30 juillet 2010

Conférence : «Le mois sacré de ramadan : dans les règles de l’art»

Conférence

«Le mois sacré de ramadan : dans les règles de l’art»

Le Centre «El Hikma – La Sagesse» a le plaisir de vous inviter le vendredi 06 aout 2010 à 18h lors de sa conférence présentée par le professeur Abou Chayma

Adresse : Centre El Hikma – La Sagesse

Rue Berthelot 34, 1190 Forest (Bruxelles)
Arrêt "Orban", prendre le tram 82 ou le bus 49 & 50 en partance de la Gare du
Midi
- Ouvert à toutes et à tous
(espace prévu pour les sœurs au 1er étage) + buffet de clôture -

Pour toutes autres questions :

conferences.elhikma@hotmail.com

18:21 Écrit par Rachid Z dans Conférence-débats | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28 juillet 2010

Mosquées mondaines, les précieuses ridicules

Mosquées mondaines, les précieuses ridicules

Par Daniel Youssof Leclercq , le 27 Juillet 2010

Tout le monde ou presque a entendu parler de l’inauguration en grande pompe de la mosquée d’Argenteuil par la commedia dell’arte. Le hic c’est que, pour pendre la crémaillère, les nouveaux propriétaires fonciers ont eu le mauvais goût d’inviter en priorité la haute société agnostique et d’éviter bon nombre des fidèles qui ont pourtant participé au financement de l’édifice.

En effet, pour pouvoir accéder à la sacro sainte bâtisse et aux festivités, des cartons officiels d’invitation étaient requis sous peine de refoulement par les CRS mobilisés pour la circonstance, et les organisateurs, eux, méritent pour ça un carton… rouge. Et tout ça pourquoi ? Parce qu’après le fiasco électoral inhérent aux débats foireux sur «l’identité nationale» et la «burqa», le Premier Ministre de la France s’est cru bon d’aller taper l’incruste chez les «bons sauvages» pour donner quelques leçons de fiqh à un auditoire sélectionné et acquis à sa cause.

Évidemment, au cours de la cérémonie, il n’a pas pu s’empêcher de déblatérer, encore et encore, contre les partisans du voile intégral tout en assurant que, malgré les apparences, ce n’est pas la politique menée par son gouvernement qui encourage les manifestations islamophobes à répétition dans le pays. Si tu crois pas celle là je t’en raconte une autre.

Profitons de l’occasion pour cartonner ces associations, organisations islamiques et mosquées qui concluent des petits arrangements, officiels ou tacites, avec les élus locaux, les services préfectoraux ou le Ministère des cultes. D’aucuns rapportent que les indulgences des Autorités sont évidemment subordonnées à diverses concessions allant de l’écrémage au syncrétisme religieux. On a pu constater récemment, et c’est loin d’être exceptionnel, qu’en échange de leur existence, de leur tranquillité ou de leur renommée, les récipiendaires n’hésitent pas une seule seconde à causer des dommages collatéraux en livrant leurs prochain(e)s à leurs tortionnaires

De toutes façons, en France, rien ne saurait plus surprendre les Musulmans. En désespoir de cause, depuis près de cinquante ans, ils ont fini par s’habituer aux diverses luttes d’influence qui sévissent au sein de leurs lieux de culte et des organisations qui les gèrent, quels que soient leur taille ou leur dynamisme. Les prises de contrôle et autres «coups d’état» n’ont rien d’exceptionnel au sein des structures religieuses pour assurer une obédience marocaine, algérienne, tunisienne, turque, saoudienne, africaine ou une tendance salafite, tabligh, frères musulmans, chiite, soufie et j’en passe

Et terminons avec ces scandales qui éclaboussent les nouvelles mosquées cathédrales achetées à crédit ou dont les chantiers sont entachés de magouilles et d’escroqueries. Il n’y a rien d’étonnant à ce que certains boudent de tels lieux en regrettant l’Islam des caves et des entrepôts désaffectés qui furent tant décriés mais où simplicité rimait pourtant avec sincérité. C’était mieux avant.

04:14 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 juillet 2010

Un membre d'Al-Qaïda détenu en Belgique, extradable vers les Etats-Unis

Un membre d'Al-Qaïda détenu en Belgique, extradable vers les Etats-Unis

La demande d'extradition déposée par les Etats-Unis en 2007 contre un membre d'Al-Qaïda, Nizar Trabelsi, détenu en Belgique pour un projet d'attentat, est juridiquement recevable, ont confirmé des magistrats belges, selon le journal belge De Standaard de vendredi.

Consultée par le ministre de la Justice Stefaan De Clerck, la chambre des mises en accusation de Bruxelles a rendu un avis selon lequel il n'existe pas d'objection juridique à l'extradition du Belgo-Tunisien Nizar Trabelsi, qui purge une peine de 10 ans pour préparation d'attentat contre la base aérienne de Kleine-Brogel (Flandre, nord).

Le 24 juin 2009, la Cour de cassation avait déjà rejeté un pourvoi de Nizar Trabelsi contre une précédente décision de justice qui avait autorisé son extradition. La plus haute juridiction belge avait estimé qu'il n'y avait eu aucun vice de procédure ou faute de droit.

