26 octobre 2012

La nationalité avec la nouvelle loi ? Une récompense pour une élite.

La nationalité avec la nouvelle loi ?

Une récompense pour une élite

Zoé Genot, le 24 octobre 2012

Fin de la volonté d’ouvrir et faciliter l’accès à la nationalité pour ceux qui résident légalement de manière illimitée. Rapide pour les élites sportives, … 5 ans pour les travailleurs à temps-pleins durables. 10 ans pour les «intégré.es» qui réussissent un examen écrit de langue. Jamais pour les analphabètes même s’ils parlent parfaitement la langue. Et 150 euros en plus des frais….

Compte rendu de la discussion générale en séance plénière de la Chambre le 24 octobre 2012 sur le projet de loi modifiant le Code de la nationalité : CRIV 53 - PLEN 108 - interventions de Zoé Genot aux pages 15, 20, 22, 23, 24 et 25.

17:18 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Ce projet de loi est stupide , ont donne aujourd’hui la possibilité aux étrangers de voter mais a terme ont leur complique la tache s’il désire acquérir la nationalité.
La Belgique prend souvent d’ailleurs exemple sur la France en matière de politique étrangères.


justicia

Écrit par : justicia | 26 octobre 2012

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La fin tant attendue de la loi de 2000

Pierre-Yves Lambert, 27 octobre 2012

Je me réjouis de ces modifications apportées aux modes d'acquisition de la nationalité belge. Pour moi, la loi de 2000 qui a introduit la déclaration de nationalité après sept ans de résidence aurait dû être limitée dans le temps, ne concerner que les étrangers résidant déjà légalement en Belgique en 2000 et comporter une clause concernant la connaissance d'une des trois langues officielles en Belgique.

Je suis témoin depuis cette date en tant que citoyen et dans le cadre de ma vie professionnelle du caractère néfaste de cette loi, de ses effets aberrants où, par exemple, des gens deviennent belges par filiation alors qu'ils n'ont jamais résidé légalement en Belgique et ne parlent aucune de ses langues officielles, soit des mineurs vivant réellement à l'étranger soit des majeurs venus illégalement en Belgique.

Il faut rappeler que cette loi est intervenue parce que les députés ont préféré à l'époque ouvrir grandes les portes de l'accès à la nationalité plutôt que de donner immédiatement le droit de vote communal aux résidents légaux étrangers sous certaines conditions (idéalement les mêmes quelle que soit la nationalité, sans distinction UE/non-UE), une mesure qui, elle, était légitime et répondait à des impératifs démocratiques.

Le résultat, c'est qu'à présent il y a un nombre indéterminable (probablement des milliers, surtout des Turcs) d'électeurs belges - y compris pour les élections législatives - incapables d'avoir accès aux informations sur les enjeux électoraux sinon via des médias communautaires qui ne donnent la parole qu'à des candidats de même origine, lesquels font évidemment campagne, nolens volens, avec de la propagande bilingue, voire unilingue.

Ce alors qu'il paraîtrait logique, puisque cette réalité d'électeurs allophones existe désormais, que ce soient les partis eux-mêmes qui prennent la peine d'effectuer cette tâche pour éviter l'amateurisme et le double langage, et mettent parallèlement tout en oeuvre pour résorber le nombre de ces allophones en conditionnant par exemple certains droits sociaux à l'apprentissage d'une langue officielle belge.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet, mais le dossier législatif est déjà suffisamment volumineux, bonne lecture !

Écrit par : Rachid Z | 27 octobre 2012

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Ce n'est pas forcément juste et justifié ! Mais finalement le peuple a t'il son mot à dire ?

Écrit par : 9 production | 06 février 2013

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