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| Sur les orientations et pratiques politiques des élus |
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17-11-2009 |
«Il faut une nouvelle initiative pour lutter contre le racisme» |
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Anne Morelli «Il faut une nouvelle initiative pour lutter contre le racisme» Par Francesco Randisi, Metro, le 27 octobre 2009 Le malaise au sein du MRAX ne laisse pas indifférent, les anciens administrateurs comme Anne Morelli qui dénoncent les problèmes depuis des années. L’historienne et ancienne vice-présidente nous fait part de son inquiétude. D’où vient le malaise au sein du MRAX ? Anne Morelli : Le problème date en réalité de plusieurs années. En fait, il est lié à la présidence actuelle. J’ai essayé de me réinvestir à plusieurs reprises. Mais je l’ai quitté et d’autres personnalités progressistes aussi au fur et à mesure. Je suis une militante de l’antiracisme, pas d’un club d’autodéfense des musulmans. Depuis la présidence de Radouane Bouhlal, on ne parle plus que de l’islamophobie et le MRAX a délaissé les autres dossiers comme la défense des sans-papiers. Faut-il suspendre son financement ? Anne Morelli : Je ne suis pas favorable à une telle décision qui mettrait en danger les personnes qui y travaillent. Mais je comprendrais une mesure de rétorsion à partir du moment où le MRAX ne remplit plus ses objectifs d’origines. Peut-on encore sauver le MRAX ? Anne Morelli : Je ne suis plus aussi optimiste. Car Radouane Bouhlal a recruté suffisamment de personnes pour bloquer toute initiative qui irait à son encontre. Si le Mrax ne défend plus que les musulmans, il faudra lancer une nouvelle initiative pour lutter contre le racisme.
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Abdelkader Belliraj pourrait perdre sa nationalité belge |
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Abdelkader Belliraj pourrait perdre sa nationalité belge Par Ibrahima Koné, Yabiladi, le 16 novembre 2009La Belgique ne veut pas de terroriste Belge. Selon le porte-parole du parquet général de Gand, Dominique Debrauwere, cité par l’agence Belga, des procédures sont en cours à Gand (Flandre-Orientale) contre sept individus pour leur retirer la nationalité belge, parce qu’ils auraient «sérieusement manqué aux obligations d'un citoyen belge». Parmi ces personnes figurent les Marocains Abdelkader Belliraj et Mohamed Reha. L’article 23 du Code de la nationalité, stipule que les Belges qui ne tiennent pas leur nationalité d'un parent belge au jour de leur naissance et les Belges qui ne se sont pas vu attribuer leur nationalité en vertu de l'article 11 peuvent être déchus de la nationalité belge (…) «s'ils manquent gravement à leurs devoirs de citoyen belge». La semaine dernière, les quotidiens néerlandophones «Het Belang Van Limburg» et «Gazet Van Antwerpen» ont rapporté l’exemple de Mohamed Reha, condamné à Salé en 2007, à 10 ans de prison pour terrorisme. La procédure le visant est fixée au 19 janvier prochain. Quant à Abdelkader Belliraj, Belgo-Marocain de 50 ans, condamné le 28 juillet dernier à la prison à perpétuité pour «atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et meurtre avec préméditation», il pourrait également être déchu de sa nationalité belge. Le procès en appel de ses 34 co-accusés, devant s’ouvrir ce lundi à la Cour d’appel de Salé, a été une nouvelle fois reporté au 7 décembre. Selon le journal De Staandard, outre ces deux Belgo-Marocains, deux autres procédures ont également été lancées pour retirer la nationalité belge à Amor Sliti et Abdelkrim El Haddouti, tous deux été condamnés à Bruxelles au cours du procès de Nizar Trabelsi. Pour mémoire, cet ex-footballeur a écopé de dix ans de prison en 2004 au tribunal correctionnel de Bruxelles, pour un projet d’attentat contre la base militaire américano-belge de Kleine-Brogel. Les journaux qui ont cité le porte-parole du parquet ont fait état d’un précédent cas. Il s’agit du Belgo-Tunisien Tarek Maaroufi. Après avoir été condamné à trois reprises pour terrorisme, ce Belge depuis la fin de l’année 1993 a perdu sa nationalité belge le 26 janvier 2009.
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16-11-2009 |
Conférence-débat : Criminalisation des mouvements sociaux et peuples autochtones |
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Conférence-débat 
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RAPPEL : Rencontre-débat |
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RAPPEL Rencontre-débat Attendez-vous au PIR ! 
Avec Houria Bouteldja Sadri Khiari et Youssef Boussoumah Le Mouvement des Indigènes de la République, avec de nombreux partenaires, est engagé actuellement dans la constitution d’un parti politique, le Parti des indigènes de la république, qui sera présent sur tous les terrains de l’action, y compris électoral. Dans sa déclaration fondatrice, le MIR affirme «lutter contre toutes les formes de domination impériale, coloniale et sioniste qui fondent la suprématie blanche à l’échelle internationale. C’est ainsi que nous rendrons hommage à nos parents immigrés et à nos ancêtres colonisés ou déportés qui ont tant lutté pour leur libération». ÉGALITÉ a invité trois de ses fondateurs à une rencontre amicale publique. Echange d’expériences et d’idées sont au menu. N’hésitez pas à déjà poser vos questions sur le MIR en les envoyant à ÉGALITÉ . Vous serez ainsi certain(e) de pouvoir les poser le 20 novembre. L’entretien sera animé par ÉGALITÉ Vendredi 20 novembre 2009 dès 19 heures Rue Docteur Meersman, 14 1070 Bruxelles (Metro Clemenceau - Bus : 46 Sandwiches en vente à prix modestes.
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Une histoire qui fait encore trop mal |
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Une histoire qui fait encore trop mal Par Carmen K. Sisson, The Christian Science Monitor, Courrier International, le 16 novembre 2009Grâce à une réforme pionnière aux Etats-Unis, le Mississippi s'apprête à imposer à l'école l'enseignement de l'histoire des droits civiques. Un sujet qui reste douloureux. Au Mississippi, rares sont les enfants qui ont entendu parler d'Emmett Till, ce jeune Noir de 14 ans lynché par une foule blanche en 1955. L'événement avait galvanisé le mouvement pour les droits civiques dans cet Etat du Sud. Ils n'ont pas entendu parler non plus du Freedom Summer de 1964, lorsque 1000 bénévoles sillonnèrent la région pour inscrire les électeurs noirs sur les listes électorales. Ils ne savent rien de ces citoyens ordinaires qui ont surmonté tant d'obstacles pour contribuer au changement. Ces écoliers vont bientôt apprendre ce pan de l'histoire : dès l'automne prochain, tous les épisodes de ce combat seront enseignés dans toutes les écoles publiques. Voilà qui met un terme à une culture du silence vieille de plusieurs décennies. Par ici, on n'aime guère se souvenir de ces nuits d'attentats et d'explosions dans les églises, du bruit des fusils que l'on armait dans les ténèbres alors que des citoyens patrouillaient dans les rues et autour des lieux de culte dans l'espoir d'enrayer les violences. On n'aime pas se souvenir de la peur et de la méfiance - entre Noirs et Blancs, mais pas seulement. "Les gens n'en parlent pas, c'est simple, reconnaît Jacquelyn Martin, une militante noire des droits civiques. Ils ne comprennent pas que la guérison commence en partie par la parole." En faire une matière étudiée dans les écoles constitue "un changement très marquant", assure Chauncey Spears, spécialiste des programmes scolaires. "Car comment avoir un programme d'enseignement solide lorsque même les élèves brillants ont une connaissance aussi limitée de leur propre histoire ?" L'enseignement des droits civiques s'imposera à tous les élèves du Mississippi, de la maternelle à la terminale. Dans les petites classes, les écoliers liront des livres comme I Love my Hair ! afin que soient abordés des concepts de différence comme la couleur de peau ou la texture des cheveux. Les plus âgés plongeront plus avant dans l'œuvre de ces citoyens ordinaires qui façonnèrent le mouvement des droits civiques et dans les effets de cette lutte dans tout le pays. Mais comment explorer ce territoire dans un Etat où cette partie de l'histoire est encore toute fraîche ? Dès que la question a surgi, le corps enseignant s'est naturellement tourné vers la classe de Vickie Malone, au lycée de McComb. Il y a trois ans, quand elle a commencé à enseigner le programme "Local Cultures", alors facultatif, à ses terminales, elle n'avait aucune idée de ce qu'allait devenir ce cours. Elle voulait simplement que ses élèves entendent toutes les voix de l'histoire, tant les noires que les blanches, dans un climat de compréhension. Son cours ressemble plus à un séminaire universitaire qu'à un cours de lycée. Les élèves se retrouvent autour d'une table pour discuter de questions que même leurs parents et grands-parents (qui pour certains participèrent à la lutte pour les droits civiques dans un camp ou l'autre) auraient sans doute du mal à aborder. Lors d'un cours le mois dernier, ils se sont penchés sur le thème des différents points de vue, et chacun devait écrire un poème selon deux angles afin de regarder les choses à travers les yeux d'un autre. Susan Glisson, qui dirige l'institut William Winter pour la réconciliation raciale de l'université du Mississippi, consacre beaucoup de temps à réfléchir à ce sujet et à analyser les actions de l'Etat du Mississippi et ses résultats. Les zones de progrès voisinent encore avec de lourds obstacles [notamment celui des inégalités sociales qui touchent les Afro-Américains]. "Il y a comme un canal qui conduit directement les gamins de l'école à la prison, estime-t-elle. Ajoutez à cela la crise économique, le terrorisme, la peur des guerres à l'étranger, le premier président afro-américain, et vous avez une situation potentiellement explosive. Cela nous impose à tous d'être plus vigilants que jamais." Selon le Southern Poverty Law Center, les groupes haineux et l'extrémisme sont en progression de 50% aux Etats-Unis depuis 2000. Dans le cadre du projet Klanwatch, cette association à but non lucratif surveille l'activité de 900 groupes de ce genre actifs actuellement, dont 22 au Mississippi, et près de 400 concentrés dans les autres anciens Etats sécessionnistes que sont le Texas, la Louisiane, l'Alabama, l'Arkansas, le Tennessee, la Géorgie, la Floride, la Virginie et les deux Caroline. Tensions encore vives Sur fond de pauvreté persistante dans cet Etat du sud des Etats-Unis, le nouveau programme ravive bien des blessures jamais refermées. D'autant qu'au niveau fédéral, des inégalités persistantes entre Blancs et Afro-Américains sont à nouveau constatées. Ainsi, malgré la politique de discrimination positive menée par les Etats-Unis depuis trente ans dans l'éducation et l'emploi en vue de gommer les inégalités raciales, le nombre de jeunes Noirs obtenant de bons résultas aux examens avait reculé en 2000 par rapport à 1990. Les tensions restent vives. A McComb, la ville pilote du programme d'enseignement de l'histoire des droits civiques, un éditorialiste local craignait ouvertement que le nouveau programme ne distille un message où "les Blancs seraient présentés comme des méchants et les Noirs des gentils"...
