25 novembre 2012

Manifestation sionisto-raciste

Manifestation sionisto-laïcisto-raciste

Le Parti Populaire organise une manifestation le 2 décembre à Bruxelles pour défendre valeurs et traditions

Le Parti Populaire organise une manifestation ce dimanche 2 décembre à Bruxelles de défense de nos Valeurs et Traditions. Elle partira à 11 heures de la Place Royale pour se terminer Place Sainte-Gudule vers 12h30.

Les provocations de sharia4belgium ou des élus de la liste islam, qui prêteront serment le 3 décembre à Molenbeek et Anderlecht, sont inacceptables.

Ces élus prétendent vouloir instaurer à terme la sharia dans notre pays. Ce système juridique rétrograde a été déclaré contraire à la Convention européenne des droits de l'homme.

Le PP entend défendre nos Valeurs et ainsi préserver la paix civile : égalité Homme/femme, laïcité de l'état, respect de toutes les croyances, etc..

Le PP entend également s'insurger contre toutes les tentatives visant effacer ou atténuer notre héritage judéo-chrétien et des Lumières. Les citoyens de ce pays sont attachés à nos symboles, tels l'arbre de Noël de la Grand-Place de Bruxelles, capitale de l'Europe.

Le Parti Populaire invite les citoyens à se munir d'une branche de sapin, arbre qui illustre aussi la victoire de la lumière sur les ténèbres, que nous déposerons symboliquement au pied de la statue du Roi Baudouin.

Les migrants que nous accueillons s'adaptent à nos valeurs et s'ils ne les partagent pas, ils doivent quitter notre pays !

Commentaires

Pourtant, à propos de «nos» traditions, voici ce qu’en pensent certains alliés sionistes et laïcistes du théoricien du Puant Parti appelant les racistes de Belgique à exhiber la haine de l'Autre dans les rues de la capitale :

Ces traditions qui nous enferment

Par Nicolas Zomersztajn

Lorsqu’elles ne suivent pas les évolutions de la société, les traditions deviennent des obstacles au bien-être des individus qui les subissent.

Comment dépasser et transcender ces traditions pour réaliser le vivre-ensemble ?

Si des individus sont écrasés par le poids de traditions archaïques dans le Sud, les sociétés sécularisées et laïques d’Occident sont également confrontées à des traditions niant l’autonomie de l’individu et enfermant celui-ci dans une communauté rigide où la différence est perçue comme une menace.

La condamnation sans appel de l’homosexualité par les traditions religieuses monothéistes n’est évidemment pas étrangère aux discriminations et aux persécutions que peuvent subir les gays et les lesbiennes.

… On serait amené en revanche à considérer qu’ils ne rencontrent aucun problème dans nos sociétés où la loi les protège. A cet égard, Nasser Ramdane, porte-parole de SOS Racisme, est très pessimiste : L’homophobie est partagée par des pans entiers de notre société. Elle est devenue une forme d’exclusion acceptable, y compris par des laïques qui n’y voient pas là matière à fouetter un chat. Or, des hommes ne peuvent pas vivre leur orientation sexuelle ouvertement et librement en raison des menaces permanentes qui pèsent sur eux.

Faut-il en conclure que seuls les musulmans sont exposés à des traditions incompatibles avec l’épanouissement de l’individu ? Non. L’apparition du mouvement des églises de Réveil en Belgique peut susciter l’inquiétude des chrétiens. Des personnes sans aucune formation théologique ou pastorale créent des églises qu’ils vont diriger en leaders charismatiques. Le caractère sectaire des églises de Réveil ne fait aucun doute dans la mesure où la santé mentale et l’intégrité physique des disciples sont menacées. Les dirigeants de ces églises soutirent des sommes importantes à leurs disciples, généralement démunis et dépourvus d’accès aux droits minimums, témoigne Maureen Louhenapassy, coordinatrice Prévention Sida au SIREAS. La dérive sectaire se traduit essentiellement par le rejet et l’abandon des soins thérapeutiques et médicaux. Ces églises prétendent guérir les maladies par la prière individuelle ou collective au cours de laquelle on entre en transe. Dans certains cas, ces églises refusent de reconnaître l’existence même de la maladie, y compris le sida, qu’elles assimilent à de l’ensorcellement ou de l’envoûtement. Elles imposent alors au malade des jeûnes prolongés, de longues prières sur les genoux, des enfermements…

Bien qu’un processus important de sécularisation de la vie juive ait été entamé depuis la fin du XVIIIe siècle, la question de l’intégrisme se pose avec de plus en plus d’acuité dans des milieux religieux ayant par le passé fait preuve de modération et de pragmatisme. Ainsi en Israël et en diaspora également, le mouvement sioniste religieux s’est radicalisé : il évolue vers un ultranationalisme exacerbé et raciste, et ses rabbins se rapprochent de plus en plus des ultra-orthodoxes en remettant en cause tout ce qui touche à la laïcité et à la mixité, rappelle Avirama Golan, journaliste au quotidien israélien Haaretz.
Mais contrairement aux ultra-orthodoxes, ils affichent ouvertement leur volonté de reprendre en main la société israélienne pour aboutir à l’établissement d’un Etat exclusivement régi par la Halakha (tradition religieuse).