Mais dans son avis, la chambre des mises en accusation aurait posé des conditions, dont celle que le terroriste ne soit pas condamné à mort aux Etats-Unis, a précisé le Standaard, citant des sources judiciaires.

La décision définitive appartient au ministre de la Justice.

L'ancien footballeur Nizar Trabelsi a été condamné à 10 ans de prison ferme par la cour d'appel de Bruxelles, le 9 juin 2004, pour avoir préparé en septembre 2001, pour le compte d'Al-Qaïda, un attentat au camion piégé contre la base de Kleine-Brogel abritant notamment des soldats américains.

Les Etats-Unis le soupçonnent cependant d'avoir développé pour Al-Qaïda des activités "plus larges" que celles pour lesquelles il a été condamné en Belgique. Il avait notamment été soupçonné d'avoir préparé un attentat contre l'ambassade américaine à Paris, ce qu'il a toujours démenti.

Sans donner beaucoup de précisions, Washington réclame depuis 2007 son extradition, entre autres pour "participation à une association de malfaiteurs visant l'assassinat de ressortissants des Etats-Unis" et "pour fournir un soutien matériel et des ressources à une organisation terroriste étrangère".

Les avocats de Nizar Trabelsi, qui craint d'être "torturé" aux Etats-Unis, estiment que cette demande d'extradition est une "mesure de rétorsion suite à son refus de collaborer avec le FBI".

20:17 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

21 juillet 2010

ANTISIONISME = ANTISEMITISME ?

ANTISIONISME = ANTISEMITISME ?

A VOIR !

 

Par Jacob Cohen, le 21 juillet 2010

A vouloir dissuader toute critique d'Israël, à tout prix, même lorsque l'évidence saute aux yeux, si on se réfère par exemple aux rapports d'Amnesty International, en recourant à l'arme nucléaire, c'est-à-dire l'antisémitisme, les judéo-sionistes peuvent se retrouver dans des situations pour le moins embarrassantes.

Illustration avec cet extrait du livre de Régis Debray : A un ami israélien, éditions Flammarion. "La vie nous a fait rencontrer nombre de juifs antisionistes, athées ou religieux. Et pour qui a de mauvaises lectures, l'antisémite sioniste est une figure familière, voire du meilleur monde. "Vive le sionisme!" s'écriait Drieu la Rochelle dans la NRF (en 1942!). Et Paul Morand, 20 ans après sous la Coupole : "Retournement à l'Académie. La droite, antisémite, est devenue sioniste, et la gauche, dreyfusarde de tradition, palestinienne." En brut : "Qu'ils débarrassent le plancher, ces youpins, et qu'ils aillent casser du bicot aux avant-postes. Ce sera toujours ça de pris."

Rien d'étonnant. Les sionistes s'allient avec le diable pour réaliser leurs projets. Rappelons par exemple les liens étroits (politiques, économiques, militaires, déplomatiques, sécuritaires, etc. qui existaient entre Israël et l'Afrique du Sud de l'Apartheid.

Dernier roman: Le Printemps des Sayanim, éditions l'Harmattan.

15:36 Écrit par Rachid Z dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

En Israël, se faire passer pour juif pour séduire une femme conduit en prison

En Israël, se faire passer pour juif pour séduire une femme conduit en prison

Le Monde, le 20 juillet 2010

Un résident palestinien de Jérusalem-Est vient de l'apprendre à ses dépens. Sabbar Kachour, 30 ans, a eu des relations sexuelles avec une Israélienne après s'être fait passer pour un juif. Il a été condamné lundi à 18 mois de prison ferme pour "viol", rapporte mardi 20 juillet le quotidien Haaretz.

L'homme a avoué avoir menti sur son identité lorsqu'il avait rencontré la plaignante, en septembre 2008, prétendant être juif et célibataire, en quête d'une relation sérieuse, alors qu'il est Arabe et marié. La jeune femme, qui avait consenti à des rapports sexuels complets avec lui, a porté plainte pour viol à la police lorsqu'elle a appris son identité véritable.

Le tribunal de Jérusalem a, en outre, condamné,

Sabbar Kachour à 30 mois de prison avec sursis et à verser des dommages et intérêts à sa victime. Les juges ont reconnu qu'il ne s'agissait pas d'un "cas classique de viol avec usage de la force" mais ont estimé que le délit était assez grave pour justifier une peine de prison ferme.

14:11 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10 juillet 2010

Un jugement qui fera date dans le secteur du Logement Social

Un jugement qui fera date dans le secteur du Logement Social

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

OHNU, le 10 juillet 2010

  

Ce mardi 6 juillet 2010 la 16ème chambre du tribunal de première Instance de Bruxelles vient de rendre un jugement courageux et responsable en mettant  un terme à  un déni de justice perpétré par la justice de paix de Saint gilles  qui condamnait arbitrairement une locataire poursuivie  par son propriétaire le  foyer St- gillois.

 

Cette famille, accusée injustement de fraudes et de nuisances peut aujourd’hui  à nouveau vivre sereinement grâce à un jugement d’appel  impartial  qui dénonce notamment les violations des droits de la défense tel qu’imposés par l’article 6 de la convention européenne  des droits de l’homme commises par un juge de paix égaré dans son despotisme.

