11 juin 2012

Communales à la Ville de Bruxelles: la liste PS emmenée par Freddy Thielemans est connue

Communales à la Ville de Bruxelles

La liste PS emmenée par Freddy Thielemans est connue

La Capitale, le 10 Juin 2012

C’est fait : la liste des candidats qui se présenteront sur la liste PS aux élections communales du 14 octobre prochain est connue depuis ce samedi. Elle a été approuvée à plus de 93% par un vote de l’assemblée des membres de la section.

Sans surprise, c’est le bourgmestre sortant Freddy Thielamans qui occupe la tête de la liste qui comptera 49 candidats (au lieu de 47, augmentation de la population de la Ville de Bruxelles oblige). Le mayeur sera suivi de l’échevine Faouzia Hariche, du président du CPAS (et dauphin désigné) Yvan Mayeur ainsi que des autres membres du collège Karine Lalieux, Philippe Close, Mohamed Ouriaghli et Ahmed El Ktibi. La première candidate flamande, du SP.A, est Ans Persoons, la présidente de l’Atomium, à la huitième place. La liste comptera encore les mandataires locaux ou régionaux Julie Fizman (12), Sevket Temiz (13), Khalid Zian (15), Michel Barnstijn (18), Mustafa Amrani (21). Les places ont par ailleurs été réservées à des candidats européens comme Anastasia Papadopoulos du Pasok grec, Luisa Bongiovanni du PD italien, Josephine Wood du Labour britannique et Sylvain Lhermitte du PS français.

Aux deux dernières places, on retrouve Henri Simons, directeur de l’Atomium et ex-échevin Ecolo (48) et le ministre flamand et échevin empêché Pascal Smet (49).

Voici la liste complète :

1. Thielemans Freddy (cumulard) – 2. Hariche Faouzia (Algérie) – 3. Mayeur Yvan (cumulard) – 4. Lalieux Karine – 5. Close Philippe (cumulard) - 6. Ouriaghli Mohamed (Maroc - cumulard) – 7. El Ktibi Ahmed (Maroc - cumulard) – 8. Persoons Ans (SP) - 9. Overloop Rebecca – 10. Peraita Pascale – 11. Amand Jean-Marie – 12. Fiszman Julie – 13.Temiz Sevket (Turquie) – 14. Abid Fatima (Maroc- 15. Zian Khalid (Maroc) – 16. Mathias Marie-Paule – 17. Mejbar Mounia (Maroc– 18. Barnstijn Michel – 19. Mfun Mado - 20. Mutyebele Lydia (Congo) – 21. Amrani Mustafa (Maroc) – 22. Lhoest Sonia – 23. Limani Cédric (Jeunes Soc.) – 24. Papadopoulos Anastasia (PASOK GR) - 25. Jimenez José Luis – 26. Ceuster Louisette – 27. Brumagne Dominique – 28. Bongiovanni Luisa (PD Ital) - 29. Demol Philippe – 30. Duvivier Yolande – 31. Plasman Olivier - 32. Maati Naima (Maroc) – 33. Brisbois Philomene – 34. Vanderlinden Christian – 35. Uytendaele Charles (ex-échevin tennoodois démis de ses fonctions pour domiciliation fictive, il avait volontairement omis de déclarer son véritable lieu de résidence !) – 36. Ceci Antonietta – 37. Boukhantar Mohamed (Maroc) – 38. Lamas Sanchez Patricia (Psoe Esp) – 39. Springael Leon – 40. Artois Camille – 41. Claes (Pens. Soc.) Felix – 42. Wilmet Eliane – 43. Wood Josephine (Labour GB) – 44. Lhermitte Sylvain (PS Français) - 45. de Gerlache Henri - 46. Itschert Philippe - 47. Herman Ariane - 48. Simons Henri - 49. Smet Pascal

08:11 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

A propos du n° 37 :

LETTRE OUVERTE DU PJM À M. BOUKANTAR : UN MANDATAIRE BRUXELLOIS AU SERVICE DU NATIONALISME MAROCAIN

M. Boukantar,

Nous avons pris connaissance des propos inqualifiables que vous avez tenus le 25.11.2004 à Casablanca, au journal La Nouvelle tribune, qui a titré : "La Belgique donne l'exemple en matière d'intégration politique des étrangers. Diaspora marocaine, PS belge, racisme, Sahara marocain, retour en force des partis socialistes en Europe... M. Boukentar dit tout ou presque dans cet entretien".

