberté d’expression " a-t-il insisté en mettant en avant le lien psychologique établi entre le croyant musulman et le sacré. A ce titre, il ressent les caricatures de Charlie Hebdo comme " une injure à l’égard du sacré ".

L’islamophobie, c’est quoi ?

D’origine marocaine, la journaliste Zineb el Rhazoui argumente que l’islamophobie n’existe pas. " Je suis athée, mais tout mon entourage est musulman. Chacun doit pouvoir émettre des critiques sur une religion sans être taxé de racisme. Lorsque je vais au Maroc, je n’ai pas le droit de me réclamer athée ni de manger en public durant le Ramadhan ".

Était-ce le bon moment ?

Kroll se dit inquiet quand des journalistes parlent du caractère opportun ou non dans la manière de traiter l’information "On ne peut demander à un journal satirique de parler comme une diplomate du quai d’Orsay ".

Pierre Galand, président du Centre d'Action Laïque, résume son sentiment en une phrase: "Une société qui tue les bouffons est une société qui mourra ". Et rappelle que lorsque Charlie Hebdo a titré " Le roi des cons est mort" à l’occasion du décès du roi Baudouin, cela n’avait pas fait un drame dans la population. Pour lui, le caricaturiste a fait son travail. C’est éventuellement à l’éditeur qui a, lui, une responsabilité, à prendre la décision finale. Mais Pierre Galand reconnaît qu’il y a eu une intension perverse dans la diffusion du film. " Ce film a été envoyé en arabe pour attiser le feu ".

Charlies Hebdo a-t-il joué les provoc’

Pour Philippe Geluck, le film était de la provocation, mais les caricatures étaient, elles, légitimes. " C’est une démarche journalistique. Je salue les caricaturistes qui osent travailler dans des pays totalitaires. La caricature n’est pas de la provocation. Si je dis que dieu n’existe pas, ce n’est pas de la provocation, c’est de l’opinion et dans certains pays religieux je ne pourrais pas dire cela ".

" On peut critiquer mais pas insulter ", lui rétorque Semsettin Ugurlu qui, interrogé sur un dessin de Kroll, affirme qu’il faut toujours penser aux conséquences d’un dessin.

Albert Guigui, grand rabbin de Bruxelles se sent solidaire des musulmans lorsqu’ils se disent offensés: "Charlie Hebdo a ajouté de l’imbécilité à l’imbécilité. Après le film il ne fallait pas ajouter de l’huile sur le feu. Nous avons aussi été caricaturés par Charly Hebdo. Cela me choque mais je ne vais pas tuer des personnes pour cela ". Le représentant juif se demande pourtant si le magazine ne cherchait pas simplement à décupler le tirage et obtenir une visibilité mondiale.

Troisième représentant de la religion "du Livre", Tommy Scholtès, (porte-parole des évêques de Belgique) constate que, dans notre pays, la religion catholique a le sens de la dérision, mais avec une identité très forte. Evoquant un dessin de Kroll il déclare: " Quand on dessine en représentant la croix, on touche beaucoup de gens ".

Faut-il ou non interdire le blasphème?

Edouard Delruelle, directeur adjoint du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, avance que la liberté n’est jamais sans limite et que la liberté d’expression n’est pas absolue. " En démocratie il faut apprendre à être choqué. La limite se situe lorsqu’apparaît l’incitation à la haine. Criez mort aux juifs n’est pas une opinion. Et si le film qui a induit les violences n’est pas une incitation à la haine, l’intention des auteurs et l’utilisation qui en est faite poursuivait bien ce but. C’est le contexte qui fait qu’il y a respect du droit".

La question essentielle évoquée est celle de la nécessité, ou non, de légiférer en la matière et à réprimer les attaques contre la religion comme c’est le cas pour l’incitation au racisme.

Semsettin Ugurlu y est personnellement favorable car, dit-il " Derrière les images il y a un message caché. Cette forme de critique doit être punie par le droit international. Le blasphème doit être interdit ". Une attitude qui fait bondir Pierre Galand, président du Centre d'Action Laïque. Selon lui, même dans les pays islamiques il n’y a pas d’accord sur ce point. "Mon droit est de dire que Mohammet n’existe pas ". Pour Kroll, l’enjeu est clair, si l’on punit la caricature, on instaure l’autocensure et l’humour disparaît.

" Le blasphème, dans la religion juive, c’est insulter dieu, mais dans les fait le blasphème n’existe pas "argumente pour sa part Albert Guigui.

Pour Edouard Delruelle, il n’est pas besoin de loi pour lutter contre la haine raciale. Le blasphème doit être interdit au cœur des membres d’une même religion. Et cela ne concerne pas les autres. Le problème viendrait de ce que l’on confond la morale et le droit. " En démocratie on a le droit de choquer. Il ne faut pas légiférer, la jurisprudence accepte même certains insultes ".

