22 décembre 2012

L'ex-chauffeur condamné pour trafic d'armes ne roule plus pour Emir Kir

 L'ex-chauffeur condamné pour trafic d'armes ne roule plus pour Emir Kir

Belga, le 22 décembre 2012

Emir Kir, l'ancien secrétaire d'Etat bruxellois à la Propreté publique et actuel bourgmestre de la commune bruxelloise de Saint-Josse (PS), a démenti samedi à l'agence Belga encore employer Kemal Camsari, son ancien chauffeur, condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Bruxelles pour trafic international d'armes.

"Il n'est plus employé ni comme chauffeur du bourgmestre, ni comme chauffeur du député, ni comme la personne chargée de véhiculer le nouveau secrétaire d'Etat bruxellois à la Propreté publique, Rachid Madrane (PS)", a précisé la porte-parole d'Emir Kir. Le tribunal correctionnel de Bruxelles avait condamné vendredi Kemal Camsari, chauffeur et parent par alliance d'Emir Kir (PS), à 30 mois de prison dont la moitié avec sursis pour trafic international d'armes.

Libéré en cours de procédure, M. Camsari avait repris du service auprès du nouveau bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode. Le parquet fédéral a mis au jour en mai dernier un trafic d'armes entre la Serbie et la Belgique avec le concours de Serbes, de Belgo-Turcs et d'un Franco-Algérien, la plupart originaires de Saint-Josse-ten-Noode. Le tribunal a établi le rôle de chaque membre de cette organisation criminelle, y compris celui de l'ancien chauffeur d'Emir Kir. L'enquête judiciaire n'avait pas décelé d'indices d'une connivence suspecte entre l'homme politique et son chauffeur.

Commentaires

La loi anti-terrorisme contestée en Belgique…

Yerlece, le 22 décembre 2012

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné vendredi Kemal Camsari, chauffeur et parent par alliance d’Emir Kir (PS), à 30 mois de prison dont la moitié avec sursis pour trafic international d’armes, rapporte l’hebdomadaire Le Vif sur son site internet.

Libéré en cours de procédure, M. Camsari avait repris du service auprès du nouveau bourgmestre de Saint-Josse-ten-Noode. Le parquet fédéral a mis au jour en mai dernier un trafic d’armes entre la Serbie et la Belgique avec le concours de Serbes, de Belgo-Turcs et d’un Franco-Algérien, la plupart, originaires de Saint-Josse-ten-Noode. Les armes et munitions étaient destinées aux milieux criminels de Bruxelles, Charleroi et Anvers.

Les services de police sont intervenus lors du troisième trajet organisé par la bande. Des armes ont été saisies: 9 kalachnikovs, 10 grenades, des lance-roquettes, 600 cartouches pour armes de guerre.

Les deux responsables de la bande ont été condamnés à six ans de prison. Défendu par Me Marc Uyttendaele, Kemal Camsari avait demandé son acquittement.

Il a justifié les 44.000 euros trouvés en sa possession par le remboursement d’un prêt qu’il aurait consenti à l’un des deux responsables présumés de la bande. Le tribunal a établi le rôle de chaque membre de cette organisation criminelle, y compris celui du chauffeur d’Emir Kir. L’enquête judiciaire n’avait pas décelé d’indices d’une connivence suspecte entre l’homme politique et son chauffeur.

Douze personnes étaient inculpées dans cette affaire. A l’exception d’un individu en aveu mais qui
Libéré en cours de procédure, Camsari avait repris du service auprès d’Emir Kir

La rapidité de la justice dans cette affaire s’explique par la présence de six détenus préventifs sur douze inculpés. Parmi ces détenus, pas le plus lourdement chargé par le parquet fédéral, mais, en tout cas, le plus remarquable par ses fonctions et sa famille: Kemal Camsari, chauffeur et parent par alliance d’Emir Kir (PS), ancien secrétaire d’Etat à la Propreté publique et nouveau bourgmestre de Saint-Josse. Libéré en cours de procédure, Camsari a depuis repris du service auprès d’Emir Kir. Le tribunal lui a infligé 30 mois de prison, dont la moitié avec sursis. Les deux responsables de la bande ont pris six ans. A l’exception d’un inculpé qui était en aveu (il avait été pris en flagrant délit) mais qui minimisait les faits, les condamnés iront sans doute en appel.