 

Ce jugement qui fera à n’en pas douter jurisprudence, ne doit pas cacher l’absence de prises de responsabilités des autorités de tutelles qui régissent le logement Social à savoir la Société du logement Régional Bruxellois (SLRB) qui auraient pu, si elles avaient pris leurs responsabilités, éviter pareil chemin de croix à ces locataires persécutés indignement en appliquant les directives régionales et en les imposant à la SISP réfractaire. Au contraire, la SLRB a honteusement négligé  la plainte interne formulée par  Mme Gilbert  (la locataire) en renvoyant la plaignante tel ponce Pilate aux plaidoiries civiles méprisant de la sorte ses propres règles.

 

Le bon droit civil étant quasi acquis, la famille Gilbert compte saisir le Conseil d’Etat afin que la collégiale décision du Conseil d’administration de la SLRB de ne pas décider  soit cassée et recouvré là aussi son intégrité.

 

 Pour obtenir une copie du jugement  ou des infos complémentaires, veuillez contacter Thierry Balsat (ONHU) 0487 631 713

15:33 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 juillet 2010

Mexique : Allah au pays des Mayas

Mexique

Allah au pays des Mayas

 

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Par Emilie Trevert, Le Figaro, le 09 juillet 2010

 

Dans les bidonvilles de San Cristóbal de Las Casas, au Chiapas, une communauté de 300 Indiens vit au rythme des cinq prières quotidiennes de l'islam. Un phénomène insolite dans un pays majoritairement catholique.

 

«Salam alaikoum!», lance un vieillard en descendant d'une colline. Turban sur la tête, pardessus en laine de mouton et sandales, l'homme porte l'habit traditionnel tzotzil (une ethnie maya). Un bâton à la main, il se dirige vers une petite maison blanche sur laquelle est inscrit en rouge «Centre culturel islamique du Mexique». Aidé par une ribambelle d'enfants, il déchausse ses pieds fatigués, s'agenouille et pose sa tête sur le carrelage, en direction de... La Mecque. Une grand-mère fluette aux yeux plissés le rejoint. Voilée de blanc, elle s'installe au bout de la pièce, derrière un rideau à fleurs.

 

Suleiman et Habiba sont des Indiens du Chiapas convertis à l'islam. Avant ils s'appelaient Salvador et Maria... Catholiques convertis au protestantisme, ces paysans devenus des dissidents religieux furent expulsés de leur village, San Juan Chamula, dans les années 1970, avant de devenir musulmans, voilà plus de dix ans. Aujourd'hui, toute leur famille les Gomez rebaptisés Chechev est fidèle à Allah. Quatre générations, de 4 mois à 105 ans !

 

De l'autre côté du chemin, où l'on croise des bergères voilées qui ramènent leurs moutons, on retrouve Nujeila, 21 ans, l'une des petites-filles Chechev.

Les mains posées sur un Coran de poche, elle attend sagement que sa sœur libère le bac à lessive du jardin pour faire ses ablutions. Des suppliques résonnent dans la vallée. Elles proviennent de l'appentis de Juan, alias Mohamed. Coiffé d'une chéchia, ce menuisier de 28 ans apprend les sourates sur CD... Difficile pour eux d'expliquer leur conversion. La seule chose qu'ils expriment, c'est la «tranquillité» qu'ils ont trouvée dans l'islam. «Les Chamulas sont profondément croyants, explique l'anthropologue chiapanèque Gaspar Morquecho. Pour eux, qui ont connu l'oppression, le seul moyen de trouver la paix, c'est d'entrer en religion, et peu importe la religion! Dans l'islam, ils retrouvent certains rites indigènes, comme manger dans la même assiette ou, pour certains, avoir plusieurs femmes.»

 

Un peu plus loin, dans le quartier Nueva Esperanza, une colonie peuplée d'Indiens, vit un des fils de Suleiman. Polygame, Manuel alias Muhammad, un sexagénaire moustachu, est à la tête d'une tribu de 15 enfants. «C'est grâce à l'islam qu'on a réussi à reconstruire notre vie ici», confie ce maçon. Presbytériens puis sabbatiques dans une région où pullulent les sectes d'inspiration protestante, Muhammad et sa première femme, Nura, dont le père fut assassiné par un catholique, sont devenus musulmans en 1996. Jamais ces Chamulas n'avaient entendu parler de l'islam avant de croiser la route d'un missionnaire espagnol: Aureliano Perez, dit l'«Emir Nafia». Arrivé au Chiapas en pleine révolte zapatiste, cet ex-prof de philo marxiste, proche du mouvement morabite de Grenade, a d'abord tenté de convertir les troupes du souscommandant Marcos... En vain. Il s'est alors tourné vers les Indiens les plus pauvres de San Cristóbal. Anastasio, alias Ibrahim, le cadet de Muhammad, fut sa première recrue. A 15 ans, il entraîna toute sa famille sur le chemin du prophète Mahomet.