Oui, en effet ! Vous y avez dit tout, M. Boukantar, et bien plus encore, en vérité, à l’occasion de cet entretien surréaliste qui, s’il avait été conduit de cette façon en Belgique par un élu marocain d’origine belge (un Belge, donc, si l’on s’en tient à votre concept de la nationalité qui ne reconnaît dans les Belges d’origine marocaine que des Marocains), aurait à coup sûr, et de plein droit, entraîné la démission immédiate du dit élu et sa mise à l’écart définitive, après une lourde condamnation (moins justifiée, sans doute), de toute activité politique dans le pays.

Ainsi, à la question du journaliste "Peut-on dire que les partis belges se servent de cette communauté à des fins électorales?" vous répondez : "Si le PS est le premier parti en Belgique, le premier également à Bruxelles (majoritaire au niveau du gouvernement régional de Bruxelles), chose qui a donné un Premier ministre socialiste, en l'occurrence M. Charles Picqué, c'est parce que la majorité écrasante des Marocains résidant en Belgique ont voté pour les socialistes. Ce parti a toujours été du côté de la communauté marocaine".

Le PS, selon vous, serait donc devenu le premier parti en Belgique (ce qui est faux) et à Bruxelles, à cause du vote massif des "Marocains" qui résident en Belgique. Voilà bien une désignation (elle revient près de vingt fois dans votre discours) qui donne un exemple pour le moins désastreux du concept d'intégration politique qui est le vôtre, des "étrangers" en Belgique !

Le PS, dites-vous en substance dans un contexte exclusivement marocain qui doit traduire le fait qu’il est bien l’interlocuteur privilégié de l’actuel État chérifien, c’est "nous" les Marocains, qui le tenons. Nous qui sommes au service, bien naturellement, de la communauté marocaine de Belgique, mais surtout qui constituons un lobby déterminant au sein du parti pour promouvoir en Belgique l’image qu’il convient du gouvernement marocain et du roi du Maroc.

Grâce à la "majorité écrasante (des voix) des Marocains", le PS est à notre merci. Il dépend totalement de nous.

C’est en tant que mandataire belge, socialiste et bruxellois, que je suis, moi, Mohamed Boukantar, au service du Maroc, et c’est en tant que Marocain que je suis au service des socialistes belges et bruxellois ! Bravo, M. Boukantar, pour ce remarquable tour de passe-passe qui dissimule habilement une duplicité d’intérêts savamment calculés !

Or, chacun sait que vos stupéfiants propos ne décrivent pas la réalité. D’abord, la représentation politique "marocaine" est en surnombre dans le parti (comme le reconnaît Philippe Moureaux, qui est bien placé pour le savoir). Elle est, ensuite, c’est vous, un élu politique belge, qui le signifiez sur tous les tons, totalement étrangère, sinon opposée, à l‘idée même de citoyenneté, et donc sans crédibilité aucune. Elle est, en outre, totalement inefficace, inexpressive, inaudible, totalement aux ordres d’un parti qui l’a insérée dans son casting pour assurer des votes qui lui ont été très utiles, assurément, mais qui ne peuvent en aucun cas infléchir ses décisions.

Une pléthore de domestiques au château n’affaiblit ni ne supplante le maître, qu’ils fortifient, tout au contraire, en rehaussant son image extérieure. Cette "écrasante" représentation, enfin, n’affecte, vous avez eu bien soin de ne pas le souligner, qu’une population musulmane "hors islam", totalement inintelligible à un Maroc institutionnellement musulman. Un royaume dont le souverain, en sa qualité de Amir el Mouminin, interdit toute expression politique d’un islam parallèle ou contradictoire.