Le parquet fédéral avait mis au jour un trafic d’armes entre la Serbie et la Belgique avec le concours de Serbes, de Belgo-Turcs et d’un Franco-Algérien, la plupart, originaires de la petite commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Noode. Des amis de jeunesse. Les armes et munitions étaient destinées aux milieux criminels de Bruxelles, Charleroi et Anvers. Les services de police sont intervenus lors du troisième trajet organisé par la bande. Des armes ont été saisies : 9 kalachnikovs, 10 grenades, des lance-roquettes, 600 cartouches pour armes de guerre. Défendu par Me Marc Uyttendaele, Kemal Camsari demandait l’acquittement. Il a justifié les 44 000 euros trouvés en sa possession par le remboursement d’un prêt qu’il aurait consenti à l’un des deux responsables présumés de la bande. Le tribunal a établi le rôle de chaque membre de cette organisation criminelle, y compris celui du chauffeur d’Emir Kir.

L’enquête judiciaire n’avait pas décelé d’indices d’une connivence suspecte entre l’homme politique et son chauffeur. Le premier avait cependant gardé sa confiance au second puisqu’il l’avait repris à son service. (Le Vif, Marie-Cecile Royen, 21 décembre 2012)

La loi anti-terrorisme déjà contestée en Belgique

Tout le monde en convient : la lutte contre le terrorisme doit être une priorité. Il a fallu attendre 2003 pour qu’une loi l’érige en infraction pénale spécifique. Les dispositions viennent d’être renforcées. Jeudi, la Chambre a voté à la quasi-unanimité (Groen, Ecolo et le FDF se sont abstenus) un projet de loi dont l’objectif est notamment “d’ériger en infraction pénale la provocation publique à commettre une infraction terroriste”. Elle s’inscrit dans la transposition d’une décision-cadre européenne en matière de terrorisme.

L’encre est à peine sèche que des voix se font entendre contre ce texte. En effet, décrypte le président de la Ligue des droits de l’homme, l’avocat Alexis Deswaef, le projet prévoit de sanctionner pénalement l’incitation au terrorisme, même “indirecte” et même si cette incitation n’est pas suivie d’effets. Il y voit une atteinte flagrante au droit à la liberté d’expression, qui peut toucher les universitaires, les journalistes, les organisations professionnelles, le monde associatif et même tout citoyen.

Or, juge le président de la Ligue des droits de l’homme, l’arsenal législatif mis en place est déjà largement suffisant pour poursuivre efficacement les faits de terrorisme avéré. “Cette loi n’a d’ailleurs jamais été évaluée”, déplore M. Deswaef, qui dénonce ses ratés.

“Il y a ce cas célèbre, Bahar Kimyongur (militant du mouvement d’extrême-gauche turque DHKP-C, NdlR) qui, après trois arrêts de cassation et un procès-fleuve a été acquitté en arrivant au constat que ce qu’on lui reprochait relevait de la liberté d’expression”, dit le président de la Ligue des droits de l’homme. Et de citer le dossier Secours Rouge (militants d’extrême-gauche) : “Après une instruction aux moyens illimités, avec 50 cartons, le dossier se dégonfle tout à fait devant les juridictions d’instruction”.

Alexis Deswaef dit craindre qu’avec les nouvelles dispositions de la loi, ces personnes soient condamnées : “Ce qui relève actuellement de la liberté d’expression deviendrait une infraction d’incitation au terrorisme et tomberait sous le coup de la loi antiterrorisme. On imagine bien, qu’à force de pêcher dans le vide, le parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme, soit demandeur.”

Me Jan Fermon, qui a défendu un membre du DHKP-C condamné, va dans le même sens. “Avec ce projet devenu loi, Bahar Kimyongur serait sans doute condamné”, dit-il.

La Ligue des droits de l’homme pense que les avocats vont les rejoindre dans son combat contre cette loi. Elle espère convaincre le Sénat d’évoquer cette loi votée par les députés. Quinze sénateurs sont nécessaires : “on pourra alors avoir un vrai débat et entendre des experts alors que l’on a eu un vote au pas de charge à la Chambre”, dit M. Deswaef. (La Libre Belgique, 21 déc 2012)

Écrit par : Rachid Z | 23 décembre 2012

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Tiens, "Défendu par Me Marc Uyttendaele", l'avocat des crapules socialistes.

Écrit par : PYL | 24 décembre 2012

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Effectivement, l'avocat, franc-maçon et époux d'une ex-ministre PS des Cultes et de la Justice, des crapules socialistes.

Écrit par : Rachid Z | 24 décembre 2012

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