 

«L'Émir nous disait qu'on allait changer de vie et retrouver la paix, poursuit Muhammad, devenu hadj après deux pèlerinages à La Mecque. Ensuite, les problèmes ont commencé... Il ne voulait pas qu'on ait une vie en dehors de la communauté, il refusait que les enfants aillent à l'école, il nous faisait travailler sans nous payer, nous interdisait de parler tzotzil et de manger de la tortilla...»

Il y a trois ans, Muhammad et les siens sont parvenus à se défaire des griffes de l'Emir.

 

A deux pas de chez lui, sur un grand mur blanc, on peut lire «Il n'y a pas d'autre Dieu qu'Allah et Mahomet est son messager.» C'est ici qu'Aureliano Perez a fondé sa communauté d'inspiration soufie, baptisée Mission pour la Da'Wa. Avec sa famille et quelques morabites espagnols, il a acheté des terrains, fait bâtir des maisons, une mosquée et ouvert des commerces. A la fin des années 1990, près de 400 Indiens vivaient derrière ce mur. Profitant des donations de l'Oumma (la communauté internationale musulmane), Aureliano Perez vivait en nabab. Décrit comme mystique et autoritaire, intelligent mais pervers, il se comportait en véritable gourou. Jusqu'à ce que les Indiens se rebellent... Seules deux ou trois familles chamulas sont encore sous sa coupe. La plupart des commerces ont fermé. Il reste une pizzeria hallal. L'accueil y est glacial. Deux missionnaires espagnols refusent de nous parler sans l'accord de l'Emir. Surveillé depuis le 11 septembre 2001, leur chef s'est exilé à Mexico, où il poursuit son prosélytisme, sans grand succès. Ses anciens adeptes, eux, sont restés très pieux.

 

«Un moyen de prendre leur revanche sur le racisme»

 

Il est 17 heures. Comme tous les soirs, des oraisons en arabe s'échappent de la maison des Gomez-Chechev. Dans le quartier, à majorité catholique et protestante, cela ne surprend plus personne. «En 2001, certains nous ont traités de terroristes. Mais maintenant, nos voisins, des presbytériens, nous invitent à leur table», raconte Abdul Hafid, l'un des fils de Muhammad, qui vit dans la pièce qui sert de salle de classe aux enfants. Entre les lits superposés et la gazinière, une dizaine d'enfants, assis en tailleur, se bousculent devant des pupitres bricolés avec des caisses en bois. Les fillettes récitent avec ferveur une sourate. Déscolarisées depuis leur passage à la Da'Wa, elles ne manqueraient pour rien au monde un cours du «maestro Dahud», qui leur enseigne le Coran. Vêtu de noir, fines lunettes sur le nez, le jeune maître de 18 ans écrit la leçon du jour dans un arabe littéral impeccable. Orphelin, il a été formé dès l'âge de 11 ans à la madrassa de la Da'Wa, avec une cinquantaine d'enfants, à raison de dix heures par jour. Le reste du temps, Aureliano Perez le faisait travailler bénévolement dans la menuiserie avec les adultes. Aujourd'hui, le jeune homme rêve d'étudier dans une école coranique au Maroc ou en Espagne, afin de devenir l'imam de la communauté indigène. Car, ici, il n'y a pas de chef religieux. Chaque vendredi, les hommes les plus érudits se relayent pour assurer le prêche dans un mélange d'espagnol et de tzotzil.

 

«En appartenant à une communauté où ils sont tous frères, ces Indiens trouvent un moyen de gommer les différences et de prendre une revanche sur le racisme, analyse l'anthropologue Yvon Le Bot, spécialiste des communautés indiennes. Ils trouvent dans l'islam une forme d'universalité.» Notamment, en effectuant le hadj. Les yeux pétillants de souvenirs, Abdul Hafid est encore bouleversé par son pèlerinage à La Mecque: «C'était pour nous, indigènes, la seule occasion de sortir de notre pays...»

20:43 Écrit par Rachid Z dans Reste du monde | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Hommage aux 80 parlementaires qui refusèrent en 1940 les pleins pouvoirs à Pétain

Hommage aux 80 parlementaires qui refusèrent en 1940 les pleins pouvoirs à Pétain

 

Le Parisien, le 09 juillet 2010

 

Honorés samedi à Vichy, quatre-vingts parlementaires se distinguèrent en refusant, le 10 juillet 1940, d'accorder les pleins pouvoirs au maréchal Pétain : un geste aussi courageux que minoritaire, dans une France assommée par la défaite face à l'Allemagne.

 

"Parler de «résistants» est sans doute anachronique. Mais ils ont été cohérents politiquement en refusant de brader la République, malgré l'ambiance, le désarroi, les peurs de l'époque", souligne l'historien Jean-Pierre Azéma, spécialiste du régime de Vichy, qui vient de publier "1940, l'année noire".

 

Fin juin 1940 : à peine l'armistice signé, Pierre Laval, vice-président du Conseil, mûrit le projet d'affranchir Pétain de tout contrôle parlementaire, soucieux "de se venger du Front Populaire et de se rendre indispensable" auprès du héros de Verdun, raconte l'historien à l'AFP.