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Conférence-débat : "Etre Juif après Gaza" |
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Conférence-débat "Etre Juif après Gaza"  L’Institut Marcel Liebman a le plaisir de vous annoncer l'organisation d'une conférence-débat avec l'historienne française Esther Benbassa sur son dernier livre "Etre Juif après Gaza". Elle aura lieu le vendredi 27 novembre à 20h à l'ULB (campus du Solbosch - auditoire 1302) PAF 4 eur - étudiants et allocataires sociaux : 2 eur Esther BENBASSA est directrice d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, Sorbonne. Spécialiste d'histoire des juifs et d'histoire comparée de minorités. Son dernier ouvrage en date : ÊTRE JUIF APRÈS GAZA «Comment être juif après l’offensive israélienne contre Gaza ? Mais peut-on cesser d’être juif ? Juif, en tout état de cause, probablement le reste-t-on, si du moins être juif relève d’abord d’une posture fondatrice, celle du regard constant porté sur soi et sur autrui pour établir invariablement la balance entre soi et le monde. À ce Juif-là, Gaza, de toute évidence, lance plus d’un défi.» Renseignements : 02/650 33 86 institut.liebman@ulb.ac.be www.institutliebman.be
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Utiliser la peur pour vendre la politique israélienne |
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Utiliser la peur pour vendre la politique israélienne Par Amanda Mueller, PNN, le 17 octobre 2009 Pendant huit jours fin octobre, les touristes occidentaux peuvent participer à une tournée intitulée “Mission Ultime”, proposée par le groupe israélien de droite Shurat HaDin (centre juridique d’Israël). Pour 2.795 US$ (1.895€), plus le billet d’avion et un don d’au moins 500$ (340€) au groupe qui se vend lui-même comme une association pour les droits de l’homme, les participants passent huit jours à visiter les bases militaires israéliennes, à écouter des conférences données par des responsables militaires, à observer les checkpoints, à se déplacer dans les zones frontalières libanaises et de Gaza, à rencontrer des anciens agents secrets du Mossad, à assister à des tribunaux militaires, à inspecter le mur et à rencontrer des politiciens israéliens en poste. Une partie du projet, qui vise à générer un soutien occidental aux Israéliens, comprend des conférences et des visites sur ce qui est perçu comme les questions actuelles les plus pertinentes : le mur, les checkpoints et les tribunaux militaires. On donne aux touristes un aperçu d’un checkpoint et on les invite à voir les forces militaires à l’œuvre. Ils vont ensuite voir un côté du mur à Qalqilia, un district qui est encerclé et complètement coupé de ses terres. Visant à vendre aux touristes la notion que les checkpoints et le mur ont réussi à garantir la sécurité israélienne, le groupe assiste également à un procès dans un tribunal militaire présenté comme «observer un procès de sécurité d’un terroriste du Hamas». Alors que la famille et les amis palestiniens sont interdits d’entrer dans le tribunal, l’accès est accordé aux touristes, avec un exposé sur la procédure par l’un des juges militaires. La visite a lieu à Ofer, la prison construite sur les terres de Ramallah, où, si la famille et les amis palestiniens peuvent assister à la première comparution, seules deux personnes par prisonniers politiques sont autorisées à entrer, laissant beaucoup d’autres attendant, à l’extérieur des grilles de la base militaire, d’avoir des nouvelles de leurs proches. Les seules conversations que les participants à cette tournée ont avec les Palestiniens sont pendant des exposés avec ceux présumés collaborer avec l’armée israélienne. Les sujets de pratiques juridiques discriminatoires, violations des droits de l’homme, harcèlements aux checkpoints, raids nocturnes, destruction des biens et démolition des maisons au bulldozer ne sont pas mentionnés. Bien que Shurat HaDin affirme n’avoir aucune affiliation avec des groupes politiques ou gouvernementaux, il est clair que le gouvernement israélien soutient et approuve ces tournées en permettant aux Occidentaux ce type d’accès. Une ancienne participante à la tournée Mission Ultime, Melissa Reed, a commenté : «A travers les conférences auxquelles nous avons participé, la tournée a essayé de créer une victimisation d’Israël, tout en ventant ses efforts militaires. J’ai été déçue de voir combien la tournée était partiale, n’offrant pas à un seul Palestinien l’opportunité de parler du conflit. C’est sans aucun doute un programme de propagande.» Reed est officier de la force opérationnelle anti-terroriste des Etats-Unis. Elle a participé à la tournée à la demande de son employeur. Ayant reçu un itinéraire partiel avant son départ, elle s’attendait à une visite tout-à-fait différente. «Il est clair que cette tournée est créée pour susciter un soutien pour l’armée israélienne et qu’il cible les Américains, et en particulier les Juifs américains. Faisant partie d’une force opérationnelle anti-terroriste, le ‘choc et effroi’ qu’Israël présente dans cette visite n’a pas eu sur moi les mêmes résultats qu’il a eu sur la moyenne de la quarantaine d’Américains, non exposés à des opérations militaires et politiques,» dit Reed. Dès son retour chez elle, elle a commencé à recevoir des mails pro-sionistes. La première tournée de Shurat HaDin a été organisée en 2003, en réponse à un effondrement du tourisme israélien. Il y a eu 74 participants. En recevant le don minimum obligatoire de 500US$ par participant, le groupe a gagné au moins 37.000€ en une seule tournée. En 2006, il y a eu 11 tournées, avec une moyenne de 50 participants chacune. Nous n’avons pas pu avoir communication du nombre de tournées organisées depuis 2003, ni du montant réuni par ses visites. Le centre est situé à Tel-Aviv, et a été créé par Nitsana Darshan-Leitner. Affirmant avoir pris pour modèle l’ONG américaine ‘Southern Poverty Law Center’, Shuar HaDin se centre sur la défense des litiges des soldats et officiers israéliens, ainsi que sur les actions en justice pour mettre en faillite les soi-disant «organisations terroristes». Sur leur site web, ils se vantent d’être responsables d’une baisse de 60% des «activités terroristes» à Gaza. Bien qu’ils prétendent n’avoir aucune affiliation gouvernementale ou religieuse, les déclarations faites dans la presse par Darshan-Leitner et l’itinéraire de la Mission Ultime suggèrent de solides liens militaires, gouvernementaux et religieux. C’est Darshan-Leitner, et Shurat HaDin, qui a demandé l’annulation de l’accréditation du journaliste français Charles Enderlin sur l’affaire Al-Dura en 2000, portant l’affaire devant les tribunaux en 2008, et la perdant. Shurat HaDin organise de multiples Missions ultimes chaque année, réunissant d’énormes sommes d’argent pour leur organisme en utilisant la peur pour vendre la politique israélienne discriminatoire à des touristes sans méfiance.
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15-11-2009 |
Israël est devenu une épine dans le flanc du monde |
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Israël est devenu une épine dans le flanc du monde  Par Sever Plocker, Yedioth Aharonot, (traduction : Nazim), le 14 novembre 2009 J’ai été invité à donner une conférence sur l’économie et la société israéliennes à l’université d’Oxford. Comme il s’agissait d’une courte conférence et d’un forum respectable, j’ai accepté l’offre avec plaisir. L’invitation a été lancée il y a environ six mois. Pourtant, maintenant que mon voyage approche, je suis préoccupé. J’hésite. Mes amis me mettent en garde : n’y va pas ! Des gens hostiles vont créer des perturbations, protester, crier et intervenir. L’atmosphère dans les universités britanniques est anti-israélienne dans une mesure jamais vue dans le passé. Israël est perçu comme une épine dans le flanc du monde civilisé. Un professeur israélien qui a discrètement quitté une prestigieuse université britannique m’a dit : «Ma vie universitaire et sociale devenait insupportable. Les collègues me tenait à l’écart comme si j’étais un lépreux. Je n’étais pas invité aux réunions, qui se faisaient en-dehors de bâtiments universitaires dans des résidences privées pour me tenir à l’écart. Le fait que j’ai ouvertement exprimé des opinions de gauche a été inutile. Mon opposition à l’occupation et l’approbation d’un retour aux frontières de 1967 ne faisaient aucune différence. Dans la pratique, je me suis senti exclu.» «Aujourd’hui, vous n’êtes le bienvenu dans le monde universitaire britannique et européen que si vous rejetez l’existence même de la créature colonialiste et impérialiste qui pratique méthodiquement des crimes de guerre et connue sous le nom d’Israël,» dit-il. «Aujourd’hui, il ne suffit pas de condamner Bibi et Barak, afin d’être accepté par les universités à l’extérieur d’Israël, il faut condamner la Déclaration Balfour». Le radicalisme universitaire britannique met en lumière la détérioration rapide du statut d’Israël et de son image. Nous sommes en pleine chute libre sur le front des affaires extérieures. La paix froide avec trois États musulmans - l’Egypte, la Jordanie et la Turquie - s’est transformée en une guerre froide. Les Israéliens sont des visiteurs indésirables dans ces pays et de nombreux autres États où, dans le passé nous étions chaleureusement accueillis. Dans le même temps, Israël a échoué dans ses efforts pour isoler l’Iran d’Ahmadinejad et le disqualifier en tant que membre de la famille des nations. Ahmadinejad traverse une grande période. Bibi ne voit pas le changement Le dialogue intime qui dans le passé caractérisait les relations entre le président américain et le premier ministre d’Israël n’existe plus. Le pipeline du dialogue est bouché. L’Inde et la Chine, les deux puissances émergentes, ont voté en faveur de l’adoption du rapport Goldstone à la commission des droits de l’homme des Nations Unies. Depuis, [ce rapport] a été gravé sur le front d’Israël comme un signe de Caïn. Les gouvernements amis, comme la France et la Grande-Bretagne, nous tournent le dos au profit des sentiments domestiques [de leurs électorats]. L’adhésion d’Israël à l’OCDE et qui paraissait largement un fait accompli dans le passé, s’éloigne à nouveau - en raison des sentiments négatifs croissants vis-à-vis d’Israël et non pas pour des questions de différends techniques. Par pure coïncidence, ou non, les grands investisseurs étrangers se retirent d’Israël. Est-ce que tout le monde nous déteste ? Peut-être, mais le fait est que jusqu’à il y a six mois, Israël bénéficiait d’un essor extraordinaire sur le front des affaires extérieures, tant dans ses relations avec l’étranger que dans l’opinion publique mondiale. Cela met en évidence une seule source dans la dégradation que nous constatons : le nouveau gouvernement de Jérusalem. En effet, il s’agit d’un gouvernement élu par le peuple et qui reflète les préférences des électeurs, lesquels voulaient une coalition comprenant le Likoud, le Shas et Yisrael Beiteinu. Par conséquent, Netanyahu a nommé comme ministre des Affaires étrangères Lieberman. Il n’a pas accepté l’idée d’une rotation de gouvernement avec le Kadima, a été incapable d’organiser une réunion de travail avec le président de l’Autorité palestinienne et a transmis un message d’indifférence à l’égard du processus de paix. Encore pire, le Netanyahu de 2009 ne comprend pas le monde et il est surtout incapable de saisir les changements en cours au sein des partis conservateurs qui sont proches de ses positions politiques. Aujourd’hui, ces partis sont à l’origine de vives critiques contre le gouvernement israélien, le gouvernement Nétanyahou. L’actuelle vague anti-israélienne est particulièrement dangereuse, surtout parce qu’elle n’est pas limitée aux médias et aux groupes de gauche qui étaient traditionnellement classés comme «ennemis d’Israël». Cette vague est montante, elle s’étend en emmenant les jeunes avec elle et détermine l’opinion des classes moyennes et des élites influentes. L’image d’Israël a atteint son point le plus bas, il est isolé, indésirable et perçu comme mauvais. Le monde est en train de nous dire que si nous continuons sur le même chemin méprisable, nous allons perdre notre légitimité.