Votre argumentaire électoraliste, M. Boukantar, relève de la fumisterie pure. Vos vantardises de matamore "au pays" ressemblent furieusement à celles que tiennent les "Marocains de Belgique" en vacances "chez eux", auprès des leurs, en leur cachant soigneusement dans quelles conditions d’humiliation et de servilité ils vivent ici (de par leur faute, de par la vôtre, principalement).

À la question : "Dans quelle mesure la diaspora marocaine influe-t-elle sur les décisions de l'État ou des institutions politiques à l'égard du Maroc", vous avez répondu textuellement : "Nous nous sommes posés la question de savoir si nous sommes purement et simplement des ramasseurs de voix ou des Beni-oui-oui. Avec l’affaire du Sahara Marocain, nous avons pu tester le degré de notre influence et l'importance qu'accorde le PS à notre cause de premier plan. Malheureusement, au sein de ce parti, il existe deux personnes corrompues par le pouvoir algérien pour soutenir les séparatistes du Polisario au sein du PS". Venant d’un élu politique qu’on croyait belge, pareils propos dépassent l’imagination !

C’est donc la question du Sahara qui vous aurait permis, M. Boukantar, de tester la qualité, sinon la nature, du mandat qui vous a été confié par les citoyens de la ville de Bruxelles ? Une affaire, faut-il le dire, qui leur est quasiment étrangère, que même la plus haute instance internationale n’a pu résoudre, jusqu’à ce jour ; qui ne relève pas en tout cas d’un combat essentiel, et n’est certes pas la "cause de premier plan" qu’elle est et doit obligatoirement être pour vous et vos collègues "marocains" du parti socialiste (vos alter ego turcs, soit dit en passant, réagissent exactement de même à propos du "génocide" arménien).

Si les problèmes du logement, de chômage, des inégalités sociales, propres à vos concitoyens par et pour lesquels vous avez été élus, ne vous semblent pas, monsieur le mandataire bruxellois, être de la première importance, et ne "tester" en rien de votre légitimité représentative, sachez que cette majorité dominante dont vous vous gaussez, et que vous donnez sciemment à penser à vos correspondants marocains qu’elle vous soutient, ne dispose, quant à elle, en tout état de cause, d’aucune réflexion constructive sur le Sahara occidental.

(En fait, vous le savez très bien, puisque vous en êtes, vous et vos amis "marocains" du PS, les premiers responsables : n’est-ce pas vous-même qui nous avouez, en direct de Casablanca, que ces consciences sont, par vous, réquisitionnées ? Or, si elles ne peuvent s’exprimer facilement au Maroc, où les ventres sont souvent vides, où les personnes sont condamnées à l’enfermement mental par un taux d’analphabétisme supérieur à celui des autres pays arabes, déjà très alarmant, elles ne manquent pas non plus d’être altérées, ici, par des préoccupations matérielles, des soucis d’emploi, de logement et d’enseignement qui les privent totalement des moyens d’analyser la situation de manière indépendante et critique, de résister à vos dictées contraignantes, elles-mêmes dictées de l’extérieur).

Mais là où vous dépassez les bornes, monsieur le mandaté, c’est quand vous jetez l’opprobre communautaire, au sein même de votre parti, sur deux personnes belges (avec vous il convient de préciser) "corrompues par le pouvoir algérien", qui auraient le malheur de ne pas penser comme vous, c’est-à-dire, comme un vrai Marocain socialiste. Qui sont-ils ces fauteurs de corruption, M. Boukantar, qui seraient si dangereux pour le régime marocain, qui auraient commis le crime de courtiser un pays étranger avec lequel, permettez-nous de le rappeler à l’élu belge que vous êtes, la Belgique entretient des relations tout aussi normales qu’avec "votre" pays ? Seraient-ce les transfuges Fatiha Saïdi et Amina Derbaki Sbaï, pas socialistes à part entière, comme vous le laissez entendre, ou un Mohammed Boukourna élu député fédéral suite à la mise à l’écart d’un Mustapha Akouz et d’une Amina Sbaï, exclus l’un et l’autre du FDF ? Mais en quoi ces deux agents (appelons un chat un chat) d’un État étranger, l’Algérie, diffèreraient-ils (diffèreraient-elles) de vous, qui vous désignez vous-même, à nous qui sommes Belges, excusez-nous d’insister, comme celui du Maroc ?

N’est-il pas renversant, M. Boukantar, qu’à la question "Quelle lecture faites-vous du communiqué du PS belge relatif à l'affaire du Sahara marocain?", vous répondiez (accrochez-vous, lecteurs, membres des gouvernements, dirigeants des partis) : "La déclaration officielle du PS a une importante signification. Les Marocains membres du PS sont des socialistes à part entière. Ils ne sont pas des socialistes de seconde zone ou des ramasseurs de voix. Ce constat, le PS l'a prouvé et l'a démontré dans ce communiqué. Le PS a tenu compte de nos suggestions. Il est à signaler à ce sujet que la diplomatie marocaine est absente. Je vous donne un exemple concret: Dimanche 4 octobre 2004, le président de la mosquée de Bruxelles M. Qaïssi a organisé un grand F'tour où il a invité des ministres et des élus belges. L'ambassadeur du Maroc en Belgique qui était parmi les invités n'a pas cité, dans son discours, l'affaire du Sahara, donnant ainsi l'impression que c'est une affaire mineure. Alors que c'était une occasion pour dénoncer les manoeuvres algériennes, mais notre ambassadeur ne l'a pas fait".

D’abord, M. Boukantar, ce communiqué ne prouve (ni ne démontre !) que les "Marocains" membres du PS sont des socialistes à part entière". Vouloir le prouver, ce qui est aberrant en soi, ne démontre qu’une chose : que vous n’êtes pas, précisément, quoique vous prétendiez, vous et vos concitoyens marocains, des socialistes "à part entière". Et comment en serait-il autrement, quand vous nous prouvez ici même que vous n’êtes même pas un mandataire belge à part entière !

Faisant succéder le burlesque (et l’inintelligible) à l’odieux, vous applaudissez dans un même élan au fait que "la diplomatie marocaine est absente" (d’où ça, grand Dieu, de quel "sujet"?), et à celui qu’un diplomate marocain (que vous appelez, au reste…, "notre ambassadeur") se serait présenté dans "la mosquée de Bruxelles" (dont M. Kissi et non Qaïssi est ou serait le président) pour y prononcer un très apprécié discours ! Ainsi, M. Kissi, dont le PJM a évoqué la personnalité peu ragoûtante à plusieurs reprises, notamment dans l’épineux dossier de l’Exécutif, est présenté par vous, à l’opinion marocaine, comme le représentant majeur des musulmans de Belgique ! Serait-ce parce qu’il entretient, à côté de ceux établis avec l’ambassade du Maroc, des rapports plus qu’étroits avec les édiles socialistes communaux, mais aussi régionaux et fédéraux de Belgique ?

Merci, en tout cas, M. Boukantar, de confirmer que les mosquées servent bien en Belgique de "bastions d’endoctrinement" politique, de "plaques tournantes" ", de "réseaux dormants", non pas du terrorisme islamiste haineux (véritable monstre du Loch Ness, sans cesse pourchassé, jamais identifié), mais d’un terrorisme mental et culturel lâchement exercé sur des immigrés et fils d’immigrés traités comme des sous-citoyens, comme au temps du colonialisme, par des responsables politiques étrangers aussi bien que nationaux, objectivement opposés, pour les mêmes raisons de sujétion, à leur intégration. (Comment ne pas penser aux visites électorales de Moureaux dans certaines mosquées guet-apens de Molenbeek, et de Picqué dans la "mosquée de Bruxelles", précisément, dirigée par le ci-devant sieur Kissi ?).

Vos déclarations, M. Boukantar, devraient, en accord avec toute conscience politique nationale férue d’indépendance et de respect démocratique citoyen (y en a-t-il encore ?), vous écarter d’un parti dont vous minez passablement la cohésion (ce qui, nous vous le concédons, ne regarde que lui, et ses électeurs), mais aussi d’un conseil communal qui devrait exiger votre démission 1 : pour mépris affiché, en tant qu’élu, de la citoyenneté nationale, et 2 : pour soutien actif, systématique et public à l’ingérence coercitive étrangère. En temps de guerre, Monsieur le conseiller communal, vous passeriez, vous et tous les élus "marocains" qui s’affichent comme vous, en cour martiale ! Double nationalité, oui ! Double allégeance, non !

Vous nous faites toucher du doigt ici, M. Boukantar, la lèpre politique qui recouvre tout le corps communautaire musulman de ce pays. Les mosquées sont bel et bien le dernier salon où l’on cause, mais pas du tout de ce que prétendent les renseignements généraux. Elles abritent, par contre, un véritable parterre politique qui conjugue étonnamment visées électorales de partis et contrôles autocratiques de pouvoirs aussi bien belges qu’étrangers. Elles ont pour mission, merci, Monsieur, de nous le confirmer, d’appeler les fidèles à soutenir sans faille une cause étrangère défendue sans aucune retenue par des représentants et des élus belges en service commandé (de l’étranger). Le PJM, il va sans dire, exprime un dégoût marqué et définitif pour cette gestion parallèle, impunément exercée par des pouvoirs étrangers soutenus de l’intérieur (et vice-versa), des opinions musulmanes citoyennes belges.

Quand vous dites, à propos de la "diaspora" algérienne, cette fois, que "la Belgique est un pays démocratique où la majorité des citoyens considère que le peuple algérien souffre du régime militaire actuel", quel message voulez-vous faire passer, tant à vos concitoyens marocains qu’à vos collègues de parti ? Que Mme Faouzia Harriche, par exemple, d’origine algérienne, échevine PS à Bruxelles-Ville, doit obligatoirement "souffrir" également, pour être dans la ligne marocaine du parti concernant le conflit sahraoui, du régime militaire algérien ? Qu’à défaut de quoi, c’est bien ce que vous dites, n’est-il pas ? elle rejoindrait les "deux personnes corrompues par le pouvoir algérien pour soutenir les séparatistes du Polisario au sein du PS" ?

Or, ne vous serait-il pas venu à l’esprit, M. Boukantar, qu’il n’est nullement établi que le régime marocain soit considéré par une majorité des Belges (d’origine marocaine, algérienne, ou autre) comme meilleur que celui qui sévit en Algérie, dont le système constitutionnel pourrait paraître à certains plus proche, naturellement, que celui du Maroc, qu’ils taxent volontiers (preuve évidente de leur perception corrompue des enjeux, bien évidemment) de despotique et de rétrograde ?

Et Mme la sénatrice Olga Zrihen, compatriote d’origine marocaine et concitoyenne à défaut d’être coreligionnaire, qui avait voté contre un amendement à l’accord de coopération technique et scientifique avec Israël présenté par le groupe écolo au parlement européen ? Que dites-vous d’elle qui a soutenu ainsi l’ignoble politique terroriste menée par la gouvernement Sharon à l’encontre du peuple palestinien ? Est-elle considérée par vous et vos collègues comme une mandataire marocaine ou une citoyenne belge de "seconde zone" ? Ou bien la considérez-vous, comme vous en faites état pour vous-même par rapport au Maroc, comme un agent sioniste au service des dirigeants du peuple juif ?

Quant à votre appréciation du projet de loi sur les partis politiques au Maroc, il nous fait chuter une nouvelle fois dans les fonds abyssaux de la bêtise, de la désinformation, de la propagande courtisane. "Il est grand temps de mettre fin à l'anarchie qui règne au sein des partis (qui deviendront, soit dit en passant, "nos partis" un peu plus loin…) au Maroc", dites-vous avec aplomb. (Passons sur cette déformation éhontée, mais vraiment mineure dans votre chef, qui fait croire, pour appuyer le départ de personnalités marocaines trop âgées, ou trop dérangeantes à votre goût, qu’"en Belgique, à l'âge de 65 ans, un leader politique n'a plus le droit de se présenter aux élections").

Qu’appelez-vous anarchie, M. Boukantar ? La pluralité d’expression ? Ignorez-vous que cette loi cloisonnera complètement la vie politique marocaine, en restreignant la liberté d’opinion dans le cadre d’une percée politique qui a raté la transition démocratique promise, puisque le premier ministre actuel (et d’autres, stratégiques, comme ceux de l’Intérieur ou de la Défense) sont toujours directement imposés par le roi, quelle que soit l’issue des élections ? Ignorez-vous qu’une formation politique d’idéologie strictement islamique ne pourra plus, dès lors, se présenter, sous le prétexte que toute expression impartiale de l’islam, exclusivement représenté par le monarque, ne pourrait se formuler qu’en dehors de lui ou contre lui ?

(À noter qu’ici en Belgique, la même préoccupation, mais dans un contexte radicalement différent, bien vu, M. Boukantar ! consacre l’alliance objective du Trône du Maroc et du PS : c’est le seuil de représentativité des partis, qui fut fixé à 5% après la percée citoyenne musulmane de juin 2003, non pour consolider un islam officiel, bien entendu, mais pour en retarder, sinon compromettre, toute expression politique significative).

Vous terminez par une grandiose pétarade pyrotechnique, il faut le reconnaître, M. Boukantar, quand vous laissez entendre que la station radio dont vous êtes le patron, constituait le moyen de défense qui manquait à une "communauté marocaine (…) attaquée de tous bords", qui était (elle ne le serait donc plus ?) "la cible du racisme" et…"de la désinformation" (c’est un comble !). "On a programmé l’émission "Sahara marocain", entre les visés impérialistes et algériennes que Culture III diffuse chaque mercredi", dites-vous, en reconnaissant ainsi que votre radio est la voix du Maroc (soutenue par des fonds publics belges).

Et comme si cette dernière bourde ne suffisait pas, vous affirmez sans broncher, toujours, que vous avez voulu, avec votre compère El Ktibbi "qu’elle soit celle de tous" (que la voix du Maroc, donc, soit celle de tous !). Étant entendu, et l’artificieux feu d’artifice s’arrête ici dans une apothéose éclatante d’incohérence et de mauvaise foi, que les critiques d’opposants n’y ont "aucun impact", vu que "la communauté marocaine en Belgique ne leur accorde aucune importance". Et la boucle est bouclée !

Ne serait-il pas finalement préférable pour vous, M. Boukantar, comme vous en donnez quotidiennement la consigne à votre radio, et en stimulez l’ordre dans les mosquées, que vous la boucliez ?

On peut en lire le texte intégral de cet entretien sur le site belgo-marocain WAFIN (http://www.wafin.be/articles/boukantarnouvelletribune.phtml ).
Il fut répercuté par après sur celui du Suffrage Universel (http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/message/2436).

NOTE

Fédération Bruxelloise du Parti Socialiste - Communiqué de Presse du 08-11-2004

Philippe MOUREAUX, Président de la Fédération bruxelloise du parti Socialiste, a pris connaissance avec regret de l'amalgame fait par certains entre la commémoration du 50ème anniversaire du déclenchement de la lutte pour l'Indépendance de l'Algérie et le problème du Sahara occidental. Le P.S. a toujours estimé que le conflit au sujet du Sahara qui divise deux Etats du Maghreb doit être traité avec sérénité au niveau des Nations Unies. Les socialistes bruxellois ont établi depuis longtemps des rapports de confiance avec le Royaume du Maroc. Ils sont très attachés à ce que ces relations ne soient pas compromises par des prises de position irréfléchies et inopportunes sur ce problème délicat. psbruxelles@skynet.be

Écrit par : Rachid Z | 11 juin 2012

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Mathias Marie-Paule et Barnstijn Michel sont des ex-Ecolo, comme Henri Simons

Écrit par : PYL | 11 juin 2012

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A propos du n° 20 :

LYDIA MUTYEBELE REJOINT LE PS

Par Cheik Fita, le 23 mai 2012

Lydia Mutyebele, conseillère communale à Bruxelles Ville sur la liste CDH a tenu une conférence de presse le mardi 22 mai 2012 en fin de journée. Une seule information : à dater de ce jour, elle rejoignait le parti socialiste belge.

Des raisons avancées par la conseillère communale, c’est qu’elle se reconnaissait désormais dans les valeurs de son nouveau parti.

Pourquoi avoir quitté le CDH ? Là, elle répondra sans répondre.

Sans être magicien, il est facile de deviner que la qualité des relations avec les autres membres du parti n’y étaient sûrement pas pour rien. Sans compter les ambitions légitimes de chacun.

Dans la salle, on pouvait remarquer quelques «camarades» : députés, échevins, conseillers communaux.

Durant le jeu de questions-réponses, la question qui fâche sera posée : Quid de sa position par rapport aux problèmes du Congo quand on sait que le premier ministre belge, membre du PS a été le seul dirigeant occidental à avoir félicité monsieur Joseph Kabila après le hold-up électoral du 28 novembre 2011.

Plus, dans la communauté congolaise de Belgique, un mot d’ordre circule pour sanctionner aux communales, les partis francophones traditionnels.

Lydia dira qu’en tant que Congolaise, elle avait été aussi déçue par les résultats «officiels» des élections congolaises.

Mais les élections communales étant des élections locales sans lien avec la politique étrangère de la Belgique, elle suggérait à la communauté d’intérioriser les enjeux du moment qui tournent autour des problèmes locaux: logement, salubrité, crèches des enfants, emploi, aide sociale des CPAS…

Sur ce point, elle sera soutenue par les mandataires socialistes présents dans la salle qui énuméreront différents services que le citoyen reçoit des pouvoirs locaux.

De la part de Lydia Mutyebele et des autres candidats aux communales, une véritable campagne d’information en direction de la communauté congolaise sera nécessaire pour montrer aux électeurs la différence entre les enjeux des élections locales, des régionales et des fédérales.

Écrit par : Rachid Z | 11 juin 2012

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A propos du n° 2 :

"Haro sur Hariche"

Climax, 22 décembre 2005

Il aura fallu que la presse néerlandophone enquête sur la désignation de Faouzia Hariche (PS) comme bourgmestre faisant fonction de Bruxelles-Ville pour qu'enfin les francophones relaient les critiques qui se sont fait jour à cette occasion, torpillant le beau plan média que l'intéressée avait confectionné pour célébrer l'événement.

Hier donc, comme le relevait Thierry, des conseillers communaux s'étonnaient que ce ne soit pas Carine Vyghen ou Jean-Baptiste De Crée qui accèdent à cette fonction. Inconvénients des deux échevins précités : leur popularité empêchait le bourgmestre en titre de leur offir ce beau cadeau de Noël et la visibilité médiatique qui va de pair, alors que les communales approchent à grands pas.

Critiques aussi sur le déplorable unilinguisme de Mme Hariche, pour le moins gênant quand on dirige la principale commune du pays, située dans une région bilingue.

Aujourd'hui, au-delà de l'image d'Epinal de l'allochtone ouverte et souriante qui a réussi à merveille son intégration, la Tribune de Bruxelles (page 2) publie un article à charge qui détaille les casseroles qui traînent aux basques de l'échevine de l'instruction publique : méthodes de travail douteuses, baisse de la qualité de l'enseignement communal, négligence dans la gestion des asbl subsidiées, népotisme éhonté, absence de contrôle sur les activités organisées... La totale !

Plus précis encore (page 5) : l'augmentation subite des subsides à l'asbl "Jeunesse à Bruxelles", dirigée par son mari (authentique), sans justification aucune et dans l'opacité la plus totale, fait l'objet d'une question d'une conseillère communale Ecolo qui, pour rappel, siège dans la même majorité...

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la réponse de l'intéressée n'est pas convaincante. Loin s'en faut !

Face à ces accusations, l'omniprésent Philippe Close, chef de cabinet du bourgmestre, a dû monter au front. Sa réaction est tellement prévisible qu'elle en devient pathétique : si on attaque Mme Hariche, "c'est en raison de son patronyme"...

Ben voyons, faute d'arguments, balançons une bonne vieille reductio ad hitlerum, histoire de clore le débat et de disqualifier l'adversaire. Minable.

UPDATE : Le Soir se décide à faire son boulot d'information et met l'accent sur la guerre des clans au sein du PS bruxellois.


Des asbl sans contrôle

TBX n° 158, Page 4, le 26 janvier 2006

Marion Lemesre, la chef de groupe MR au conseil communal de la Ville de Bruxelles n'y va pas par quatre chemins quand il s'agit de dresser le bilan de l'olivier bruxellois! Et de pointer du doigt la gestion douteuse de plusieurs associations de la Ville de Bruxelles.

Absence de contrôle

Certains diront qu'elle est dans l'opposition et qu'à ce titre, elle tire à boulets rouges (bleus?) sur l'actuelle majorité.

Mais il faut en convenir: l'actualité récente tend à lui donner raison.

En décembre dernier, "La Tribune de Bruxelles" s'était déjà interrogée sur le fonctionnement d'une association présidée par une échevine socialiste.

Nous nous étonnions que l'asbl "Jeunesse à Bruxelles" présidée par l'échevine de l'Instruction publique et de la Jeunesse Faouzia Hariche (et dont le directeur n'est autre que son mari) avait été dotée de subsides importants (117000 euros) eu égard à ceux accordés aux autres de l'appel à projets "cohésion sociale". Qui plus est, l'asbl est soumise à peu de contrôle: réunions peu fréquentes et rares convocations des mandataires...

Plus récemment, l'hebdomadaire "Trends-Tendance" a dénoncé la gestion frauduleuse de Gial (Gestion informatique des administrations locales) qui aurait floué la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles. Une asbl dont le bourgmestre Freddy Thielemans était le président il y a peu. Cette fois encore, c'est le manque de contrôle qui est mis en cause... On parle tout de même de sommes dépassant le million d'euros!

Audits externes

Mais ce n'est pas fini. La conseillère communale réclame aussi des audits pour que "toute la lumière soit faite sur les pratiques de gestion" de 2 autres asbl: l'asbl "Bravvo" et les "Cuisines bruxelloises".

Selon elle, l'asbl "Bravvo" sort des millions d'euros du budget de la Ville et recrute plus d'une centaine de personnes: administratifs, médiateurs, coordinateurs et adjoints divers, équipes d'animation de rues, de gardiens, de stewards... échappant à tout contrôle tant au niveau du recrutement que du fonctionnement... Quant à la asbl "Cuisines Bruxelles" en charge de la préparation des repas scolaires, elle préférerait outre à la Police et aux hôpitaux, offrir un service traiteur à toutes sortes de réceptions publiques et privées...

Pour que les responsabilités politiques soient bien établies, Marion Lemesre a plaidé pour la création au niveau communal d'une sorte de commission d'enquête parlementaire que pourrait assurer, dans ces cas-ci, la section des finances.

La confiance des électeurs qui ne sera pas facile à retrouver est à ce prix! -

Écrit par : Rachid Z | 11 juin 2012

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