Après avoir évoqué ces différents exemples, on s’aperçoit à quel point les textes sacrés sont de véritables auberges espagnoles qui regorgent certes de trésors de sagesse, mais qui contiennent aussi des monstruosités dangereuses que des militants politico-religieux se chargent de préciser dans un discours totalisant où les droits de l’Homme n’ont aucune place.


Et le dimanche, on le garde ou on le jette ?

Par Nadia Geerts

À gauche, les « prioritairement anticolonialistes »[1], qui s’insurgent contre le fait que certains dénoncent les traditions des autres sans voir à quel point les leurs sont parfois discutables («vous vous émouvez de la souffrance de l’animal sacrifié sans étourdissement préalable, mais vous mangez du foie gras sans état d’âme», «vous critiquez le voile, mais trouvez naturelle la cravate), ou réclament simplement que nos traditions soient relativisées pour permettre leur coexistence pacifique avec celles des autres («déconfessionnalisons les congés, mais alors, cela doit valoir également pour le dimanche ou la Noël»).

À droite, les «prioritairement défenseurs de l’Occident chrétien assiégé par un islam conquérant», qui opposent à toute revendication à connotation culturo-religieuse la nécessité de s’adapter, lorsqu’on vient d’ailleurs, aux traditions d’ici. Les pas contents, dans cette perspective, sont poliment mais fermement invités à s’adapter ou à retourner «dans leur pays», nonobstant le fait qu’ils ne l’ont parfois jamais vu, ce pays, mais aussi le fait qu’on peut être un parfait Bleu-Blanc-Belge et s’être converti à un islam particulièrement revendicateur, par exemple…

Au centre, les «prioritairement antifascistes» qui perçoivent la laïcité comme un indispensable rempart contre les fondamentalismes religieux, avec leurs relents liberticides. Ceux-là, dans le camp desquels je me situe, refusent pareillement les deux premières postures, axant leur argumentation non pas sur une quelconque opposition entre «eux» (étrangers, immigrés, pas de souche, etc.) et «nous» (occidentaux, européens, de culture chrétienne, etc.) mais sur la défense de principes universels indissociables de la démocratie.

Tout cela paraît fort simple. On voit bien, une fois ce cadre posé, qu’on ne saurait mettre sur le même pied la burqa et le jeans, mais aussi qu’on ne peut prétendre promouvoir le vivre ensemble en refusant de mettre en cause nos propres traditions dans ce qu’elles ont d’incompatible avec les droits humains: ainsi, la violence faite aux femmes n’est pas plus acceptable lorsqu’elle est motivée par le machisme ordinaire «de chez nous», que lorsqu’elle trouve sa source dans un fondamentalisme religieux ou dans une prétendue spécificité culturelle exotique.

La plupart du temps, cette ligne de démarcation suffit en effet à déterminer si oui ou non, une revendication culturo-religieuse doit être prise en compte : a-t-elle pour but d’assurer à tous, croyants ou non, l’égalité qui leur est garantie par la Déclaration universelle des Droits de l’Homme ? Ou au contraire, enfreint-elle ce principe d’égalité ?

Pourtant, tout n’est pas toujours si simple. Prenons l’exemple du dimanche, ce fameux septième jour où le dieu des chrétiens s’est, dit-on, reposé, nous enjoignant à en faire de même, pour des siècles et des siècles. N’y a-t-il pas une flagrante injustice dans le fait qu’aujourd’hui encore, un chrétien d’Europe se voit favorisé dans l’exercice de son culte par le fait que, sauf exceptions, il ne travaille pas ce jour-là et est donc libre de rendre au seigneur toutes les grâces qu’il veut, alors que le pauvre juif ou le pauvre musulman sont contraints de quémander des accommodements raisonnables pour pouvoir espérer un jour observer le shabat ou fréquenter la mosquée lors de la grande prière du vendredi, comme leur religion le leur prescrit ?