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Campagne contre l'interdit professionnel de Luk Vervaet |
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Campagne contre l'interdit professionnel de Luk Vervaet La pétition en ligne sur le site du CLEA a acceuilli plus de 600 signataires en deux semaines Merci à toutes et à tous, merci de diffuser l'appel parmi vos contacts : http://www.leclea.be/petition/index.php?lg=fr Une version anglaise et turque est désormais disponible. Une première (petite) brèche dans le mur du silence et de l'arbitraire. Suite au refus d'accès pour l'intéressé et son avocat à la page 1 à 3 de son dossier personnel pour raisons de "sécurité de l'état, l'ordre public et la défense nationale", un appel a été introduit auprès de la "Commission d'accès aux et de réutilisation des documents" Cette commission vient de décider que les raisons invoquées par le SPF Justice pour ne pas motiver in concreto les raisons de la décision d'exclure Luk Vervaet de toutes les prisons de la Belgique, "n'exempte cependant pas le SPF Justice de communiquer un minimum d'informations démontrant que l'exception à l'obligation de motivation formelle peut en l'occurence être invoquée." (Avis transmis en date du 30 octobre 2009). Nous avons besoin de votre soutien financier pour pouvoir continuer un combat devant la justice Le professeur Herman De Ley (Université Libre de Gand) a ouvert un compte pour aider à payer les frais de justice, avocats, ... de la campagne contre l'interdit professionnel. Le numéro est 000-0902356-62 (IBAN: BE51 0000 9023 5662), De Ley Herman, Vosselaredorp 58B3, 9850-Nevele. Mentionner :"soutien Luk Vervaet". Merci pour votre soutien
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14-11-2009 |
Internet est-il la voix du peuple ? |
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Internet est-il la voix du peuple ? Par Narvic, Novövision, le 29 octobre 2009 Certains voient dans l’expression libre qui se déploie sur internet, souvent marquée par des opinions «radicales» et même parfois de la «colère» ou du «ressentiment», une sorte de «voix du peuple», un «miroir de l’opinion». Cette expression serait celle «simplement des citoyens, des Français»... C’est oublier que de nombreux éléments nous indiquent au contraire que le «débat» en ligne est essentiellement animé par une infime minorité des internautes, qui se croit représentative alors qu’elle représente surtout elle-même, et qui, de surcroit, fait aussi partie des élites sociales du diplôme et du revenu, dont elle dénonce pourtant la mainmise sur le débat public. Si internet constitue bien un réel progrès de la liberté d’expression par rapport aux médias traditionnels, on est encore très loin de la «démocratie numérique» car le débat en ligne est bel et bien aujourd’hui monopolisé par une minorité agissante. Il y aurait donc un monde d’«en haut», celui du pouvoir et des élites sociales, et un monde d’«en bas», dont internet serait l’expression. Internet serait déjà un espace global, au sein duquel se formerait désormais l’opinion publique, prélude à l’émergence d’une démocratie directe de masse électronique... Ça viendra peut-être, mais on en est aujourd’hui très loin, et bien des discours courants sur internet aujourd’hui traduisent une perception biaisée, quand ils ne relèvent pas d’un fantasme partagé. La perception, par bien des internautes, de l’importance d’internet et de son usage réel dans la population générale me semble en effet très décalée par rapport à la réalité. Tout d’abord car tout le monde ne possède pas un ordinateur et n’a pas accès à internet (que ce soit à domicile ou au travail). Si la majorité de la population française est aujourd’hui connectée et fait un usage régulier d’internet, il reste tout de même une minorité non négligeable de 37% des Français qui ne se connectent jamais à internet. Surtout, la répartition socio-démographique de l’usage d’internet est très inégalitaire : il y a de vrais accrocs (les jeunes, les urbains, les diplômés, les cadres, les hauts revenus) et d’autres qui ne le sont pas du tout (les vieux, les ruraux, les non-diplômés, les ouvriers, les bas revenus). La population des internautes n’est donc pas du tout, socialement, économiquement et démographiquement, représentative de la population française. Les élites sociales, justement, en termes de diplômes et de revenu, y sont même très sur-représentées. Et «la France d’en bas» y est, quant à elle, très sous-représentée, voire quasiment absente. Ensuite, qui s’exprime en ligne ? Internet est sans aucun doute un formidable outil d’expression, qui élargit considérablement les possibilités offertes aux gens de se faire entendre par rapport au monde des médias traditionnels, dont l’espace est limité (volume de pages, temps d’antenne) et dont l’accès est contrôlé par des professionnels, selon la logique économique de leur support. Certes, mais qui utilise réellement ces possibilités nouvelles d’expression ? Là-encore la perception me semble biaisée et donner lieu à des fantasmes. Parmi les internautes, ceux qui s’expriment dans le cadre d’une forme de débat public en ligne sont une infime minorité. Et le problème, car il y a bien là un problème, c’est que cette infime minorité ne se perçoit pas elle-même comme telle. On le constate dans tous les espaces d’expression ouverts sur internet, dans les blogs et leurs espaces de commentaires, dans les espaces de commentaires des médias en ligne et même dans les réseaux sociaux : l’écrasante majorité des lecteurs ne s’exprime jamais. Dans les forums des débuts d’internet, il existait même un terme pour les désigner, qui semble aujourd’hui tombé un peu en désuétude : les lurkers. Non seulement ceux qui s’expriment sont très minoritaires (on peut avancer la proportion de 1% des lecteurs), mais parmi eux l’expression semble quasiment monopolisée par une toute petite minorité au sein de cette toute petite minorité. On atteint là un groupe d’une taille si réduite par rapport à l’ensemble de la population, qu’on ne peut plus le considérer comme représentatif d’autre chose que de lui-même et seulement de lui-même. Considérer internet comme la voix du peuple, ou même seulement comme un miroir de l’opinion publique, est donc finalement, aujourd’hui, totalement abusif. Internet permet probablement une libération et un élargissement de la prise de parole en public par rapport aux médias traditionnels, mais l’usage qui en est fait reste très modeste. On a même le droit de penser qu’internet n’est pas, pour l’heure, cet espace où «le peuple» prendrait la parole à laquelle «les élites traditionnelles» lui refusaient l’accès, mais celui de l’émergence d’une autre forme d’élite, une aristocratie de l’expression en ligne, peut-être un peu plus large que l’autre, mais alors à peine et encore ce n’est même pas sûr. Ce tableau ne poserait d’ailleurs pas de problème en soi, si l’on considère que l’espace d’expression d’internet est plus libre d’accès que celui des médias traditionnels - c’est donc une amélioration du débat démocratique. Mais ça le devient si cette minorité agissante d’internet s’affirme, et même se considère elle-même, contre toutes évidences, comme représentative d’autre chose que d’elle-même. Pour le moment, et jusqu’à nouvel ordre, la légitimité démocratique réside toujours dans le suffrage universel. «La souveraineté nationale appartient (toujours) au peuple» et celui-ci «l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice» (article 3 de la Constitution). Ces représentants ne sont d’ailleurs pas uniquement les élus des institutions politiques, mais aussi ceux des «corps intermédiaires», les partis politiques, les syndicats et organisations professionnelles, et de multiples organisations représentatives et associations, formant cette «société civile», dépositaire elle-aussi d’une part de la légitimité démocratique. On peut juste noter au passage que la France compte probablement bien plus d’élus politiques, syndicaux et associatifs, qu’elle ne compte réellement d’internautes actifs prenant la parole dans le débat public (à eux-seuls, les conseillers municipaux sont déjà plus d’un demi-million, alors que cette minorité agissante d’internet ne dépasse peut-être pas 100.000 individus aujourd’hui). Notre société de masse moderne vit ainsi, encore de nos jours, sous le régime de la démocratie représentative, même si l’on sent monter depuis plusieurs décennies une aspiration à plus de démocratie directe. Ce mouvement s’exprime d’ailleurs «dans les deux sens» : des citoyens vers les représentants, sous la forme du référendum et des pétitions (dont la reconnaissance de la légitimité politique a été plusieurs fois étendue par des réformes de la Constitution ces dernières décennies), et des représentants vers les citoyens, à travers le développement de l’usage des sondages (qui sont une manière d’interroger l’opinion avant de prendre une décision). De nouvelles institutions démocratiques plus directes sont également développées, comme les enquêtes publiques, les conseils de citoyens (de quartier, de la jeunesse, des anciens, etc.), tous ces outils de ce qu’il est convenu d’appeler «la démocratie participative». Internet ouvre, bien entendu, des perspectives pour développer de manière plus massive et en profondeur cette association de l’ensemble des citoyens au débat public, à la réflexion collective et à la prise de décision politique, mais les initiatives sont encore balbutiantes. Ne serait-ce que la question du vote électronique. Celui-ci est encore très loin d’être satisfaisant, alors de là à passer à la consultation en ligne, quand plus du tiers des Français n’est pas connecté à internet, il reste du chemin à parcourir...