Pour Philippe Geluck, il faut une hiérarchie dans les lois qui régissent la société. " La laïcité est le système qui permet à toutes les religions de coexister. Je ne pense pas que c’est la loi de dieu qui doit être mise en tête ".

Tommy Scholtès, ne se dit pas davantage favorable à une loi restrictive " Dire des choses différentes parce que l’on a des dogmes différents n’est pas du blasphème. Mais il faut éviter l’injure, et accepter que l’on ne peut pas tout dire ".

Le plus opposé à une quelconque législation internationale sur le blasphème est Pierre Galand pour qui les religions n’ont pas le droit de nous dire ce qui est vexant pour elles. Les extrémistes sont pas nature violents, analyse Edouard Delruelle qui ne croit pas dans la nécessité d’une législation : " Beaucoup de musulmans ont répondu par l’indifférence à ce mauvais film "

Kroll tire sa conclusion du livre "Le nom de la rose" dans lequel il est dit : "Le rire tue la peur et sans peur il n’y a pas de foi".

Les invités d’Olivier Maroy et Thomas Gadisseux étaient :

Zineb el Rhazoui, journaliste "Charlie hebdo "

Pierre Kroll, caricaturiste

Philippe Geluck, dessinateur

Edouard Delruelle, directeur adjoint du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme

Semsettin Ugurlu, président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique

Tommy Scholtès, porte-parole des évêques de Belgique

Albert Guigui, grand rabbin de Bruxelles

Pierre Galand, président du Centre d'Action Laïque

Écrit par : Rachid Z | 05 janvier 2013

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La vie de Mohammed selon Charlie Hebdo, très bien sourcée, 2 p.de références islamiques. Dessins rigolos typiques de Charb. J'attends le n°2 !

Écrit par : PYL | 05 janvier 2013

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Printemps arabe : Ni putes ni soumises, mais oui pour les sous de Soros

Par AlgérieFocus, le 02 août 2011

Le printemps arabe a désormais son milliardaire, en la personne du magnat de la finance internationale, Mister Georges Soros himself. Ce puissant financier américain, mécène à ses heures, ami d’Israël dit-on, veut «aider» les jeunes révolutionnaires maghrébins, ou plutôt maghrébines plus exactement.

Ainsi, Soros devrait financer le projet « Hurriya » (liberté), une plate forme numérique lancée par l’association française Ni putes Ni soumises. Son objectif : accueillir et soutenir les figures montantes de la société civile maghrébine.

Les premières futures bénéficiaires sont la marocaine Zineb El Rhazoui du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI),- connue pour le scandale du pique-nique génant qu’elle voulait organiser en plein ramadan au Maroc en 2010- et les deux bloggeuses, la tunisienne Lila Be Mhenni et l’égyptienne Shahinaz Abdessamad.

Fadéla Amara doit se frotter les mains…de joie sans doute !

Écrit par : Rachid Z | 05 janvier 2013

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L’islam selon Charb : bal tragique à Charlie Hebdo…

Nicolas Gauthier, le 6 janvier 2013

Ce besoin de tout vouloir dégueulasser, surtout ce qu’il y a de plus sacré en nous, d’où cela peut-il bien venir ?
Ainsi, Charlie Hebdo vient-il de flatuler un premier volume de la vie du prophète Mahomet. Les textes, rien à dire, ce sont ceux de l’ancestrale tradition musulmane. Mais les dessins… Tout le monde savait que Charb dessinait d’un pied distrait, à l’aide d’une truelle trempée dans un pot à merde ; mais là, tout de même… Pauvre prophète. Pauvre Martin, pauvre misère, comme chantait Georges Brassens.

En effet, on est en gros entre Bob l’éponge et les Simpson. Avec des gnomes barbouillés de jaune. Des bistouquettes et des foufounes à chaque case. Des yeux hallucinés à tel point qu’à côté, Pete Doherty, c’est Alain Afflelou.

Quand nous étions petits, la vie des hommes pieux, c’est ailleurs qu’on la découvrait. Moïse nous était filmé par Cecil B. De Mille et le Christ par Franco Zeffirelli, par ailleurs produit par le franco-musulman Tarek Ben Ammar, qui devait ensuite distribuer La Passion du Christ, de l’assez rebelle Mel Gibson, alors qu’en France, tous les amis de Charlie Hebdo, Philippe Val en tête, lui crachaient à la gueule. Heureusement pour ce dernier, Nicolas Sarkozy le nomma à la tête de France Inter, trente deniers pour le mutin de Panurge, juste histoire de reprendre l’heureuse expression du défunt Philippe Muray.

Pour le reste, il y avait les éditions Fleurus et ses biographies dessinées par Étienne Le Rallic : le roi Louis IX et toutes ces saintes du lointain, emplumées, aux longues nattes, squaws de ce Golfe du Saint-Laurent découvert par Jacques Cartier, qui nous faisaient tant rêver.

