30 novembre 2011

Le contenu de la lettre dénonçant Stéphane Moreau

Le contenu de la lettre dénonçant Stéphane Moreau

C'est une exclusivité RTL dévoilée dans le journal de 19h ce mercredi par Christine Calmeau et Denis Streel. Ils ont eu accès aux 4 pages de la lettre anonyme envoyée en 2008 à la procureur du Roi de Liège, lettre qui est à l'origine des perquisitions menées ce mercredi au domicile du bourgmestre d'Ans et directeur général de Tecteo Stéphane Moreau, ainsi que dans ses bureaux de l'Hötel Communal et de la société Tecteo.

RTL, le 30 novembre 2011

Le courrier, dactylographié et composé de 4 pages, n'est pas signé. Il est arrivé sur le bureau de la procureur du Roi de Liège Danièle Reynders en octobre 2008. Son auteur se décrit comme quelqu'un qui ne travaille pas pour Tecteo mais qui a récolté de très nombreux témoignages auprès des travailleurs de l'intercommunale. Ceux-ci dénoncent des faits graves attribués à la direction générale de Tecteo et plus précisément à son directeur général M. Moreau. Voici des extraits de ces 4 pages d'accusations :

 Inculpation d'Alain Mathot et perquisitions chez Stéphane Moreau: le point

Emplois fictifs ?

"… depuis la prise de fonction de Monsieur Stéphane MOREAU en tant que Directeur général, l’ensemble du personnel assiste impuissant au véritable pillage de la société et ce sans aucune limite. Dépenses somptueuses et injustifiées, engagement de toute une série «d’amis» (et «d’amies» !) à des conditions tout à fait hors statut et pour des tâches souvent fictives."

L'auteur du courrier se demande également s’il est normal que certains membres du personnel de Tecteo soient exclusivement employés au cabinet du député provincial socialiste André Gilles, également président du conseil d’administration de Tecteo.

Véhicules "offerts" à Seraing et Ans ?

Le témoin anonyme s’interroge aussi sur "… la dizaine de véhicules de société de type utilitaire qui ont été désaffectés pour être revendu comme véhicule «de campagne» pour les élections communales de 2006 aux communes de SERAING (M. MATHOT) et ANS (MM DAERDEN et MOREAU)."

Infractions aux règles de marchés publics ?

"Il est également constaté le contournement quasi systématique de la loi relative aux marchés publics lors d’achats peu «visibles» de l’extérieur..."

De l'argent libéré en liquide sans raison ?

"Et pourquoi M. MOREAU s’est-il si vite intéressé à la gestion du fonds de pension de l’ALE (+/- 500.000.000 €) ?", peut-on encore lire dans la lettre. Il y est également évoqué l'obligation pour le personnel comptable de libérer des sommes en liquide sur simple coup de fil.

Des documents secrets que des employés seraient prêts à révéler ?

Selon le document, le personnel de l'intercommunale n’attendrait qu'une chose : pouvoir dévoiler des documents secrètement gardés et se libérer de la "terreur" instaurée par sa direction générale.

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23:56 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28 novembre 2011

Toulouse : un collectif demande des mets de substitution à la viande dans les cantines scolaires

Toulouse

Un collectif demande des mets de substitution à la viande dans les cantines scolaires

Par Rémi Buhagiar, le 28 novembre 2011      .

Depuis vendredi, le collectif «Générations spontanées» réalise une action de mailing auprès des élus municipaux. Par cette démarche, l'association milite pour des repas de cantine adaptés aux enfants pratiquants.

Crée en 2008, le collectif «Générations spontanées» est une association de femmes combattant contre le racisme et l'islamophobie. «Que ce soit pour les papiers, le logement ou avec ce problème de cantine, nous avons un sentiment de différence de traitement» explique Hélène Vincentini co-présidente du collectif. «Nous voulons une prise de conscience collective sur le racisme et l'islamophobie» ajoute-t-elle.  Conformément à ce que propose la ville de Lyon, l’association demande à ce que les repas des cantines scolaires soient adaptés à tous. En effet, plusieurs parents d’élèves s’inquiètent de l’alimentation de leurs enfants. «Les repas équilibrés que nous proposent les cantines comptent 5 composantes dont une pour les viandes. Si les enfants n’en mangent que 4 cela peut être néfaste pour leur santé» souligne encore Helene Vincentini. Après plusieurs réunions sans succès avec les élus municipaux, le groupe de militante tient à faire «avancer» les discussions pacifiquement. En cas de nouvel échec dans les négociations, elles se disent à nouveau prêtent à débattre démocratiquement et «sans rapport de force» avec les membres du conseil municipal.

Une municipalité à l’écoute

Depuis quelques semaines, plusieurs rencontres entre l’association  et la municipalité ont été organisées. «Nous sommes à l’écoute, cependant il nous est très difficile de proposer uniquement des repas à base de poissons ou de légumes.» explique Gisèle Verniol, adjointe au Maire. En effet, une modification du «menu de cantine» pourrait engendrer un certain nombre de soucis. Premièrement, le coût du menu devrait être augmenté alors que la municipalité ne cesse de lutter pour qu’il diminue. Ensuite, si l’enfant se voit proposer poisson ou légume chaque midi, il pourrait se lasser de repas trop peu variés. Enfin, les écoliers disposent d’une alimentation de substitution au porc, en cas de changement radical, la région pourrait se heurter aux problèmes de laïcité. «Si nous adaptons toute notre alimentation à l’une ou l’autre religion cela risque de nous attirer des problèmes. Nous avons interdiction d’inclure quelconque pratique religieuse dans le système d’éducation» déclare Gisèle Verniol.

Quoi qu’il en soit, l’adjointe au Maire se dit ouverte à toutes discussions pour faire avancer le débat. «Les enfants peuvent se resservir de frites ou d’autres composantes s’ils le désirent. On fonctionnera comme ça jusqu’à ce que l’on trouve un compromis et j’ai bon espoir» conclue la première adjointe.

La "novlangue" sioniste du CRIF

La "novlangue" sioniste du CRIF

Par Jacob Cohen, le 28 novembre 2011

La "novlangue" consiste à exprimer une réalité par un euphémisme pour lui enlever son caractère brutal ou illégitime.

Reçus à déjeuner par leur complice Sarkozy, les dirigeants du CRIF ont présenté leurs exigences :

Le terme colonies devrait être remplacé par implantations, plus neutre, car "colonies" renvoie à ce qui se faisait dans les territoires colonisés par l'Occident, ce qui fait mal aux oreilles sensibles des "judéo-sionistes".

Pour ces derniers, il n'y a pas de "territoires occupés", mais seulement "disputés", d'ailleurs dans leur grande générosité, les sionistes accepteraient de rétrocéder jusqu'à 40% de ce qui reste de la patrie palestinienne.

A condition d'assurer la "sécurité" de l'entité sioniste. Vous comprenez, la puissance nucléaire et les armements les plus modernes ainsi que le soutien inconditionnel de l'Amérique et de l'Europe ne suffisent pas à tranquilliser les sionistes. Par "sécurité", notion somme toute compréhensible, le régime sioniste entend garder le contrôle des frontières et de l'espace aérien d'un hypothétique bantoustan éventuel que la générosité sioniste accorderait aux sous-hommes qu'ils dominent.

D'après les responsables du CRIF leur allié et complice Sarkozy a prêté une oreille attentive à leurs doléances.

27 novembre 2011

Pourquoi les élections législatives au Maroc sont un échec

Pourquoi les élections législatives au Maroc sont un échec

Par Jad Siri, le 27 novembre 2011

Les élections législatives qui se sont déroulées au Maroc vendredi sont les troisièmes depuis que Mohamed VI est roi du Maroc, les premières depuis le Printemps arabe et l'adoption de la nouvelle constitution, en juillet.

Le taux de participation officiel à ces élections est de 45% des Marocains inscrits sur les listes électorales.

A l'issue de ce scrutin, le parti de la justice et du développement (le PJD), regroupant des islamistes dits «modérés», sort vainqueur.

Le PJD est le premier parti en nombre de suffrages recueillis et en nombre de sièges de députés à la chambre des représentants ; L'analyse des premiers résultats de ces élections appelle plusieurs commentaires.

1. Le taux de participation annoncé est décevant

Tout d'abord, constatons que ces élections ont été organisées comme d'habitude par le ministère de l'Intérieur, le même qui a organisé le référendum constitutionnel du 1er juillet dernier qui a connu un taux de participation officiel de plus de 72% pour un oui à plus de 99%. Cinq mois après, ce score laisse toujours quelque peu songeur.

Dès lors, bien que le taux de participation officiel pour ces élections législatives peut à première vue paraître plausible, on est cependant pas toujours rassuré sur sa fiabilité.

Contrairement à ce qu'on lit et on entend dans les médias marocains et les médias français, ces élections, par le taux de participation, sont un échec. 45% de participation pour des élections législatives, c'est peu !

Même si ce taux est plus élevé que les 37% des dernières législatives de 2007, il reste faible pour l'enjeu du scrutin. Il reste inférieur au taux de participation des législatives de 2002 et surtout au taux de participation officiel au dernier réferendum constitutionnel.

Quasiment 30% de moins qu'il y a cinq mois, c'est beaucoup ! La chute est brutale, même si ce n'est pas le même type de scrutin !

Cette faible participation constitue d'abord un échec pour le roi et pour la réforme constitutionnelle qu'il a contrôlée de bout en bout en ne renonçant qu'à très peu de prérogatives qu'il détenait dans la précédente constitution.

En ne participant que faiblement à ces législatives, les Marocains disent, notamment, qu'ils ne croient pas dans la nouvelle organisation des institutions, telles qu'elles sont prévues dans la nouvelle constitution.

2. Les principaux partis ont obtenu des scores décevants

Ensuite, ce taux de participation et les résultats obtenus par les partis politiques constituent un échec pour ces derniers. Il s'agit d'un échec pour ceux qui étaient la locomotive de la coalition du G8, laquelle fédérait huit formations, dont les principales dites du «Palais» :

le RNI, conduit par le ministre des Finances sortant ;

le PAM, créé il y a trois ans à l'initiative de l'ancien ministre de l'Intérieur et proche du roi

Ces deux partis fédèrent des personnalités opportunistes et particulièrement dociles vis-à-vis du Palais, et sont arrivés troisièmes et quatrièmes.

Ce taux et le résultat obtenu par l'autre coalition, la Koutla, composée des trois «vieux» partis, dont l'Istiqlal, premier parti marocain et parti ayant mené la lutte pour l'indépendance, et l'USFP (socialiste) marquent un échec de ces derniers.

Ils sont certes respectivement deuxième et cinquième de ce scrutin mais ils ont perdu, depuis longtemps, quasiment toute crédibilité, ayant participé notamment aux deux précédents gouvernements qui ne faisaient qu'appliquer la politique dictée par le roi (le gouvernement sortant était d'ailleurs conduit par le responsable du parti de l'Istiqlal).

De même, ce taux de participation, faible, mais pas suffisamment faible, ne constitue qu'un demi-succès pour le mouvement du 20 février et pour les partis qui appelaient au boycott.

Toutefois, ce taux reste trop «élevé» pour délégitimer complètement le résultat de ces élections.

Enfin, le résultat de ces élections n'est qu'un succès en trompe l'œil pour le PJD. Certes, il est aujourd'hui le premier parti, mais pour un parti qui normalement mobilise son électorat, il n'obtient que 30% des suffrages sur 45% de participation.

Concrètement, le PJD ne pèse en réalité qu'environ 15% des inscrits ! Sa légitimité est donc toute relative.

3. Pour le PJD, les alliances possibles restent floues

Si les résultats de ce scrutin sont fiables, plusieurs questions se posent et plusieurs conséquences doivent être tirées.

Tout d'abord, en application de la nouvelle constitution, le roi est obligé d'appeler comme Premier ministre un membre du PJD. Ce dernier sera donc un intégriste «modéré».

Ensuite, ne disposant pas de majorité absolue et devant formellement obtenir la confiance de la chambre des représentants, le PJD va devoir trouver des partis alliés pour former un gouvernement et avoir une majorité au parlement.

Avec qui va-t-il pouvoir s'allier ? Avec l'Istiqlal, dont une frange conservatrice dit ne pas être en incompatibilité avec le PJD, ce qui risquerait de créer de très fortes tensions avec son aile plus progressiste, notamment sur les questions de société, de droit des femmes, droit à l'avortement, le rapport à l'alcool etc.

Va-t-il trouver un allié avec l'USFP, parti qui se déclare progressiste mais aujourd'hui discrédité ?

Ou va-t-il trouver des alliés parmi les partis politiques du G8, dont le RNI et le PAM, les partis du «palais» ?

Quel rôle pour le palais dans l'après-scrutin ?

Par ailleurs, le roi (et le palais) va-t-il s'immiscer dans la formation d'une majorité et d'un gouvernement ? Va-t-il imposer des ministres ? Auquel cas, on aura bien la preuve que toute la réforme constitutionnelle pour démocratiser le système politique n'aura été qu'une mascarade.

Dans tous les cas, il ne faut surtout pas un gouvernement d'union nationale avec cinq ou six partis ! Ça empêcherait la structuration du champ politique marocain, avec une opposition qui serait en réalité factice. Surtout, cela signerait la continuation du système qui a eu cours depuis des décennies.

Enfin, les partis politiques vont devoir tirer les enseignements de ce scrutin. Les dirigeants de ces partis vont devoir accepter, pour certains, d'entrer dans l'opposition, de faire leur travail d'opposition, de renouveler le personnel, de reconstruire un projet politique cohérent et non pas se contenter d'être des courtisans d'une monarchie qui contrôle tout.

14:03 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

26 novembre 2011

Parodie de justice jusqu’au bout

Parodie de justice jusqu’au bout

Le Maroc condamne Ali AARRASS à quinze ans d’emprisonnement sur base d’aveux extorqués sous la torture !

Communiqué du Cabinet d'avocats Jus Cogens, le 25 novembre 2011

Ce 24 novembre 2011, le procès d’Ali AARRASS s’est déroulé devant trois magistrats de la Cour d’appel de Rabat siégeant à Salé.

Malgré l’absence de tout élément de preuve objectif, notamment des déclarations de ses prétendus accusateurs, Ali AARRASS a été condamné à quinze ans d’emprisonnement sur la seule base de ses aveux obtenus sous la torture.

Ne répondant à aucun des arguments juridiques et factuels soulevés par la défense au cours de plus de trois heures de plaidoiries et au travers de conclusions écrites, les magistrats ont pris leur décision en à peine plus d’une heure.

Plus choquant encore, alors que la réouverture de l’audience était prévue pour 16h, les magistrats ont prononcé la sentence en l’absence des avocats de la défense, de la famille d’Ali AARRASS et des nombreuses personnes venues le soutenir. Ali AARRASS s’est retrouvé seul face à ses juges pour entendre ce verdict inique. L’interprète n’avait même pas été appelé par la Cour. Ali AARRASS n’a donc pas compris le jugement qui a été prononcé. Ce sont ses avocats qui ont dû le lui expliquer dans les geôles du palais de justice.

Le collectif de défense ne peut que constater qu’il s’agit d’une pression supplémentaire exercée sur Ali AARRASS. Après la torture et les conditions de détention extrêmement pénibles, Ali AARRASS étant placé en régime d’isolement sévère, cet évènement s’ajoute encore au fait qu’aucun entretien confidentiel n’est autorisé entre Ali et ses avocats.

Parallèlement à cette sordide condamnation, il faut rappeler que les autorités marocaines ont refusé d’enquêter sur la plainte déposée par Ali AARRASS pour la torture qu’il a subie en garde-à-vue. Il y a pourtant des devoirs d’enquête élémentaires qui auraient dû être réalisés avant de pouvoir considérer qu’il n’y aurait pas matière à sanctionner : entendre Ali AARRASS de manière approfondie, le confronter avec tous les agents s’étant «occupés» de lui pendant sa garde-à-vue, réaliser une expertise médicale, la comparer avec le dossier médical espagnol, … Le Maroc n’a rien fait !

Est-ce étonnant ? Pas vraiment. Ces même magistrats avaient statué dans l’affaire «Belliraj» et avaient condamnés les inculpés à des peines d’emprisonnement extrêmement lourdes, malgré les allégations persistantes de torture et les nombreuses violations du droit au procès équitable, constatées tant par les ONG que par des observateurs officiels.

Honteusement pour le Maroc, ces juges persistent dans leur pratique contraire aux droits humains les plus fondamentaux. Ces magistrats avaient pourtant été désavoués par le roi Mohamed VI, qui a accordé la grâce à plusieurs personnes condamnées à vingt ans d’emprisonnement dans le dossier «Belliraj».

Est-ce que la justice remplacera un jour l’injustice au Maroc ?

Quoi qu’il en soit, le combat continue pour Ali AARRASS, qui a d’ores et déjà saisi le Comité des Nations Unies contre la Torture et le Comité des Droits de l’Homme.

13:15 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 novembre 2011

LE MOUVEMENT DU 20 FEVRIER EST EN PASSE DE GAGNER LES ELECTIONS AU MAROC

LE MOUVEMENT DU 20 FEVRIER EST EN PASSE DE GAGNER LES ELECTIONS AU MAROC

Par Khalil Zeguendi, le 19 novembre 2011

Demain, dimanche 20 novembre, sera un jour important au Maroc, puisque l'ensemble de la classe politique ainsi que l'appareil sécuritaire au Maroc, accordera une attention particulière aux manifestations auxquelles appelle, dans toutes les villes du Maroc, le Mouvement du 20 février.

Ce Mouvement fera descendre dans les rues des villes et des villages, des dizaines, voire des centaines de milliers de Marocains, pour appeller au boycott des élections législatives du 25 novembre prochain.

Depuis de nombreuses semaines que la campagne électorale a démarré, les jeunes du Mouvement du 20 février qui manifestant un peu partout pour promouvoir le boycott, subissent une répression de plus en plus accrue de la part des forces de l'ordre.

Les partis politiques marocains dont les discours creux et sans âme sont de plus en plus persuadés que le taux de participation, risque d'être "plancher", cette fois.

L'argent commande plus que jamais, le déroulement de cette campagne terne et vide de programmes.

Les candidats se cachent et envoient des prestataires payés à 100 dirhams (9 euros), distribuer leurs dépliants. Et ceux des candidats qui s'aventurent dans les quartiers populaires, sont tout simplement chassés par les habitants de ces zones.

Et pour cause : les candidats sortants sont quasi tous présents, tous partis confondus. Et les jeunes, présentés comme la relève des vieux crocodiles, sont pour la majeure partie d'entre eux, les fils et les neveux de ces mêmes croulants.

Le PJD, parti islamiste, proche des Frères Musulmans, est donné en tête de ces élections. Pour contrer son ascension auprès des couches démunies, 8 parties de droite comme de gauche, ont crée une alliance pré-électorale et promettent de tout faire pour exclure le PJD du jeu politique marocain.

Demain, dimanche, l'attention sera braquée sur les manifestations de boycott auxquelles appelle le Mouvement du 20 février. Nombre d'habitants, hostiles au déroulement de la campagne, se promettent de descendre dans les rues pour renforcer les rangs des manifestants.

16:41 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 novembre 2011

La situation au Maroc vue par l’IRIS

La situation au Maroc vue par l’IRIS

L’art de bloquer l’immobilisme ?

Par Ahmed Benseddik, le 19 novembre 2011

L’Institut des Relations Internationales et Stratégiques basé à Paris a consacré au Maroc le numéro 48 (novembre 2011) de ses analyse sur la GÉOPOLITIQUE DES FRONTIÈRES DE L’UNION EUROPÉENNE. L’auteur est Pierre Verluise, Directeur de recherche à l’IRIS, Directeur du site géopolitique www.diploweb.com

En Voici l’introduction :

Les élections législatives du 25 novembre 2011 au Maroc ramènent l’attention sur ce pays qui bénéficie d’un statut avancé auprès de l’Union européenne. Cependant, son climat des affaires souffre encore de bien des insuffisances. L’administration et le système judiciaire ne sont pas au niveau des attentes des investisseurs … et de la population. La situation politique reste incertaine.

Voici d’autres extraits :

L’appréciation du climat des affaires au Maroc nécessite de dépasser le discours officiel pour approcher les réalités. Les investisseurs étrangers ne s’y trompent pas et regrettent le manque de visibilité à moyen et long termes.

Avant les évènements politiques de 2011 dans le monde arabe, les principaux rapports sur le climat des affaires classaient le Maroc loin derrière la Tunisie, particulièrement pour la protection des investisseurs, le respect des contrats et la fiscalité.

En 2009 comme en 2010, le Maroc a été classé par le Forum économique mondial au 73ème rang sur un total de 133 pays pour la compétitivité et le climat des affaires. En 2010, la Banque mondiale classe le Maroc au 128e rang sur 183 pays évalués. Certes, sur le plan formel, le cadre juridique marocain a été mis à jour et modernisé, mais l’application reste à mettre en œuvre. C’est pourquoi la Banque mondiale recommande de poursuivre les efforts, notamment pour améliorer la transparence de l’information financière et renforcer la formation des administrateurs d’entreprises.

En 2010, l’Organisation non gouvernementale Tranparency International classe le Maroc au 85ème rang mondial en matière de corruption, soit au même niveau que le Malawi : 3,4 sur 10.

Supposée faciliter les affaires, l’administration pénalise lourdement l’activité économique du pays.

Les interlocuteurs reconnaissent unanimement que l’administration fait partie des pénalités majeures du climat des affaires au Maroc. Sans cesse reviennent les mots suivants : bureaucratie, incompétence, corruption et manque de respect du citoyen. Peu efficace, peu transparente dans ses procédures et souvent absurde dans ses demandes, l’administration pénalise lourdement l’activité économique du pays. Les collectivités locales souffrent le plus souvent d’une administration incompétente, corrompue et peu soucieuse de l’intérêt général.

La fiscalité est devenue un instrument de collecte déconnecté de la situation économique. L’administration persiste à refuser la prééminence des conventions internationales sur le droit interne. Et le droit interne n’est pas lui-même respecté par l’administration fiscale, faute de sanctions.

Le système judiciaire marocain constitue une véritable entrave au climat des affaires, alors que les investisseurs se préoccupent de plus en plus de sécurité juridique. Si le gouvernement tente d’agir depuis 2010, le problème de la justice est ancestral au Maroc. Dans la mentalité marocaine, un bon jugement s’obtient… en payant le juge. Une source informée admet : «Pour le dire d’une phrase : le corps de la justice est pourri jusqu’à la moelle».

La justice marocaine est lente et les magistrats corrompus. Il s’agit en fait d’un résultat du «contrat social». Les juges sont nommés par le roi… et rendent la justice au nom du roi. Si le mode de nomination peut sembler prestigieux, le revers de la médaille est que l’autorité politique peut dire au juge : «Voilà ce que veut Sa Majesté, il ne vous reste qu’à l’appliquer».

Baudouin Dupret et Jean-Noël Ferrié, Directeurs de recherche au CNRS, expliquent ainsi l’ampleur du défi : «Obtenir que la corruption cesse, c’est […] s’attaquer à un équilibre complexe et collaboratif. C’est prendre en compte à la fois la rémunération des fonctionnaires, le motif de leur dévouement au régime, les raisons de la crainte qu’ils inspirent, l’attitude des citoyens comme la conception qu’ils se font du rapport à l’administration, et plus largement, du civisme. En d’autres termes, il faut mobiliser durablement différentes catégories d’acteurs de l’action publique. Ce n’est jamais aisé parce que la stabilité des gouvernants est souvent tributaire d’immobilismes impliquant de ne pas malmener trop de monde, notamment parmi les agents de l’Etat, qui assurent, chacun à leur place, la stabilité du système, à défaut de nécessairement assurer le règne de l’Etat de droit. Dans un régime comportant une part d’autoritaire, il est difficile au souverain de prendre ce risque puisqu’il profite paradoxalement de l’immobilisme contre lequel il lutte.

La dynamique des «révolutions arabes» (2010-2011) a placé la monarchie marocaine dans une situation délicate. La contestation polarisée par le Mouvement du 20 février 2011 a contraint le roi Mohammed VI à annoncer le 9 mars 2011 une réforme constitutionnelle… promise depuis plusieurs années.

Excluant le Mouvement du 20 février, le groupe qui a rédigé le projet de Constitution a été choisi par le monarque. Les manifestants auraient préféré que la réforme soit organisée par une assemblée constituante. Quoi qu’il en soit, le processus a suscité une attente, tout en permettant au palais de gagner du temps dans l’espoir de faire retomber la contestation. Le texte ne modifie pas les règles du jeu institutionnel au point d’en faire une monarchie parlementaire.

Lors du référendum du 1er juillet 2011, la révision constitutionnelle renforçant les pouvoirs du Premier ministre tout en préservant la prééminence du roi aurait été adoptée à plus de 98 % des votants, avec un taux de participation annoncé à plus de 75%. Reste à savoir ce que signifie ce chiffre trop beau pour être vrai alors que près d’un Marocain sur deux n’est pas inscrit sur les listes électorales… Il témoigne, certes, d’une forme d’allégeance mais aussi d’une difficulté du palais à accepter un résultat digne d’une démocratie...

La situation politique marocaine reste complexe. Baudouin Dupret et Jean-Noël Ferrié considèrent que la monarchie «n’a pas promu une réforme afin de répondre à la pression de la rue, mais qu’elle a utilisé les circonstances - la crainte que les choses n’aillent trop loin et le souhait généralisé d’échapper à une crise – dans le but de favoriser un arrangement institutionnel lui permettant de soumettre une partie des acteurs politiques à une obligation de résultat en les plaçant dans la dépendance directe des électeurs. C’est une manière, pourrait-on dire, de bloquer l’immobilisme.

La pression de l’Union européenne doit soutenir la partie de l’opinion publique aspirant à plus de droits et de libertés, et non se satisfaire de faux semblants. «Il importe de s’attaquer aux véritables responsables et non pas aux lampistes», confie un membre d’une ONG. «Qui sème la corruption récolte la révolution», ajoute-t-il.

Article complet : http://www.iris-france.org/docs/kfm_docs/docs/actualit-europenne-n48.pdf

01:05 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19 novembre 2011

Lutter contre la violence sioniste et condamner l’antisémitisme

Lutter contre la violence sioniste et condamner l’antisémitisme

Par Hani Ramadan, le 10 novembre 2011

Il est absolument nécessaire de condamner sans détour l’antisémitisme. D’abord, en insistant sur le fait qu’il n’existe pas de race maudite. Pas plus qu’il n’existe de race supérieure. A ce titre, le Coran nous oriente vers la voie qui conduit à reconnaître l’égalité de tous les hommes devant Dieu, sinon par la foi et la piété. Le Coran affirme :

«Ô gens, Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous vous avons désignés en peuples et tribus afin que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous auprès de Dieu est le plus pieux des vôtres. Dieu sait et connaît parfaitement toute chose.» (Coran, 49, 13)

Et le Prophète Muhammad a dit : «Ô gens, vous êtes tous issus d’Adam, et Adam a été créé de terre. Un Arabe n’a aucun mérite sur un non-Arabe, ni un non-Arabe sur un Arabe, sinon par la piété.»

A plusieurs reprises, le Coran célèbre l’exemple des Prophètes fils d’Israël, et l’islam ne connaît pas le rejet d’une race quelconque.

Ensuite, en dénonçant l’idéologie sioniste, qui n’est qu’une perversion du judaïsme, traduisant dans les faits et par la violence l’idée de la suprématie du peuple élu, et des privilèges qui seraient les siens. Le sionisme génère l’antisémitisme. Or, on ne peut imputer à la communauté juive dans son ensemble la responsabilité de ce qui se passe dans les territoires occupés. Toute généralisation doit être récusée. Des organismes tels que la CICAD et la LICRA devraient se démarquer sans tergiversations des crimes commis par le gouvernement israélien, car leur silence, interprété comme une forme d’allégeance, engendre la méfiance et l’hypocrisie, et leur fait perdre toute crédibilité aux yeux des observateurs indépendants. J’ajoute que par principe, un racisme ne peut être plus ignoble qu’un autre : ce serait une forme de racisme de concevoir les choses ainsi. Aujourd’hui, les Arabes palestiniens subissent une discrimination dans leur propre patrie.