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Rencontre-débat : Alain BADIOU |
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Rencontre-débat Alain BADIOU D'une théorie du Sujet aux alternatives sociales et politiques possibles Au théâtre Marni Le lundi 23 novembre 2009 dès 20h ouverture des portes à 19h30 Première d'une série de rencontres/débats organisée cette saison par le Théâtre Marni et les Bookshops d'Oxfam-Solidarité d'Ixelles et d'Uccle sous le titre générique de "Fenêtres sur ...", Alain Badiou, philosophe, écrivain, militant politique construit patiemment, depuis près de 50 ans, une oeuvre philosophique originale. "De quoi Sarkozy est-il le nom?", paru fin 2007, l'a fait connaître d'un plus large public; de même que la récente "Conférence de Londres" qui réunissait Négri, Rancière, Hardt, etc..., sous l'égide de son dernier essai "L'Hypothèse communiste" et qui eut un retentissement mondial. Dernières parutions : son "Second manifeste pour la philosophie", paru en janvier 2009 et, tout récemment, un "Eloge de l'amour" qui connait déjà un énorme succès. Questionné par Claude Zylmans, libraire-conseil, l'entretien balaiera son champ d'une Théorie du Sujet - dans sa singularité, sa multitude, son rôle dans l'histoire - aux alternatives sociales et politiques possibles ... Théâtre MARNI Rue de Vergnies 25 1050 Bruxelles (entre la place Flagey et le Bookshop d'Ixelles) Infos-tickets www.theatremarni.com 02 639 09 80 Entrée 5 € A. Badiou signe ses ouvrages au Bookshop d'Ixelles, 254 chaussée d'Ixelles (02 648 58 42) de 17h45 à 18h30 (et non 19h30, comme annoncé précédemment). Des stands des deux Bookshops seront installés au Marni, où les signatures pourront se poursuivre après l'entretien, vers 22h.
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Maroc : La nouvelle harka |
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Maroc La nouvelle harka Par Khalid Jamaï, le 13 novembre 2009 Ils nous harcèlent. Ils nous traquent. Ils nous pourchassent. Ils ont lâché leurs meutes de mercenaires de la plume pour insulter, vilipender, calomnier, recourant aux mensonges, à l’infamie. Par de tels vils procédés, ceux qui nous persécutent, nous autres journalistes, croient nous humilier par leurs petitesses, par leurs mesquineries, nous traînent devant une justice à leurs bottes, nous intentent des procès aussi absurdes que ridicules, nous condamnent à de la prison, nous infligent des amendes mirobolantes, croient pouvoir agir impunément ad vitam æternam. A-historiques ils sont. Leur ridicule et leur médiocrité en font la risée du monde. Prenez le cas de cette caricature que l’on a voulu cacher au monde et qui est aujourd’hui sur tous les sites Internet. Au Maroc, elle n’aurait été vue que par quelques dizaines de milliers d’internautes. Mais, grâce à leur insondable crétinisme, elle a été «admirée» par des dizaines de millions d’internautes, faisant d’un Bouachrine et d’un Gueddar des vedettes. Ceux qui ont été condamnés par ce simulacre de justice sortiront grandis de cette épreuve. Leurs défenseurs se comptent déjà par milliers. Et parmi ceux-ci des démocrates émérites et plusieurs personnalités qui ont affiché leur soutien. On y trouve des dessinateurs, des associations, des syndicats et des partis politiques français. Et bientôt, ils seront des centaines. Dans leur aveuglement, nos apprentis Torquemada n’y voient que complots contre le royaume et cinquième colonne dont la mission est de nuire au royaume chérifien. Alors, ils dénoncent R.S.F. que notre inénarrable ministre de la Communication, Khalid Naciri, accuse de censurer et d’occulter systématiquement tout ce qui se fait dans le «plus beau pays du monde», de camoufler de manière systématique et méthodique toutes les «prouesses marocaines». Ce qui n’est nullement déontologique. Et dans sa lancée, il n’hésite pas à affirmer que le Maroc est parmi les pays du monde où il est possible à un journal d’être imprimé sans aucun problème, sans oublier de qualifier de comportement indigne d’une organisation internationale non gouvernementale la décision de son secrétaire général, Jean-François Julliard, d’avoir préparé, mercredi 28 octobre à Casablanca, une conférence de presse «sans autorisation et sans respecter la procédure légale». Or M. Julliard avait déclaré que le sieur Naciri lui avait dit qu’il autorisait la tenue de la conférence mais qu’il fallait régler le problème avec les autorités locales. M. Julliard serait donc un fieffé menteur et M. Naciri, chantre des «lignes rouges» depuis des années, devrait, alors poursuivre le président de RSF pour diffusion de fausse information ! Et dans la foulée aussi, pourquoi ne pas intenter un procès à Plantu pour ses caricatures sur le Maroc, caricatures qui portent atteinte au drapeau du Maroc et au chef de l’Etat chérifien. Mais il y a là un hic. Il faut qu’il le fasse en France. Et là, il sait que la justice ne serait pas à ses ordres et qu’il serait, sans aucun doute, débouté. Par contre, au Maroc, il peut jouer au matamore sans risque. «Contre moi, dit le proverbe, il se comporte en lion, mais dans la guerre, il n’est rien d’autre qu’une autruche» ! Notre Beria de la presse envoie ainsi au diable RSF, déclarant à l’AFP à propos du classement de cette ONG : «C’est un classement incrédible et c’est le dernier de nos soucis» (c-à-d. des autorités marocaines). Cette attitude de défi à l’égard des organisations internationales, qu’elles soient celles des droits humains ou de l’ONU, est des plus improductives, des plus ridicules. Des fanfaronnades dignes d’un Tartarin de Tarascon. Par de tels comportements, ils portent atteinte à l’image et surtout à la crédibilité du royaume sur la scène internationale. Dans l’affaire du Sahara, qui pourrait accorder un quelconque crédit au plan d’autonomie présenté par le royaume ? Car celui-ci ne pourrait être pris au sérieux que si régnaient au Maroc une vraie démocratie, un vrai respect des droits humains, une vraie séparation des pouvoirs, une véritable indépendance de la justice… Ceci dit, dans cette «harka» menée au pas de charge contre la partie véritablement indépendante de la presse, les partis politiques marocains assument une responsabilité complète et, tôt ou tard, ils devront rendre des comptes. Ils ont opté pour un silence aussi lâche que complice. Dans cette tentative de mise à mort de cette presse indépendante, avalisée par le PI, l’USFP, le PPS et par tous les autres partis ou associations à quelques exceptions : le PSU, Ennahj, Taliaa et, bien entendu, l’AMDH. Aujourd’hui, circule avec insistance une rumeur selon laquelle le roi gracierait ces journaux. Or ces journaux n’ont commis aucun délit, encore moins un crime. Ils n’ont fait que leur travail. C’est la justice et ceux qui la télécommandent qui doivent rendre compte. La seule sortie possible de cette affaire est que, dans les procès en appel, la justice agisse en toute indépendance et prononce l’acquittement et l’innocence des responsables de ces journaux et des journalistes poursuivis. En attendant, rappelons à notre Beria de la presse, comme l’a fait notre confrère Anouzla, qu’en moins de trois semaines, les tribunaux marocains ont prononcé des condamnations d’une durée de 11 ans d’emprisonnement ferme ou en sursis à l’encontre de 7 journalistes. Quant aux amendes et indemnités, elles s’élèvent à 3 millions 554 000 DH. Ainsi, la «nouvelle ère» totalise 40 années de condamnation à la prison et plus d’un million d’euros d’amendes et autres indemnités. Tout bien réfléchi, peut-être nous faut-il, à nous journalistes, ne plus perdre notre temps dans de tels procès. Laissons les prétoires vides et les juges et le procureur pérorer et condamner à leur guise, exécutant les ordres qui leur seront donnés par ceux qui les supervisent et ce depuis le déclenchement de cette harka contre la presse indépendante. L’actuel Premier ministre ne disait-il pas que les juges devraient moins écouter leurs portables ? Rappelons que les journalistes et les journaux, traînés en justice ont été condamnés sans exception. Alors, pourquoi perdre notre temps dans des simulacres de procès que nous légitimons par notre présence ? Par contre, rendons la honte de cette justice plus honteuse
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Le "mur" ou la misère |
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Le "mur" ou la misère Par Laurent Zecchini, Le Monde, le 13 novembre 2009 C'est un samedi comme un autre. Nidal est tendu. Demain, vers 1 heure du matin, comme toutes les semaines, il franchira le "mur" pour aller travailler illégalement en Israël. Alors, peu avant de reprendre son périple périlleux, l'anxiété monte. Pour se changer les idées, il fait des courses de ravitaillement pour la semaine, avec sa femme et une partie de ses enfants : cinq garçons et deux filles. Cela fait beaucoup de bouches à nourrir. Mais Nidal, un Palestinien de 33 ans qui semble toujours aux aguets, n'a pas le choix : "Je dois passer le mur, risquer ma vie. J'ai absolument besoin de cet argent." S'il trouvait du travail à Bethléem, il gagnerait au mieux 50 shekels (9,50 euros) par jour. Trois fois moins que de l'"autre côté". La question ne se pose donc pas. Pour Nidal, le danger se précise dès le no man's land précédant le poste de contrôle de Zayem, du nom du village qui domine le sas de béton gardé par les soldats de Tsahal, un point d'entrée officiel en Israël. Nidal ne s'en approche pas. Il passe plusieurs heures à observer les mouvements sur cette frontière intérieure, le passage des Jeep, les patrouilles de soldats accompagnés de chiens. L'enjeu est terriblement simple : "Passer, me faire arrêter, être tué ou blessé." "Les soldats tirent à vue", indique-t-il. Ce que nous confirme le major Peter Lerner, porte-parole du commandement central de l'armée israélienne : "Quiconque approche la barrière de sécurité sans autorisation est considéré comme un terroriste, et donc les règles d'engagement s'appliquent : nous pouvons ouvrir le feu sur eux." Quand le moment paraît propice, Nidal progresse vers le mur de béton, haut de six mètres à cet endroit (neuf mètres ailleurs). L'approche est la phase la plus risquée. Pour atteindre le faîte de la muraille, il se sert d'une corde, ou d'une échelle de fortune . Une fois en haut, il faut se laisser glisser, vite, sans se casser une jambe ou un poignet, puis ramper en creusant sous la double barrière de barbelés. Nidal a été arrêté à dix reprises. Il a fait de la prison, a été souvent tabassé. Mais jamais blessé. Une fois atteint le village de A-Tur, proche du mont des Oliviers, il est en Israël, presque en sûreté.Nidal travaille depuis trois ans comme maçon sur différents chantiers de construction de la colonie d'Har Homa. La police et l'armée israéliennes font souvent des descentes sur les chantiers. Il faut parfois se cacher, pendant une heure, trois jours, cela dépend. Pour être à peu près en règle, les contremaîtres mélangent les travailleurs palestiniens munis d'un permis de travail à ceux qui en sont dépourvus. Sans les illégaux, bien des chantiers s'arrêteraient en Israël, et les autorités régulent sans le dire le flux de cette main-d'oeuvre. Nidal a essayé six fois d'obtenir la carte magnétique d'identité, ce sésame qui permet de postuler pour un permis de travail. Sa demande a toujours été rejetée, pour "raisons de sécurité". Au début, il avait pourtant le bon profil pour être recruté par le Shin Bet (la sécurité intérieure) : marié, des enfants, et un impérieux besoin de trouver du travail. Le service de renseignement lui a donc mis le marché en main : s'il devient un informateur, il aura un permis pour Israël. Il a refusé. Nidal s'est donc accoutumé à sa vie d'éternel clandestin. Ces nuits passées dans un conteneur ou une cave, "comme un homme préhistorique" ; le racket des veilleurs de nuit, qui distribuent des repas à un tarif prohibitif ; l'attente aux points de rencontre, à Jérusalem, où, tôt le matin, les contremaîtres israéliens viennent choisir leurs travailleurs, légaux et illégaux. "Tout le monde nous exploite", dit-il. Jusqu'au jeudi 14 heures, Nidal vit en Israël, constamment sur ses gardes. Le retour vers Bethléem est moins risqué : avec de la chance, le bus ne sera pas arrêté par les soldats. Nidal estime qu'à Har Homa, il y a entre 300 et 400 travailleurs illégaux. Selon les organisations des droits de l'homme, environ un tiers des 68 000 Palestiniens qui viennent chaque jour travailler en Israël sont clandestins. Quant au "mur", sa construction se poursuit lentement, pour encercler dans son périmètre de sécurité les blocs de colonies israéliennes situées à l'est de la "ligne verte", la ligne de démarcation d'avant 1967. Environ 60 % des quelque 750 kilomètres de tracé sont achevés. Quarante-cinq kilomètres sont constitués d'un véritable mur de béton. Le reste est matérialisé par une barrière grillagée munie de détecteurs électroniques, protégée de barbelés. L'essentiel de cette frontière entre Israël et la Cisjordanie est invisible pour la majorité des Israéliens qui vivent dans des zones urbanisées éloignées de la "barrière de sécurité", sans conscience de sa continuité ni du sentiment d'apartheid qu'il crée pour les Palestiniens. Toute la vie de Nidal, en revanche, est tournée vers le "mur". "Si je le franchis, c'est pour vivre, dit-il. Mais les soldats israéliens nous traquent comme si nous étions des ennemis, dans une guerre." Cette réalité n'altère pas les certitudes du major Lerner : "Le franchissement du mur est un signe d'activité criminelle"...
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Comment Israël a gagné une nouvelle fois la bataille des colonies... |
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Comment Israël a gagné une nouvelle fois la bataille des colonies... Par Ramzy Baroud*, traduction de l’anglais par Claude Zurbach, le 13 novembre 2009 Lorsque le ministre britannique des affaires étrangères, David Miliband, a eu quelques mots concernant l’illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, beaucoup ont voulu croire que Londres prenait une position en pointe contre les violations permanentes du droit international par Israël. Hélas, ils se trompaient. Colonie israélienne en Cisjordanie sous occupation. Une architecture de bunker, symbole d’une implantation forcée et contre nature. Le fait est que la déclaration de Miliband, faite lors d’une conférence de presse à la suite d’entretiens avec le Roi Abdullah II de Jordanie à Amman, était simplement tactique, destinée à diminuer l’impact négatif de la position sans consistance adoptée par Washington sur la même question. C’est pour cela que Miliband a dû dire : «Les colonies sont illégales, de notre point de vue, et un obstacle à un accord de paix en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Les colonies défient le cœur même... d’un état palestinien.» Mais il a ensuite ajouté : «Il est si important pour tous ceux qui s’inquiètent de la sécurité et de la justice sociale dans cette région que des discussions sur les frontières et le territoire soient relancées d’une manière sérieuse, parce que si vous pouvez progresser sur les frontières et le territoire, vous pouvez résoudre la question des colonies.» C’est du Miliband tout craché. Alors qu’il faudrait plutôt faire bon accueil à ses propos clairs et fermes concernant l’illégalité des colonies et le fait que leur construction constitue un obstacle, il n’est cependant pas possible de déchiffrer les propos d’un politicien pas à pas ; pour être vraiment compris, ceux-ci doivent être saisis dans leur ensemble. Le danger se niche dans la suite des propos de Miliband, où il a volontairement changé l’ordre des choses dans la solution proposée à la crise du Moyen-Orient, «des discussions au sujet des frontières et du territoire devant être relancées d’une manière sérieuse», ce qui signifie des négociations sans conditions, parce que des «progrès» sur ce front devraient «résoudre la question des colonies.» Mais n’est-ce pas le type exact de discussions auxquelles Israël souhaite participer : des entretiens de paix sans conditions, aucune date-limite et aucune date-butoir, alors que cet état persiste de façon inchangée à étendre ses colonies illégales en violation flagrante du droit international ? Et n’est-ce pas justement ce que les Palestiniens, tous les Palestiniens, ont énergiquement rejeté ? La direction palestinienne comprend que des négociations sans conditions n’apporteront rien aux Palestiniens, la partie faible dans toutes les négociations, si ce n’est davantage d’humiliation, alors que la partie forte imposera une solution, n’importe laquelle pourvu qu’elle corresponde à ses intérêts. Considérant qu’Israël n’est soumis à aucune pression sérieuse, mais juste confronté à quelques paroles en l’air occasionnelles de Washington et de Londres à propos du processus de paix, le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu n’a aucune raison de s’arrêter, ou même de ralentir son projet colonial illégal et le nettoyage ethnique des Palestiniens qui en découle. Miliband est un politicien malin. Bien que ses paroles soient pleines de contradictions, elles sont agencées de manière à donner l’impression qu’un changement substantiel de politique est en train de se faire. La déclaration censément forte de Miliband à propos des colonies arrive au moment où la politique de l’administration d’Obama - maigre tentative de se présenter comme l’antithèse de l’héritage du détesté George Bush - tombe en lambeaux. En mai, après la première rencontre du président Obama avec Netanyahu, la secrétaire d’état des Etats-Unis, Hilary Clinton, n’a voulu laisser subsister aucun doute concernant la nouvelle politique américaine à propos des colonies. Les Etats-Unis «veulent voir un arrêt des colonies - sans aucune exception, que ce soit pour quelques colonies, pour des avant-postes, ou pour des questions de croissance normale.» Cela sonnait bien, encore mieux que la récente déclaration de Miliband. Mais depuis lors l’administration d’Obama a de façon évidente découvert les limites de «l’audace de l’espoir» : un lobby pro-israélien puissant et homogène, un gouvernement israélien résolument à droite, un Congrès américain unanime à soutenir toute initiative venant d’Israël, une communauté internationale mi-figue mi-raisin, des pays musulmans et arabes divisés, et tout le reste. Il n’était donc pas surprenant de voir Mme Clinton battre en retraite, à l’occasion de sa récente tournée au Moyen-Orient, sur chaque promesse faite par son gouvernement. Elle a «affirmé (le 1er novembre) que l’arrêt de la construction de colonies n’avait jamais été une condition préalable à une reprise des entretiens,» selon ce que rapporte «The Times». Pire encore, non seulement elle n’a pas convaincu Netanyahu concernant la position des Etats-Unis, plus ou moins respectueuse du droit international, mais elle a voulu le récompenser pour ne pas avoir pris en considération ce qui par le passé était considéré comme une exigence forte de la part des Etats-Unis. La volte-face s’est produite lors de sa récente visite d’une journée à Jérusalem. «Ce que le premier ministre (d’Israël) a offert [...] sur la politique des colonies... est sans précédent,» a-t-elle dit à propos de l’inconsistante promesse de Netanyahu de ralentir les activités de colonisation en Cisjordanie. Il y a plus de 500 000 colons juifs dans Jérusalem-est occupé et en Cisjordanie, vivant dans de nombreuses colonies qui tous sont considérées comme illégales au regard de la quatrième convention de Genève et des nombreuses résolutions des Nations Unies. Pour ajouter l’insulte aux blessures, Mme Clinton, a continué, à chaque escale, à exiger des Arabes et des musulmans qu’ils établissent des relations avec Israël. Qu’a donc fait ce dernier pour mériter une normalisation avec les Arabes et musulmans, que les marchés lui soient ouverts et que des relations diplomatiques soient établies ? Pourquoi l’Israël devrait-il être récompensé de ses massacres à Gaza, du renforcement de son occupation militaire de la Cisjordanie et de Jérusalem-est, de ses attaques sur la mosquée d’Al-Aqsa et autres méfaits ? De son côté, l’Autorité palestinienne [AP de Ramallah] est, peut-être, en train de réaliser son erreur d’avoir cru que la résolution de l’administration d’Obama s’imposerait à l’entêtement d’Israël. Nablil Abu Rudeinah, un officiel de l’AP, a estimé que les «négociations sont dans un état de paralysie,» attribuant la responsabilité à «l’intransigeance israélienne et à la marche arrière des Etats-Unis.» «Il n’y a aucun espoir de négociations à l’horizon,» ajoute Abu Rudienah. Les propos du négociateur en chef Saeb Erekat à l’occasion d’une conférence de presse le 4 novembre à Ramallah en Cisjordanie, étaient cependant encore plus sombres. Il serait peut-être temps pour le président palestinien Mahmoud Abbas «de dire la vérité à son peuple, qu’avec la poursuite des activités de colonisation, la solution à deux-états n’était plus une option,» a-t-il déclaré. Il a dit ce que beaucoup ne veulent pas entendre, dont Miliband lui-même, qui insiste pour maintenir en vie une «solution» périmée tout en ne faisant rien pour la transformer en réalité. «Il est important nous ne perdions pas de vue l’importance d’une solution à deux-états pour tous les peuples de la région. Je pense que les solutions alternatives sont sombres et fâcheuses pour tous les côtés,» a indiqué Miliband. Mais il ne nous a pas éclairés sur la façon dont une solution «lumineuse et bienvenue» devait être mise en œuvre, alors qu’Israël continue à grignoter Jérusalem et la Cisjordanie, pouce par pouce et maison par maison, sous le nez des médias internationaux et en toute connaissance et avec l’accord tacite des politiciens «qui pédalent en arrière», dont lui-même et Mme Clinton. *Ramzy Baroud est écrivain et publie pour PalestineChronicle. Ses écrits sont publiés par de nombreux journaux, quotidiens et anthologies à travers le monde. Son dernier livre : La Seconde Intifada : une chronique du combat du peuple (Pluto Press, Londres) et son prochain : Mon Père était un combattant de la liberté : l’histoire non dite de Gaza.
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12-11-2009 |
Exclusion, réécriture et convocation au MRAX |
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Exclusion, réécriture et convocation au MRAX  Par Mehmet Koksal, Parlemento, le 12 novembre 2009Après le licenciement pour faute grave du Directeur Didier de Laveleye, le Consei d’administration du MRAX (Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie) a décidé ce lundi (09/11/09) d’exclure à l’unanimité Nordine Saïdi du Bureau de l’association. Nordine Saïdi, fondateur du Mouvement Citoyen Palestine, dirigeant du parti Egalité et administrateur au MRAX, est accusé par les dirigeants du MRAX d’avoir publié des articles à caractère antisémite sur son blog Free Palestine justifiant ainsi son exclusion du bureau. Confirmant son exclusion, l’intéressé se défend d’avoir publié des textes antisémites et qualifie l’attitude du Président du CA Radouane Bouhlal et de “ses partisans” d’irresponsable… La suite : Parlemento
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Nordine Saïdi : Mon exclusion du bureau du MRAX |
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Nordine Saïdi Mon exclusion du bureau du MRAX Le 12 novembre 2009 Je suis administrateur dans une association antiraciste en Belgique (MRAX), celle-ci reçoit des pressions, car je suis membre administrateur et membre du bureau, ainsi que militant pour le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. Je tiens un blog, sur lequel j’ai posté des milliers de textes, mais on me demande de retirer ceux-ci, sous prétexte qu’ils sont antisémites : Dix questions (qui tuent) à poser aux sionistesCeci n’est pas une guerre : c’est un génocide !La fin de la liberté d’expression ?Les services secrets israéliens étaient à ConstantineJe n’ose presque pas vous joindre ce lien ci : (Supprime celui-ci aussi, stp: http://mcpalestine.canalblog.com/archives/p10-10.html)Cette affaire m'a valu mon exclusion du bureau du MRAX et c’est à ce titre que je vous demande si vous le voulez bien de jeter un œil sur ces textes et me dire ce qu’il en est de votre part. Si je fais cette démarche, c’est parce que, je souhaiterais recevoir un avis extérieur, libre de toute pression extérieure. J’oublie de vous dire que je résiste depuis des mois à de nombreuses demandes venant des collègues pour que je supprime ces textes, ce que je refuse de faire, non pas par ego, mais par esprit d’information et parce que je suis attaché à la liberté d’expression, mais aussi et surtout parce que je ne considère pas du tout que ces textes contribuent à alimenter l’antisémitisme. Bien au contraire, ils informent de ce où peut mener le racisme sioniste. Je vous remercie pour le suivi que vous donnerez ou non à ce courrier. Vous pouvez me répondre sur l’adresse suivante : peace.paix@gmail.com
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JOURNÉE D'ACTION NATIONALE : «BOYCOTT ISRAËL» |
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JOURNÉE D'ACTION NATIONALE «BOYCOTT ISRAËL» Le SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009 Nous avons une JOURNÉE NATIONALE DE BOYCOTT auprès de grandes surfaces. Elle aura lieu aussi bien à Bruxelles qu'en Flandre et en Wallonie. Depuis les bombardements de Gaza les actions de boycott contre les produits israéliens ont fortement augmenté. La France a montré l'exemple d'actions filmées, puis mis sur le net (www.europalestine.be). En Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, USA ... des actions similaires ont été organisées ces derniers mois. Nos actions en Belgique s'inscrivent donc dans un mouvement international pour accroître la pression sur Israël. L'avant midi il y a des actions au niveau locale : distribution de tracts aux clients et faire signer la pétition demandant au gérant et à la direction de ne plus vendre de produits israéliens. APRES MIDI : ACTION NATIONALE A BRUXELLES L'après midi (14h) nous innovons en une action nationale "coup d'épingle" à Bruxelles pour laquelle une cinquantaine de personnes est nécessaire... Si vous voulez participer à l'action "coup d'épingle" du 28 novembre à 14h à Bruxelles alors inscrivez vous auprès de tobiasvanos@telenet.be Pour garder l'effet surprise pour le supermarché visé nous ne voulons pas diffuser l'information avant l'action et vous demandons de vous inscrire: seulement ceux qui sont inscrits reçoivent les détails de l'action quelques jour avant l'évènement. En espérant vous voir nombreux le 28! Jan Dreezen Coordination Boycott Israël Post scriptum : Voici le lien pour voir le vidéo de l'action du 31/10/09 à Molenbeek http://www.youtube.com/watch?v=5wwnvcR4Mrs
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Angers : Conseil pour la citoyenneté des étrangers angevins |
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Angers Conseil pour la citoyenneté des étrangers angevins 
Tractothèque C'est quoi ?Un lieu d'expression, d'écoute et de dialogue entre l'équipe municipale et les étrangers. Une instance de consultation, une force de proposition et d'action sur tous les sujets qui concernent les résidents étrangers dans la cité Un moyen de lutter contre toutes formes d'exclusion, de racisme et de discrimination Comment ça fonctionne ? Durée du mandat : 2 ans Composition : l'ensemble des étrangers angevins s'étant porté candidat + six élus désignés par le Conseil municipal d'Angers Une réunion du conseil au complet au moins deux fois par an Des groupes de travail Qui peut être candidat ? Toute personne : Exclue du droit de vote De nationalité étrangère, hors Union Européenne Agée de 18 ans révolus Habitant à Angers Ou résidant dans l'agglomération mais ayant une activité associative, professionnelle ou scolaire sur la ville d'Angers (Nous pourrions prendre exemple sur cette appréciable initiative angevine et l’élargir à toute la population bruxelloise, étrangère ou non, pour en finir avec l‘inefficacité durable du MRAX et autres assocs bidons de lutte contre le fléau du racisme !) (Rachid Z)
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11-11-2009 |
Nordine Saïdi : Expression censurée |
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Nordine Saïdi Expression censurée 
Rachid Z, le 11 novembre 2009 Ce lundi, 09 novembre, lors d’une réunion du Conseil d’administration du MRAX, l’un des membres, Nordine Saïdi, a été exclu du Bureau, qu’il composait aux côtés du président Radouane Bouhlal, du secrétaire Hamel Puissant et de la trésorière Elisabeth Cohen. Après avoir licencié pour faute grave, c'est à dire s’être livré aux médias, son directeur, Didier Delaveleye, le MRAX pousse vers la sortie le militant pro-palestinien Nordine Saïdi. Refusant de retirer certains articles diffusés sur son blog perso Free Palestine , qui mettent en lumière des faits historiques avérés mais jugés «antisémites» par la clique bien-pensante du MRAX, le CA, à l’unanimité, a décidé de se passer des qualités de Nordine, pourtant tant vantées par le contesté président Bouhlal dans l'émission "Controverse" sur RTL. On se souviendra aussi de cette attitude similaire, portant atteinte à la liberté d’expression, du président et du CA de l’association de Bouhlal, au printemps dernier, lorsque, faisant échos aux gesticulations d’une poignée de sionistes dépourvus du sens de l’humour, il se ridiculisa en se rendant dans une salle à Saint-Josse pour sonder la halalité du spectacle de l’artiste Dieudo… Affaire à suivre...
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Maroc : «Le discours de la promotion des droits des femmes est dirigé vers l’extérieur» |
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Maroc «Le discours de la promotion des droits des femmes est dirigé vers l’extérieur»  Khadija Ryadi, présidente de l’Association marocaine des droits humains, le 11 novembre 2009 Vous êtes une femme à la tête de la plus grande association des droits humains au Maroc. N’est-ce pas la preuve que le discours sur l’égalité des deux sexes est aujourd’hui une réalité ? Ces femmes responsables ne constituent en effet qu’une petite élite de la société alors que la majorité des femmes vivent des situations précaires et demeurent soumises à des discriminations à plusieurs échelles. Sans oublier que même les femmes appartenant à l’élite restent en confrontation permanente avec les difficultés inhérentes à la société patriarcale qui se nourrit constamment des systèmes inégalitaires aussi bien économiques que politiques. La situation de la femme marocaine est reflétée par les indicateurs socio-économiques. Ainsi, le Maroc a été classé par le forum économique mondial 125è parmi 130 pays dans le domaine de l’égalité des chances entre les femmes et les hommes. Le taux de 10% de femmes au Parlement ou 12% parmi les élus locaux restent des chiffres dérisoires. La violence à l’égard des femmes est un fléau qui prend de l’ampleur dans une société qui devient de plus en plus violente. La pauvreté se féminise et le chômage se répand chez les femmes plus que les hommes. L’égalité des salaires entre hommes et femmes est encore un vœu pieux; le taux de mortalité des femmes en couches au Maroc est un des plus élevés parmi les pays à économie comparable. Plus de 60.000 petites filles travaillent dans les maisons et plus de 30.000 mineures ont été mariées en 2007. Ces dix dernières années, on assiste cependant à l’élaboration des lois dans le sens de la promotion des droits des femmes ? Il n’y a pas eu de multiples changements législatifs dans ce sens. Même les quelques lois qui existent n’incarnent pas en réalité l’égalité des hommes et des femmes. Prenons pour exemple la plus célèbre de ces lois qui est le Code de la famille. En fait, le succès qu’a eu cette loi au niveau des médias est tributaire de sa comparaison à l’ancien code du Statut personnel qui était rétrograde, réactionnaire et dépassé par la réalité sociale et économique. Mais l’avancée de la nouvelle loi par rapport à l’ancienne ne doit pas cacher les insuffisances et lacunes multiples du code actuel. Les plus importantes de ces lacunes restent le droit de la mère à la tutelle légale de ses enfants, la non- abolition de la polygamie, le mariage des mineures permis par la loi, la discrimination entre hommes et femmes dans le droit d’avoir un conjoint non musulman, la discrimination dans l’héritage… Que ce soit pour le Code de la famille comme pour l’Enseignement, on assiste à une très forte résistance de la part des citoyens, mais aussi de la part de ceux qui sont censés l’appliquer (juges, policiers, enseignants…). Comment expliquez-vous cela ? La résistance des citoyens a été forte au début car les détracteurs du texte avaient diabolisé les changements apportés. Au fil du temps, ces réticences ont diminué. Les résistances aux changements dans le sens de la promotion des femmes est aussi une responsabilité de l’Etat. Le Maroc en tant que pays ayant ratifié la Cedaw s’est engagé à prendre toutes les mesures appropriées pour modifier les schémas et modèles de comportement socioculturel de l’homme et de la femme en vue de parvenir à l’élimination des préjugés et des pratiques coutumières…, et faire en sorte que l’éducation familiale aide à bien comprendre que la maternité est une fonction sociale et à reconnaître la responsabilité commune de l’homme et de la femme dans le soin d’élever leurs enfants, d’assurer leur développement, étant entendu que l’intérêt des enfants est la condition primordiale dans tous les cas. Et ceci ne se fait guère au Maroc, au contraire c’est une image négative, réductrice des capacités des femmes et de leur rôle dans la société, qui est véhiculée dans les manuels scolaires et les médias. Concernant les autorités chargées de l’application des lois, il appartient à l’Etat de les former afin de s’imprégner des engagements effectifs du Maroc dans le domaine des droits humains, ce qui nécessite une grande dose de volonté politique pour rendre ces engagements. Ce qui ne parait pas être le cas. L’AMDH avait fait une étude sur le terrain au niveau national pour connaître la conception du corps enseignant sur des droits humains, et les résultats étaient alarmants : un nombre très réduit d’enseignants et enseignantes ont des connaissances à ce niveau, alors que ce sont eux qui prennent en charge l’éducation des nouvelles générations. Pensez-vous que ce discours de la promotion des droits est dirigé vers l’extérieur ? Oui, effectivement, je pense que le discours de la promotion des droits des femmes est dirigé vers l’extérieur, à l’instar de plusieurs dossiers concernant les droits humains, les recommandations de l’IER en l’occurrence. Le Maroc se vante toujours d’avoir publié de nouvelles lois, mais il est dans l’incapacité de démontrer par les statistiques l’impact de ces lois sur la jouissance des citoyens de leurs droits et l’amélioration de leur situation. La promulgation du Code de la famille a servi à redorer l’image du Maroc à l’étranger. Mais cette politique ne dure pas car l’Etat est trahi par sa réalité antidémocratique et ses effets sur la scène internationale. Pensez-vous que la cause féminine est instrumentalisée par le pouvoir ? Rappelons-nous le discours du roi lu au Conseil consultatif des droits de l’homme le 10 décembre 2008, et annonçant la levée des réserves exprimées par le Maroc lors de sa ratification de la Cedaw. Rien n’a été fait. Mais l’annonce a bien servi pour parler encore du Maroc comme un pays exemplaire parmi les pays arabes dans le domaine des droits des femmes… Que compte faire l’AMDH afin de mettre l’Etat devant ses responsabilités ? Elle est, vu sa mission, obligée de mettre toute la pression sur l’Etat marocain pour en finir avec cette utilisation des droits humains de façade, et respecter ses engagements dans sa politique et sur le terrain. Nous continuerons à élaborer nos rapports parallèles aux rapports gouvernementaux sur l’application des pactes et conventions ratifiés y compris la Cedaw pour laquelle l’AMDH a défendu, devant les experts onusiens, son rapport parallèle aux deux derniers apports du Maroc en janvier 2008.
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Rencontre Sarkozy-Netanyahou dans un climat tendu |
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Rencontre Sarkozy-Netanyahou dans un climat tendu 
Le Point, le 11 novembre 2009Après un rendez-vous crispé lundi avec Barack Obama, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est reçu mercredi à Paris par Nicolas Sarkozy, alors que les deux pays traversent une période de tension et que la France reconnaît "un vrai différend politique". Le refus d'Israël de geler sa colonisation et la lettre commune adressée par Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown à Benyamin Netanyahou demandant une enquête indépendante sur le conflit de Gaza, à la suite du rapport Goldstone mettant en cause l'État hébreu pour crime de guerre, ont contribué à ce froid. Le président Nicolas Sarkozy recevra Benyamin Netanyahou mercredi à 17h30. Nul doute que le processus de paix en panne, la question de la colonisation, mais aussi l'attitude d'Israël face au programme nucléaire iranien seront au centre des entretiens. Paris, qui voit toute option militaire comme une catastrophe, a évoqué plusieurs fois récemment la menace d'une réaction militaire israélienne en réponse aux projets nucléaires iraniens. La visite du Premier ministre israélien a lieu deux jours avant celle du président syrien Bachar al-Assad, à un moment où Paris répète que les Européens doivent davantage agir au Proche-Orient, sans laisser l'initiative aux seuls Américains. Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a reconnu mardi un "vrai différend politique" entre Benyamin Netanyahou et le président français sur la question de la colonisation. "Nous pensons toujours que le gel des colonisations, c'est-à-dire ne pas coloniser pendant qu'on parle (de parvenir à la paix), serait absolument indispensable", a souligné le ministre. Bernard Kouchner a déploré qu'il n'y ait plus en Israël d'"aspiration à la paix". "Il me semble, et j'espère me tromper, que cette aspiration a disparu comme si on n'y croyait plus", a-t-il observé. Paris insiste sur le rôle positif du président palestinien Mahmoud Abbas, et l'invite à renoncer à son intention de ne plus briguer de nouveau mandat aux élections palestiniennes, convoquées pour le 24 janvier. Washington semble se raidir face à Israël, après que ce qui a été perçu comme une reculade de la secrétaire d'État Hillary Clinton sur l'exigence d'un gel de la colonisation. Benyamin Netanyahou a passé une heure 40 à la Maison-Blanche lundi et, fait inhabituel, ses entretiens avec Barack Obama ont été entourés d'un huis clos total qui en dit long sur les crispations. Selon le porte-parole du Quai d'Orsay Bernard Valero, la diplomatie française "parle sans tabou" à ses interlocuteurs, en cherchant une relance sur tous les volets du processus de paix au Proche-Orient : israélo-palestinien, israélo-syrien et libanais. Un même langage sera tenu avec Bachar al-Assad, dont le pays a vocation selon la France à jouer un rôle clé, assure-t-on à Paris. Damas n'a pas entravé la formation d'un gouvernement au Liban et entretient de bons rapports avec l'Iran. La visite de Benyamin Netanyahou devrait être l'occasion de parler du voyage que Bernard Kouchner projette au Proche-Orient, selon lui, "dans les prochains jours". Une tournée en Israël, dans les Territoires et en Syrie, était prévue il y a quelques semaines, mais s'était heurtée officiellement à des problèmes d'organisation entre la France et Israël. Ce report avait surtout souligné les difficultés actuelles entre les deux pays. La partie la plus délicate du projet était un déplacement à Gaza où la France s'est engagée à reconstruire un hôpital, détruit par l'intervention militaire israélienne. Bernard Kouchner avait finalement limité son déplacement au Liban.
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Pas religieuse, la question du voile |
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Pas religieuse, la question du voile Par Francis MARTENS, Anthropologue. Psychanalyste, LLB, ÉGALITÉ, le 11 novembre 2009C’est la version politiquement correcte du racisme ordinaire. L’immigrée qui rasait les murs a trouvé l’audace – en se voilant – de dévoiler sa propre altérité. Dans l’espace démocratique (mais que met-on sous ce nom ?), une obligation religieuse importée doit donner à réfléchir. Surtout s’il s’agit de protéger des valeurs aussi fondamentales que la neutralité du service public et l’égalité entre les sexes. Mais sont-elles menacées ? Le "voile" a-t-il ce pouvoir ? Ou s’agit-il du énième avatar de la peur sourde qui traverse nos sociétés en mal de repères ? De cette mauvaise conseillère qui excelle à s’accrocher à tout danger plus emblématique que réel, pour réclamer encore moins de risque, toujours plus de contrôle. Il ne manque jamais à ce niveau de tribun prêt à se saisir de n’importe quoi (par exemple, en matière de récidive d’abus sexuel) pour assurer une réélection. Ceci, quelle que soit la mise à mal des principes de droit qui nous protègent. En réalité, nous sommes plus menacés par les lois anti-terroristes que par le terrorisme lui-même. Ainsi en va-t-il d’un projet de viol programmé des courriels de tout un chacun, au nom de la dangerosité éventuelle "à venir" de l’un ou de l’autre. En fait, le bout d’étoffe paré par nos soins d’un lourd symbolisme s’avère dans son usage réel parfaitement polyphonique. Ses facettes sont multiples. Aussi multiples que les origines et les contraintes communautaires, les styles et les modes d’autorité familiale, les positionnements et les paradoxes de l’adolescence, le rapport tranquille ou tourmenté à la féminité, les vicissitudes et les crispations de la condition masculine. Ce qui est clair c’est que, même contraignant, le voile n’est pas automatiquement signe de soumission. Il est d’abord l’écho d’un autre espace culturel - lui-même menacé - importé jadis en même temps que la force musculaire des travailleurs immigrés. Il témoigne certes d’une solution boiteuse du rapport problématique entre les hommes et les femmes. Plus précisément, d’un mode patriarcal dont nous-mêmes peinons à nous extraire. Faut-il s’appesantir sur les péripéties pas si lointaines de l’autorité maritale, du devoir conjugal, du droit de vote ? Sur le découplage encore insolite de la sexualité et de la procréation. Il n’y a pas si longtemps, il était impensable pour une citadine de sortir "en cheveux", tout comme il était impossible à une villageoise de quitter sa ferme sans fichu - et pas seulement par coquetterie. Confrontée à des ébranlements de fond, comme la redéfinition de l’identité masculine, l’implantation de rituels venus d’ailleurs, notre culture tend à ressortir ses drapeaux. Le voile, comme un coup dans l’œil, peut surgir comme le retour de notre propre refoulé. D’autant plus que l’immigré, de spécialiste exotique et soumis des basses besognes, s’est transformé subrepticement en concurrent à part entière - voire même en beau-frère. Rien de tel pour nourrir la xénophobie. C’est précisément quand les juifs ont commencé à s’assimiler qu’il a fallu songer, crise aidant, à quelque solution définitive. Mais l’identité des "allochtones" est elle-même en souffrance. Tout immigré est d’abord un émigré. Il ne peut laisser qu’au prix d’une perte le champ à d’autres possibilités. Or comment consentir à ce deuil si soi-même on se sent réduit à rien ? Précarisés dans leur société d’origine, destitués dans leur lieu d’arrivée, dépourvus de clefs pour cet environnement, ravalés en son sein à un poids de muscles, les pères n’ont pu transmettre souvent que des bribes - vivant leur exil dans la honte plutôt que la fierté du choix assumé. Les fils s’en sont trouvés mal. Les filles un peu moins. Mais aujourd’hui, nombreux relèvent la tête. A la faveur du vacillement des repères, du recours à la religion comme ultime balise, beaucoup renouent avec une culture occultée par l’émigration. Si on ne les y fige au gré de nos propres crispations, il y va d’un prélude obligé à l’enrichissement par d’autres valeurs. L’issue heureuse ne peut donc être que métissée : gardant sa part d’altérité pour déboucher sur ce qui a nom "intégration" - par opposition à servitude, repli, assimilation. L’ironie veut qu’au moment où émergent des rapports d’égalité entre les sexes, des créatures nées sous nos cieux aient l’impudence de se voiler ! Pourtant, il y a moins d’antagonisme qu’il ne paraît entre cette attitude et leur affranchissement. Le voile peut aller de pair avec la reconquête d’une identité bafouée, laissant ouverte en un second temps la question de son adoption ou de son abandon. En tout état de cause, il est délicat de vouloir le bonheur de quelqu’un à sa place. D’autant plus que l’état des lieux semble plus sombre que l’inusable "Je veux ton bien, je l’aurai". Car comment se fait-il qu’on puisse surcharger le voile au point de s’imaginer protéger les femmes, la laïcité, la démocratie, en renvoyant de l’école une petite fille portant foulard ? Pire encore : qu’on veuille couler tout cela dans une loi. Ce voile-là, cousu de toutes pièces, cache sans doute la forêt. Car du point de vue de l’ordre public et constitutionnel, où est le problème ? Dans notre pays, la coutume comme les règles interdisent de se promener masqué. Voilà qui règle déjà le sort de la burqa. Dans nos écoles, les cours de sciences et de gymnastique sont obligatoires. Esquiver Darwin ou le prof de gym expose donc à ne pas réussir son année. Là aussi, il suffit d’observer le règlement - en imaginant quand il le faut, sans rien céder sur l’essentiel, des formules qui tiennent compte de la spécificité de l’autre. C’est l’âme même de toute pédagogie. Tout autre chose est de promulguer un texte législatif pour se protéger d’un brin de tissu qui jusqu’à hier n’offensait ni la foi ni les mœurs. L’emballement de la pulsion légiférante devrait nous inquiéter. En effet, si l’on veut s’imaginer l’antisémitisme diffus des années trente, il suffit de prendre conscience de la suspicion machinale pesant désormais sur tout musulman et, par extension, sur tout arabophone. L’équation populiste "arabe-islamiste-terroriste" n’est en fait que la partie émergée de l’iceberg. Plus profondément, le citoyen garanti d’origine commence à réaliser que l’étranger qui portait ses paquets est devenu lui-même citoyen, que l’immigrée qui rasait les murs a trouvé l’audace - en se voilant - de dévoiler sa propre altérité. Péril en la demeure ! Vite, sauvons les femmes ! La "question du voile" n’est sans doute aujourd’hui que la version politiquement correcte du racisme le plus ordinaire.
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Blogueuse en péril |
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Blogueuse en péril 
Courrier International, le 09 novembre 2009La célèbre blogueuse cubaine Yoani Sánchez relate dans son dernier post, Generación Y, avoir été "tabassée et séquestrée" par des hommes qu'elle suppose être des membres des services de sécurité cubains en civil. L'agression a eu lieu le vendredi 6 novembre à La Havane, près de la calle 23, alors qu’elle se préparait à participer avec son compagnon Orlando Luis Pardo à une manifestation de jeunes contre la violence. Trois hommes en civil les ont forcés, en les frappant, à entrer dans une voiture. Puis ils les ont relâchés, meurtris, un peu plus tard. "Les dizaines d'yeux qui ont vu comment ils nous ont frappés pour nous faire entrer dans l’auto, et qui ont préféré ne pas témoigner, s’ajoutent à cette bande de criminels", écrit Yoani Sánchez sur son blog. Le même jour, lors d'une conférence à La Havane, le responsable des communications sociales du Vatican, l'archevêque Claudio Maria Celli, avait souligné l'"impact" international qu'avait le blog de Yoani Sánchez, récompensée en 2008 par le prestigieux prix espagnol Ortega y Gasset.
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Pékin met le turbo sur le continent |
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Pékin met le turbo sur le continent 
Par Mahrez Ilias, Le Quotidien d'Oran, Courrier International , le 09 novembre 2009 Un forum sur la coopération sino-africaine se tient depuis le 8 novembre à Charm El-Cheikh en Egypte. Il devrait confirmer la volonté des Chinois de consolider leur position déjà forte dans cette partie du monde.Le 4ème forum sur la coopération Chine-Afrique, ouvert le 8 novembre dans la station balnéaire égyptienne de Charm El-Cheikh, confirmera, à l'issue de ses travaux, cette forte relation de coopération entre les deux parties. L'élan économique, mais également politique, de Pékin pour l'Afrique est sans commune mesure ni avec les Etats-Unis, la France ou le G7+ la Russie. Les investissements directs chinois dans le continent sont passés de 491 millions de dollars [327 millions d'euros] en 2003 à 7,8 milliards de dollars [5,2 milliards d'euros] en 2008. Les échanges extérieurs sont passés, quant à eux, à 106,8 milliards de dollars en 2008, soit une hausse de 45 %. La rencontre de Charm El-Cheikh, dont la déclaration finale devrait renforcer cette coopération que certains milieux en Occident assimilent au "néocolonialisme'', intervient à un moment où l'Afrique fait face aux effets pervers de la crise financière mondiale. La Chine, dont la propre croissance économique est tirée à la hausse par ses marchés en Afrique, va ainsi débloquer, selon le Premier ministre Wen Jiabao, 10 milliards de dollars sous forme de nouveaux prêts aux pays africains au cours des trois prochaines années. Encore plus concret dans cette relation de coopération, le chef du gouvernement chinois a promis l'annulation de la dette de certains pays, les plus pauvres du continent. Mieux que les promesses du G7 pour les pays les plus endettés d'Afrique, et plus directe, la Chine semble être en phase avec l'Afrique où elle compte investir énormément. "Malgré ses propres difficultés liées à l'impact de la crise financière mondiale, la Chine s'est engagée à augmenter à nouveau son aide à l'Afrique", souligne le projet d'accord. Pékin souhaite montrer que son intérêt pour le continent africain ne se limite pas à l'extraction de ressources naturelles. "Au cours des trois prochaines années, la Chine continuera à fournir des prêts à taux préférentiel aux pays africains, qui serviront principalement à soutenir le développement des infrastructures et des projet sociaux." "La Chine poursuivra sa coopération avec l'Afrique et tentera d'accroître la valeur ajoutée des ressources naturelles des pays africains et leur capacité de traitement intensif de ces ressources", poursuivent les auteurs du texte. Et les entreprises et les grands groupes industriels chinois, mais également ceux du BTP et de l'énergie sont aujourd'hui très présents en Afrique. Plusieurs observateurs relèvent ainsi que Pékin a opéré un sérieux toilettage de sa politique extérieure, donnant plus de mordant à sa coopération avec l'Afrique, un continent victime des enjeux géostratégiques entre les anciennes puissances coloniales et les Etats-Unis. Mais, ni la France qui domine au centre, ni les Etats-Unis, encore moins les promesses (politiques) du G7+la Russie ne sont parvenus à donner un réel essor économique à l'Afrique et lutté efficacement contre la pauvreté chronique de plusieurs pays du continent. Mieux que tous les discours, Pékin a réussi à concrétiser sa coopération en s'implantant durablement dans plusieurs pays africains à travers des projets de développement ambitieux. Pétrole et énergie au Soudan, BTP et infrastructures routières en Algérie, industries et mines dans plusieurs autres pays du continent illustrent une prédominance de plus en plus importante des entreprises chinoises par rapport à celles d'Europe et des Etats-Unis. En Algérie, Pékin est très présente, avec plusieurs milliers de chinois travaillant dans les différents chantiers de l'autoroute Est-Ouest et des projets d'habitat. Depuis 2000, les entreprises chinoises ont investi plus de 15 milliards de dollars, alors que ses exportations vers l'Algérie ont atteint 2,7 milliards de dollars. Et, avec une croissance économique de presque 10 Pc par an même en période de crise financière mondiale, Pékin reste, pour les pays africains, ce "grand frère'' d'Orient capable de subvenir aux besoins économiques de l'Afrique. Et, dans la foulée, l'Empire aura grillé les Etats-Unis, et l'Europe qui font des droits de l'Homme un préalable politique parfois anachronique lorsque des milliers de personnes meurent chaque jour de faim.
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