Après ce premier contact, mystérieux, exotique, il était toujours temps d’approfondir la chose. Mais là… Que diront nos actuelles jeunes pousses, désireuses de connaître la deuxième religion de France ? La fréquentation d’une religion, c’est un peu comme la découverte de la prime amourette. C’est au début que tout se joue. Mais le nuage rose, ce n’est pas dans le genre de Charlie Hebdo, qui ferait plutôt dans le torrent de boue.

Tout cela amène plusieurs questions.

La première. Est-il licite de tout écrire et publier ? À titre personnel et ce en tant qu’ancien directeur de journal, je dirais que oui. Mais ajouterais, en guise de codicille, qu’il est de ces libertés qu’on peut s’abstenir d’exercer. Ne serait-ce que pour ne pas blesser son prochain. Rien à voir avec l’autocensure, mais plus avec la décence commune chère à George Orwell.
La deuxième. Il faudrait tout de même se montrer un jour cohérent. Dieudonné en prison et le Nobel pour Rushdie ? Si liberté d’expression il y a, elle doit valoir pour tous. Redeker comme Faurisson.

La troisième, la plus importante, peut-être. Pourquoi des aigrefins s’abriteraient-ils derrière cette même liberté d’expression en trompe-l’œil qu’ils sont les premiers à bafouer. C’est bien Siné qui s’est fait virer de Charlie pour antisémitisme, ce pour un papier qui était à l’évidence vulgaire — Siné a toujours été vulgaire — mais qui n’avait rien d’antisémite. Ou si oui, interdisons Muriel Robin, Pierre Desproges, Michel Hazanavicius et Bernard Lazare.

Bon, on ne va pas en faire toute une histoire non plus. Laissons Charb à sa fange. Il semble s’y complaire. Tels les porcs. Et encore, ce serait faire insulte à nos amis les cochons qui, aimablement, garnissent nos assiettes.

Écrit par : Rachid Z | 06 janvier 2013

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BANDE DESSINÉE «HALAL» SUR MAHOMET

Propos recueillis par Patrice BARRERE, le 31 décembre 2013

Avez-vous consulté des représentants de l’Islam pour valider votre « Vie de Mahomet » ?

C’est une journaliste franco-marocaine, spécialiste de l’Islam, collaboratrice à Charlie Hebdo, qui a travaillé sur les textes, à partir chroniques d’historiens musulmans. Donc pas besoin de consulter la Grande Mosquée… Les textes utilisés sont disponibles sur le site internet de la bibliothèque Al-Azhar en Egypte. Il n’y a pas plus halal comme texte !
Halal… C’est de la provocation…

De la déconnade ! Mais je n’ai pas trouvé d’autres mots pour dire que ces textes sont conformes à la pensée islamique.
Vos nouveaux dessins vont-ils créer la polémique ?

On sait qu’une frange de musulmans n’acceptera pas la représentation du prophète. Mais ces gens-là refusent également les vignettes du XII e siècle sur lesquelles apparaît Mahomet. A partir de là, je ne me suis pas forcé à inventer un trait particulier, plus respectueux, plus réaliste… J’ai dessiné comme je le fais d’habitude dans Charlie Hebdo. Je n’ai pas traité Mahomet, ni mieux, ni pire, que n’importe quel autre personnage.

Plaisantez-vous quand vous proposez que votre « Vie de Mahomet » soit présente dans les bibliothèques des écoles ?

Ce genre de bande dessinée aurait dû être faite depuis très longtemps. En 2005, un écrivain danois avait déjà souhaité écrire « Une vie de Mahomet ». A cette époque, il n’avait pas pu trouver d’illustrateurs. Tous avaient eu peur. Le journal Jyllands-Posten apprenant cette histoire avait réagi en lançant son concours de caricatures sous forme de défi.
On connaît la suite.

Mais en quoi votre bande dessinée est-elle utile ?

Oui, au départ, ce n’est pas vraiment à Charlie Hebdo de la faire. Mais comme personne ne s’y risque, comme tout le monde a la trouille, nous, on y va. C’est le meilleur moyen pour que l’Islam soit considéré comme une religion comme les autres. Nous voulons contribuer à faire évoluer l’islam en France.

Depuis les dernières caricatures de Mahomet publiées dans Charlie Hebdo en septembre dernier, vous êtes sous protection. Il va falloir la renforcer ?

C’est déjà suffisant. Très lourd. Constant. Je ne peux pas aller m’acheter un slip sans avoir des policiers derrière moi !

La bande dessinée va-t-elle être une bonne opération commerciale ?

Nous prévoyons 85.000 exemplaires pour ce hors-série. Ce n’est pas non plus un tirage monstrueux présageant d’un gros scandale… (N.D.L.R. : en septembre dernier, après plusieurs retirages, l’hebdomadaire avait écoulé 200. 000 exemplaires de son numéro avec les caricatures)

Que peut-on vous souhaiter pour 2013 ?

Que l’on puisse continuer à s’exprimer en toute liberté.

Écrit par : Rachid Z | 06 janvier 2013

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