14 décembre 2009

Conférence du MIR sur Gaza

Conférence du MIR sur Gaza

Une réussite exceptionnelle

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Par

Alter Info 

, le 13 Décembre 2009

Pour la première fois, samedi 12 décembre, un dirigeant du Hezbollah, par ailleurs député au parlement libanais, notre frère Ali Fayad, a pu s’exprimer publiquement en France à l’occasion d’une conférence sur la situation au Moyen Orient, une année après la terrible agression israélienne contre le peuple palestinien, organisée par le Mouvement des Indigènes de la République. L’événement est d’autant plus important que cette conférence s’est déroulée dans l’enceinte d’un des lieux les plus prestigieux de la culture française, la Sorbonne, à quelques mètres du Panthéon où reposent pour l’éternité des personnalités comme Jean Moulin, qui, à l’instar des martyrs du Hezbollah, ont résisté contre l’oppression et pour la liberté.

Ont pris également la parole Alima Boumedienne, sénatrice (Vert), Nadine Rosa Rosso, initiatrice de l’appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes, Richard Labévière, rédacteur en chef de la revue "Défense", Walid Charara, politologue libanais, Houria Bouteldja, porte parole du MIR, ainsi que Youssef Boussoumah du MIR également.

Comme on pouvait le prévoir, quelques jeunes trublions de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont tenté de perturber la conférence, provoquant quelques remous légitimes dans une salle qui souhaitait pouvoir écouter tranquillement les intervenants. Préparé à une telle éventualité, notre service d’ordre est intervenu rapidement pour conduire pacifiquement les perturbateurs vers la sortie, permettant à d’autres membres de l’UEJF qui n’avaient pas tenté de semer le trouble d’assister à la conférence.

L’annonce d’un dépôt de plainte contre le MIR et... la Sorbonne, rendu public par un communiqué de l’UEJF qui prétend que dix de ses étudiants «ont été insultés et agressés physiquement» ne nous étonne guère de la part d’une organisation alignée sur la politique raciste de l’Etat colonial d’Israël. Il est évident que ce n’est pas notre mouvement que l’UEJF cherche à impressionner. Son objectif est bien plus large : il s’agit de contraindre l’administration de la Sorbonne et les autres universités françaises, à refuser d’accueillir à l’avenir toute initiative qui n’aurait pas le cachet «Certifié conforme aux normes du Mossad». Au-delà, ce type de pressions s’inscrit dans la politique de terrorisme intellectuel menée par les agences sionistes dans le but de dissuader toutes sortes de critiques contre l’Etat d’Israël, y compris les plus modérées.

Pour notre part, nous remercions la présidence de la Sorbonne et son administration pour nous avoir prêté un de ses amphis et ne pas avoir cédé aux multiples pressions qui exigeaient l’annulation arbitraire de notre conférence. Nous dénonçons la mise en cause personnelle et les menaces formulées par les sites sionistes contre l’une des responsables administratives de l’Université qui a veillé, dans le stricte cadre de son devoir professionnel à ce que la conférence puisse se tenir sans problème.

Enfin, nous tenons à remercier une fois de plus notre ami Jean Salem, philosophe et professeur à la Sorbonne, qui a co-organisé avec nous cette initiative.

Vive les résistances palestinienne et libanaise contre l’occupation sioniste !

Le Secrétariat exécutif du MIR

NB : Des informations plus précises seront données ultérieurement ainsi que des photos et une vidéo.

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Commentaires

"Racistes islamistes à la Sorbonne" Par Paul Lémand, Agoravox, le 14 décembre 2009

Samedi après midi, les amphis sont vides. Les étudiants se remettent lentement d’une semaine de travail assidu. Les uns sont rentrés chez Maman pour laver leur linge, d’autres repartent vers la galère, à la recherche d’un logement pour la nuit.

C’est le moment idéal qu’ont choisi certains pour occuper une salle de cours afin de faire la promotion en simultané du Hezbollah et de la haine d’Israël.

La salle était réservée à l’avance. Les participants avaient bien noté sur leurs agendas ce petit rendez-vous mesquin et trouble.

Les orateurs étaient chauffés à blanc. Parmi eux, Richard Labéviaire, ineffable journaliste obsédé par l’occupation sioniste et qui ne manque pas une occasion de fustiger Israël.

Les autres invités brillaient par l’unanimité de leurs opinions. A la Sorbonne, on aime la contestation, l’échange des idées et des concepts et surtout la remise en question.

Walid Charara, un supposé politologue libanais, Alima Boumédiène-Thiéry, la fameuse sénatrice des Verts et surtout une "sommité" belge connue surtout de son voisinage, Nadine Rosa-Rosso qui se présente comme enseignante et auteur (elle a écrit un article pour une revue). Elle a enfin fait parler d’elle en organisant en 2008 un « Appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes ».

Cette ancienne secrétaire générale d’un parti marxiste-léniniste, le PTB-PVDA, dont elle a été exclue, ne recule devant rien pour retrouver un podium.

Etait également annoncé Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah. Grand admirateur d’Ahmadinejad, il dit qu’ils sont des « alliés de l’Iran. L’Iran est dans une position de leadership dans la confrontation avec le colonialisme mondial et les tentatives de domination ».

Il décrit le Hezbollah comme « un mouvement de libération et de résistance nationale avec une dimension humaniste d’abord et nationaliste et islamique ensuite. Nous faisons partie de cette grande "ouma islamique" et on ressent les douleurs de ce monde islamique opprimé ».

L’égérie des Indigènes de la République, Houria Bouteldja, n’avait pas prévu d’intervention sur un plateau télé ce soir là. Aussi a-t-elle accepté avec empressement de se joindre à la petite troupe de copains, pour certains amis intimes.

Pour l’UEJF, pour le Mouvement pour la Paix et contre le terrorisme, il était intolérable qu’une Université accueille des membres ou soutiens d’organisations terroristes tels que le Hamas et le Hezbollah, qui prônent et mettent en œuvre l’assassinat de civils.

Université aveugle

En vain ont-ils tenté de sensibiliser le Président de cette Université, Jean-Paul Colliard, mais celui-ci était absent. Un séminaire à l’étranger, probablement.

C’est sa directrice de cabinet, Catherine Germain, qui a autorisé la tenue de ce « colloque ». Après les lynchages perpétrés à l’encontre des opposants à cette réunion, il dira regretter d’avoir laissé faire sans, dit-elle, « réaliser la portée de l’événement et la nature des intervenants ».

Catherine Germain n’avait pas de collaborateur dans son cabinet pour pianoter 5 secondes sur Internet. Les réseaux informatiques de l’Université n’ont peut-être pas un débit suffisant. On ne dira jamais assez les méfaits des baisses de crédits.

Les militants antifascistes et des membres de l’UEJF ont vainement tenté d’apporter la contradiction. Ils ont été insultés et expulsés.

L’expulsion de ce haut lieu de la connaissance et de l’érudition française ne s’est pas effectuée sans coups, agressions physiques par le service d’ordre du MIR (Mouvement des Indigènes de la République).

Certains, délaissant pour une fois Nike et blousons coûteux, sont pour l’occasion habillés de Tee-shirts célébrant Al Qods. Ils étaient ainsi plus à l’aise pour agresser garçons et filles qui tentaient vainement d’exprimer leur désaccord avec les intervenants.

Pas un vigile de l’université, pas un policier n’est intervenu pour la bonne et simple raison que leur présence n’avait pas été prévue.

Quelle étourderie de la part des dirigeants universitaires ! Et, surtout quelle suffisance !

L’Université est-elle celle ou l’on peut voir désormais des inscriptions telles que « A mort les Juifs » comme à Saint Denis ?

Il suffit de se rendre à la Sorbonne escalier G, 2ème étage sur les portes intérieures de deux toilettes (lieu par excellence de la déjection), pour y trouver : « Gaza le vrai génocide », « Dieudonné reviens », « Rothschild et Rockefeller ont soutenu les nazis et Israël ».

Mais de cela, Madame la directrice de cabinet n’est pas informée. Elle ne sait pas que l’importation du conflit du Proche Orient en France a provoqué l’explosion d’un antisémitisme virulent.

La Sorbonne a failli à son esprit d’ouverture. A compter de ce jour, elle ne sera plus le lieu de l’échange, du débat, de l’érudition.

Elle est devenue le lieu de la propagande la plus éhontée en accueillant le député d’un mouvement islamiste prônant la haine du juif, l’abaissement de la femme, le combat contre la démocratie.

Que réclamer ?

Des sanctions administratives ? La mise à pied des responsables ?

La balle est maintenant dans le camp des politiques. Mais nous sommes à 3 mois des élections Régionales.

Et il se trouve que la personne chargée de l’Enseignement supérieur au gouvernement est également candidate contre Jean-Paul Huchon en Île-de-France.

Oh la la, quel ennui ! Cela ne pouvait pas tomber plus mal.

Écrit par : Rachid Z | 15 décembre 2009

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Sorbonne/conférence: des échauffourées AFP, le 12 décembre 2009

De légères échauffourées ont eu lieu cet après-midi entre des membres de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et des participants à une conférence sur Gaza à l'université Paris-I Sorbonne qui accueillait un député libanais du Hezbollah, a-t-on appris de source policière.

Selon cette source, les incidents n'ont nécessité ni l'intervention de la police ni des pompiers. Des dépôts de plainte étaient cependant en cours aujourd'hui en début de soirée de la part de membres de l'UEJF, a-t-on précisé.

Selon un communiqué de l'UEJF, dix de ses étudiants "ont été insultés et agressés physiquement" au cours de la conférence, organisée par le Mouvement des Indigènes de la République sur le thème: "Gaza, un an après, nouveaux risques d'agression sur la région".

"L'UEJF était venu protester contre la venue et la prise de parole d'Ali Fayad, député du Hezbollah", a ajouté l'organisation, qui trouve "intolérable qu'une université accueille des membres ou soutiens d'organisations terroristes tels que le Hamas et le Hezbollah, qui prônent et mettent en oeuvre l'assassinat de civils". Contactée par l'AFP, la porte-parole des Indigènes de la République, Houria Bouteldja, a donné une autre version, en réfutant tout échange de coups. "Il y avait des provocateurs dans la salle, qui se sont mis à hurler avant même que les débats ne commencent", a-t-elle expliqué. "Ils ont fait du grabuge et nous avons un service d'ordre qui les a sortis. C'est tout", a-t-elle ajouté.

Écrit par : Rachid Z | 15 décembre 2009

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Le «scandale du Hezbollah à la Sorbonne» Slate, le 14 decembre 2009

Une conférence organisée dans les locaux de la Sorbonne, 12 place du Panthéon à Paris, et intitulée «La Conférence de Gaza», a dégénéré en violences et dans la confusion générale samedi 12 décembre.

Le site de la revue «La Règle du jeu» consacrée à la littérature, à la philosophie, à la politique et aux arts, couvre de manière exhaustive ce qu'elle appelle «le scandale du Hezbollah à la Sorbonne.» La conférence en question était organisée par le Mouvement des Indigènes de la République (MIR), association controversée qui affirme lutter contre les discriminations et se déclare «antisioniste», . Parmi les invités figuraient Ali Fayad, membre du bureau politique du Hezbollah et député au Parlement libanais.

La tension est montée dès le début de la conférence entre des étudiants protestant contre la présence d'un «terroriste» dans les locaux de la Sorbonne et des personnes apparemment sympathisantes de la cause palestinienne. Des menaces et des injures fusent rapidement, et certaines personnes sont brusquées. La règle du jeu écrit:

"Le reste de la conférence se réduira probablement au discours habituel (à propos d'«Israël et ses alliés fascistes» et autres «souchiens») tenu par les prétendus «rescapés des ghettos de banlieue» et leurs amis. Ce qu'il fallait voir pour le croire, c'est l'improbable tenue d'une telle conférence à la fac de droit, place des Grands hommes. Mme Catherine Germain, directrice de cabinet de Jean-Claude Colliard (président de Paris-I Panthéon-Sorbonne) avait autorisé la tenue de ce rassemblement."

Dans une tribune sur le même site, la présidente de l'Union des étudiants juifs de France (UEFJ) déplore que «la Sorbonne, université millénaire ouvre ses portes et l'un de ses plus vieux amphithéâtres à des députés de mouvements terroristes [...] L'Université a failli aux valeurs républicaines et manqué à son devoir de protéger ses étudiants.»

Le MIR parle quant à lui dans un communiqué de la «réussite exceptionnelle» de la conférence:

"Comme on pouvait le prévoir, quelques jeunes trublions de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont tenté de perturber la conférence, provoquant quelques remous légitimes dans une salle qui souhaitait pouvoir écouter tranquillement les intervenants."

"Préparé à une telle éventualité, notre service d'ordre est intervenu rapidement pour conduire pacifiquement les perturbateurs vers la sortie, permettant à d'autres membres de l'UEJF qui n'avaient pas tenté de semer le trouble d'assister à la conférence."

Écrit par : Rachid Z | 15 décembre 2009

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Le scandale du Hezbollah à la Sorbonne Par Arielle Schwab – Présidente de l’UEJF, le 13 décembre 2009

La présidente de l'UEJF interpelle la tribune
[Ce papier a été écrit à chaud, par une Présidente de l’UEJF attendant les militants de son organisation devant un commissariat quelques heures après les faits relatés ci-dessous.]

Aujourd’hui, samedi 12 décembre, l’Université Paris 1 – Panthéon – Sorbonne accueillait Ali Fayad député du Hezbollah, et Nadine Rosa Rosso, fervente défenseur du Hamas dans le cadre d’une conférence organisée par le Mouvement des Indigènes de la République sur le thème “Gaza, un an après: les nouveaux risques d’agression dans la région”.

Depuis une semaine, les étudiants Juifs de France sont incrédules et alarmés. La Sorbonne, université millénaire ouvre ses portes et l’un de ses plus vieux amphithéâtres à des députés de mouvements terroristes. On s’interroge: les organisateurs ont-ils eu l’autorisation adéquate? Peut-être faut-il mettre l’administration au fait de ce qui risque de se passer au sein de ses murs?

Jean-Claude Colliard, le Président de l’Université ne semble pas être à Paris, sa Directrice de Cabinet regrette d’avoir laissé faire sans, dit-elle, « réaliser la portée de l’événement et la nature des intervenants ». Mais la Sorbonne n’annulera pas, peu importe l’importance des valeurs qui sont bafouées au passage. Ce qui compte c’est de ne pas faire de bruit, de ne pas donner d’écho à leur faux-pas. Ils tentent de nous rassurer, ils déplacent la conférence de la Sorbonne au Panthéon, envisagent même d’interdire l’entrée aux médias et prétendent qu’il n’y aura que peu de monde…. Rien n’est moins sur.

Quelques heures avant la conférence, nouvel entretien avec la directrice de cabinet du Président de l’Université. Dernière tentative pour préserver la Sorbonne et faire annuler cette conférence. Il n’en sera rien, elle aura bien lieu, et ce sont les Républicains et étudiants qui finiront par être évacués de la salle.

Une salle qui se remplit progressivement. Il est 15h, elle est déjà pleine. Nous étions filtrés à l’entrée. J’entends derrière moi « j’ai failli ne pas rentrer, ils m’ont pris pour un feuj, je n’ai pas une tête de feuj! » Des libanais demandent si la conférence sera traduite en arabe, des militants juifs antisionistes attendent le début de la conférence.

A l’intérieur, aucun représentant de l’Université, ni même le service de sécurité de la fac pour servir de garde-fou. Les membres des Indigènes de la République sont tendus. Ils prennent le micro, indiquent le processus d’évacuation en cas de débordements mais rassurent la salle: les gens ici sont raisonnables et respectueux de la parole et du débat d’idée.

On présente les intervenants, et c’est le tour des Etudiants Juifs de France de prendre la parole, depuis la salle, pour rappeler la nature du Hezbollah.

Insultés, bousculés, agressés, les militants antifascistes et les étudiants. Le Mouvement des Indigènes de la République, aidé par l’assistance, emploie la violence pour nous faire sortir de la salle.
Plusieurs d’entre nous seront frappés au visage, jetés contre les murs.

La suite de la conférence sera l’attendu plaidoyer pour les actions du Hezbollah dans un amphi de la Sorbonne déserté de ses universitaires et dirigeants, et vidé de ceux qui sont attachés à son héritage.

L’Université a failli aux valeurs républicaines et manqué à son devoir de protéger ses étudiants. Fidèle à son héritage, la Sorbonne aurait dû rester un lieu d’ouverture, de débats voire de contradictions. Elle doit se prémunir de la haine et de ses conséquences dans ses amphithéâtres. Aujourd’hui, elle a failli à sa mission…

Écrit par : Rachid Z | 15 décembre 2009

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Supplément au “scandale du Hezbollah à la Sorbonne” Par Anaëlle Lebovits, le 13 décembre 2009

Conférence de Gaza : Un scandale place des Grands Hommes

Dans l’Amphi 1 de la fac de droit de la Sorbonne, une jeune fille se lève au moment où la conférence va débuter. Elle proteste : «Moi, je vais vous dire pourquoi il y a un problème à cette conférence. Il y a un problème parce qu’on est à la Sorbonne, une université qui porte les valeurs de la France. On peut débattre, mais pas accueillir un terroriste»…

Elle insiste, parle haut et fort, dit non. Un jeune homme assis à côté d’elle, et sensé filmer l’événement, l’attrape violemment. Il la menace. Son voisin l’intercepte. Le « caméraman » porte un t-shirt noir où sont dessinés le dôme du Rocher et l’inscription « Al Qods » en lettres dorées. Dans son dos, on peut lire : « Indigènes de la République ». Très virulent, il revient à la charge, agrippe et insulte la jeune femme, tandis qu’un autre opposant à la tenue de la conférence se fait lui aussi brutalement alpaguer, et y laisse une chemise bientôt déchirée. Nous sommes au milieu de l’amphithéâtre.

À la tribune, les orateurs s’époumonent dans le micro, appellent au calme et à la discipline. Dans les premiers rangs, des personnes esquissent le V de la victoire et scandent « Palestine vivra ! » Des menaces et des injures fusent en direction des militants qui exigent un débat. Hurlements. Le service d’ordre pousse la fille et ses camarades vers la sortie. L’ambiance est devenue franchement nauséabonde et la sécurité, toute relative. Un homme chauve, qui porte un keffieh par-dessus son t-shirt « Al Qods », pointe la fille du doigt : « Assassin ! » Le cri est largement repris. Le brouhaha est assourdissant.

La « Conférence Gaza » a débuté à 15h30 dans les locaux de la Sorbonne, 12 place du Panthéon. Y étaient invités par le « MIR » (le Mouvement des Indigènes de la République) : Ali Fayad (membre du bureau politique du Hezbollah et député au Parlement libanais), Walid Charar (politologue libanais), Alima Boumediene-Thierry (sénatrice, les Verts), Richard Labévière (journaliste spécialiste du Moyent-Orient), Youssef Boussoumah (membre du MIR) et Houria Bouteldja (porte-parole du MIR). Jean Salem, professeur de philosophie, a apporté un soutien décisif à l’évènement. Il était pourtant absent.

En guise de préambule, un des organisateurs dit quelques mots au nom du responsable de la sécurité, occupé ailleurs : « En principe, il ne devrait rien se passer, mais on ne sait jamais […]. En cas de petit problème et qu’on soit obligés d’évacuer la salle, les personnes qui sont à la tribune seront dirigées vers les portes qui sont derrière moi [il désigne deux des trois issues de la salle]. Ces portes sont réservées pour eux. En ce qui concerne les gens qui sont dans le public, l’évacuation se fera par les portes arrières, par où vous êtes entrés. » Il n’y a en fait qu’une seule porte d’entrée pour les 200 personnes qui assistent à la conférence, tandis que les six orateurs en ont donc deux pour eux. Drôle de répartition des issues. On comprend à ce moment-là que la violence est inévitable.

Moins de cinq minutes après que les consignes de sécurité ont été données, une demi-douzaine de personnes se fait prestement sortir de l’amphi. Quelques autres les suivent. Sans regret. Le reste de la conférence se réduira probablement au discours habituel (à propos d’« Israël et ses alliés fascistes » et autres « souchiens ») tenu par les prétendus « rescapés des ghettos de banlieue » et leurs amis. Ce qu’il fallait voir pour le croire, c’est l’improbable tenue d’une telle conférence à la fac de droit, place des Grands hommes. Mme Catherine Germain, directrice de cabinet de Jean-Claude Colliard (président de Paris-I Panthéon-Sorbonne) avait autorisé la tenue de ce rassemblement.

Écrit par : Rachid Z | 15 décembre 2009

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"La"sommité" belge connue surtout de son voisinage, Nadine Rosa-Rosso qui se présente comme enseignante et auteur (elle a écrit un article pour une revue). Elle a enfin fait parler d’elle en organisant en 2008 un « Appel pour le retrait du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes ».

Cette ancienne secrétaire générale d’un parti marxiste-léniniste, le PTB-PVDA, dont elle a été exclue, ne recule devant rien pour retrouver un podium. ..."

Je confirme ! (lol)

Écrit par : Maimonide | 15 décembre 2009

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