29 octobre 2011

Les Turques de Belgique se plaignent auprès de l’UE

Les Turcs de Belgique se plaignent auprès de l’UE

"TERÖRE LANET, SEHITLERE SAYGI"

Par Rachid Z, le 29 octobre 2011

A l’appel de plusieurs associations turques*, comme annoncé sur le site Parlemento, quelques 350 personnes, parmi lesquelles le Secrétaire d’État (PS) à la propreté publique Emir Kir, la députée régionale et conseillère communale (CDH) Mahinur Özdemir, l’échevine Nezahat Namli (PS) et le conseiller communal Halis Kökten (CDH), se sont rassemblées ce samedi 29 octobre devant la Commission européenne pour dénoncer le traitement jugé trop complaisant des médias et des autorités européennes à l’égard des «terroristes» kurdes.

Les manifestants de tous âges, de tout genre et de toutes tendances portaient majoritairement leur drapeau national et les slogans comme les chants patriotiques ou les discours étaient prononcés en turc.

*BADD (association pour la pensée d'Atatürk, extrême-gauche nationaliste pro-militariste), EYAD (association des originaires d'Emirdag), président Metin Edeer, ancien conseiller communal Loups Gris (MHP) à Emirdag, UETD Union of European Turkish Democrats (lobby pro-AKP, le parti au pouvoir); secrétaire général Mehmet Alparslan Saygın, Turkish Lady (association de Derya Aliç), AIMEE (association d'Esma Caner à Charleroi)

17:21 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

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Un attentat-suicide fait deux morts dans l'est de la Turquie

Le Monde avec AFP et Reuters, le 29 octobre 2011

Deux personnes ont été tuées et douze autres blessées, dont huit grièvement, dans un attentat suicide perpétré samedi 29 octobre dans la ville de Bingol, a indiqué le gouverneur de cette province de l'est de la Turquie. Le kamikaze, une femme, a également été tuée dans l'attaque devant le siège provincial du parti de la Justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir, a-t-il dit.

Le ministre de l'intérieur, Idris Naim Sahin, cité par l'agence de presse Anatolie, avait auparavant fourni un bilan de dix blessés. D'après lui, le bureau de l'AKP n'était pas la cible de cette attaque. "Elle s'est produite à proximité du siège provincial qui n'était pas directement visé", a-t-il ajouté.

De source de sécurité locale, on a précisé que le kamikaze, portant une ceinture d'explosifs aurait voulu pénétrer dans le bureau de l'AKP mais remarquée par des agents de sécurité, aurait fait détonner sa charge devant les locaux.

Les autorités turques combattent depuis 1984 une insurrection séparatiste dans le sud-est menée par les maquisards du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit). L'explosion de samedi intervient au moment où le gouvernement s'emploie à secourir des milliers de personnes ayant perdu leurs foyers dans le tremblement de terre qui a frappé une autre province à forte population kurde, celle de Van.

Écrit par : Rachid Z | 29 octobre 2011

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Ragip Zarakolu,
éditeur et défenseur des droits de l'Homme, arrêté en Turquie

Dans le cadre de l'opération policière contre le KCK (Union des communautés du Kurdistan), la police turque a arrêté le 28 octobre 2011 à Istabul, Ragip Zarakolu, proéminent défenseur des droits de l'Homme et directeur de la maison d'édition Belge. Zarakolu est également président du Comité de liberté de publication de l'Association des éditeurs de Turquie.

Son fils, Deniz Zarakolu, éditeur de la Maison d'édition Belge, avait déjà été mis en état d'arrestation le 4 octobre 2011 à Istanbul.

La Maison d'édition Belge a publié plusieurs livres sur l'oppression des minorités nationales e Turquie et sur le génocide des Arméniens.

Le même jour, dans le cadre de la même opération policière, la professeure Büşra Ersanlı, experte en droit constitutionnel et membre du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), a été arrêtée avec des dizaines d'opposants kurdes.

Les arrestations massives visant ce parti pro-kurde se poursuivent de façon frénétique. La police a procédé à des perquisitions simultanées dans les locaux et l’Académie du BDP à Istanbul, arrêtant 70 personnes dans le cadre de l’affaire KCK, accusée d’être la branche urbaine du PKK.

Début octobre, plus de 100 membres du BDP avaient été arrêtés à Istanbul et parmi eux 98 personnes, dont Deniz Zarakolu, fils du Ragip Zarakolu et l’auteur Aziz Tunc, avaient été écrouées.

Le premier est un traducteur de plusieurs œuvres dont "La philosophie politique" de Thomas Hobbes et le dernier est connu pour son livre sur le massacre de Maras, désigné comme le livre du mois par le PEN.

Alors que cinq députés kurdes sont toujours en prison et le siège d’un sixième ayant été invalidé par les autorités après les élections législatives du 12 juin, la justice veut enfermer les autres députés BDP qui sont dehors. Des enquêtes ont été ouvertes samedi 29 octobre par le Parquet de la République d’Ankara contre trois anciens députés BDP, Osman Ozcelik, Fatma Kurtulan et Sevahir Bayindir, en vertu de l’article 117 de la Loi sur les partis politiques.

Des milliers de personnes ont été arrêtées arbitrairement dans le cadre de l’affaire KCK, considérée comme un complot politique par les organisations kurdes. Cette affaire est devenue une arme redoutable du gouvernement AKP du premier ministre Recep Tayyip Erdogan pour intimider et enfermer tous les opposants kurdes.

Plus de 4500 membres du BDP ont été arrêtés au cours de ces six derniers mois. Parmi eux, plus de 1600 personnes ont été écroués.

Aujourd'hui, des milliers de membres actifs dont 18 maires sur 99 et six députés BDP sont en prison. Plus de 500 élus ont été enfermés dans la seule ville de Sirnak depuis le grand succès du parti kurde aux élections locales du 29 mars 2009.

La Turquie est aujourd’hui la plus grande prison pour les élus et les journalistes. Selon les organisations de soutien aux journalistes emprisonnés, près de 70 journalistes sont toujours en prison. (actukurde.fr, 29 octobre 2011)

Écrit par : PYL | 29 octobre 2011

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RSF: Les journalistes pris en otage dans l’offensive contre le PKK

Alors que l’offensive militaire s’intensifie dans l’est de la Turquie et jusque dans les pays voisins, la presse est plus que jamais prise en otage dans l’affrontement entre les autorités et les rebelles kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan, interdit). Procès en cascade, détentions prolongées, et maintenant directives gouvernementales à destination de la presse… L’amalgame entre combattants rebelles et journalistes abordant la question kurde d’un point de vue critique se perpétue, au nom de la lutte antiterroriste. Parallèlement, les inquiétudes montent quant à la volonté du gouvernement de contrôler l’information sur l’offensive en cours.

En prison pour une interview?

La justice turque persiste à assimiler à de la « propagande », un crime passible de plusieurs années d’emprisonnement, le fait de publier des interviews de membres du PKK. Et ce, même si le commentaire qui en est fait est loin d’être élogieux.

La journaliste du quotidien libéral Taraf, Nese Düzel, et son rédacteur en chef Adnan Demir, sont ainsi poursuivis du fait de deux reportages publiés en avril 2010, qui contenaient des interviews d’anciens dirigeants du PKK, Zübeyir Aydar et Remzi Kartal. Le 14 octobre, le procureur de la 11e chambre de la cour d’Assises d’Istanbul a requis sept ans et demi d’emprisonnement. La prochaine audience doit se tenir le 9 décembre. Le même tribunal continuera d’instruire, le 26 octobre, le procès du journaliste Ertugrul Mavioglu. Ce dernier est poursuivi pour un reportage publié en octobre 2010 dans Radikal, et qui contenait une interview d’un responsable du KCK (Union des communautés du Kurdistan, décrite comme la branche urbaine du PKK), Murat Karayilan.

Sept ans et demi de prison sont également requis contre Recep Okuyucu, correspondant de Taraf dans la province de Batman (Sud-Est) et rédacteur en chef du journal local Batman Medya. Le parquet de Diyarbakir (Sud-Est) lui reproche notamment de s’être connecté 53 848 fois au site de l’Agence de presse Euphrate (ANF, www.firatnews.org), bloqué par les autorités qui le considèrent comme un relais du PKK. Le journaliste s’est défendu en rappelant que sa profession l’obligeait à se connecter chaque jour aux sites les plus divers.

Recours massif à la détention préventive

Le chroniqueur et ancien directeur de la publication du quotidien en langue kurde Azadiya Welat, Tayyip Temel, a été interpellé le 4 octobre à Diyarbakir, puis placé en détention. Il a été interrogé pendant 15 heures par sept procureurs dotés de pouvoirs spéciaux, avec 35 autres personnes suspectées d’appartenir au KCK.

