21 octobre 2012

Philippe Moureaux : "Il n'y a pas de votes ethniques"

Philippe Moureaux

"Il n'y a pas de votes ethniques"

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C. Biourge, le 21 octobre 2012

… Concernant Saint-Josse, Philippe Moureaux s'est dit "choqué" par les propos tenus par le bourgmestre socialiste sortant de la commune qui a déclaré, en d'autres mots, sur nos antennes que si Emir Kir a remporté plus de voix préférentielles que lui c'est grâce aux votes ethniques.

"Je regrette ces paroles. Moi, je fais quasi 6000 voix à Molenbeek dont une grande partie vient...heu...de toute la population, y compris la population étrangère. Je pense qu'il faut pouvoir simplement avoir une attitude qui vous rapproche de ces populations", a-t-il dit.

Et d'ajouter : "Cela me choque car cela distille un discours qui pourrait aller jusqu'au rejet de l'autre". Avant de conclure : "Il n'y a pas de vote ethnique (...) Il y en a eu naguère un peu. Maintenant, c'est totalement fini. D'ailleurs il y a des candidats d'origine étrangère, comme on les appelle mais qui sont des Belges comme les autres, qui entre eux, ont une sorte de match donc tout cela fait partie des rêves ou des cauchemars de certains".

Quant à savoir s'il y a un problème de communication au sein du parti socialiste, il déclare : "Je pense qu'il y a eu un problème de ce côté-là, je ne vais pas le nier, mais je pense qu'il faut tourner la page". Il n'en dira pas davantage.

18:59 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

L'ingérence d'Emir Kir (PS) et de Resul Tapmaz (SP.A) indispose les élus d'Emirdag

Mehmet Koksal, le 12 août 2012

Emir Kir (PS) a-t-il été dispensé de service militaire en échange de propagande pour l'AKP ?

Cet été 2010, le lobbying politique en faveur du référendum constitutionnel turc d’Emir Kir (secrétaire d’Etat bruxellois – PS) et de Resul Tapmaz (échevin SP.A à Gand) a récemment déclenché une grosse polémique dans l’arrondissement d’Emirdag (Anatolie centrale) qui compte un nombre important de vacanciers belgo-turcs devant participer à la votation populaire en Turquie. Les électeurs turcs sont invités à approuver ou rejeter d’importantes modifications constitutionnelles (réformes de l’appareil judiciaire, des droits syndicaux, de l’appareil militaire, de la vie privée, du statut des fonctionnaires, …) proposées par le gouvernement AKP (Parti de la Justice et du Développement – parti gouvernemental islamo-conservateur), un projet qui est fortement combattu par les partis d’opposition comme CHP (Parti Républicain du Peuple, parti kémaliste social-démocrate), MHP (Parti d’Action Nationaliste, extrême droite) et boycotté par le BDP (Parti de la Paix et de la Démocratie, parti pro-kurde).

Le journal local Emirdaggazetesi rapporte ainsi les propos de Salih Sel (président du parlement provincial d’Afyonkarahisar) datant du 07/08/2010 qui remercie « Emir Kir de nous aider dans nos activités [de soutien] au référemdum« . Lors d’une rencontre datant du 04/08/2010 avec le bourgmestre AKP d’Emirdag, l’échevin socialiste flamand Resul Tapmaz (SP.A) a notamment déclaré publiquement qu’il allait voter ‘OUI’ au projet constitutionnel de l’AKP lors de son passage à la frontière avant de rejoindre la Belgique.

Dispense de service militaire contre propagande ?

Ces prises de position politique et publique des mandataires socialistes belgo-turcs provoquent d’importants remous au sein de la classe politique locale d’Emirdag. Ainsi Ceylan Morca, président du MHP d’Emirdag, se demande si « la propagande d’Emir Kir a un quelconque rapport avec la faveur que le Président de la République turque lui a faite en le dispensant de service militaire ? (…) Nous avons le plus grand respect pour l’opinion privée de nos compatriotes qui vivent à l’étranger mais Emir Kir se comporte comme un ministre AKP en menant campagne dans les journaux ici et précisant toujours qu’il va voter ‘OUI’. Le fait qu’il joue un rôle aussi actif nous laisse penser certaines choses. Nous aussi nous avons des fédérations et des associations en Belgique mais nous n’avons jamais demandé à nos frères de voter de telle ou telle manière. Emir Kir fait ici de la propagande comme un ministre AKP et on ne peut s’empêcher de se demander si ces efforts de propagande ne sont pas liés à sa dispense de service militaire accordée par le Président de la République. Concernant Resul Tapmaz, je rappelle qu’il est échevin à Gand et pas à Emirdag, je l’appelle à garder un certain devoir de réserve« .