 

Repoussés à Bordeaux puis Vichy par l'avancée de l'armée allemande, les députés et sénateurs se réunissent le 10 juillet dans le grand casino de la cité thermale, pour examiner un texte confiant au gouvernement "tous pouvoirs" pour élaborer une nouvelle Constitution, qui ne verra jamais le jour.

 

Base légale du régime de Vichy, ce projet permet à Pétain de s'arroger les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire par une série d'"actes constitutionnels", puis de promulguer les lois sur l'internement des opposants et le statut des juifs, dès l'automne 1940.

 

Il est adopté à une écrasante majorité de 569 voix, contre 20 abstentions et 80 refus. Derrière Léon Blum, le plus célèbre de ces parlementaires rebelles, une majorité d'élus de gauche --sans les députés communistes, déchus de leurs mandats après le pacte germano-soviétique-- mais également des figures du centre-droit dont le marquis Léonel de Moustier.

 

Pour Joseph Blethon, président du comité "en l'honneur des 80", leur dénominateur commun est "la volonté de défendre la République" en refusant de saborder les deux chambres, malgré l'immense popularité d'un Pétain qui fait figure d'unique recours face aux Allemands.

 

"J’ai été élevé dans l’amour de la République. Aujourd’hui, on prétend la crucifier. Je ne m’associe pas à ce geste assassin", écrivait à son épouse le député SFIO du Tarn, Augustin Malroux, dans un courrier qui sera lu samedi à Vichy, en présence notamment du président du Sénat Gérard Larcher.

 

Le faible nombre de ces hommes, comme leurs témoignages, éclaire surtout l'extrême confusion d'une époque bouleversée par la défaite, l'exode, les rumeurs de coup d'Etat militaire et la crainte d'un passage sous tutelle du pouvoir nazi.

"Ce qui agissait, c'était la peur: la peur des bandes de Doriot (pro-fasciste français), la peur des soldats de Weygand (chef de l'armée française) à Clermont-Ferrand, la peur des Allemands qui étaient à Moulins", raconte Léon Blum dans ses Mémoires. Ce climat de panique, combiné à l'absence de plusieurs leaders socialistes, explique pourquoi ces parlementaires "n'ont pas su mobiliser" plus largement pour défendre la République, estime Jean-Pierre Azéma.

 

Nombreux à s'engager par la suite dans la Résistance, ils ont gagné dans l'épisode "un brevet de courage politique" et ont pour beaucoup poursuivi leur carrière sous la IVe République, poursuit l'historien. Tous sont aujourd'hui décédés.

Mais il rappelle, soucieux d'éviter le manichéisme, que nombre des députés qui ont voté "oui" sont également devenus résistants. "Le grand homme de 1940, c'était pour presque tous Pétain, qui apportait la paix, et non de Gaulle, dont très peu de gens ont entendu l'appel", insiste-t-il.

16:13 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08 juillet 2010

Un Facebook spécial Musulmans

Un Facebook spécial Musulmans 

 

7sur7  , le 07 juillet 2010

Les Frères Musulmans égyptiens ont crée une sorte de Facebook réservé aux Musulmans. Le site s'appelle IkhwanBook.

Ikhwan signifie fraternité en arabe et l'objectif de ce programme est de ramener les Musulmans au "véritable islam". C'est ce qu'indique son créateur, Ragab Mosam, dans le National arabes. Le site qui est déjà en ligne mais ne sera totalement opérationnel que d'ici quelques mois.

IkhwanBook n'est pas la première alternative du Facebook pour Musulmans. Les internautes pakistanais avaient déjà lancé un site très similaire.

01:22 Écrit par Rachid Z dans Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06 juillet 2010

Liban: des milliers de fidèles aux funérailles de l'ayatollah Fadlallah

Liban

Des milliers de fidèles aux funérailles de l'ayatollah Fadlallah

Par Mohamad Ali HARISSI, AFP, le 06 juillet 2010

Des dizaines de milliers de personnes ont participé mardi dans la banlieue sud de Beyrouth aux funérailles du Grand ayatollah Mohammad Hussein Fadlallah, considéré comme le premier mentor du Hezbollah et figure éminente de l'islam chiite.

Le Liban a décrété une journée de deuil à la mémoire de l'ayatollah, qui était inscrit par les Etats-Unis sur leur liste des "terroristes internationaux" établie en 1995.

Une marée noire a envahi les rues de la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, tandis que des hauts-parleurs diffusaient des prières et des discours du dignitaire, décédé dimanche à l'âge de 75 ans à la suite d'une hémorragie interne.

"Le Sayyed (titre donné auxdescendants du Prophète Mahomet) est le bien-aimé de Dieu", scandaient les fidèles habillés en noir, portant également des portraits du défunt ainsi que des drapeaux noirs en signe de deuil.

Des femmes éplorées en tchador étaient alignées sur les deux bords des rues et certaines se sont évanouies en raison de l'émotion et de la chaleur, selon un correspondant de l'AFP.

Le cortège, qui s'est ébranlé en début d'après-midi, est arrivé vers 16H00 locales (13H00 GMT) à la mosquée Al-Imamayn al-Hassanayn, où l'ayatollah Fadlallah doit être enterré.

