04 janvier 2013

Etats-Unis Les hispaniques séduits par l’islam

Etats-Unis

Les hispaniques séduits par l’islam

Le Soir Echos, le 04 janvier 2013

Marta Khadija, la présidente de LALMA (l’Association musulmane d’Amérique latine), s’est convertie à l’Islam en 1983. Elle avait jusque-là été malheureuse dans sa vie spirituelle. Mais, lorsqu’elle a déménagé aux États-Unis, ses amis musulmans lui ont fait part de textes islamiques. Elle a ensuite visité une mosquée et cette expérience intense et riche en émotions lui a donné la paix.

Mark Gonzales, écrivain, innovateur et se décrivant lui-même comme étant un indigène musulman, traite avant tout de la question de l’identité dans son travail. Il est d’origine Mexicaine et Québécoise, il a grandi dans un milieu catholique, et ne s’est intéressé à l’Islam qu’après avoir pratiqué le christianisme d’une manière très approfondie. Il raconte que, «sur la base de sa pratique, il n’aimait pas l’idée d’un gardien des portes». A cette époque, il travaillait également en vue d’une justice rétroactive pour les familles déportées après les événements du 11 septembre. Il a ainsi tissé des liens avec des musulmans et s’est convrti à l’Islam. Les Etats-Unis ont toujours été reconnus pour leur diversité et ils sont considérés comme un pays composé de minorités qui s’entrecroisent régulièrement.

Il est par conséquent inévitable que le nombre d’Américains musulmans issus de la communauté hispanique ne cesse de croître. Selon Reuters, 2.6 millions de personnes pratiquent l’Islam, une des religions qui connaît le plus rapide accroissement dans le pays ; la communauté hispanique, un autre groupe qui s’agrandit considérablement, compte pour 17 pour cent de la population américaine. Il fallait bien évidemment s’attendre à ce que les deux communautés finissent par se croiser. Ce qui pouvait dans un premier abord sembler un lien invraisemblable paraît aujourd’hui tout à fait naturel.

Lorsque l’on demande à Marta Khadija quelle a été la réaction de sa famille au moment de sa conversion, elle nous raconte que «sa mère pensait qu’elle avait intégré une secte». Mais elle a accepté le choix de sa fille après avoir parlé avec son prêtre, qui l’a rassurée en lui disant que sa fille était sur le droit chemin. Khadija raconte qu’en général, elle n’est pas discriminée au sein de la communauté hispanique et qu’elle arrive à allier les deux identités sans aucun problème. Elle estime que cette acceptation est en partie due au fait quelle garde un lien avec ses racines mexicaines et qu’elle ne couvre pas ses cheveux. «J’ai gardé ma culture», dit-elle. «Je n’ai pas adopté la tenue vestimentaire du Proche-Orient». Son organisation, LALMA, entretien aussi une très bonne relation avec l’église catholique à Los Angeles.

L’expérience de Mark Gonzales est similaire à celle de Marta Khadija. "Mon travail consiste précisément à reconstruire l’idée que les personnes se font de l’identité", affirme-t-il. Poète et universitaire, il voyage à travers le monde pour transmettre le message. Lorsqu’on lui demande comment il navigue entre les identités musulmane et hispanique, il répond que cela ne devient un problème que lorsque son héritage culturel et sa spiritualité ne cadrent pas avec les attentes chez les gens. Il n’existe pas de statistique définie sur le nombre d’Américains musulmans d’origine latine, mais on estime leur nombre entre 100’000 et 200’000, en fonction de l’organisation de recensement. Wilfredo Amr Ruiz, avocat et aumônier, avance que son organisation, à savoir l’Amercican Muslim Association of North America, a vu le nombre de demandes d’obtention de Corans en langue espagnole s’accroître de manière exponentielle. Il avance aussi que des centaines de demandes de textes islamiques proviennent chaque semaine des prisons, signe que nombreuses sont les personnes converties à l’intérieur de ce système.

N’étant pas un groupe homogène, les membres de la communauté latine y trouvent leur compte de différentes manières dans l’Islam. Certains se convertissent à la suite d’une relation amoureuse. D’autres souhaitent rétablir un lien avec la religion ou s’y intéressent d’un point de vue académique. Pour Wilfredo Amr Ruiz, c’est la curiosité qui l’a conduit vers l’Islam. Il voulait rétablir un lien avec la religion au moment où il a vu qu’un centre Islamique était en train de se construire à San Juan, Porto Rico et il a décidé d’explorer cette voie. Il affirme que certains membres de la communauté hispanique rejettent l’Islam en raison des images défavorables que véhiculent les médias, mais que beaucoup finissent par se rendre compte des valeurs morales communes entre les deux religions. Il relève également que, certains membres de la communauté hispanique ayant un lien avec l’Espagne, sont attirés par cette religion en raison de l’histoire des deux culures.

Des musulmans d’origine latine tels que Gonzales, Ruiz et Khadija créent une identité américaine unique. «L’Islam est une religion qui, dans son centre, doit être culturellement pertinente pour ceux qui la pratiquent», affirme M. Gonzales. «Les membres de la communauté hispanique construisent une forme de l’Islam qui leur est culturellement». Nous, en tant qu’Américains, nous avons besoin de faire place à ces nouvelles communautés dans notre conception de la société.

Commentaires

Aux non musulmans de convertir a l'islam et aux musulmans d'appliquer le coran a 100% en Usa aujourd'hui pour éviter leurs extermination par ces punitions d'ALLAH les inondations les séismes les foudres grêlons les tornades tsunami volcan incendie de forêt canicule météorite coronavirus les accidents de la route train crash d'avion naufrage si la fin du monde pour éviter l'enfer après l'islam les autres religions ne sont pas valable la preuve ce verset ALLAH dit (Quiconque recherche en dehors de l´islam une autre religion, celle-ci ne sera point acceptée de Lui , et dans l´autre monde, il sera du nombre des réprouvés.)85 sourate Al´Imrane

Écrit par : mehdi assem | 29 juin 2013

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