Par ailleurs, s’il est important de  rappeler l’infamie que fut la doctrine nazie, et la réalité historique de la Shoah que nul ne peut nier, il est essentiel de ne pas faire de ces atrocités une justification aux exactions perpétrées contre les Palestiniens. L’unicité de la souffrance juive, distincte de toute autre souffrance (théorie d’Elie Wiesel), ne peut qu’exacerber les sentiments de tous ceux dont on ignore la souffrance. La Shoah ne doit pas être une religion et elle ne doit pas prendre la place de Dieu. Surtout dans nos républiques dites modernes. Elle n’a pas besoin de catéchisme (idée du président Sarkozy heureusement rappelé à l’ordre alors qu’il voulait associer la mémoire d’un enfant juif à chaque écolier de France !) Et on se passerait bien évidemment de ses hérétiques.  Certes, il ne s’agit pas de nier le caractère spécifiquement odieux d’un projet qui visait l’extermination d’un peuple, mais la Shoah ne doit pas devenir un dogme destiné à museler les consciences lorsqu’en Palestine, on brûle au phosphore blanc des enfants. Nous attendons toujours de ces Messieurs de la CICAD et de la LICRA une condamnation claire des massacres répétés de civils palestiniens.

Enfin, il est essentiel de démasquer le rôle des lobbies sionistes, particulièrement influents dans les milieux politiques, journalistiques et médiatiques. Ces groupes de pression parviennent à faire rendre acceptable ce qui est inacceptable. Une conspiration du silence s’installe autour du thème de la colonisation qui se poursuit. Citez-moi un seul journaliste qui ait eu le courage, dans la presse officielle et bien-pensante, de fustiger ouvertement le vol des terres palestiniennes, d’en appeler aux droits de l’homme, de réclamer des condamnations ? A peine nous rapporte-t-on les événements en quelques phrases ou par un bref communiqué. Comme si le rôle des médias consistait seulement  à couvrir par l’information la politique du fait accompli.

Cette complicité qui perdure est inadmissible. D’autant plus que sur le terrain des faits, des femmes et des enfants vivent jour après jour un drame indescriptible, chassés de leurs maisons et de leur patrie, expulsés dans les camps. Des milliers de prisonniers dont personne ne veut connaître les noms – ils ne s’appellent pas Shalit – croupissent en prison. Dans un grand nombre de régions où est édifié le mur de la honte, les colons sont armés, et le peuple leur est livré, sans défense.

Journalistes libres de tous les pays, réveillez-vous !

Islamophobie : Trois Marocains portent plainte contre l’Etat néerlandais

Islamophobie : Trois Marocains portent plainte contre l’Etat néerlandais 

Par Yann Ngomo, le 18 novembre 2011

Trois citoyens maroco-néerlandais ont décidé de saisir le conseil des Droits de l’Homme des Nations unies. Ils poursuivent l’Etat néerlandais pour son inertie face au discours du leader d’Extrême droite Geert Wilders qui relève selon eux d’incitation à la haine contre certaines communautés d’immigrés, particulièrement les musulmans.

Non content de collectionner les plaintes pour racisme, ou pour incitation à la haine à cause de son discours très agressif sur l’immigration et les musulmans, Geert Wilders, leader du Parti pour la liberté, formation d’extrême droite, est, cette fois, à l’origine d’une plainte déposée contre L’Etat néerlandais. Les instigateurs de cette plainte, trois Maroco-néerlandais, rapporte la chaine de télévision néerlandaise NOS, hier, jeudi 17 novembre.

Selon les plaignants, «Wilders, par son discours de haine, a empoisonné le climat social aux Pays-Bas qui est devenu de plus en plus anti-immigré et anti-islam.» Ils estiment par ailleurs que l’Etat n’a pas fait assez pour les protéger de ce discours de haine qui les maintient dans un climat constant de discrimination, d’humiliation et d’insécurité. Ils ont donc décidé de se tourner vers les Nations unies, estimant que les traités internationaux sur les droits de l’homme doivent les protéger contre les discriminations, et qu’il est du devoir des Nations Unies à ce qu'ils soient respectés.

Une polémique de plus pour Wilders

La controverse, Geert Wilders connait. Il a déjà déclenché plusieurs plaintes contre lui par des propos tenus sur les musulmans et l’immigration. En janvier 2010, il comparaissait pour «incitation à la haine raciale et discrimination», pour ses déclarations tapageuses sur l‘immigration non occidentale, mais surtout pour son court métrage intitulé Fitna (la discorde, en arabe), diffusé sur internet, en 2008. Wilders y dresse un portrait très négatif de l’islam en l’associant systématiquement aux actes de violence, comme les attentats du 11 septembre 2001, aux Etats Unis.

Alors qu’il risquait jusqu’à 2 ans de prisons, et 18 500 euros d’amende, Wilders a finalement été acquitté par la justice néerlandaise en juin. Lors de son audience préliminaire, le leader d’extrême droite avait estimé que ses propos s’inscrivaient dans le cadre de la liberté d’expression.

Reste maintenant à savoir quel sera l’avis de l’ONU sur la question. Il sera, quoiqu'il en soit, plus d'ordre symbolique que légal. Comme le souligne le portail d’information Dutch News, une décision de la Commission des droits de l’Homme de l’ONU peut prendre des années, mais surtout, elle n’a pas de véritable poids sur le plan légal, vu que les Etats ne sont pas tenus de l’appliquer.

18 novembre 2011

USA : Pour le Boycott de la mascarade élctorale au Maroc

 USA

Pour le Boycott de la mascarade électorale au Maroc

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18:44 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les slogans hostiles au roi refont leur apparition à Tanger

Les slogans hostiles au roi refont leur apparition à Tanger

Encore une fois le pauvre roi du Maroc est la cible des manifestants pro-démocratie. Cette fois-ci à Tanger, la grande cité du nord du royaume.

«Ecoute ô roi ! Le Makhzen ne nous fait plus peur !», ont scandé les manifestants du 20 février, entre autres revendications assez dures contre Mohamed VI.

Pourtant, accusé de tous les maux du Maroc, «Sidna» ne peut tout de même pas être comptable de tout. Il n’a aucun pouvoir de décision. Il n’a aucun pouvoir au Maroc. Il ne fait que régner. Et le Maroc est bien un Etat de droit. Oui ou non ?

Alors, pourquoi cette injuste hargne à vouloir coller tout sur le dos de «Sidna» ?