"Je suis venu parce que le 'Sayyed' a été le premier à soutenir la résistance islamique. C'est lui qui a lancé la résistance", affirme Hassan Fakih, 55 ans, arrivé avec sa femme de Nabatiyeh, dans le sud du pays.

"Sa mort est une perte pour le Liban, le monde arabe et les chiites en particulier", renchérit sa femme Amale.

Des membres du Hezbollah en civil surveillaient étroitement le cortège.

Le dignitaire était considéré comme le guide spirituel du mouvement chiite durant les premières années de ce parti fondé au Liban en 1982 avec le soutien des Gardiens de la Révolution iraniens.

Il avait été accusé dans les années 1980 par des médias américains d'être à l'origine des prises d'otages d'Américains au Liban par des groupes radicaux liés à l'Iran. D'autres médias le présentaient au contraire comme un médiateur dans cette crise. La nature de son rôle n'a jamais été élucidée.

Dès les premières années, les relations s'étaient distendues entre le dignitaire et le Hezbollah du fait de l'influence grandissante de Téhéran sur le "parti de Dieu". Mais le "Sayyed" était resté un partisan de la Révolution islamique en Iran et de la lutte armée contre Israël.

"Il était un sincère et proche soutien de la République islamique et durant les 30 dernières années, il a prouvé, dans ses discours et en pratique, sa dévotion à la révolution islamique et à son système", a affirmé lundi le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Le Grand ayatollah était depuis plus de 40 ans l'une des principales autorités de l'islam chiite dans le monde arabe.

Il a émis des fatwas (décrets religieux) interdisant les crimes dits d'honneur ou l'excision, présentant une image modérée de l'islam dans le domaine social.

Auteur de plusieurs ouvrages théologiques, il était connu pour son pragmatisme, pour être un partisan du dialogue, pour son ouverture sur le développement scientifique et son audace dans l'interprétation des textes de l'islam (ijtihad, propre au chiisme).

Le charismatique religieux à la barbe blanche et au visage serein était connu pour ses avis religieux tolérants, notamment vis-à-vis des femmes.

16:43 Écrit par Rachid Z dans Reste du monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

"La certification Halal est un phénomène de marketing"

"La certification Halal est un phénomène de marketing"

Comprendre le halal

 

La Libre Belgique, le 05 juillet 2010

C’est l’avis de l’expert en commerce extérieur, Bruno Bernard. Il vient de sortir un livre Comprendre le Halal

Comment expliquez-vous l’engouement des entreprises européennes pour les produits Halal ?

Pour les entreprises en quête de marché à conquérir, le Halal est un moyen d’accroître le chiffre d’affaires tout en proposant des produits respectant les préceptes du Coran, chers à une grande partie de la population mondiale. La consommation Halal concerne une grande part des 20% de la population mondiale qui sont des musulmans. 18% d’entre eux seulement vivent dans des pays arabes, les autres sont concentrés sur le continent asiatique. Les minorités musulmanes des pays occidentaux sont également de plus en plus nombreuses à consommer des produits Halal, et elles ont un pouvoir d’achat élevé. Le marché Halal pourrait compter à la fin de la décennie suivante un cinquième des échanges agroalimentaires mondiaux.

Que signifie la certification dont ont besoin les entreprises avant d’exporter ?

Le Halal existe bien dans le Coran, ce n’est pas le cas de la certification qui est un phénomène de marketing. Dans les pays musulmans, la question de la certification ne se pose pas. Les pays musulmans qui veulent importer des produits des pays industrialisés veulent avoir la certitude qu’ils sont fabriqués suivant les préceptes du Coran. Dans le secteur agroalimentaire par exemple, l’animal doit être tourné vers la Mecque avant d’être égorgé et il ne doit pas subir d’étourdissement avant. Par ailleurs, il faut prononcer une phrase avant de le faire. Mais le Halal ne concerne pas que l’agroalimentaire. Il concerne aussi les produits cosmétiques et les médicaments. Ceux-ci ne doivent pas contenir de porc. Il y a aussi des assurances Halal, c’est-à-dire que les bénéfices ne sont pas prêtés à des particuliers avec des intérêts. La Belgique compte une dizaine de certificateurs dont quatre sont actifs et vont chercher les clients. C’est devenu du business et il y a des certificateurs sans scrupule qui prennent jusqu’à 20000 € par certification, alors qu’on pourrait le faire pour moins que ça. Seul un imam peut procéder à une certification.

Votre livre ne risque-t-il pas d’alimenter la polémique sur le sujet ?

La polémique autour du Halal existe déjà. Le livre que j’ai écrit avec la sociologue française, Florence Bergeaud-Blackler est un outil didactique pour éclairer les musulmans et les non-musulmans sur le phénomène.

15:29 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Albert Jacquard : L'humanité en danger

Albert Jacquard

L'humanité en danger

14:57 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

9.000 demandes de participation à la Flottille 2

9.000 demandes de participation à la Flottille 2

European Campaign to End the Siege on Gaza

 

 

 

 

ISM  , le 06 juillet 2010

La Campagne européenne pour la levée du blocus de Gaza basée à Bruxelles a fait état d’une forte participation à la Flottille de la Liberté 2, en termes d’activistes s’étant inscrit, et en terme de nombre de bateaux. La Campagne, qui fait partie des fondateurs de la coalition de la Flottille de la Liberté, a déclaré dans un communiqué de presse de lundi dernier, que la nouvelle flottille réservait quelques surprises à l’occupation israélienne, dont l’une est que 7 des bateaux inscrits venaient de pays européens.