Cemil Dogan, président de mosquée à Anderlecht, critique également dans le même journal l’ingérence des mandataires PS-SP.A en Turquie. « On se demande au nom de qui ces mandataires belges prennent position, ces personnes se comportent comme s’ils étaient des députés de l’AKP. Déjà qu’ils ont été élus à certaines places [en Belgique] grâce à notre soutien mais je ne trouve pas normal qu’ils prennent aujourd’hui la parole ici comme des élus AKP. Evidemment qu’ils sont libres d’avoir une opinion personnelle mais ce n’est pas normal qu’ils fassent de la propagande de cette manière«

Écrit par : Rachid Z | 21 octobre 2012

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Commentaires shaïtanesques

Novembre 2006

On notera une révélation de Jacques Simonet, bourgmestre MR d'Anderlecht, à propos d'Abdurrahman Kaya, conseiller CPAS anderlechtois FDF, puis PS, élu PS dans le prochain conseil communal, qui n'intervenait que sur les dossiers de demande d'aide sociale des personnes d'origine turque.

Autre révélation, celle de Philippe Moureaux, bourgmestre PS de Molenbeek, sur l"'incompétence modèle" de l'échevine Ecolo (passée au MR quelques semaines avant les élections) Mariem Bouselmati, dont il disait au conseil communal du 14 septembre dernier "Madame Mariem Bouselmati ne s'est vraiment occupée de politique emploi à Molenbeek que dans le cadre d'interventions de sa propre famille...".

Pour ce qui concerne Saint-Josse, Emir Kir a estimé que le nouveau conseil serait représentatif des 80% de tennoodois qui ont des racines étrangères: la population est peut-être à 80% allochtone, mais l'électorat reste quand même "belgo-belge" à 36% ( chiffres complets), il y a donc bien une nette surreprésentation quand 19 élus tennoodois sur 27 (70%) sont allochtones (9 d'origine marocaine, 5 d'origine turque, 2 d'origine congolaise, plus un d'origine algérienne, un d'origine pakistanaise et un Assyrien).

Filiz Güles, conseillère communale MR à Schaerbeek, est entrée en politique après avoir "discuté bêtement" "personnellement avec une personne" déjà membre de ce parti.

Georges Dallemagne a quant à lui déclaré que Bahtisen Yarol, candidate CDH au Sénat, aurait été attaquée à tort par Suffrage Universel en 2003 uniquement parce que son oncle est un dirigeant des Loups Gris, alors qu'elle serait favorable à la reconnaissance du génocide arménien. C'est pourtant bien elle qui a amené Joëlle Milquet à une rupture de jeûne organisée par les Loups Gris fin 2003, où elles ont toutes deux posé avec ce fameux oncle, Zeki Yarol, le même qui a accueilli Jean-Pierre Van Gorp et d'autres candidats PS au siège des Loups Gris pendant la récente campagne électorale. (PYL)

Débat sur élus d'origine étrangère, au PS, et en télé

BELGA, le 12 novembre 2006

Le président de la fédération bruxelloise du PS Philippe Moureaux a demandé dimanche l'organisation d'un débat interne sur la présence d'élus d'origine étrangère sur l'échiquier politique. Celle-ci a fait l'objet de polémiques durant la campagne électorale communale.

La question était au centre de l'émission "Mise au point" sur la RTBF, dimanche.

La polémique a agité le landerneau politique et médiatique, singulièrement à Bruxelles. La composition de la liste PS à Schaerbeek notamment a fait l'objet de nombreux commentaires durant et après la campagne du 8 octobre.

Une conseillère communale, Sfia Bourfa, par ailleurs sénatrice de communauté, a regretté la présence sur la liste PS de candidats non représentatifs, à ses yeux, des valeurs socialistes telles que la laïcité, l'égalité entre les hommes et les femmes et la lutte contre le racisme.

Sfia Bouarfa affirme avoir fait l'objet d'insultes et de menaces de la part d'un colistier. Elle a été invitée à s'expliquer devant la commission de vigilance de la fédération bruxelloise du parti qui lui a reproché d'avoir étalé les faits sur la place publique avant de les avoir évoqués en interne. "L'affaire Sfia Bouarfa est complètement terminée. Elle n'a pu citer aucun nom", a indiqué dimanche Philippe Moureaux lors de l'émission Mise au Point.

Interrogée par l'agence BELGA, Sfia Bouarfa a indiqué avoir remis à la commission de vigilance tous les articles de presse faisant allusion aux candidats en question.

Lors de l'émission de la RTBF, le journaliste indépendant Mehmet Koksal a pointé du doigt plusieurs problèmes qui sous-tendent selon lui la représentation des élus d'origine étrangère. Il a notamment évoqué le vote ethnique ainsi que le manque de formation et d'intérêt idéologique de candidats attirés par les partis en raison de leur popularité.

"Ce n'est pas évident de trouver des cadres. Les partis débauchent des candidats", a admis Emir Kir (PS), secrétaire d'Etat bruxellois et conseiller communal à St-Josse. "Il y a eu des errements ici et là. C'est arrivé dans tous les partis mais globalement les candidats d'origine étrangère participent à l'intégration de quartiers entiers", a-t-il précisé.

"J'avoue être un peu étonné par ce que dit mon ami Emir", a indiqué Philippe Moureaux, bourgmestre de Molenbeek, selon qui dans sa commune, il y aurait plutôt pléthore de candidats.

"Tous les partis cherchent des gens qui sont populaires", a pour sa part affirmé Georges Dallemagne (cdH) élu de Bruxelles-Ville. "Et les problèmes de gouvernance ce n'est pas à Bruxelles. Monsieur Anselme n'est pas congolais. Monsieur Van Gompel ne s'appelle pas Moustapha Van Gompel", a-t-il ajouté.

A l'instar des autres participants au débat, Jacques Simonet, chef de file des libéraux bruxellois, a appelé à la nuance. Il a cependant indiqué pouvoir attester que "les élus d'origine étrangère n'étaient pas toujours les élus de tous".

La secrétaire fédérale d'Ecolo Isabelle Durant a réfuté que des "dérapages" du style "débauche de candidats" était de mise dans tous les partis avant de nuancer son propos et de reconnaître, face aux critiques, qu'Ecolo avait fait parfois de mauvais choix parmi des candidats, qu'ils soient d'origine belge ou étrangère. Mme Durant a également souligné que lors des dernières élections, moins de candidats d'origine étrangère s'étaient retrouvés sur les listes Ecolo. C'est peut-être "moins attractif" chez Ecolo car il y a une rétrocession financière destinée à la formation des candidats du parti, a-t-elle précisé.

Moureaux « classe » l'affaire Bouarfa

Hugues Dorzée, le 13 novembre 2006

Le dossier est vide. On se dirige vers un regret voire un blâme, mais pas au-delà », nous a déclaré, ce dimanche soir, Philippe Moureaux, le président de la fédération bruxelloise du PS. A midi, sur le plateau de « Mise au point » (RTBF), l'intéressé avait annoncé l'affaire Bouarfa « classée ». Etrange : le rapport officiel de la commission de vigilance n'a pas encore été transmis au bureau politique du PS... « J'ai reçu un rapport oral, c'est suffisant ! », se défend Moureaux. La principale concernée ? Pas au courant !

« J'apprends la chose par la presse ! », déplore la sénatrice Sfia Bouarfa après avoir été convoquée devant cet organe disciplinaire pour avoir tenu des propos publics jugés « déplacés » sur les valeurs du PS, sur les dessous de la campagne à Schaerbeek et sur le recrutement des candidats issus de l'immigration...

Une tempête dans un verre d'eau ? Pas sûr. Le dossier Bouarfa est jugé « vide » au PS bruxellois. Mais Philippe Moureaux déclare au Soir son intention « de mettre ces questions à l'ordre du jour du prochain bureau politique ».

Lesquelles ? « Quid de la représentation socialiste à travers nos élus d'origine étrangère ? » Un débat de fond, donc ? « Un problème à la marge ! », réplique Moureaux, qui devrait se régler « rapidement, en rappelant à tous les candidats les règles de base ». Socialisme et société multiculturelle, laïcité, droit de tendance et d'expression...

En interne, ce ne sont pas les sujets qui manquent (et souvent qui fâchent)... « Moi, j'ai un projet politique. Certains me traitent de bourgmestre des bougnoules. Ça fait 30 ans que je suis de près ces questions. Soit on suit ma logique, soit on va droit vers des ghettos, pire : la guerre civile ! », conclut Moureaux.

Dans la section PS de Schaerbeek, la tension reste vive. Jeudi dernier, l'AG a réuni une centaine de membres. A l'ordre du jour : bilan de campagne et accueil des nouveaux affiliés. Parmi eux : Murat Denizli, cet élu belgo-turc proche d'une association turque d'extrême droite. L'intéressé, « candidat d'ouverture », avait renoncé à son mandat. Mais, depuis jeudi, le PS en a fait officiellement un des siens.

Écrit par : Rachid Z | 21 octobre 2012

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Après le MR au Maroc, les politiques bruxellois défilent à Emirdag en Turquie

La Capitale, le 12 Juillet 2012

Fin mai, les représentants du MR se sont rendus au Maroc pour un “ voyage d’études ”. Dans les prochains jours, plusieurs politiques iront dans la ville d’Emirdag d’où viennent de nombreux Belges d’origine turque. Des visites de courtoisie sans rapport avec les élections?

On s’en souvient, fin mai le MR avait organisé une “ excursion d’études ” au Maroc. Il s’agissait évidemment pour les libéraux de montrer une certaine proximité avec l’électorat maghrébin résidant en Belgique.

Dans les prochains jours, c’est la petite ville turque d’Emirdag (22.000 habitants) et sa province d’Afyonkarahisar qui va attirer les hommes et femmes politiques belges, notamment schaerbeekois et tennoodois. Terre d’émigration, Emirdag est la ville d’origine d’une grande partie des Turcs de Belgique et donc de mandataires politiques comme le secrétaire d’État bruxellois Emir Kir (PS) et la députée régionale Mahinur Özdemir (cdH).

Tous les deux s’y rendront d’ailleurs dès ce samedi 14 juillet pour des visites de courtoisie et familiale, assurent-ils. “ Il n’y a rien d’extraordinaire, je me rends à Emirdag tous les ans depuis des années. J’y vais ce week-end, il y a actuellement des festivités organisées par les Turcs de l’étranger ”, réplique Mahinur Özdemir.

Retour pour les vacances

De nombreux Bruxellois d’origine turque profitent donc des vacances estivales pour rentrer au pays. “ Emir Kir prendra quelques jours vacances dans la région natale de ses parents comme il le fait tous les ans ”, indique-t-on du côté du cabinet du secrétaire d’État qui partira pour quatre jours, du 14 au 18 juillet.

Autre homme politique belge actuellement présent en Turquie, le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (FDF). Contacté par courriel, le Schaerbeekois explique qu’après de nombreuses visites touristiques en Turquie, il a “ un grand nombre de connaissances à Emirdag et dans les villages voisins d’où sont originaires de nombreux Turcs ou Belges d’origine turque résidant à Schaerbeek, Saint-Josse, Anderlecht ou Gand. Je passerai demain à Emirdag, à l’invitation de son bourgmestre M. Pala. Ma présence à Emirdag n’a donc jamais rien eu d’exceptionnelle et relève à chaque fois de visites de courtoisie et de découvertes réciproques. Mais il est très probable que cette année quelques candidats en mal de notoriété fassent le voyage vers Emirdag pour s’y faire remarquer.” Les querelles politiques et électorales ne semblent donc jamais très lointaines.

Éviter le communautarisme

Une présence en Turquie que le conseiller communal schaerbeekois Halis Kokten (PS) juge électoraliste et communautariste. “ Je n’irai pas faire campagne en Turquie. Il faut absolument éviter de faire une campagne communautariste. Quand je vais à Emirdag, c’est pour des projets concrets pas pour pêcher des voix”, estime l’élu d’origine turque.

Écrit par : Rachid Z | 21 octobre 2012

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iIl est clair que malheureusement aujourd’hui le vote ethnique est utile pour certains , il suffit de faire un tour d’horizon des différentes listes pour le constater.
Dans certaines communes ce problème risque de s’amplifier encore car il est pour certains la seule arme a des fins politiques.
Qui pour contrer ce phénomène ? Le ou les candidats qui feront campagne pour tous et qui seront reconnus par toute la population et non pas du fait de leur origine ethnique.

justicia

Écrit par : justicia | 22 octobre 2012

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