06 novembre 2012

Humide de haut en bas, la bicoque s’affaisse…

Humide de haut en bas, la bicoque s’affaisse

Guy Bernard, le 06 novembre 2012

La “situation dangereuse” du 20, rue des Secours n’émeut-elle que sa locataire ? Propriétaire, l’AIS ferait la sourde oreille

Ils osent dire que je dois arrêter de me plaindre…

Un défaut de ventilation, un plafond s’affaissant ou une interdiction de salle de bain (un accablant rapport d’expert la sanctionné d’un indiscutable “situation dangereuse) prouvent le bien-fondé du désarroi de Jocelyne Azzi. Locataire - en compagnie de ses trois rejetons - d’un 20, rue des Secours invivable, la jeune femme ne sait plus à quel saint se vouer.

Mise en location par l’AIS (Agence immobilière sociale) locale, la rikiki bicoque du quartier Nord est traversée par un escalier ayant provoqué la chute de la jeune femme, déjà handicapée à 75 %. L’ultime marche s’est effacée sous mes pieds !, commente cette maman belge convertie à l’islam.

Las! Bien qu’équipée de béquilles et d’un corset, Jocelyne Azzi se meut avec grande difficulté. Ce qui ne l’a pas empêchée de s’être fait remballer par l’AIS au lendemain de son accident. Pourtant, en dehors de la bancale marche, le toit a de quoi susciter des inquiétudes.

Au bord des larmes, l’invalide occupante fait le tour du bien aux deux étages; et d’autres imperfections, surtout. Ainsi le trou dans lequel faillit sombrer le lit de sa gamine. Ainsi cette humidité, répandue de la cave aux chambres. Ainsi cette cheminée qui “ne tire plus”. Ainsi cette semaine sans chauffage et sans eau chaude alors que le froid frappait à la porte. Ainsi ces trois rapports dénués d’équivoque de Vaillant, le spécialiste des chaudières mais n’ayant suscité aucune réaction satisfaisante de l’agence : Le dernier rapport date du 29 octobre. Elle a fait venir un bricoleur qui a chipoté au toit, indique notre interlocutrice.

Logée à pareille enseigne depuis 18 mois à un tarif mensuel de 600 €, Jocelyne Azzi ne nourrit qu’une espérance. Qui n’est même plus celle de travaux qui rendraient la masure quelque peu habitable. Pensez-vous qu’ils vont me reloger ?, lâche-t-elle d’une timide voix.

C’est en tout cas vers cette voie que se dirige Thierry Balsat, l’ex-Bleu de St-Josse que la défense des peu nantis mobilise.

Et du côté de l’AIS ? L’on fait état de soucis d’hygiène, d’entretien. Et de pépins réparés.

09:38 Écrit par Rachid Z dans Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

“Vivement une nouvelle gestion !”

Guy Bernard, le 06 novembre 2012

“J’espère que la nouvelle majorité prendra la problématique du logement à bras-le-corps !” Tout récent candidat au pouvoir sous la bannière libérale des Bleus de Saint-Josse , Thierry Balsat, le boss et unique acteur de l’Onhu (Observatoire national de l’habitat et de l’urbanisme), n’a pas de mots assez durs pour décrire l’immobilisme de l’AIS dans le dossier du 20, rue des Secours. “Cette situation est dramatique ! Je vais m’évertuer à recaser cette famille. La locataire fera venir l’inspection régionale. Vivement une nouvelle gestion des logements ! Et vivement une nouvelle direction !”

Écrit par : Rachid Z | 06 novembre 2012

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