La Campagne européenne a ajouté qu’elle avait reçu environ 9.000 demandes d’inscription de sympathisants du monde entier depuis que l’ouverture des candidatures pour la deuxième Flottille de la Liberté, qui devrait partir pour la Bande de Gaza dans quelques semaines, en dépit du raid du 31 mai contre la première Flottille, qui a fait 9 morts, des dizaines de blessés et qui a confisqué les cargaisons destinées à Gaza et endommagé ou volé les biens des activistes.

La première Flottille de la Liberté transportait 750 activistes de plus de 40 pays, dont 44 officiels politiques et gouvernementaux arabes et européens, dont 10 députés algériens, plus de 10.000 tonnes de matériel médical, matériaux de construction, bois et 100 maisons préfabriqués, pour soutenir les dizaines de milliers de gens qui ont perdu leurs maisons dans la guerre israélienne de fin 2008-début 2009. Les bateaux transportaient aussi 500 fauteuils électriques pour handicapés, car la dernière guerre sioniste a laissé près de 600 handicapés à Gaza.

Entretemps, à Gaza, le député indépendant Jamal al-Khudari, président du Comité populaire contre le siège, a confirmé que l’entité sioniste avait officiellement annoncé qu’elle allègerait le blocus de Gaza, sans parler aucunement de mettre fin des racines de la crise.

Khudari, dans un communiqué de presse de ce lundi, a noté que la fin du blocus nécessitait une série de mesures sur le terrain, la plus importante d’entre elles étant l’ouverture totale des carrefours frontaliers commerciaux, pour permettre l’entrée des marchandises, et la fin de la politique de «listes de restriction», soulignant que Gaza avait besoin de toutes les marchandises dont la population est privé depuis l’institution du blocus il y a quatre ans.

Il a noté que l’entité sioniste bouclait toujours tous les carrefours commerciaux, sauf celui de Kerem Abu Salem, dont la capacité d’absorption est faible comparée aux besoins de la Bande, ce qui est bien la preuve que le soi-disant allègement du siège n’est qu’une tentative pour alléger la pression international.

Les préparatifs des nouveaux bateaux pour la Bande de Gaza par les solidaires européens, arabes et islamiques sont bien engagés, a confirmé Khudari, ajoutant que les départs seraient bientôt annoncés.

13:25 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L’esprit de corruption

 

 

 

 

 

 

 

L’esprit de corruption

Par

En 1992 Yves Meny expliquait dans la corruption de la République la vulnérabilité de la France à la corruption par l’étroitesse du groupe dirigeant, la propension à la concentration du pouvoir, la faiblesse des contrôles, l’ignorance des conflits potentiels résultant du cumul des rôles et des fonctions. Ses conclusions demeurent d’actualité.

Les 12000€ de cigares et les 160000€ du vol en jet privé de M. Joyandet ont fait plus de scandale que l

Ainsi, une partie de l’affaire Woerth est révélatrice de

Ainsi, les affaires des frégates et le "

Ainsi, les institutions en charge de la prévention de la corruption sont aujourd’hui très affaiblies.

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Des acteurs efficaces sont attaqués.

La réforme des chambres régionales de comptes n’a pas été abandonnée, après avoir failli être réglée par un simple amendement au printemps dernier. Les juridictions financières devraient être supprimées et fusionnées avec la Cour des comptes. Les activités de contrôle des comptes, des budgets et de la gestion cesseraient alors d’être prioritaires, au profit de nouvelles missions d’évaluation et de certification. Les collectivités locales seraient donc moins contrôlées, alors que les charges transférées et les budgets locaux augmentent. Eric Alt  , (membre du Syndicat de la magistrature, de l’association MEDEL (magistrats européens pour la démocratie et les libertés) et de l’association Anticor, Conseiller référendaire à la Cour de cassation), le 06 juillet 2010es 492 millions d’euros   également mis à la charge du contribuable dans l’affaire des frégates de Taïwan. Cependant, comme le florilège de conflits d’intérêts imputés à M. Woerth, ces faits sont avant tout révélateurs d’un contexte. l’opacité et de l’arbitraire dans lesquels le ministre en charge du budget décide des pénalités ou des poursuites en matière fiscale.   En 2008, la décision de Mme Lagarde   de soustraire à la justice le litige qui opposait M. Tapie au Consortium de réalisation du Crédit Lyonnais participait du même arbitraire. Karachigate  " sont révélatrices de l’usage dévoyé du secret défense. Elles mettent en évidence le scandale de l’extension du secret défense par la loi de programmation militaire du 29 juillet 2009. En effet, cette loi réduit encore la portée des investigations. Auparavant, seuls des documents peuvent être classifiés. Désormais, il est possible de protéger des lieux entiers, y compris des locaux d’entreprises privées intervenant dans le domaine de la recherche ou de la défense. De grands groupes industriels peuvent donc bénéficier d’une protection globale au motif qu’ils détiendraient des documents classifiés. Le Service central de lutte contre la corruption   (SCPC) est réduit au tiers de ses effectifs, pourtant modestes, fixés au nombre de 15 agents. Son dernier rapport ne cherche d’ailleurs pas à faire illusion : «les dispositifs de signalement des infractions apparaissent peu construits et surtout non pérennes» ; il est aujourd’hui «impossible d’obtenir des services enquêteurs des délais raisonnables de traitement compte tenu de la charge ou du manque d’effectifs dans leurs formations économiques et financières». L’activité du SCPC est, pour l’essentiel, limitée à des actions de formation et de sensibilisation. Il n’y avait, selon les dernières statistiques annuelles disponibles, qu’environ 150 condamnations pour corruption, 500 pour abus de biens sociaux, 1000 pour fraude fiscale, 1400 pour infractions à la législation sur les société (pour 600000 condamnations par an pour délits). Commission pour la transparence financière de la vie politique   rappelle, rapport après rapport, son impuissance à sanctionner les fausses déclarations de patrimoine des personnes qui y sont assujetties. Mission interministérielle d’enquête sur les marchés  , pourtant créée par la loi, est devenue, faute d’effectifs, une coquille vide. Le montant total de la commande publique est évalué entre 120 et 150 milliards d’euros.