Des charges ont enfin été présentées, fin septembre, contre deux journalistes de l’agence de presse pro-kurde Diha (Dicle Haber Ajansi) incarcérés depuis le 15 avril. Kadri Kaya, chef du bureau de l’agence à Diyarbakir, et Erdogan Atlan, correspondant à Batman, sont passibles de vingt ans de prison pour « collaboration » avec le PKK et « propagande » en faveur de cette organisation. Ils comparaitront pour la première fois devant la 7e chambre de la cour d’Assises de Diyarbakir le 2 novembre. On leur reproche essentiellement leur couverture des opérations armées turques et des manifestations kurdes. Erdogan Atlan est également mis en cause pour avoir couvert le procès d’un « gardien de village » (membre d’une milice paramilitaire locale associée à l’armée turque), accusé d’abus sexuel sur un mineur à Batman. Couverture dont le but était, selon l’accusation, de « rabaisser la place des forces de l’ordre aux yeux de la société ».

Le correspondant de Diha à Mersin, Aydin Yildiz, a été interpellé le 1er octobre alors qu’il sortait des locaux du quotidien pro-kurde Özgür Gündem. Transféré à Gaziantep pour interrogatoire, il a été placé en détention, tout comme l’éditeur du quotidien, Kazim Seker, interpellé le 4 octobre à Istanbul. La directrice de publication d’Özgür Gündem, Eren Keskin, par ailleurs avocate, a été sanctionnée par un « avertissement » du barreau d’Istanbul pour avoir évoqué le « Kurdistan » dans une conférence prononcée... en 2004. Le barreau a pris cette décision suite à la condamnation de la journaliste à dix mois de prison avec sursis et une amende de 3000 LT (1200 €) par un tribunal d’Urfa (Sud-Est), confirmée par la Cour de cassation en mai 2010.

Dans un entretien à Radikal le 11 octobre, le ministre en charge des négociations avec l’Union européenne, Egemen Bagis, a affirmé que le gouvernement était lui aussi gêné par le recours excessif de la justice turque à la détention provisoire. D’après lui, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan aurait demandé au gouvernement de faire des recherches sur l’usage de la détention provisoire en Europe afin d’élaborer des recommandations. « Limiter la détention provisoire figure depuis longtemps parmi nos principales recommandations aux autorités turques, a déclaré Reporters sans frontières. Nous saluons l’initiative du gouvernement en la matière, qui pourrait constituer un tournant important. Les actes doivent maintenant suivre les engagements, et ce, dans toutes les régions du pays. »

La couverture des manifestations criminalisée

Emine Altinkaya, reporter pour Diha à Ankara, a été remise en liberté fin septembre dans l’attente de son jugement, après dix mois de détention préventive. Elle avait été interpellée le 27 novembre 2010 alors qu’elle couvrait une manifestation dans la capitale. Le jugement de deux correspondants de Diha à Istanbul, Safiye Alagas et Olcay Kizilpinar, accusés de « collaboration » avec le PKK, doit aussi être rendu prochainement. Ils avaient été interpellés en marge d’une marche organisée par le candidat du BDP (parti pro-kurde, autorisé) Sirri Süreyya Önder, le 30 juillet. Leurs appareils photo ainsi que leurs téléphones portables, cartes SIM, clés USM et un ordinateur portable sont retenus comme pièces à conviction.

Directives gouvernementales pour la presse

Plusieurs associations professionnelles turques ont vivement critiqué la rencontre organisée par Recep Tayyip Erdogan avec les propriétaires et directeurs de la publication de plusieurs médias nationaux, le 21 octobre. Le premier ministre a incité les journalistes à faire preuve de recul dans leur couverture du conflit, à ne pas relayer la propagande du PKK, et à prendre en compte les conséquences de leur travail.

Plus inquiétant, cinq des principales agences de presse turques ont annoncé, dans un communiqué joint publié le 24 octobre, qu’elles s’engageaient à obtempérer : « Des principes communs ont été adoptés concernant la couverture des incidents terroristes », ont déclaré l’Agence Anatolie (AA), AHT, ANKA, CIHAN et IHA. En particulier, elles s’engagent à « prendre en compte l’ordre public », « garder une certaine distance par rapport aux interprétations donnant raison à la peur, au chaos, à l’hostilité, à la panique et à l’intimidation », « ne pas inclure dans [leurs] publications de propagande pour des organisations illégales », et surtout, « se conformer aux interdits de publication des autorités compétentes ». « Les informations et les images seront transmises aux abonnés en tenant compte de leur utilité sociale et de la solidarité », est-il encore précisé.

