19 décembre 2012

Un mariage pour venir en Belgique : "Les attentes sont loin de la réalité"

Un mariage pour venir en Belgique

«Les attentes sont loin de la réalité»

Hugues Dorzee, le 19 décembre 2012

L’université d’Anvers et la Fondation Roi Baudouin ont étudié le phénomène de migration par mariage dans la région turque d'Emirdag. Avec un constat :  les futurs epoux(-ses) manquent d'informations sur leur vie future.

Que connaissent-ils de leur future terre d’accueil ? Sont-ils suffisamment bien préparés ?

Une étude de l’Université d’Anvers (Cemis) réalisée pour le compte de la Fondation Roi Baudouin a tenté de mieux cerner le phénomène de migration par mariage. En réalisant, à Emirdag, au nord-est de la Turquie, et à Bruxelles, une étude à partir de nombreux entretiens d’informateurs privilégiés (parents, futurs époux, ONG…) recueillis entre juin 2011 et mars dernier.

Premier constat : la migration par le mariage, c’est «la norme» : le moyen principal pour s’installer légalement en Belgique. Même si, depuis 2011, la loi sur le regroupement familial a été durcie. Dans une région frappée par les problèmes socio-économiques, il s’agit de «sauver sa peau», comme le dit un jeune interrogé. «Ils migrent en pensant qu’ils vont facilement trouver un emploi, gagner beaucoup d’argent et obtenir un prêt», notent les chercheurs.

Deux : ces mariages restent, le plus souvent, «une affaire de famille». Tous ne sont pas arrangés ou forcés loin de là, mais les familles sont «impliquées à des degrés divers», relève l’étude…

Suite : Le Soir

20:00 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.