parquet hiérarchiquement soumis au ministre de la justice. le travail législatif en vue de réduire le champ de l’infraction s’est accéléré, et une proposition de loi en ce sens a été examinée au Sénat le 24 juin dernier.

De même, le projet de suppression du juge d’instruction n’est pas officiellement abandonné. Et ce juge est déjà marginalisé dans les affaires financières où l’essentiel dépend d’un

A supposer, comme l’opposition l’a suggéré, qu’une infraction de prise illégale d’intérêt puisse être reprochée à M. Woerth, elle serait encore plus difficile à caractériser. En effet,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un sondage récent révèle que 64% des Français jugent les dirigeant politiques "plutôt corrompus", Mais cette préoccupation de l’opinion publique ne date pas d’hier. Dans l’Eurobaromètre d’octobre 2009, la France fait partie des pays où les répondants ont classé les hommes politiques nationaux dans la catégorie la plus touchée par la corruption : 67% répondaient déjà que les pots de vin et les abus de pouvoir sont répandus dans la classe politique. 55% pensaient "qu’il y a trop de liens proches entre le monde des affaires et la politique". Et dans l’indice de perception de Transparence international, la France est en baisse, n’arrivant l’année dernière qu’au 24ème rang mondial et au 14ème des 27 pays de l’Union européenne.

L’idéal d’une

République irréprochable, "exemplaire à l’égard du monde", doit encore être poursuivi... Faudra-il, comme en Espagne, des manifestations de rue, pour que cette promesse soit tenue ?

11:51 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05 juillet 2010

France : politiques corrompus pour 64 %

France :

politiques corrompus pour 64 %

 

 

 

Le Figaro  , le 04 juillet 2010

Soixante-quatre % des Français jugent leur classe politique corrompue et 75% d'entre eux estiment que les mesures de réduction du train de vie de l'Etat sont insuffisantes, selon un sondage Viavoice pour Libération.

Dans ce sondage à paraître lundi dans le quotidien, les hommes politiques semblent ainsi payer le prix des affaires qui ont éclaboussé le gouvernement français ces derniers temps. Selon le sondeur, 64% des Français estiment que leurs dirigeants politiques sont "plutôt corrompus", seuls 29% d'entre eux les tenant pour honnêtes.

Viavoice estime qu'il s'agit d'un score très élevé et souligne que l'institut de sondages Sofres, qui pose une question proche depuis 30 ans, donnait un chiffre de 38% en 1977, 46% en 1990 et 58% en 2002. Ce désaveu majeur est particulièrement prononcé chez les Français les plus modestes : 74% des ouvriers et 73% des employés souscrivent à l'idée de "corruption" des dirigeants politiques, contre 54% des cadres.

Les Français sont 60% à juger "choquante" la situation du ministre du Travail Eric Woerth, qui cumule ses fonctions ministérielles avec celle de trésorier de l'UMP alors qu'il est soupçonné de complaisance dans le traitement de l'héritière de L'Oréal, donatrice de son parti, lorsqu'il était au Budget. Liliane Bettencourt a reconnu avoir des comptes en Suisse.

Les mesures de réduction du train de vie de l'Etat, comme la baisse du nombre de voitures de fonction, sont jugées insuffisantes par 75% de Français, 20% les jugeant suffisantes.

Nicolas Sarkozy recueille 35% d'opinions positives et 63% d'opinions négatives dans ce sondage, selon lequel son premier ministre François Fillon obtient un jugement positif de la part de 46% des Français, 48% ayant une image négative.

Dans l'opposition socialiste, le maire de Paris Bertrand Delanoë bénéficie de 55% d'opinions positives. Il est talonné par le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn (54%) et Martine Aubry (49%). L'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal ne recueille que 33% d'opinions positives.

23:00 Écrit par Rachid Z dans Corruptions politiques | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |