16 juin 2012

Jassin : “Et si on m’avait écrasé ?”

Jassin : Et si on m’avait écrasé ?

Guy Bernard, le 16 juin 2012

L’administration en délicatesse avec l’ONSS de deux échevins, accablés.

3.600 € d’arriérés à rembourser à coup de 200 € mensuels : c’est la mésaventure dont sort à peine l’échevin CDH Eric Jassin. La faute à… la commune !

En 2010, j’ai reçu une lettre de ma mutuelle m’indiquant que mes cotisations sociales n’étaient pas payées”, se remémore l’homme chargé, avenue de l’Astronomie, de l’État civil ou des Classes moyennes. Bien que tombant des nues, le CDH s’informe. Pour découvrir qu’une “erreur administrative” (mais oui, mais oui…) est à l’origine de ses déboires. Elle n’avait pas payé mon ONSS !

Comment l’oubli s’explique-t-il ? Par le mi-temps qu’à l’entame de son mandat l’infortuné exerça durant six mois chez Fedasil ? Peut-être. Saint-Josse n’a pas tenu compte de mon congé politique. Ce qui fait que pour 2008 et 2009, je n’étais pas en ordre.

Mais en dehors même du montant (sans intérêt) dont il s’acquitta, le mandataire a été offusqué par les risques encourus : “Je l’ai très mal vécu. N’étant plus assuré depuis le 1er janvier 2010, j’aurais dû assumer tous mes frais de maladie. Et si je m’étais fait renverser par une voiture avec un coût hospitalier de 2 à 300.000 € ? C’eût été catastrophique…

Qui croirait la faute unique se tromperait lourdement. Hava Ardiçlik PS souffre de pareil avatar. En janvier dernier, ma mutuelle m’a invitée à me mettre en ordre, à concurrence de 2.495 € !, pestait l’échevine de la Prévention et des Affaires sociales, il y a quelques jours. Dans son cas, c’est presque une chance, seule l’année 2010 est touchée. N’empêche : furibonde, la socialiste refuse de débourser vingt-cinq centimes. J’ai prévenu la mutuelle. Qui, pour l’instant, ne me régularise pas.

Dixit le maïeur, Jean Demannez (PS), Eric Jassin ne rêvait pas que l’on fasse la lumière sur son cas. D’où un silence radio du Premier Tennoodois sur la légèreté coupable de son administration. Entre-temps, Hava Ardiçlik avait reporté des radiographies (Tout est coincé à cause de ça !”). Et, après son homologue humaniste, ce fut à elle de croiser les doigts pour qu’aucune maladie ne la chope. Jusqu’à mercredi, lorsqu’elle reçut ses apaisements de la mutuelle. Sans avoir déboursé quoi que ce soit !

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