Dans ce cas, on fait quoi ? En toute honnêteté, je me fiche du dimanche comme de ma première tétine, et si vraiment ça peut pacifier les choses, j’accepte volontiers qu’on le troque contre le mardi, en espérant que nulle religion ne s’en trouve avantagée. Mais par ailleurs, je m’inquiète parfois de ce qui me paraît s’apparenter de plus en plus à de l’auto-flagellation : de plus en plus convaincus des abominables injustices que la Belgique fait subir à ses « minorités », certains n’en viennent-ils pas à récuser toute invocation de la tradition – quand c’est la nôtre – au motif qu’il serait détestablement impérialiste, horriblement ethnocentriste et finalement insupportablement post-colonialiste d’imposer à qui que ce soit quoi que ce soit qui ait un ancrage historique, donc culturel ? Cela ne risque-t-il pas d’aboutir, in fine, à une attitude pour le moins paradoxale, qui imposerait le respect absolu pour toutes les « cultures », sauf la sienne ?
Alors oui, portons un regard critique sur ce qui, dans notre culture, nous paraît aller de soi. Interrogeons-nous sur ce que notre manière de faire a, ou n’a pas, d’universaliste. Mais n’en déduisons pas que tout ce qui n’est pas universel, au moins dans son principe, est bon à jeter aux orties. Après tout, nous ne mangeons pas de chien, ni de chenilles, mais bien du cochon, et cela ne nous rend ni pires ni meilleurs que d’autres peuples. De la même manière, notre société est indéniablement marquée par une histoire à dominance – voire à domination – chrétienne. Il est bon que nous nous en extirpions lorsque cette histoire nous a façonnés négativement, lorsqu’elle est synonyme d’entorses à l’égalité de tous en dignité et en droits, lorsqu’elle borne la liberté individuelle au nom d’un prétendu plan divin.
Mais ne nous laissons pas entraîner dans une attitude d’hyper-correction, qui nous ferait traquer « chez nous » le moindre relent de culture chrétienne. Ou grecque. Ou libre penseuse. Ou flamande. Ou espagnole. Ou hollandaise. Ou arabe.

[1] J’emprunte les premier et troisième termes de cette distinction à Caroline Fourest.

Écrit par : Rachid Z | 25 novembre 2012

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C'est débile de constater que des anti royalistes qui appellent à la défense des droits des homosexuels, se retrouveront au pied de la stautue du Roi Beaudouin avec des réactionnaires du PP.

Sachant que ce roi avait péréféré "abdiquer" durant 72 heurs pour ne pas signer la loi sur l'IVG.

Mais dans leur haine des autres, ces pseudo modernistes, issus de la LUMIERE n'en sont pas à une contradiction près.

Si deux gugusses, à moitié fous ( les 2 élus d'Islam ), ébranlent votre attachement à vos valeurs, héritées, dites vous du siècle des lumières, c'est que vous n'y croyez pas vraiment....à cette lumière

Écrit par : zeguendi khalil | 25 novembre 2012

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Au nom de l'Espace Citoyen, j'appelle tous les citoyens à ne pas répondre à l'appel du Président du PP.

Je pense que les citoyens Belges et plus particulièrement les
Citoyens musulmans, sont las de tous ces manœuvres, ces manipulations, ces appels à la haine, à la division et à la stigmatisation orchestrée
Je rejette pleinement cette culture qui consiste à profiter de la détresse des gens, pour lancer un appel irresponsable attisant la peur de l'autre qui porte en lui tous les maux de notre société et qui veut changer nos Valeurs à partir du 03-12-2012.
C’est du délire et de l’inconscience de la part d’un responsable de parti.

Nous aimons aussi notre Belgitude cher Monsieur, certes pas de la même manière que vous et je m'en éloigne, mais plutôt d'une manière plus humaine, plus rassembleuse, plus aimante, plus conviviale, et surtout plus respectueuse


Vous n’avez pas le monopole de la Belgitude. La Belgitude est diverse et cette diversité lui apporte une très grande richesse---que vous le vouliez ou non !
Avec votre appel pour le 02-12-2012 vous appelez ni plus ni moins à ce qu’on fasse un tri; on garde les bons et on rejette les mauvais qui nous envahissent avec leurs odeurs,
Leurs cris, leur fécondité, leur ramadan, leur halal, sans oublier les accommodements et la sécurité social qui à cause d'eux est en faillite.
Hélas, la grosse partie des citoyens belges musulmans n'ont pas la culture de la manifestation pour des raisons historiques mais elle dénonce autant que vous non seulement, ces islamistes "du parti Islam ainsi que ceux de Scharia4Belgium" qui par leur comportement
1--essaient de semer le trouble au sein de nos concitoyens, mais aussi la passivité des autorités politiques.
2—Ont pris en otage, non seulement une religion mais aussi tous ses adeptes.


Je ne fuis pas le sujet, par contre j'essaie d'ouvrir des fenêtres de compréhension et du Vivre-Ensemble.
Nous traversons une crise sans précédent, au lieu de rassembler tous les citoyens sans distinction, vous montrez du doigt un petit groupe qui d'après vous et vos adeptes va mettre notre pays à feu et à sang!
Oh que non, des citoyens Belges s'emploient à ce qu'il n'atteint pas son objectif tout en appelant à apaiser le climat malsain dans lequel nous nous trouvons.

Hamid Bénichou

Écrit par : benichou | 25 novembre 2012

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