14:08 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un bulletin d’information royal

Un bulletin d’information royal

Par Ahmed Benseddik, le 18 novembre 2011

Le jeune Abdelmalik s’est réveillé comme à son habitude chaque matin, a pris son petit déjeuner et ensuite a quitté son domicile situé à proximité du siège de la Fédération Royale Marocaine de Football pour rejoindre son travail en tant qu’employé au sein de l’Académie du Royaume du Maroc. Quand il s’est approché de l’avenue de l’Armée Royale, il a observé le passage du Convoi Royal qui se dirigeait de la Résidence Royale au Palais Royal. La voiture Royale était escortée par des motards de la brigade Royale, suivie d’un véhicule de la Gendarmerie Royale et un autre fourgon de la Garde Royale. Il a allumé l’autoradio pour écouter le bulletin d’information. Comme toujours, ce dernier commence par les Activités Royales. Ainsi, il a appris qu’un discours Royal serait diffusé ce soir-là, et que le Cabinet Royal allait bientôt accueillir les invités du Roi. Par ailleurs, la ville de Sefrou, en pleine célébration du festival des cerises (en arabe: l’amour des rois), se prépare à son tour pour la visite Royale. A cette occasion, le Wali de sa Majesté le Roi pour la région de Fès et le gouverneur de Sa Majesté le Roi pour la province de Sefrou veillent à l’application des instructions Royales pour la réalisation des grands chantiers Royaux.

Abdelmalik continua son chemin, il passa devant l’Institut Royal de la Culture Amazighe, et l’Institut Royal pour la Recherche sur l’Histoire du Maroc, puis s’est approché de l’entrée du Royal Golf Dar Essalam de Rabat.

Le bulletin d’information se poursuit : le ministère de la Maison Royale – un ministère sans ministre – annonce qu’une audience Royale sera accordée aux membres du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes. D’autre part, le chambellan du Roi, accompagné par des conseillers du Roi, le directeur de la bibliothèque Royale et de l’historiographe du Royaume, a remis un généreux don Royal à une confrérie soufie qui célèbre sa fête annuelle sous le Haut Patronage du Roi. Les membres de la confrérie ont exprimé leur immense gratitude suite à cette bienveillance Royale et apprécient à sa juste valeur le noble geste du Roi qui les a honorés.

De son coté, son Altesse Royale a présidé la cérémonie d’inauguration du nouveau siège de la Royal Air Maroc, a remis à son Président Directeur Général une décoration Royale et a exhorté son encadrement  à s’inspirer de la volonté Royale pour aller de l’avant, accomplir la vision Royale éclairée qui consiste à développer ce secteur stratégique pour le bénéfice des sujets de Sa Majesté le Roi et des touristes visitant de son Royaume.

Sur un autre registre, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement de Sa Majesté le Roi, a présidé la cérémonie d’installation des nouveaux ambassadeurs de Sa Majesté le Roi : tout en leur rappelant les fondements de la diplomatie Royale, il les a félicités pour la confiance Royale et leur a remis les dahirs Royaux ainsi que les lettres Royales à remettre aux chefs d’Etat auprès de qui ils vont représenter Sa Majesté le Roi.

Quant au ministre de la Justice, il a tenu une réunion avec les représentants des professions judiciaires, en particulier les procureurs du Roi et commissaires Royaux : la réunion a été consacrée aux moyens à mettre en œuvre pour exécuter les jugements prononcés au nom de Sa Majesté le Roi et les efforts pour préserver les droits des justiciables devant les tribunaux du Royaume, ainsi que la simplification de la procédure de grâce Royale.

Enfin, le Directeur de l’Institut Royal des Etudes Stratégiques est occupé  à la mise en œuvre de l’ordre Royal consistant à réaliser deux études : la première porte sur les scénarios à même de réaliser le vœu Royal de restructurer la Cour Royale, consolider la position centrale de l’institution Monarchique et mieux faire respecter les prérogatives Royales ; la deuxième porte la bonne gouvernance au sein des Forces Armées Royales et en particulier la Marine Royale.

Arrivé à son  bureau, Abdelmalik a trouvé ses collègues en train de lire les journaux, deux gros titres ont attiré son attention : «le préfet de police de Casablanca limogé suite à une colère Royale», et «comment la fortune Royale a été multiplié par cinq en dix ans ?».

Abdelmalik a mis sa main dans sa poche, il y a trouvé un seul billet de vingt dirhams et quelques comprimés d’aspirine. Il en a avalé un avec une gorgée d’eau de source de marque Ain Sultan, puis il a bien respiré profondément pour inhaler de l’oxygène Royal en méditant ce verset coranique  «Dis :  Ô mon Dieu, Souverain suprême ! Tu donnes le pouvoir à qui Tu veux et Tu l’enlèves à qui Tu veux ! Tu honores qui Tu veux et Tu abaisses qui Tu veux ! Tu détiens le Bien et Ta puissance n’a point de limite !» 3-26.

11:39 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16 novembre 2011

"Quel soutien de l'UE aux démocraties naissantes au Maghreb ? Cas du Maroc ?"

Conférence-débat

"Quel soutien de l'UE aux démocraties naissantes au Maghreb ? Cas du Maroc ?"

Lundi 21 novembre ·de 19h00 à 22h00 au Pianofabriek

35, rue du Fort à 1060 St Bruxelles

L'UE s'emploie à développer des relations étroites avec le Maroc, son voisin géographique, et à soutenir les réformes économiques et politiques du pays.

A l'occasion des élections législatives anticipées du 25 novembre 2011 au Maroc, fruit de la naissance et la lutte continue du Mouvement du 20 Février pour un vrai changement démocratique, l'UE sera amenée à suivre ce scrutin de très près, surtout qu'elle a salué la réforme constitutionnelle menée par le roi Mohamed VI, et votée par voie de référendum boycotté par une bonne partie de la jeunesse marocaine et dont la légitimité et les résultats ont été plus que contestés par le M20F.