« On espérait que l’époque où les autorités donnaient aux médias des directives pour la couverture des sujets les plus sensibles était révolue en Turquie. L’engagement des principales agences de presse à observer la ligne officielle, dans une formulation extrêmement vague, fait aujourd’hui peser de sérieuses menaces sur la liberté de l’information, a déclaré Reporters sans frontières. Les agences, chargées de fournir en contenu l’ensemble des médias, vont-elles de leur plein gré participer au black-out ? Minimiser l’ampleur des pertes humaines ou passer sous silence certaines opérations ne servira qu’à accroître la méfiance envers les médias. Une information complète et objective sur la situation à l’est du pays est un préalable indispensable pour parvenir à une solution pacifique de la question kurde ».

Dans ce contexte, l’accord sécuritaire entre Paris et Ankara signé le 7 octobre 2011, dont le ministre de l’Intérieur Claude Guéant assure qu’il « va bien au-delà des accords que la France signe habituellement dans le domaine de la sécurité », suscite des interrogations. « Nous espérons que les autorités françaises feront preuve de plus de discernement que leurs homologues turcs en matière de lutte contre le terrorisme. Nous les appelons à ne pas céder à l’approche confuse et répressive d’Ankara, qui multiplie les victimes collatérales y compris parmi les journalistes », a déclaré Reporters sans frontières.

Reporters sans frontières / Reporters Without Borders
Bureau Europe & Asie centrale / Europe & Central Asia Desk
T : + 33 1 44 83 84 67
F : + 33 1 45 23 11 51

Écrit par : PYL | 29 octobre 2011

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Esme Caner, présidente de l'asbl AIMEE est l'"employée chargée de l’aide à l’intégration de la Maison du Hainaut" qui a coorganisé un concert des Loups Gris à Bruxelles le 17 janvier 2010 http://futurrouge.wordpress.com/2010/01/18/concert-des-%C2%AB-loups-gris-%C2%BB-sponsorise-par-les-autorites-belges/

Concert des “loups gris” sponsorisé par les autorités belges ? - Epilogue

26.01.2010



2ème INTERVENTION DE M. LE DEPUTE PROVINCIAL LARDINOIS (huis clos)



Monsieur le Président,
Chers Collègues,
Mesdames, Messieurs les Conseillers provinciaux,



1° les faits :

Tout comme vous, c’est via internet et plus précisément via une alerte Google que mes services ainsi que le responsable direct de la Maison du Hainaut, M. Sébastien CORAZZA, ont pris connaissance le lundi 18 janvier 2010 d’un article sur une manifestation d’extrême droite turque à Bruxelles, le dimanche 17 janvier 2010.

Cet article rédigé dans le cadre d’un concert musical réalisé à l’initiative de « l’Union des Patriotes turcs de Belgique » faisait état d’un soutien financier indirect d’une institution publique et plus précisément de la Maison du Hainaut, institution provinciale présidée par votre serviteur.

Cette subvention indirecte était étayée, selon l’auteur de l’article, par le fait que des enveloppes logotées « Maison du Hainaut, Province de Hainaut » ont été utilisées pour la distribution des cartes d’entrées à la manifestation et par le soutien logistique apporté par l’employée provinciale en charge de l’aide à l’intégration au sein de la Maison du Hainaut.

Eu égard au fait que seule Mme Esme CANER a développé depuis de nombreuses années et sous l’égide de mon prédécesseur un tel service, elle pouvait évidemment être facilement identifiée.

Cette identification a d’ailleurs été corroborée par de multiples échanges sous forme de forum internet ou de mails reçus dans ce cadre et faisant état d’un militantisme bien connu dans les milieux turcs de Mme Esme CANER ainsi que d’un entourage proche clairement affiché comme fasciste.

2° le constat :

Vous n’imaginez pas ma stupeur ainsi que celle des responsables administratifs de la Maison du Hainaut à la lecture de ces documents.

En conséquence, et afin de faire une mise au point quand aux propos tenus et étayés, notamment avec le journaliste auteur de l’article dont question, M. Sébastien CORAZZA, Coordinateur de la Maison du Hainaut, a immédiatement entendu Mme Esme CANER sur son lieu de travail.



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26.01.2010





Lors de cet entretien, Mme CANER a confirmé avoir participé au concert en démentant toutefois avoir utilisé les enveloppes de la Maison du Hainaut, ni pour envoi, ni pour une distribution de tickets.

C’est en effet initialement sur ce point, à savoir une utilisation de fournitures provinciales pour une activité externe sans autorisation de son supérieur hiérarchique pour l’utilisation mais également pour la participation de la Maison du Hainaut, qu’un premier reproche pouvait être fait à Mme CANER.

Il n’y a donc eu à aucun moment accord pour soutenir un tel événement et aucun financement ou participation de la Maison du Hainaut ou d’aucune institution provinciale. La Province de Hainaut comme la Maison du Hainaut ne peuvent donc en rien être associées à l’initiative personnelle et malheureusement de son employée.

Il n’en reste pas moins que l’attitude de Mme Esme CANER, justement en charge au niveau d’institution publique de l’intégration de personnes étrangères, se devait d’être irréprochable vis-à-vis non seulement de nos idéaux démocratiques mais également de son attitude à l’égard des différentes mouvances turques.

C’est ainsi qu’à l’analyse de différents commentaires non contestés par Mme CANER, il en ressort les constats suivants :

qu’elle est la compagne de M. Kenan GAGUN, ancien dirigeant des Loups Gris et Conseil de Coordination Belgo-Turc, le BTKK ;
qu’il apparaît qu’elle reste active au sein du BTKK ;
que cette organisation qui a pignon sur rue, regroupe toutes les tendances mais semble clairement reconnue par nos partis démocratiques comme étant une organisation d’extrême droite à l’instar des Loups Gris, branche belge du parti fasciste « Grand Turc », le MHP ;
qu’elle a participé à différentes organisations de ce type en Belgique et notamment en novembre dernier à Liège.

3° analyse :

Une position claire de l’administration devait dès lors être adoptée au regard de l’ensemble de ces éléments et au fait :

d’une part, que la bonne foi du journaliste ne peut être remise en cause et qu’il n’a pu inventer avoir vu sur place tant Mme Esme CANER participant activement à l’organisation, que les enveloppes logotées « Maison du Hainaut » et dès lors provinciales ayant servi à la distribution de tickets d’entrée ;
d’autre part, que c’est prise sur le fait dans un contexte particulièrement contestable que Mme Esme CANER nie l’utilisation de fournitures provinciales sans démentir toutefois sa présence à de telles activités ;


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26.01.2010




qu’eu égard à son implication depuis de nombreuses années dans la mosaïques politique turque, elle ne pouvait ignorer l’engagement du chanteur invité, Arif SIRIN, artiste militant de la droite du parti d’action nationaliste, soit l’extrême droite turque.

En conclusion, et eu égard à la gravité des faits, les services administratifs ont mis en branle la procédure de licenciement pour motif grave à l’encontre de Mme Esme CANER, agent provincial non statutaire qui a dès lors été licenciée sur le champ en date du 21 janvier 2010.

Il est encore nécessaire de signaler que Mme CANER a souhaité rencontrer le Manager de la DGAS, signataire de son congé, pour exposer ses moyens de défense. Que ce vendredi 22 janvier, s’étant présentée à la DGAS, elle a été reçue par M. Marc PARMENTIER, en présence de Mme Janick UGOLINI, Directrice du personnel ; elle a alors admis avoir utilisé une enveloppe… sans s’estimer fautive…

Quelle confiance peut-on encore accorder à une personne qui change sa version des faits en fonction des circonstances ?

Les éléments réunis et portés à la connaissance des autorités provinciales ont amenés le Collège provincial de ce 21 janvier 2010 à confirmer le congé pour motif grave adressé à Mme CANER.

Monsieur le Conseiller provincial,
Mes chers Collègues,

J’espère avoir ainsi répondu à votre demande d’information et profite de la présente interpellation pour remercier la diligence et le professionnalisme dont on fait preuve les supérieurs hiérarchiques de Mme Esme CANER, dans le cadre de l’analyse difficile et délicate de ce dossier et des suites qui ont dû y être réservées.

Il est en effet impératif que nous puissions nous assurer et vérifier que toute forme de participation matérielle ou personnelle d’agents provinciaux tant dans le cadre de leur vie professionnelle que de leur vie privée ne porte pas atteinte à nos idéaux démocratiques, toutes couleurs confondues.

Je vous remercie.

(Applaudissements PS, MR, quelques CDH)

Écrit par : PYL | 29 octobre 2011

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