Dans le Maghreb, deux dictateurs sont déjà tombés, avec des scénarios très différents. Le cas du Maroc est très important et mérite qu'on l'analyse de très près au regard de ces élections anticipées et des derniers développements de l'actualité marocaine aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du Maroc, d'autant plus que certains chiffres estiment les Marocains vivant à l'étranger à plus de 5 millions.

Contrairement au cas tunisien qui a connu une vraie participation massive des Tunisiens à l'étranger pour élire leur assemblée constituante, le Maroc a préféré offrir à ses 5 millions de "RME" la possibilité de participer à ces élections anticipées uniquement par voie de procuration sujette à des procédures et formalités administratives, alors que certaines mosquées marocaines en Europe ont été transformées et investies en bureaux de vote lors du référendum de la nouvelle constitution.

Alors, quel sera le rôle des décideurs au sein de l'UE dans le cas marocain ? Continueront-ils à soutenir le processus des réformes politiques et économiques engagées par le roi sans se soucier du mouvement du 20 février et des voix marocaines les interpellant et les mettant devant leur responsabilité morale et historique ? Continueront-ils à privilégier les intérêts et les enjeux économiques aux autres considérations des droits humains ou idéaux de démocratie et de liberté ? Allons-nous assister à la quasi-répétition du scénario tunisien dont lequel la France de Sarkozy et de Alliot-Marie ont commis une erreur historique irréparable ?

Organisation : Coordination Belgique de soutien au mouvement du 20 fevrier au Maroc

Le débat sera public et l'invitation est ouverte à tous

Meeting : PSU/Fédération Europe PADS/ Fédération Europe

Meeting

PSU/Fédération Europe  PADS/ Fédération Europe

L'Alliance de la Gauche Démocratique Marocaine organise un meeting à Paris

Le Vendredi 18 novembre 2011 à 19h

17, rue Petit – 75019 - métro : Laumière (Ligne 5)

La position de l’AGDM en France face à la mascarade électorale du 25 novembre 2011

L'Alliance de la Gauche Démocratique Marocaine en Europe, vous invite à un meeting le vendredi 18 novembre 2011 à Paris, pour expliquer et débattre de sa position relative à la mascarade des prochaines élections législatives du 25 novembre 2011.

Ce meeting sera l’occasion d’échanger autour de sa stratégie, qui consiste à imposer à travers un processus révolutionnaire pacifique, une démocratie réelle et l’abolition du pouvoir makhzen, despotique et archaïque.

Gloire à nos martyrs

Vive la lutte du peuple marocain pour une démocratie réelle

Vive la gauche marocaine unie

14 novembre 2011

L'intégration, "une trahison de la modernité"

L'intégration, "une trahison de la modernité"

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Propos recueillis par Jérôme Anciberro, le 14 novembre 2011

Face aux modèles classiques de l’intégration à la française ou de l’inclusion à l’anglo-saxonne, le sociologue Raphaël Liogier défend l’idée de «participation». Il interviendra le 19 novembre aux Assises nationales de la diversité culturelle.

Quels sont les principaux modèles proposés pour répondre à la question soulevée par la diversité culturelle ?

Raphaël Liogier : En France, on parle d’intégration et parfois même d’assimilation. On a l’impression que l’objectif est de «digérer» un élément extérieur. Dans le monde anglo-saxon, on emploie l’expression d’inclusion qui a au moins un avantage : s’opposer à l’idée d’exclusion. Mais si on inclut des gens dans un tout sans les transformer, on suppose aussi que, pour le reste, ils doivent s’en sortir tout seuls. Dans la tradition française moderne, ré­pu­blicaine, on es­time qu’il existe des iné­galités liées à notre situation so­ciale, à notre naissance, et qu’il convient de les compenser en partie pour que l’égalité entre les citoyens ne soit pas seulement formelle.

Vous proposez l’idée de «participation».

Je ne suis pas le premier. J’ai retrouvé cette définition de la citoyenneté comme participation chez Sartre, dans ses Réflexions sur la question juive. Pour Sartre, les sociétés européennes reprochent tout simplement aux juifs d’être différents et de ne pas vouloir cesser de l’être. Or, la citoyenneté, ce n’est pas l’uniformité, c’est le fait d’accepter que ceux qui sont là participent. Le seul fait de participer économiquement à la richesse nationale légitime et donne droit à la participation au sens civique et politique.

C’est quelque chose de nouveau à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Nous sommes aujourd’hui dans ce qu’on pourrait appeler le «paradigme du repas de famille». Nous pouvons être tentés de penser que certaines personnes, parce que leurs grands-parents ne sont pas nés en France, parce qu’ils sont musulmans ou pour d’autres raisons, sont des invités au repas de famille et qu’ils doivent donc être particulière­ment polis et bien se tenir à table.

Mais on oublie qu’ils sont à la cuisine comme les autres et qu’ils participent à la fabrication du repas. Il est donc légitime qu’ils participent aussi à l’élaboration des règles communes. Il n’est pas possible de dire : s’ils ne sont pas contents, qu’ils retournent chez eux. De toute façon, les règles du vi­vre-en­sem­ble ne sont pas définies de toute éternité.

On va vous accuser de relativisme ou de postmodernisme

Ce serait une er­reur. On veut nous faire croire que la modernité équivaudrait au règne de la raison contre des traditions forcément irrationnelles. C’est un peu rapide. La modernité, c’est avant tout la constitution d’un espace juridique, politique et social de coexistence des différents modes d’être. En d’autres termes, c’est précisément l’annonce d’une société multiculturelle.

C’est pour cela que la notion «d’ordre public» a été inventée, parce qu’il fallait gérer et assumer la pluralité au sein d’un espace commun. Ce qu’on nous présente aujourd’hui comme étant la modernité, par exemple à travers un certain type de républicanisme unificateur, est à mon avis une trahison de la modernité.

16:23 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |